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Capitaine des esclaves

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Re: De deux amants, l'un est esclave et l'autre est maître. - Kalza'ah.

le Mar 12 Juin - 8:09
On l'avait invité.
Ça c'était une première. Enfin, elle faisait des avancées dans la société des peaux nues en dehors de son trou à rats. L'habitation ne ressemblait à rien de ce qu'elle avait pu apercevoir jusqu'à maintenant à Athgalan mais elle avait vu des illustrations de chateaux et de palais similaires dans ses lectures. Elle esquissa un mouvement de lèvres satisfait en repensant aux images et aux texte encrés sur le papier qui lui esquintaient les yeux jusque tard dans la nuit. Elle avait du mal à y prendre du plaisir mais c'était précisément pour ce genre de situation que cela servait. Ses jeunes préceptrices ne juraient que par les livres et le savoir qu'ils renfermaient.

Dans le monde des peaux-nues il y avait une différence énorme entre les Aaleeshaan et les autres, entre les dominants et les dominés. Et cette puissance, qui se comptait en possessions et argent, ne nécessitait pas forcément un acte de bravoure reconnu mais simplement d'être né dans la bonne paillasse ou d'être assez rusé pour compenser. C'était un concept qui, bien que totalement divergeant de son éducation, résonnait très fort avec son expérience personnelle. Elle était d'accord avec les lois de ce monde là et sentait qu'elle pourrait s'y faire une place à juste titre. Après tout, elle savait lire le peaux-nues, elle avait la ruse, elle avait la force, elle avait l'argent des esclaves et elle pouvait même - pourquoi pas - être considérée comme noble vu qu'elle était Aaleeshaan et fille d'Aaleeshaan.
Seulement, si à Athgalan elle arpentait les rues comme un smilodon parmi les stymphales, - ou comme un loup dans une bergerie comme on disait ici - elle aurait du mal à se pavaner tout à son aise parmi cette cour là. Ses jeunes protégées lui avaient bien fait promettre de se conduire selon "l'étiquette" avec les puissances peaux-nues. Apparemment, les liens commerciaux et politiques se faisaient ici, en mangeant et en buvant, de manière légère et subtile.

Bien sûr elle s'était habillée pour l'occasion, ça c'était un plaisir qu'elle ne se refuserait pour rien au monde ! Elle avait mis ses boucles d'oreille d'argent, ses anneaux d'or, passé ses bracelet de nacre, revêtu une toge aérienne, blanche et transparente, attachée par des broches joalières et une petite ceinture en cuir tressé, et elle s'était chaussé de spartiates légères et fines. Enfin, sa marque de fabrique en quelque sorte, elle avait agrémenté sa tenue de plumes, attachées à des anneaux aux bracelet, aux oreilles et à la cheville, en épi ou en gerbe sur la tête ou au bout de la queue.

A son entrée dans la demeurre, des sourcils se levèrent et des regards dégoutés se fixèrent sur elle. Elle leur rendit une façade digne, assurée et prédatrice si intense qu'aucun d'eux ne se permit de faire le moindre commentaire à voix haute ou d'essayer de l'empêcher de gagner la salle de réception. Là aussi la plupart des regards étaient dégoutés ou sceptiques mais quelques uns étaient plus animés de curiosité qu'autre chose. Tous étaient assez bien vêtu et recouvert de maquillage ou de teintures qui modifiait leurs couleurs et même si son style était exotique dans un tel milieu, elle n'était certainement pas la plus pauvre ici.

Elle fut abordée par un groupe de nobles et bourgeois humains dont l'un était un client régulier qui batissait sur son terrain grâce à sa main d'oeuvre. Elle fit la conversation d'usage, usant de traits d'esprits et ronronnant de manière amusée face à ceux de ses interlocuteurs, tout en gardant un regard de marbre qui ne rencontrait guère ceux des autres. Son accent et son apparence fascinait ces idiots de mâle. Elle aurait du mal à supporter ces cochons gras et leur fatuité toute la soirée. Ils étaient un peu plus intelligents et raffiné que les mâles Graärh, mais ils étaient tout autant bouffis d'orgueil et ennuyeux.
Les esprits en soient loués, il semblerait qu'une femelle soit venu s'intéresser à elle.

