De nombreux prédéfinis vous attendent ICI. Si vous voulez tenter l'aventure Elysion il peut s'agir d'une excellente façon de commencer !

Partagez
Aller en bas
avatar
Admin
Capitaine des gredins


Feuille de personnage
Esprit-lié n°1: Orque, niv 3
Esprit-lié n°2: Lion, niv 3
Esprit-lié n°3: Bourdon, niv 3
Voir le profil de l'utilisateur

La fragrance de l'esclavage [PV Kalza'ah Ashuddh]

le Ven 8 Juin - 15:30
¤ L’aigre parfum du marécage¤

24 octobre, an 1762 du troisième âge

La pointe ouest de Néthéril était en vue, très bientôt, à l’horizon, un port apparaîtrait. Le Maelstrom s’en retournait à celle que la nommait la perfide. Pour les gens de l’extérieur, la cité des pirates portait bien son nom, mais pour ceux vivants à l’intérieur, c’était autre chose. Oui, pour l’elfe à la chevelure semblable à l’écume, Athgalan la libre était bien plus appropriée. Il faut dire que dans ce coin de l’archipel, on était bien moins coincé du cul que dans les autres. Pourtant, le capitaine n’avait formulé aucune objection quand il avait fallu la nommer, soutenant même le nom de la perfide. Pourquoi ? Sans par pure moquerie envers les autres. Que l’insulte dont les autres nous couvrent devienne notre fierté, notre étendard, notre bouclier, ainsi vous leur retirez une arme et vous gagnez contre eux. C’est assurément ainsi que le gredin avait raisonné à l’époque. La putride aurait aussi pu lui convenir en raison de sa proximité avec le marécage, mais ce nom n’avait pas été retenu. En effet, les pirates avaient fait un beau travail avec cet endroit. Bâtir sur un marais n’était pas une chose aisée, encore moins quand ledit marais était infesté d’ignoble créature. C’est à ce moment-là que les armes nautiques des navires-pirates avaient été fort utiles, afin de débarrasser l’endroit des nombreux vaseux et tendriculaire. Puis, une fois que la zone fut sécurisée, ce fut aux esclaves de jouer leur rôle. Nombreux étaient morts d’épuisement, il ne serait guère étonnant que certaines habitations tiennent debout en raison des cadavres des travailleurs empilés en dessous qui lui assurent un soutien.

Nathaniel n’avait cependant aucun état d’âme, pour obtenir quelques choses, un sacrifice est toujours nécessaire, alors autant faire en sorte que ce soit quelqu’un d’autre que lui qui le paie. La ville n’était d’ailleurs pas encore finie, elle ne cessait de s’étendre petit à petit dans le marais, semblable à une araignée tissant sa toile.

Au bout de quelques heures, le navire du capitaine des gredins finit par arriver au port d’Athgalan, l’elfe sombre prit alors la barre afin de manœuvre lors de l’amarrage, ce qui était assez complexe avec un vaisseau de cette taille et l’environnement du port. À force de pratique, cela était devenu une habitude et il pouvait presque le faire les yeux fermés. Après une série de manœuvres, le maelstrom fut amarré. Les armes nautiques à l’opposé du port furent sorties, le bâtiment se mettant ainsi en position de défense afin de protéger le port si jamais des fous pensaient à attaquer la ville pirate. Qui pourrait bien tenter cela ? Sélénia ? Non, elle s’affaiblirait et s’exposant ainsi à l’alliance des cités libres . Le royaume elfique ? Comme à leur habitude, il ne se souciait guère du reste du monde, bien trop concentré à se reconstruire. Le royaume vampirique ? La princesse noire était également une capitaine de la confrérie alors cela ne risquait pas d’arriver. Caladon ? La ville entretenait des relations commerciales avec Athgalan, aussi cela n’arriverait pas. Délimar peut-être ? L’océanique était surement la plus à même de faire cela. Sa flotte était puissante et leur animosité envers les pirates était grande. Si attaque il devait y avoir lieu, il serait fort probable qu’il en soit à l’origine. Néanmoins, les pirates ne représentaient à l’heure actuelle pas une menace suffisamment grande et importante pour que ce regroupement de barbares nordiques et Almaréens s’en prennent à eux.

Un fracas de bois se fit entendre lorsque plusieurs passerelles furent sorties du navire de ligne. Des passages venaient d’être formés afin de permettre le débarquement. L’elfe à la chevelure d’écume n’avait pas pour habitude de revenir chez lui les mains vide, et aujourd’hui ne faisait pas exception. Il travaillait en coopération avec le capitaine des contrebandiers pour aider à fournir la cité en ressources de toutes sortes. Maitre du vol et de la corruption, il ne s’arrêtait jamais dans un port sans remplir un peu de la cale de son navire. Et lorsqu’il croisait un navire en pleine mer, il l’attaquait sans sommation à moins que cela ne soit un confrère. Les membres de l’équipage commencèrent à décharger le Maelstrom. En premier, toujours, les hommes transportaient sur leur dos de grand de nourriture, il fallait la stocker le plus vite possible afin d’éviter qu’elle ne pourrisse. Ensuite venaient les différentes ressources, bois, tissu, minerai, le tout dans de grandes caisses. Ensuite les richesses que l’on apportait directement à l’édifice principal de la ville à savoir la cabine du capitaine. Enfin, étaient toujours déchargés en dernier les éventuels esclaves que Nathaniel ramenait avec lui, ces derniers étaient toujours des prisonniers issus de bataille. Cependant suivant le bon vouloir du capitaine, et surtout suivant la qualité du prisonnier, il faisait une demandée de rançon. Ceux dont la famille ne pouvait malheureusement finiraient comme esclave. Et ceux dont la rançon avait pu être payée étaient libérés. Il arrivait, parfois, que l’elfe sombre rançonne le corps des marins mort. Des familles, plus qu’on ne le croit, étaient prêtes à payer pour récupérer les corps du défunt afin d’honorer les rites funéraires. Tous les moyens sont bons pour se faire de l’argent.

Après une longue heure de déchargement, vint enfin le tour des esclaves. Nathaniel avait fait quelques prisonniers lors de l’attaque de deux navires marchands dernièrement. Il y avait principalement de l’humain, mais également quelques vampires, elfes et Graärh. Ces derniers étaient en revanche plus rares. Peut-être devrait-il songer à faire un raid prochainement afin d’en capturer quelques-uns. Cela ne pourrait pas faire de mal aux trésors de la confrérie.

Comme une abeille attirée par une fleur, ou peut-être est-ce une mouche attirer par du purin, lorsque vint le moment de décharger les esclaves, Eärendil entrevu arriver sur le port celle qui était la capitaine des esclaves. Cela en surprenait beaucoup de savoir que la personne qui occupait se poste était issue des autochtones de l’archipel. Les pirates se moquaient bien des différences de race, tout ce qui importait était de se rendre utile et de bien faire son travail … ou alors d’être le plus dangereux et être celui qui gueule le plus fort. Nathaniel, lui s’en moquait éperdument, il avait grandi au milieu de bandits mélangeant humain, vampires et elfes, alors voire un Graärh parmi eux le rendant indifférent.

Lentement, l’elfe alla à sa rencontre, arborant son sourire rendu si particulier par ses dents ciselées. Il la salua de loin, avant d’arriver jusqu’à elle.

« Je savais que votre espèce avait un odorat fort développé, mais de là à sentir l’odeur fraiche de la liberté envolée par-dessus les relents qui peuvent se dégager du marais, je suis épaté. À moins que cela ne soit le sixième sens allant de pair avec le vôtre poste de capitaine de la confrérie. »


avatar
Capitaine des esclaves

Feuille de personnage
Esprit-lié n°1: Mante Religieuse, niv 1
Esprit-lié n°2: Cobra, niv 1
Esprit-lié n°3: Aucun
Voir le profil de l'utilisateur

Re: La fragrance de l'esclavage [PV Kalza'ah Ashuddh]

le Jeu 14 Juin - 22:36
"Le Maëlstrom est en vue du port Madame."
Kalza'ah ouvrit un oeil et vit, à travers ses rideaux et l'atmosphère enfumée et sombre, qu'un de ses esclaves humains était entré pour la prévenir. Elle était encore un peu groggy de la nuit et l'odeur d'Herbe qui flottait encore dans la pièce lui mit un peu la nausée. Elle émit un petit sifflement agacé et émergea de ses draps, et entrouvrit un peu les tentures de son lit à baldaquin pour observer l'angle de la lumière qui filtrait à travers les volets de sa chambre. Il était tard dans la matinée. En tout cas pour les peaux-nues. Quel rythme infernal que celui de se lever en même temps que le soleil... Ils ne pouvaient pas attendre qu'il soit au zénith pour se reveiller ?
"Madame ?"
Cette fois ci ce fut un grognement qui sortit mais la panthère le contint assez rapidement. L'esclave se raidit comme un piquet et son visage blêmit. Une voix grave, suave et avec un fort accent sortit de derrière les rideaux du lit.
"Quel est ton nom déjà ma chère ?"
"A-Abel, madame." répondit le jeune garçon en déglutissant.
"Et bien Abel ma chère, ne reste pas planté là va donc ouvrir les volets. Tu as apporté le petit déjeuner ?"
Le garçon se précipita à la fenêtre et laissa la lumière du soleil pénétrer la chambre.
"N-non madame, je... je ne savais pas, je suis venu directement du port pour vous prévenir, personne ne m'a dit de vous apportez à manger !"
Ça elle le savait. Elle ne prennait jamais rien le matin, rien que de l'eau de pluie et une bouffée de tabac.
'- Je vous jure madame, je vous l'aurai apporté si j'avais su ! Je vais revenir vous l'apporter attendez !"
"Non. Je saurais m'en passer aujourd'hui, ne t'affole pas ma chère. Je sais ce que tu vas faire, tu vas aller à la cuisine et demander qu'on te prépare la part des esclaves V. Puis tu te rendras à leur stand sur la place du marché et tu annonceras que je t'ai envoyé pour la collation, ils comprendront. Tu peux faire ça ma chère ?"
Le ton était sibyllin, à la fois doucereux et sans équivoque. Le garçon ne prit que le temps d’acquiescer et de déguerpir.
Elle soupira et se leva pour aller à son armoire. Tandis qu'elle enfilait ses vêtements habituels de maîtresse d'esclave et accrochait ses bijoux elle pensait à ce jeune Abel et son intrusion dans sa chambre. Bien sûr il pouvait être considéré comme mort mais il allait falloir organiser une nouvelle séance de coups de fouets pour les autres membres du personnel et trouver quelqu'un pour s'occuper de la maison. Depuis qu'Annah, sa fidèle suivante et gouvernante, avait deserté, c'était le grand n'importe quoi.