Les femelles peaux nues étaient, en général, trop chétives et effacées par rapport à leurs mâles mais elles avaient du potentiel. Le traitement qu'on leur infligeait au quotidien alimentait secrètement leur hargne et il suffisait d'une petite séance de travail psychologique pour révéler la guerrière passionnée sous l'apparente féminité.
Alors le joli spécimen qui s'avançait dans le coin de son oeil, de quel bois était elle faite ?

Elle prit congé des bourgeois et attrapa un verre de vin sur le plateau d'un page qui essayait de l'éviter aussi poliment que possible et qui après détala à l'autre bout de la pièce avec une grimace. Elle attendit que la femelle daigne faire sa présentation et savoura le liquide de velours qui émerveillait ses papilles avec un ronronnement. Quel délice en comparaison des affreux picrates de la cité pirates !

La femelle était gracieuse, peut-être un poil trop sobrement vêtue à son goût mais pas dénuée d'intérêt. Elle semblait avoir envie d'en apprendre plus sur elle mais ne la reluquait pas avec l'insistance dégoutante des mâle. Elle semblait désirer discuter un peu plus loin de l'assemblée, ce que la capitaine des esclaves accueillit avec plaisir :
"Allons faire connaissance un peu plus au calme ma chère, l'odeur de ces mâles et leurs voix commencent déjà à m'irriter. Ma funeste réputation ne me précède pas encore assez je le regrette, je suis Kalza'ah Ashuddh, capitaine des esclaves, enchantée. C'est la première fois que les nobles m'invitent à une de vos petites sauteries, peut-être étaient ils trop réticents jusque là pour inviter une Graärh parmi la haute société. Ou peut-être que je n'avais pas fait assez pression sur le marché, qui sait ?
Quoiqu'il en soit, a qui ai-je l'honneur de me présenter ?"

Si le ton de sa voix était léger et s'accordait avec ses manières douces et souriantes, l’abrupte et le cynisme de ses propos se reflétait dans ses grands yeux bleus, froids, et calculateurs.

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Re: De deux amants, l'un est esclave et l'autre est maître. - Kalza'ah.

le Sam 30 Juin - 12:36
Elle avait compris tout cela, l'or, les titres et les terres étaient tout ce qui comptaient et donnaient accès à des faveurs comme on n'arrêtait pas de lui faire pour obtenir des prix plus cléments sur sa marchandise. Elle avait l'or, elle avait le titre et le pouvoir et sa ville était son territoire. Elle pouvait d'ailleurs jouer avec les prix du marché des esclaves comme bon lui semblait, la mane était nécessaire et les clients assez riche et stupides pour tomber entre ses griffes. La courtisane avait raison, il ne restait plus qu'à faire en sorte que dans cette fosse au pouvoir, ils se rendent compte de son influence. Et, tapie dans l'ombre, aux aguets, elle était patiente.

"Merci, mon odorat s'habitue encore aux affaires des hommes. Si j'en avais réellement l'envie, je crois que j'apprendrais à tout mes esclaves à se laver correctement. Mais une partie du charme s'envolerait n'est-ce-pas ?
Ceux dont vous parlez, c'est une autre histoire. J'ai effectivement quelques commandes de produits spécifiques, en meilleur état physique et plus belliqueux que ce que l'on me demande pour la construction.
Quant à ma réputation je ne me fais pas de soucis et je laisse ces... hum "volatiles" de basse-cour admirer mes griffes tant qu'ils le souhaitent. Vous autres nobles êtes vraiment amusants avec vos images et vos "métaphores".


La capitaine ronronna et sourit, amusée. Elle se laisserait tenter par cette courtisane, c'était la première femelle sans-poils qu'elle croisait aujourd'hui et qui avait l'air d'avoir un peu d'intelligence et de vivacité. Celle-là ne se conduisait pas tout à fait comme les autres, elle avait toutes ces manières et gestes délicats mais satisfaire ou charmer un mâle n'occupait pas toutes ses pensées.
"Nous verrons bien si vous êtes à la hauteur pour combler mon ennui, nous verrons bien... Je vous suis dans un instant, ma chère."