Pendant ce temps, en bas, à la cuisine, Abel annonçai ses ordres à la cuisinière. Celle-ci le regarda d'abord avec surprise en constatant qu'un homme était rentré dans la maison, puis avec tristesse. Elle sortit une bouteille de vin du placard et la tendit au garçon en lui indiquant où il devait l' apporter. Seulement quand le garçon fut parti, elle se mit à pleurer en pensant au sort que sa maitresse lui reservait et à celui, encore pire, du jeune garçon. Personne ne revenait des colations des esclaves V. Tout le monde redoutait de se faire envoyer là-bas.
Il fallait bien que quelqu'un se dévoue pour garder la marchandise fraiche et la capitaine des esclaves était toujours prompte et ingénieuse pour trouver de quoi satisfaire les besoins vampiriques de ses produits.

Deux heures plus tard elle était fin prête et se présentait au port. Elle avait à s'entretenir avec le capitaine des gredins et elle n'avait pas envie de manquer une des occasions où il posait enfin le pied sur la terre ferme. C'était une petite visite de courtoisie qu'elle s'offrait mais elle ne rabaisserait pas sa garde pour autant, l'elfe avait des crocs et il n'était pas avare de s'en servir.

Elle parvint au dock où le Maëlstrom, trésor de la flotte pirate, était amaré et constata que le déchargement était presque terminé. Juste à temps pour la partie qui la concernait elle justement.
Elle vit les corps enchainés descendre sur l'une des passerelles et compta le total ainsi que par race. C'était beaucoup moins que ce que les navires spécialisés faisaient comme récolte mais c'était tout de même pas mal.
Quand le capitaine vint la saluer avec son sourire carnassier, elle lui rendit elle aussi son petit sourire de façade qui contrastait si bien avec ses yeux froids. Aux mots de l'elfe elle produit un leger ronronnement qui correspondait à un petit rire chez les peaux-nues et répondit :

"Si mon espèce avait l'odorat si developpé, je ne pourrait pas leur mettre un collier et des chaines autour du cou lors de mes rafles, ils sont encore trop limités pour les voir venir et se rendre compte que la fuite est la seule solution. Quant à mon sixième sens, et bien je serai moins poétique que vous si je vous disais qu'il n'est pas besoin d'être la capitaines des catins pour avoir des informateurs et que j'avais besoin de vous parler de quelques affaires importantes avant que ne repartiez encore piller la mer, alors je vais simplement vous dire que je passais par là par hasard et que mon intuition m'a mené à vous.
Bonjour, capitaine Eärendil, je vois que la moisson a été plutôt bonne. Que me ramenez vous donc ?"
demanda-t-elle ingénuement, comme si elle ne le savait pas. C'était une petite conversation entre collègue après tout, il ne fallait pas négliger les politesses et les aspects badins d'une discussion digne de ce nom.
avatar
Admin
Capitaine des gredins


Feuille de personnage
Esprit-lié n°1: Orque, niv 3
Esprit-lié n°2: Lion, niv 3
Esprit-lié n°3: Bourdon, niv 3
Voir le profil de l'utilisateur

Re: La fragrance de l'esclavage [PV Kalza'ah Ashuddh]

le Ven 29 Juin - 13:09
¤ Il est frais mon esclave, il est frais ¤

Nathaniel venait de faire son retour à Athgalan, une fois encore. Et une fois encore il ne rentrait pas au bercail les mains vides. L’elfe ne partait ni ne rentrait jamais les mains vides. Son navire avait une cale suffisamment grande pour entreposer des monceaux de biens. Aussi quand il partait, c’était bien souvent avec de la marchandise à livrer, légal comme illégal. Et quand son navire était vide, alors il se chargeait aussitôt de le remplir, soit avec des richesses qu’il récupérait en contrepartie de sa cargaison, soit de nouvelles marchandises dont avait passé commande la confrérie. Ou encore, avec des biens pillés aussi bien à terre qu’en mer. Nathaniel était le capitaine des gredins, à ce titre il était maitre dans l’art du vol, aussi avait-il pris soin d’installer ou de soumettre à son autorité les guildes de voleurs dans les différentes villes de l’archipel et récupérait un tribut après de ces dernières. Il était rare qu’il participe lui-même à casse dorénavant, préférant pratiquer l’art de la piraterie. Si tout ce qui remplissait la cale du Maelstrom avait de la valeur, ce n’était pas nécessairement des biens matériels. En charge de la corruption, il revenait le plus souvent avec de précieuses informations.

Aujourd’hui, il revenait avec un petit peu de tout. Cette sortie-ci s’étant mieux passée que la précédente. Il y a des jours avec des jours sans, il faut vivre, accepter et s’adapter aux fluctuations. Aussi pour faciliter son travail il cherchait à connaitre à l’avance les chemins empruntés par certains navires marchands, ainsi il pouvait s’arranger pour croiser leur route plutôt que de jouer à pile ou face et guetter à l’horizon la moindre voile.