Kalza'ah tira sa pipe de sa ceinture et se retourna pour aller attraper le bras d'un invité au hasard. Elle planta son regard intense et statique dans les yeux du mâle et lui demanda du feu en caressant son bras et le menant vers le fourneau de son instrument. L'homme se mit à trembler un peu sous le contact des mains soyeuses de Kalza'ah. Lentement, il plaça sa main et fit le signe-clé pour faire jaillir une petite flamme de son doigt. Le tabac s'embrasa et la Graärh aspira goulument. Elle souffla son nuage de fumée avec un soupir de plaisir et seulement alors, elle rompit le contact visuel. L'homme sursauta d'un coup et s'essuya le front de la sueur qu'il s'y était mis à perler. Sans dire merci, la capitaine se retourna et revins vers son hôte. L'homme eut tout le loisir de se faire rappeler à l'ordre par sa compagne et sermonné du regard pour avoir laissé son regard s'égarer un peu trop bas.

"Je préfère le tabac à la multitude indécente de vos parfums pour mes narines, j'espère que ça ne vous dérangera pas." Bien sûr tout cela était pour la forme, elle ne s'arrêterait jamais de fumer pour qui que ce soit.
Les deux femmes s'engagèrent dans le couloir sombre et pénétrèrent dans une nouvelle pièce plus petite et intime. Des sièges moelleux occupaient la pièce, fidèles à l'étrange coutume de construire des pièces entières de bâtiment rien que pour discuter. Elle choisi un divan pour s'installer dans une position semi-allongée assez suggestive, prenant encore plus d'aises que son hôte. Cette dernière révélait ainsi un peu plus de ses jolies formes féminines dans sa tenue simple. La simplicité vestimentaire était quelque chose qu'elle n'appréciait pas pour elle même, elle portait tout un tas de jolies babioles et de beaux tissus pour montrer qu'elle aussi jouait dans la même catégorie financière. Cependant chez les autres femmes elle préférait la sobriété, après tout, c'était ce qui était en-dessous qui comptait vraiment...

Malgré ses politesses et ses airs sages, Sintharia restait une habituée de la politique, cela se voyait. Kalza'ah nota bien que la discussion porterait sur les affaires avant "autre chose" et du faire un petit effort pour s'empêcher de ronronner et garder une attitude maitrisée et froide.

"Vous semblez confondre les capitaines de la confrérie, ma diable de consoeur saurait peut-être mieux vous fournir le genre de specimen que vous semblez rechercher. Pas que votre offre ne soit pas alléchante ou que je n'ai pas compris le caractère définitif de l'achat, mais voyez vous... Je dois penser à ma consommation personnelle et elle consiste justement en ce que vous me demandez. Je vois que les goûts de votre "commanditaire" concordent avec pas mal de demandes que je reçois chez moi. Sachez que je n'ai pas pour habitude de vendre les jeunes filles et quand je le fais, je veux qu'on y mette le prix et je m'assure un peu de savoir quel sort leur est reservé. Vous n'êtes pas la première à me demander de sacrifier une membre de mon harem et vous ne serez pas la dernière. Rejoindrez-vous la longue liste des mâles déçus ?"

Parler affaire avant de faire autre chose ? Mais ça faisait partie d'autre chose justement ! La soirée ne faisait que commencer.

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Re: De deux amants, l'un est esclave et l'autre est maître. - Kalza'ah.

le Mar 14 Aoû - 23:55
"Vous parlez de la persécution des esclaves comme si c'était un phénomène calculé, une stratégie avec un but précis... Et vous avez en parfaitement raison."
Briser l'espoir, déchirer le voile d'humanité couvrant la bête, démonter un à un les rouages du système de valeurs et de principes pour ne laisser que la survie aveugle par le travail. Tout un tas de concepts et de pratiques mûrement expérimentées avec le temps, qu'elle avait intégré d'instinct, puis qu'elle avait mis en mots de peaux-nues pour les exprimer clairement et intelligemment. Mais même si tout ce qui touchait à la culture des envahisseurs la fascinait, la théorie et les concepts abstraits avaient le don de l'exaspérer trop rapidement. Si la courtisane énonçait l'évidence qu'elle connaissait déjà, la capitaine préférait la surprise.
"A vrai dire, je me fiche éperdument de l'image de ma marchandise auprès de mes clients, et je me fiche bien plus encore des babioles avec lesquelles ils iront encombrer leur demeures. Mon image oui, j'aime me parer de bijoux, de parures et de vêtements dont je suis fière et qui font se retourner les regards sur mon passage mais l'apparence des esclaves n'est pas un cadeau que je vous fais. C'est un cadeau que je me fais.
Je suis, à mon grand dam, une graärh et j’enchaîne des graärh. Je me suis rangé du côté de l'ennemi, je l'ai dompté, je me suis fondu dans sa masse, je l'ai retourné à mon avantage et je l'utilise pour causer la perte de mon propre peuple. Et j'adore ça.
Ce n'est pas du romantisme. L'odeur du fer qui rouille, du sang qui sèche et de la crasse qui s'entasse... c'est du surréalisme."