Le Maelstrom était à présent presque vidé de toute sa cargaison, il ne manquait plus qu’à faire descendre les esclaves. Et comme un fait exprès, c’est à ce moment qu’apparurent à la graärh occupant le poste capitaine des esclaves à la confrérie. L’elfe sombre n’avait aucun a priori sur elle en raison de sa race. Il était presque content pour elle qu’elle soit ici. Il connaissait très peu les graärh, mais à ce qu’il en savait, le genre d’individu qu’elle n’était ne faisant pas long feu. Aussi l’arrivée des Ambarhùniens sur l’archipel devait être bénéfique pour elle. Comme quoi, tout le monde pouvait y trouver son compte. Nathaniel la salua et s’adressa à elle à son arrivée. Celle-ci ne tardant pas à lui répondre, arrachant un petit rire à celui-ci.

« Vous êtes rude avec les vôtres. Mais humains, elfes et vampires ne valent guère mieux. »

D’un geste ample et ouvert de la main, il indiqua les esclaves qui étaient en train de descendre du navire vers le ponton.

« Bonne je ne sais pas, mais au moins correct. J’ai croisé deux navires marchands sur le retour. Ces fous ont cru pouvoir me couler. Malheureusement ça ne s’est pas passé comme ils l’espéraient.  Comme vous pouvez le voir capitaine on a essentiellement de l’humain. Il y avait bien un vampire dans le lot mains … »

Eärendil souleva Catherina sa masse, venant se tapoter l’épaule avec, tout en lâchant un sourire amusé et complice à la féline.

« Il faut bien faire un exemple pour s’assurer qu’ils restent calmes. »

Le gredin leva un peu la tête pour regarder ces derniers avant d’en remarquer un qui lui fit se souvenir de quelque chose.

« Ah oui ! Il y avait aussi deux elfes à bord. Vous devriez les confier à la capitaine des catins, ils ont un certain potentiel. Par contre peut-être faudrait-il les laisser se reposer un peu avant. Je me suis chargé de leur donner un cours préparatoire avant leur arrivée. »

Le pirate fit un pas en direction des esclaves et ordonna qu’on les aligne sur le ponton à mesure qu’ils descendaient. Tous avaient la mine grave, certaine plus que d’autres, certains semblants avoir perdu espoir, d’en d’autres il demeurait une étincelle d’espoir à moins que cela ne soit de la rébellion. Puis vint le tour des elfes, dont le gredin avait fait mention, de descendre, la première des deux semblait morte à l’intérieur, l’autre en revanche tremblait comme une feuille.

« Approchez Kalza'ah et constatez par vous-même la marchandise. »

Nathaniel poursuivit un peu sa route sur la ligne d’esclave avant de s’arrêter sur un solidement attaché.

« Regardez celui-là ! N’est-il pas un bon produit. »

L’elfe lui désigna un esclave. Il s’agissait d’un homme, grand, très grand même, dépassant aisément les deux mètres trente et solidement bâti. Il avait les cheveux blonds comme les blés et des yeux bleus comme la glace.

« Je suis pratiquement certain qu’il s’agit d’un glacernois. Peut-être avez-vous entendu parler de cette ethnie. Elle peuplait les montagnes sur l’ancien continent dont les Ambarhùniens viennent. Ce sont des solides gaillards et de très bons combattants. Je ne vous raconte pas comme ça a été difficile de le capturer sans le tuer ou lui infliger de blessures qui l'handicaperaient. Il fera, j’en suis sur, un excellent travailleur. Vous pourrez en tirer un très bon prix. Et puis, au vu du train de vie spartiate que menaient les glacernois il y a plusieurs années, il saura parfaitement s’adapter à sa condition. Une vraie pépite vous pouvez me croire. »

L’homme en question regardait d’un air mauvais l’elfe qui se contenta de lui offrir son sourire carnassier.

« Il faudra peut-être le dresser un peu en revanche afin de le rendre docile. »


avatar
Capitaine des esclaves

Feuille de personnage
Esprit-lié n°1: Mante Religieuse, niv 1
Esprit-lié n°2: Cobra, niv 1
Esprit-lié n°3: Aucun
Voir le profil de l'utilisateur

Re: La fragrance de l'esclavage [PV Kalza'ah Ashuddh]

le Dim 8 Juil - 11:37
"Vous n'imaginez même pas la rudesse dont je fais preuve à leur encontre et vous ne pouvez imaginer celle qui m'a été infligée davantage. Les Graärh ont un statut tout "particulier" sur mon marché."
Ashuddh elle était, Ashuddh elle resterait, Ashuddh elle ferait de tout ses anciens compatriotes tombés dans ses griffes. Ce n'était que justice, on lui avait promis un trône de reine étant enfant qui maintenant lui serait à jamais inaccessible. Si elle ne pouvait plus devenir la maîtresse de son peuple, elle le réduirai en esclavage et le détruirai, petit à petit. Et rien ne l'empêcherait d'atteindre son but, ni les légions, ni les royaumes humains, ni les vampires ou les elfes. Elle avait juste besoin de l'aide de certains pirates. Et Nathaniel en faisait partie.
"Mais c'est toujours aimable à vous de prendre le temps d'alimenter un peu mon domaine d'activité quand vous partez travailler. Moi qui reste si souvent à quai pour garder et entretenir notre ville, je suis toujours très excité par vos butins et vos trésors. Et puis lorsque vous ramenez des esclaves, j'ai toujours l'impression que vous me faites une petite faveur." ronronna-t-elle gaiement. Les mâles méritant avait le droit d'être caresser dans le sens du poil. Un égo flatté était la première étape pour s'assurer de la fidélité de ses créatures. Même si Nathaniel était un elfe cruel et froid, même s'il ne serait pas possible de l'embobiner, il ne pouvait échapper à sa nature masculine.

Kalza'ah suivit ensuite avec une ingénuité feinte la petite présentation du gredin, en hochant la tête quand il décrivait les traitements infligés à la marchandise. En vérité, un seul coup d'oeil lui avait suffit pour deviner d'avance ce qu'on allait lui dire. Avec autant d'humain enchaînés à proximité d'un vampire, le stress des uns et la faim de l'autre créaient des problèmes à coups sûrs et elle même ne faisait plus l'erreur de mélanger ces deux races dans les même cales. Quant aux elfes, il fallait être aveugle et manquer cruellement d'imagination pour ne pas voir ce qui leur avait été infligé. Dommage, la délicatesse et la pureté elfique était rare et chère et la virginité de viol était un produit de grand luxe par ici. Son appel avait peut-être été trop alléchant pour le gredin.
Elle observa les humains et acquiesça à chaque fois aux commentaires, qui étaient juste. Effectivement les lueurs dans les regards qui la fixait soit avec peur ou avec défi, variaient et Kalza'ah calculait à chaque fois les valeurs de vente, d'investissement en temps et le nombres de mois ou d'années d'exploitation potentielle. Dans l'ensemble c'était pas mal et le gredin pourrait grouper presque tout les humains dans un même panier et espérer toucher le prix de la vente dans les prochaines semaines. Quant aux produits spéciaux elle en faisait son affaire, ils méritaient une attention particulière après le passage dans les cales de l'orque. Mais quel bourrin celui-là, à peine des nouveaux jouets entre ses crocs qu'ils étaient déjà tout cassés... Il ferait parfaitement l'affaire pour ce qu'elle avait en tête pour plus tard.

"Il n'y a pas l'air d'avoir de chétifs ou de simplets, les faibles partiront rapidement et les fortes têtes attendront une ou deux semaines mais guère plus. Quand ils viennent de navires marchands ce sont les meilleurs, il n'y a pas trop d'honneur ou de code moral pour les retenir d'obéir." A force de contrôler la marchandise, elle avait acquis plus de connaissances sur les capacités physiques et mentales des peaux-nues que la plupart de tous les habitants de l'archipel. Même si elle avait encore un peu de mal avec les différentes ethnies... Elle tourna autour du grand guerrier des glaciers et lui tata même les muscles des bras et des jambes avec son toucher de velours. En le fixant de ses grands yeux bleus hypnotiques et en laissant un peu sortir ses griffes acérées, le colosse ne tenta rien de présomptueux à part un grincement de dents et un regard furieux. Bien, sur la défensive mais pas complètement dérraisonné.
"Hmm... oui les fameuses brutes des montagnes... Plus grands, plus forts, plus têtus que les autres, j'ai besoin de voir de quel bois ils sont faits. Je vous le rachète pour 300 pièces d'or pour ma consommation personnelle, et j'en ajoute 400 pour les deux elfes. Moins la taxe Vous ne les vendrez jamais au meilleur prix et au maximum de leur capacité sans qu'ils soient passé par mes traitements d'abord. Le glacernois va demander un peu de doigté pour être brisé et les elfes un peu de dressage pour être reconstruits. Vous quand vous vous lachez vous n'y allez pas de main morte dites donc...
Je me permet, faites attention à vos oreilles."

Elle defit son fouet et le fit claquer d'un seul coup sec et fracassant sur la peau blanche du viking. Celui-ci émit un bref cri rauque de douleur et baissa la tête le temps que la douleur cuisante passe. Le fouet noir d'ébène avait laissé un léger filet de sang mais surtout une marque violacée qui s'effaçait très lentement. Mais la capitaine regardait surtout les autres esclaves. L'elfe tremblotant retenait des sanglots désormais mais l'autre avait tout de même légèrement sursauté. La coquille n'était pas complètement vidée, il restait une étincelle de vitalité là dedans. Bien. Satisfaite d'avoir pu examiner et mater sa future marchandise elle allait pouvoir passer à autre chose.
Les esclaves furent perturbés par l'étrange créature qui parlait d'eux comme s'ils n'étaient pas là, fouettait l'un d'eux sans raisons apparente, et pratiquait en même temps une sorte de... flirt ?
"Les affaires sont les affaires comme vous dîtes entre peaux-nues, et j'ai d'autres projets dont j'ai à m'entretenir avec vous capitaine. Des projets qui recquierent un peu de savoir-faire, et un maximum de... rudesse...
Dites-moi... Vous allez souvent du côté de Nyn-Tiamat ? Et plus particulièrement du côté des villages Graärh ?"