Hahaha, les petites scribes auraient été très fières de leur maîtresse ! Sa nouvelle culture et sa maîtrise de la langue se faisaient de plus en plus acérées, précises et nobles. Son avancée était d'autant plus jouissive qu'elle adorait déjà faire preuve de répartie avant, et que sa nouvelle langue fournissait tout un tas de mots et de subtilités de langages tout à fait distrayants à manier. Cela valait bien une petite bouffée d'orgueil et de tabac tout cela. Oh et puis... un peu plus que du tabac tiens, ce soir c'est fête.

Sintharia  enchaina ensuite sur une sorte de question existentielle sans le moindre intérêt sur laquelle Kalza'ah éluda avec un désintérêt non feint. Elle n'avait ni le temps ni l'envie de se prêter à un jeu de l'esprit idiot, qui consisterait à inverser les rôles. Aucun intérêt, elle était maître. Maître de tout. Les esclaves, c'étaient les autres.
Grand bien il lui en aurait pourtant fait, car la liste des choses dont elle dépendait et auxquels elle répondait était étoffée et rassemblaient une pléthore de points de pression qui pouvaient se retourner contre elle, pourvu que quelqu'un maîtrise autant qu'elle l'art de détruire l'esprit.
"Qu'elle s'amuse à ces petits jeux là avec ses chiens qu'elle pourrait faire rouler à ses pieds en faisant dépasser un bout de poitrine de sa robe brune." A cette pensée, son cerveau fit le travail de lui même, comme un automatisme, et il lui montra l'image du corps nu supposé de la courtisane. Il compléta les traits des formes de la silhouette féminine, fit foisonner les détails croustillants là où on ne voyait que le tissu. Elle se lécha les babines.
Oh elle allait diriger bien assez tôt. La discussion n'allait pas tarder à prendre un nouveau tournant. Ce n'était pas tellement qu'elle n'aimait pas discuter de tout et de rien, mais elle avait très vite envie de passer à autre chose.

Fait assez étonnant, malgré que son interlocutrice parla du sujet de la capitaine des catins, chose qui avait le don de la faire fulminer, elle n'écouta pourtant que d'une oreille distraite. L'herbe lui était monté à la tête mais surtout quelques autres envies intenses qui la détournait de son attention habituelle. Bien sûr en apparence, elle semblait toujours fixer intensément et prête à bondir à tout moment mais dans les faits, elle profitait surtout du divant moelleux et de la vue qui lui était offerte. Elle qui était pourtant parti pour négocier aprement et se laisser approcher petit à petit, elle se contenta d'acquiescer distraitement. Oui certes Irina était une putain de la pire des races et une idiote finie dont la réputation de maitre politicienne était largement surestimée, ce qui la fournissait assez amplement en ennemis dans l'archipel, mais cela aussi elle le savait et c'était une affaire qu'elle gérerait plus tard et qui ne devait pas gâcher ce qui allait suivre.