Équipement utilisé:
Ashuddh'Rakt : il s'agit d'un fouet stylisé à la lanière de cuir et à la poignée taillée dans l'ivoire. Une éffigie d'une tête de Graarh feulant constitue le pommeau. Le corps de l'arme est en cuir noir très foncé et parsemé de clous en acier. Elle aime s'en servir sur les esclaves récalcitrants, sur ses ennemis ou sur les subordonnés les plus fainéants.
Désespoir - Fait perdre le moral à la personne blessée qui peut alors abandonner le combat
avatar
Admin
Capitaine des gredins


Feuille de personnage
Esprit-lié n°1: Orque, niv 3
Esprit-lié n°2: Lion, niv 3
Esprit-lié n°3: Bourdon, niv 3
Voir le profil de l'utilisateur

Re: La fragrance de l'esclavage [PV Kalza'ah Ashuddh]

le Dim 5 Aoû - 12:21
¤ Car c’est notre projet ¤

La capitaine des esclaves était rude avec ceux de sa race, mais Nathaniel n’était guère mieux avec les siens et avec toutes les « peaux nues », pour reprendre l’expression, graärh, en général. Pour lui, tous étaient bons à être vendus et exploiter. Il ne nourrissait pas de haine à leur encontre, bien au contraire, c’était tout simplement sa façon de penser. L’elfe à la chevelure d’écume aurait très bien pu prendre le rôle de capitaine des esclaves, il avait la mentalité pour, cependant celle qu’il occupait actuellement lui convenait mieux, même si elle n’était pas parfaite. Les paroles de la féline éveillèrent la curiosité du gredin. Il n’était guère du genre à se préoccuper des autres, et en particulier de leur passer, considérant que cela ne le regardait pas, mais son interlocutrice, en plus d’être issue d’une race jusqu’alors inconnue, semblait nourrir une certaine rancune envers les siens. Qu’est ce que cela pouvait bien être ? L’elfe sombre haussa les épaules.

« Je ne suis pas du genre à préoccuper du passé des autres, mais vous éveillez mon attention, peut-être accepteriez-vous de m’en parler, lorsque nous aurons bu deux ou trois verres et que l’alcool engourdira l’ouverture d’ancienne plaie. »

L’elfe fit un petit sourire charmeur et amuser à la remarquer de Kalza'ah. Il est vrai qu’elle ne prenait que très rarement la mer. D’ailleurs, il ne se souvenait pas l’avoir vu sur un navire qui ne soit pas déjà amarré à quai.

« Et bien, si vous voulez, je pourrais vous amener avec moi lors d’un futur départ en mer. L’excitation que l’on tire quand on prend un butin est indicible. »

Nathaniel enchaina avec la présentation des esclaves capturés en mer, écouta avec une certaine attention les remarques de la féline sur ces derniers. Le gredin ne la retint pas quand cette dernière vint sortir son fouet, se contentant tout simplement de faire un pas en arrière. Il l’observa fouetter le glacernois sans une fascination malsaine. Lui était plutôt du genre à frapper avec sa masse, mais la féline, elle frappait à l’aide de son fouet avec une certaine adresse. Il faut dire qu’elle avait dû prendre rapidement le coup de main depuis qu’elle avait intégré Athgalan. Il ricana quelque peu à la remarque de Kalza'ah.

« C’est vrai, je n’y vais pas de main morte. Mais que voulez-vous, je suis un passionné, il est difficile pour un artiste de retenir son art. »

Comparer sa façon de briser l’esprit des gens et de jouer avec eux à de l’art était assez osé. C’était néanmoins voulu par l’elfe. Une petite boutade en quelque sorte.

« C’est une offre généreuse que vous me faites là, malheureusement je me dois de la décliner. Le glacernois et les deux elfes, je vous les offre capitaine Kalza'ah. »

Les sept capitaines de la confrérie étaient à la fois des collaborateurs, des associés, mais aussi des rivaux. Nathaniel désirait devenir roi de la confrérie, tous ceux qui y siégeaient ses adversaires. Néanmoins, il n’était pas tout obligé de les considérer comme ses ennemis. L’elfe à la chevelure d’écume avait des projets et il n’avait aucune l’intention de ses débarrassé des capitaines. Du moins tant qu’il ne devenait pas trop gêneur. Ses postes étaient importants, il fallait les conserver pour le bien de la Perfide, même si un roi devait un jour faire son apparition. De plus, des gens compétents devaient occuper ses postes et Nathaniel considérait Kalza'ah comme digne de celui qu’elle occupait. Il préférait entretenir de bonnes relations avec elle.

« Oh, des projets ? J’ai hâte de les écouter. Peut-être vous parlerais-je des miens en contrepartie. Si nous pouvons nous entraider pour le bien Athgalan, et de nous-mêmes, pourquoi ne pas en profiter. »

Si les deux capitaines souhaitaient discuter, peut-être devaient-ils trouve un endroit un peu plus tranquille pour le faire, là où aucune, ou du moins très peu, d’oreilles indiscrètes pourraient les écouter. Aussi fit-il un signe du bras pour l’inviter à la suivre en direction de la ville. Pour se rendre à Athgalan depuis le port, il fallait s’enfoncer dans le marais, et pour se faire il fallait emprunter les différents pontons qui y menaient. Il existait cependant un chemin de pontons connus seulement des capitaines de la confrérie et que seuls eux pouvaient emprunter.