La panthère releva l'oreille quand l'immaculée revint sur son offre. Ah ! Intéressant finalement... Le moment était plutôt bon pour se lancer, après ce serait sans doute trop tard.
Elle se leva en même temps que la servante qui entrait dans la pièce avec la collation, causant un léger sursaut chez celle-ci. Elle prit la coupe de champagne qu'on lui offrait et goûta le breuvage. Elle fit passer la sensation avec une grimace et une autre bouffée d'herbe. L'alcool et les bulles n'étaient pas fait pour ses papilles, définitivement.
Elle posa sa coupe sur une table basse et marcha vers le fauteuil de la courtisane. En chemin elle defit, une, puis deux, puis trois broche et abandonna sa toge blanche aerienne sur le sol, se révélant dans sa noirceur naturelle, uniquement parée de ses bijoux.
"Vous appréciez mon travail à sa juste valeur esthétique, êtes favorable à sa prospérité dans le temps, vous êtes directe et franche en affaires et n'hesitez pas à être ferme ou à revenir sur votre offre et par-dessus le tout vous semblez détester Irina Faust autant que moi. Qu'ai-je donc fait pour mériter aussi plaisante compagnie ce soir ?" Elle s'approcha encore plus de Sintharia, se courbant en avant juste devant elle. Elle se pencha et plaça sa main gauche sur le dossier, faisant frôler son avant-bras à ses cheveux blancs. Les deux visages, si différents, se rapprochèrent assez pour sentir le souffle de l'une et l'autre. De l'index de sa main droite, couvert de velours et à l'ongle à peine sorti, elle vint caresser le cou pâle. De son touché à la fois doux et à la fois à la limite du coupant elle vint tracé un chemin de frissons de la base du cou, en passant par la carotide, puis la base de la mâchoire, puis jusqu'à la pointe du menton, qu'elle remonta d'un petit coup sec pour que leurs pupilles dilatées par la pénombre et l'ambiance se croisent parfaitement. La graärh émettait un ronronnement d'excitation et sa respiration s'était accélérée. Elle fixa intensément sa proie avant de pencher la tête et de demander d'un ton suave :
"Quel bonheur que nous nous entendions aussi bien n'est-ce-pas ? Et quelle chance pour moi que vous soyez prête à négocier sur un sujet qui me tient à cœur ! On pourrait presque croire que c'est le hasard qui nous a toutes les deux mises sur la route de l'autre, ici, dans cette chambre, seules, loin des autres nobles..."
Kalza'ah recommença à caresser le cou de la jolie courtisane à pleine main cette fois-ci, comme si elle voulait s'en emparer cette fois. De manière presque imperceptible, ses griffes sortirent plus que de raison et la sensation n'allait pas être aussi douce que lors de son premier passage. La sensualité était toujours là, peut-être même plus qu'avant, mais le soupçon de menace sourde d'égorgement éclair venait s'ajouter et alourdir l'ambiance.

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Re: De deux amants, l'un est esclave et l'autre est maître. - Kalza'ah.

le Sam 29 Sep - 20:43
Sous une couche de vêtements, de parures, de bijoux, de poudres et de parfum poignait toujours un petite pointe de fumet érotique. Les proies humaines aimaient se cacher, elles aimaient poser le voile sur leur bas instincts et les laisser battre au feu rougeoyant sous la fine couche satinée de leur peau rosie. Et pourtant l'odeur était toujours là sur l'épiderme, bien cachée pour toujours décelable en s'approchant suffisamment. Et c'était irrésistible.
Tenant le visage de sa future conquête entre ses griffes, Kalza'ah avait vu et senti le corps immobile soumis à son inspection et elle avait détecté le moment précis, le petit frémissement des lèvres et palpitation du souffle, qui avait précédé les paroles de la courtisane. Ce petit instant de flottement tendu lui avait instinctivement fait comprendre qu'elle allait pouvoir mener la danse et lui avait furieusement aiguisé l’appétit. Telle l'antilope qui laissait apparaître sa blancheur immaculée avant de bondir, le petit animal dominé ne pouvait qu'attendre que le prédateur fauve ait agi. La panthère était sur son terrain de chasse et il allait falloir la laisser se repaître du festin qui lui était dû.

En entendant la peau-nue parler d'un ton lascif, maintenir ses apparences et ses manières mondaines les iris bleus profonds se réduisirent un peu plus et les narines humides inspirent profondément. L'excitation était montée d'un cran, qu'elle oppose une résistance feinte ne la rendait que plus désirable. Cette faiblesse apparente saupoudrée de jeu de pouvoir faillit écourter grandement le plaisir qui allait exulter les deux corps en chaleur qui se touchaient presque. L'esclavagiste avait encore plus envie de la déchirer, de la faire tomber de son piédestal, de voir cette belle dame pleine de stature se plier à sa volonté et s'abaisser à satisfaire ses plaisirs charnels. Elle avait envie de la tenir entre ses griffes, de parcourir tout son corps de ses pattes soyeuses, de laisser sa langue râpeuse s'égarer sur ses courbes féminines, et de croquer sa chair langoureusement en se délectant des gémissements étouffés et haletants. Elle fit un effort considérable pour se retenir. Tout ses sens en éveil et ses instincts primaires lui criaient de se déchaîner et de se satisfaire sur sa proie. En se léchant les babines et en humant bruyamment l'air chargé des deux souffles féminin la graarh se reput les papilles de saveurs plus... musquée.

L'excitation s'était aussi emparé de son corps car son dos se cambra, ses jambes s'écartèrent légèrement et sa poitrine s'avança considérablement. Sa queue se mit à fouetter l'air vivement et son bassin commença à remuer un peu de lui même. Elle ne put s'empêcher de rapprocher ses crocs du cou qu'elle convoitait tant. Son souffle chaud rencontrait la peau fraîche.
Elle chuchota : "Je sais me montrer inflexible et je sais faire en sorte que mes partenaires en tirent le maximum de... plaisir pendant la transaction." et sur ces susurrements succins elle s'empara du cou de satin en le suçant sensuellement. Les babines douces, le rapeux de la langue habile, la chaleur humide de la salive et les crocs qui s'enfonçaient doucement firent leurs effets sur l'épiderme rosé.
La capitaine répéta lentement ses baisers langoureux autour du cou et remonta progressivement pour croquer les joues. Elle suspendit son mouvement, haletante, devant les lèvres, fixa son regard hypnotique et souffla : "Allez-y, tentez de me convaincre de vous céder mes esclaves. J'attend impatiemment votre argumentaire." avant de coller sa bouche comme un bâillon. Le jeu était difficile à maintenir, elle n'avait pas non plus l'habitude de patienter autant. Son harem satisfaisait ses désirs aussitôt qu'elle les exprimait et ce genre de petite scénettes étaient rares pour elle. Mais elle se sentait d'humeur à rendre la soirée mémorable et cela lui donna une idée. S'il fallait jouer, autant jouer au jeu qu'elle préférait.
Avec une grande adresse, Kalza'ah tâtonna du pied parmi ses vêtement et trouva la ceinture qui servait avant à maintenir sa toge et qui gisait parmi le tas de ses vêtements. Elle brisa le baiser et se lécha les babines tandis que son pied prenait la corde de cuir entre deux orteils et le ramenait en hauteur pour qu'elle l'attrape. Une fois qu'elle l'eut bien pris en main elle se redressa et tout en continuant à toiser sa compagne elle fit claquer le lien en le tendant.
"Si l'avant-goût vous a plu, et si vous souhaitez continuer la négociation un peu plus à l'aise  je vous invite à vous allonger sur le divan et à me laisser l'usage de vos mains, elles ne ferait que vous gêner tandis que vous me parler. Moi je m'occuperai de vous pendant ce temps. Laissez moi faire.... ma chair."

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Re: De deux amants, l'un est esclave et l'autre est maître. - Kalza'ah.

le Mer 7 Nov - 7:10
Déjà son souffle était court et elle se laissait faire. La partie était-elle déjà gagnée ? Quelques embrassades et un peu de voix mielleuse suffisaient souvent, il est vrai, à contenter les femelles peaux nues, elle commençait à en avoir l'expérience. Tout d'abord elle fut très flattée de sa domination. Elle s'était toujours considéré et imposé aux autres comme une femme alpha, une dominante et voir cela s'appliquer devant elle dans le monde étrange des peaux nues, c'était grisant. Mais un petit je ne sais quoi lui manquait. Elle attendait encore quelque chose.

Kalza'ah fixa son regard impérieux sur le corps cambré et suggestif de Sintharia. Elle était belle, bien vêtue, apétissante. Mais elle donnait l'impression d'être déjà en position pour se faire saillir par un mâle. Pourtant à peine un moment plus tôt elle semblait prête à résister ou au moins à feindre de la résistance. Cela surprit la capitaine des esclaves. Comment était-ce possible ? Comme si elle n'y croyait pas vraiment, à gestes lents, parée à reculer vivement si on l'attaquait, elle réussit à faire passer sa prudence pour de la sensualité lente. Elle entoura les deux mains de l'immaculée de sa large ceinture, fit quelques tours autours des poignets, un léger noeud et boucla le tout. Ça y est ? Elle était à sa merci ? Comme cela ?