« Nyn-Tiamat dites vous ? Oui je m’y suis déjà rendu, j’ai déjà effectué quelques rafles là-bas et commercer avec les vampires qui eux aussi sont intéressés par les graärh comme esclave. Pourquoi me parlez-vous de cela ? Vous projet a-t-il un rapport avec les tribus de cette terre gelée ? Je suis actuellement sur une affaire concernant Caladon qui demande toute mon attention, aussi ne vais-je pas me rendre sur une autre ile avant un moment. Néanmoins, une fois cette affaire finie, je serais parfaitement disposé à vous apporter mon aide. Tout dépendant de quoi il s’agit bien sûr. »


avatar
Capitaine des esclaves

Feuille de personnage
Esprit-lié n°1: Mante Religieuse, niv 1
Esprit-lié n°2: Cobra, niv 1
Esprit-lié n°3: Aucun
Voir le profil de l'utilisateur

Re: La fragrance de l'esclavage [PV Kalza'ah Ashuddh]

le Lun 6 Aoû - 19:31
"Vous vous doutez bien qu'une Graärh qui a quitté sa culture et son passé, pour venir du côté des envahisseurs et organiser petit à petit la déchéance de son propre peuple a un minimum de motivations complexes et de la suite dans les idées. Ce n'est pas que pour le plaisir, même s'il est certain que ma nouvelle vie me fait prendre mon pied comme jamais."
Elle ronronna un peu et profita d'une bonne bouffée de tabac issu de son calumet. Elle appréciait bien l'attention qu'il lui portait ainsi que sa proposition de l'emmener chasser avec lui, c'était très flatteur.
"Je n'aime pas vraiment l'alcool mais je vous accompagnerai volontiers avec mes herbes un peu "spéciales". Une des rares choses sur laquelle mon peuple est en avance sur les vôtres. Je vous ferai goûter certaines de mes variétés des marais, vous ne serez pas déçu du voyage."
Le calumet n'était pas une pratique extrêmement répandue chez les graärh mais c'était une tradition pour certaines Aaleeshaan de Néthéril d'interroger les esprits via les visions psychédéliques causées par la combustion de certaines plantes. Une tradition ancestrale spirituelle rituelle ou juste une mauvaise habitude de vieilles carnes sur le retour, abrutie de pouvoir, qui avaient fait leur temps... impossible de le savoir et elle s'en fichait. Elle s'organisait des orgies avec ses humaines protégées et elle profitait juste des avantages que lui apportaient sa force, sa vivacité et son poste de pouvoir. Malgré les responsabilité elle pouvait abandonner sa retenue à Athgalan, contrairement à l'époque où elle devait mener sa tribu en montrant l'exemple. Après tout, elle était loin d'être la plus viciée dans la cité pirate.
"Faisons cela en mer tiens ! Comme vous me proposez de me joindre à votre équipage pour une petite sortie, moi je propose de mélanger les plaisirs ! Cela peut-être amusant de fêter une prise comme il se doit dans une vraie cabine de navire ! Cela fait un petit moment que je n'ai pas sorti ma lance et je m'en voudrais de lui faire prendre la poussière."
Kalza'ah, comme toute chasseuse à l'éducation guerrière, avait toujours pris énormément de plaisir à traquer, affronter tuer ses ennemis mais aujourd'hui elle préférait s'occuper en étendant son influence politique et en gérant son commerce au mieux. Elle dédaignait tout ce qui pouvait la ramener à son passé mais elle ne pouvait nier que parfois, elle ressentait certaine pulsions félines et que certains aspects de son ancienne vie lui manquait.

Nathaniel ricana ensuite et fit une petite remarque qui fit sourire Kalza'ah car cela confortait l'opinion qu'elle s'était faite de lui. Si le capitaine des gredins se fichait royalement des autres en général et ne leur accordait qu'indifférence quand ils ne lui étaient pas utiles, la capitaine des esclaves était plus impliquée. Elle avait la même cruauté, la même pensée que les humains et autres étaient des outils pour parvenir à un but purement égoïste, le même plaisir à voir l'autre s'écraser devant soi mais elle aimait par dessus tout jouer avec ses proies avant de les dévorer. L'elfe répondait à une pulsion immédiate, il violait pour satisfaire son désir, il faisait éclater le crâne d'un ennemi pour satisfaire une envie immédiate. La graärh préférait s'infiltrer petit à petit dans l'esprit de sa victime, faire s'envoler l'espoir aussi lentement que possible pour faire durer le jeu autant que possible jusqu'au point de rupture. C'était la différence qui faisait qu'elle était capitaine des esclaves et lui des gredins, tout deux prenaient un plaisir certain dans leur travail qu'ils n'auraient pas eu dans celui de l'autre. Elle les voyait eux deux comme ça et elle trouvait que c'était très bien ainsi.
"Chaque artiste à un style bien à lui mon cher, et je dois dire que, même s'il diffère du mien, j'en suis admirative. Nous sommes de ceux qui se ressemblent suffisamment pour être complémentaires et qui diffèrent assez pour ne pas se marcher dans les pattes. C'est pour cela que c'est vous que je viens voir pour causer de mes petites affaires."