Alors qu'elle faisait son chemin en tracant des lignes de velours sur l'épiderme doux et clair de sa partenaire, qu'elle l'explorait de ses doigts experts et la titillait de sa langue rapeuse, qu'elle la dénudait lentement elle se questionna. Son orgueil lui disait de faire taire son esprit et de déchainer ses passions charnelles, de croquer tout rond ce petit bout de femme pour satisfaire son désir le plus rapidement possible. Mais elle s'était entrainée avant de venir, elle avait répété les jolis mots, les politesses, s'était soumise à la discipline et la patience. Elle était chez les peaux-nues, elle ne serait jamais acceptée si elle se conduisait encore comme un fauve sorti de sa jungle crasseuse. Elle devait montrer douceur et maintien, surpasser ceux qui la regardaient de haut et leur renvoyer au centuple leurs regards hautains. Elle pensa à l'image qu'elle devait renvoyer et qu'elle appréciait tant : une main de fer dans un gant de velours.

Alors avec la volonté du fer elle se concentra pour faire durer le plaisir de sa partenaire tandis que son esprit souple et réfléchissait. Comment une femmelle, une sorte d'Aaleeshaan, pouvait se laisser approcher comme ça par la première inconnue ? Les graärh ne s'embarrassaient pas beaucoup dans ce domaine, ils trouvaient un partenaire au moment des chaleurs pour enfanter pour la tribu et on n'en parlait plus. Mais chez les peaux-nues elle avait appris que la chose était plus complexe au fur et à mesure que l'on grimpait l'échelle sociale. Elle attendait plus de de combativité, de force d'une femme influente.

Alors qu'elle se rapprochait de plus en plus avec ses doigts de ces fruits défendus, tendres et lourds, à travers et sous la soie. Alors que son museau et ses baisers parcouraient déjà son corps entier et croquaient la chair tendre en laissant de petites marques. Alors que son souffle court s'accordait avec celui de sa partenaire quant elle mordillait par surprise un endroit sensible, alors que de petits gémissements contenus commençaient timidement à poindre entre elles. Alors qu'attirée par l'odeur suave et capiteuse, elle ne put se retenir de laisser sa main et ses caresses parcourir les douces vallées des courbes de la courtisane. Mais elle suspendit son geste.
Et elle s'arrêta.
Elle chevaucha Sintharia au niveau du bassin, elle qui était allongé sur le divan, toujours attachée par les mains. De sa main elle la força à relever la tête et à planter son regard dans les yeux bleus du cobra. Ses doigts griffus et noirs n'avaient pas leur place sur un visage si élégament composé et pourtant cette sensation de saccager le masque de la courtisane était diablement ennivrante. Elle stoppa l'action et se contenta de serrer les joues blanches dans sa paume et ses griffes et de son autre main elle vint se placer à un doigt près du non retour. Et elle attendit.
"J'attend. Je vous ai expliqué mon jeu et vous vous êtes contentée de profiter et de savourer mes bon soins en restant allongée, passivement. Je suis un peu déçue, j'attendais un peu plus d'entrain de votre part. Je crois que je vais devoir m'arrêter là tant dans mes gestes que dans les négociations. À moins que vous n'ayez soudain trouvé les paroles pour me convaincre de vendre mes esclaves et par là même, l'envie de nous faire profiter d'une bonne soirée à toutes les deux. Resistez moi Sintharia, vous êtes mon hôte, pas ma catin."
Et joignant le geste à la parole afin de susciter son intérêt, elle passa derrière son dos sa main libre et posa ses doigt doucement et fermement pour marquer sa propriété.

Elle aimait les femmes et elle n'aimait pas les hommes. Elle aimait voir les unes se soumettrent à elle dans son lit, et voir les autres un genou dans la boue sous l'empire de son fouet. Elle aimait voir les premières se découvrir une petite part d'aaleeshaan en elle et gagner juste ce qu'il fallait d'assurance pour mériter leur place dans son petit harem, et elle aimait voir les seconds descendre de leurs grands chevaux, inverser l'ordre des choses qu'ils s'étaient mis en tête. La femme n'avait pas sa place chez les inférieurs. Elle était actrice, autant et plus que les hommes car elles avaient à se charger des sales boulots, de la souffrance des naissance et devaient aussi faire leur preuves au milieu de hautes attentes à leur encontre. La passivité c'était la mort de la féminité et Kalza'ah ne baisait pas avec des mortes.

Pour la postérité:
Grâce à l'aide et aux conseils de Sintharia et de gentilles personnes du staff, cette réponse à été censurée de son contenu trop explicite. Le forum est tout public et j'espère qu'en l'état, le texte ci-dessus respecte le règlement sur ce sujet.
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