Suite au don des esclaves, Kalza'ah laissa échapper un léger regard de surprise avant de faire reprendre à son visage une composition sereine.
"Oh ! Quelle générosité monsieur l'artiste ! C'est une offre qui me surprend, vraiment. J'accepte volontiers votre joli geste, vous savez comment me faire plaisir désormais et n'hésitez pas à penser à moi s'il vous reste du rab ou si un élan de gentillesse vous prend à nouveau."
Un capitaine de la confrérie ne pouvait faire preuve de charité spontanée sans qu'il y ait matière à s'inquiéter. Le flair de Kalza'ah ne l'avertissait pas d'un danger particulier ni que ce soit un cadeau empoisonné mais elle avait bien retenu les leçons de ses courtisanes et put déceler l'intention derrière l'étrange geste. S'il voulait rester dans ses bonnes grâce et bien qu'il fasse ce qu'il voulait. Qu'il lui fasse des présents, qu'il soit courtois et attentionné à son encontre, elle n'allait pas l'en empêcher. Il était bien du genre à vouloir prendre le trône des pirates juste pour le plaisir de posséder plus que les autres et Kalza'ah n'avait aucune envie de se mettre en travers de son chemin. Elle avait, littéralement, d'autres chats à fouetter.

"Si vous me rendez service je serai ravi de vous rendre la pareille avec vos affaires. En tout cas votre dévouement pour votre ville force le respect. Mes projets concernent fortement Athgalan mais pas que. C'est un objectif de grande envergure que je poursuis et je pense que les retombées pourront être bénéfiques pour notre bonne vieille ville et tous ceux qui m'aideront dans mon entreprise."
En réalité, elle n'en avait rien à faire que la cité pirate prospère ou non. Elle était en charge de son entretien et elle s'investissait beaucoup pour faire correctement son travail et empêcher ce maudit tas de planches s'enfonce dans la vase, mais elle pouvait aussi la faire brûler, elle et tous ses habitants, du jour au lendemain si cela pouvait l'aider dans ses plans. La confrérie et les pirates n'étaient que des outils bien pratiques pour satisfaire son ambition et elle sentait bien qu'elle ne trouverait pas de meilleurs alliés chez les peaux-nues pour faire ce qu'elle voulait faire. Mais valait mieux conforter le mâle dans ses idéaux et lui faire croire qu'elle partageait son chauvinisme.
Elle suivit l'elfe sur le chemin de la ville, sur le chemin des capitaines, un réseau de passerelles et de pontons qui n'était pas destiné au transport de marchandises mais dont les planches, les cordages et l'artisanat était en général en bien meilleur état que le reste de la ville. Il bénéficiait d'attention particulière et la plupart des habitants du coin connaissait sa réputation et évitait de l'emprunter avec leurs chausses boueuses de misère.

"C'est bien que vous connaissiez déjà un peu le terrain et que vous ayez des contacts chez les vampires, vous allez en avoir besoin pour ce que je vais vous demander de faire. Mais rassurez vous, ça ne presse pas pour autant, j'ai encore besoin de planifier, d'organiser et peut-être même de me rendre sur place pour vraiment mettre en marche ma machination. Disons que j'aimerai lancer les premières opérations en mars ou en avril idéalement.
il s'agirait de rectifier un petit problème d'ordre juridique sur Nyn-Tiamat.
Un léger contre-temps qui entrave totalement mon commerce et son expansion sur l'île, qui risque de me priver de ma clientèle principale, tout cela à cause d'une erreur tactique que notre chère capitaine des catins a malencontreusement commis."

Même si le choix des mots était léger, le ton avec lequel ils étaient employés était volontairement faussement poli et faisait semblant de cacher une colère froide qui suintait de la voix grave et suave de la graärh. Le sujet Irina Faust avait le don de lui faire perdre un peu de sa contenance et elle ne pouvait s'empêcher de laisser voir à quel point la haine brulait en elle.
"Voyez vous, j'ai besoin de la main-d'oeuvre des Graärh de la légion Vat'Eem'Medonis, ils sont plus forts, plus résistants et moins nombreux que ceux de Néthéril et donc il se vendent plus cher. Les capturer est aussi plus difficile à cause des conditions climatiques et de la force de leurs guerriers, les rafles demandent des hommes entrainés, bien équipés et très nombreux. Les vampires en sont friands et ce sont mes principaux fournisseurs et acheteurs. Malheureusement... avec ce pacte que Faust a conclut avec les guerriers des steppes gelées, l'esclavage devient interdit et non seulement je ne peut plus autant vendre qu'avant, mais mes fournisseurs ne peuvent plus organiser les expéditions onéreuse pour aller rafler au nord de l'île.
Nous devons briser cette saloperie de traité vous comprenez ? Pour le bien du commerce de notre cité, pour la libérer de ce poste de pouvoir qu'elle a acquis sur des bases fragiles et éviter à cette petite sotte de se faire assassiner par un concurrent ou par moi même.
Pour cela nous devons faire en sorte que les graärh brisent l'alliance d'eux mêmes. Et c'est là que vous entrez en jeu capitaine Eärendil. En arborant le drapeau d'une faction vampire fantôche, vous harcelez les graärh au bon vouloir de votre imagination, vous déchaînez sur eux toute la maîtrise que vous avez dans votre "art" et attisez leur colère contre les suceurs de sang.
Nous devons provoquer une guerre.
Une guerre dans laquelle les vampires sont les victimes d'une agression après avoir tenté de réparer leurs erreurs, et les bêtes félines auraient refusé leur main tendue pour leur sauter dessus sauvagement et les trahir. Ainsi l'armée d'Aerthia pourra mater ce peuple barbare sans être condamné par les autres peuples et pourra nous soutenir enfin dans leur pleine mesure et la cité prospérera.
Qu'en dites vous mon cher ?"
Contenu sponsorisé

Re: La fragrance de l'esclavage [PV Kalza'ah Ashuddh]

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum