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La fragrance de l'esclavage [PV Kalza'ah Ashuddh]

le Ven 8 Juin - 15:30
¤ L’aigre parfum du marécage¤

24 octobre, an 1762 du troisième âge

La pointe ouest de Néthéril était en vue, très bientôt, à l’horizon, un port apparaîtrait. Le Maelstrom s’en retournait à celle que la nommait la perfide. Pour les gens de l’extérieur, la cité des pirates portait bien son nom, mais pour ceux vivants à l’intérieur, c’était autre chose. Oui, pour l’elfe à la chevelure semblable à l’écume, Athgalan la libre était bien plus appropriée. Il faut dire que dans ce coin de l’archipel, on était bien moins coincé du cul que dans les autres. Pourtant, le capitaine n’avait formulé aucune objection quand il avait fallu la nommer, soutenant même le nom de la perfide. Pourquoi ? Sans par pure moquerie envers les autres. Que l’insulte dont les autres nous couvrent devienne notre fierté, notre étendard, notre bouclier, ainsi vous leur retirez une arme et vous gagnez contre eux. C’est assurément ainsi que le gredin avait raisonné à l’époque. La putride aurait aussi pu lui convenir en raison de sa proximité avec le marécage, mais ce nom n’avait pas été retenu. En effet, les pirates avaient fait un beau travail avec cet endroit. Bâtir sur un marais n’était pas une chose aisée, encore moins quand ledit marais était infesté d’ignoble créature. C’est à ce moment-là que les armes nautiques des navires-pirates avaient été fort utiles, afin de débarrasser l’endroit des nombreux vaseux et tendriculaire. Puis, une fois que la zone fut sécurisée, ce fut aux esclaves de jouer leur rôle. Nombreux étaient morts d’épuisement, il ne serait guère étonnant que certaines habitations tiennent debout en raison des cadavres des travailleurs empilés en dessous qui lui assurent un soutien.

Nathaniel n’avait cependant aucun état d’âme, pour obtenir quelques choses, un sacrifice est toujours nécessaire, alors autant faire en sorte que ce soit quelqu’un d’autre que lui qui le paie. La ville n’était d’ailleurs pas encore finie, elle ne cessait de s’étendre petit à petit dans le marais, semblable à une araignée tissant sa toile.

Au bout de quelques heures, le navire du capitaine des gredins finit par arriver au port d’Athgalan, l’elfe sombre prit alors la barre afin de manœuvre lors de l’amarrage, ce qui était assez complexe avec un vaisseau de cette taille et l’environnement du port. À force de pratique, cela était devenu une habitude et il pouvait presque le faire les yeux fermés. Après une série de manœuvres, le maelstrom fut amarré. Les armes nautiques à l’opposé du port furent sorties, le bâtiment se mettant ainsi en position de défense afin de protéger le port si jamais des fous pensaient à attaquer la ville pirate. Qui pourrait bien tenter cela ? Sélénia ? Non, elle s’affaiblirait et s’exposant ainsi à l’alliance des cités libres . Le royaume elfique ? Comme à leur habitude, il ne se souciait guère du reste du monde, bien trop concentré à se reconstruire. Le royaume vampirique ? La princesse noire était également une capitaine de la confrérie alors cela ne risquait pas d’arriver. Caladon ? La ville entretenait des relations commerciales avec Athgalan, aussi cela n’arriverait pas. Délimar peut-être ? L’océanique était surement la plus à même de faire cela. Sa flotte était puissante et leur animosité envers les pirates était grande. Si attaque il devait y avoir lieu, il serait fort probable qu’il en soit à l’origine. Néanmoins, les pirates ne représentaient à l’heure actuelle pas une menace suffisamment grande et importante pour que ce regroupement de barbares nordiques et Almaréens s’en prennent à eux.

Un fracas de bois se fit entendre lorsque plusieurs passerelles furent sorties du navire de ligne. Des passages venaient d’être formés afin de permettre le débarquement. L’elfe à la chevelure d’écume n’avait pas pour habitude de revenir chez lui les mains vide, et aujourd’hui ne faisait pas exception. Il travaillait en coopération avec le capitaine des contrebandiers pour aider à fournir la cité en ressources de toutes sortes. Maitre du vol et de la corruption, il ne s’arrêtait jamais dans un port sans remplir un peu de la cale de son navire. Et lorsqu’il croisait un navire en pleine mer, il l’attaquait sans sommation à moins que cela ne soit un confrère. Les membres de l’équipage commencèrent à décharger le Maelstrom. En premier, toujours, les hommes transportaient sur leur dos de grand de nourriture, il fallait la stocker le plus vite possible afin d’éviter qu’elle ne pourrisse. Ensuite venaient les différentes ressources, bois, tissu, minerai, le tout dans de grandes caisses. Ensuite les richesses que l’on apportait directement à l’édifice principal de la ville à savoir la cabine du capitaine. Enfin, étaient toujours déchargés en dernier les éventuels esclaves que Nathaniel ramenait avec lui, ces derniers étaient toujours des prisonniers issus de bataille. Cependant suivant le bon vouloir du capitaine, et surtout suivant la qualité du prisonnier, il faisait une demandée de rançon. Ceux dont la famille ne pouvait malheureusement finiraient comme esclave. Et ceux dont la rançon avait pu être payée étaient libérés. Il arrivait, parfois, que l’elfe sombre rançonne le corps des marins mort. Des familles, plus qu’on ne le croit, étaient prêtes à payer pour récupérer les corps du défunt afin d’honorer les rites funéraires. Tous les moyens sont bons pour se faire de l’argent.

Après une longue heure de déchargement, vint enfin le tour des esclaves. Nathaniel avait fait quelques prisonniers lors de l’attaque de deux navires marchands dernièrement. Il y avait principalement de l’humain, mais également quelques vampires, elfes et Graärh. Ces derniers étaient en revanche plus rares. Peut-être devrait-il songer à faire un raid prochainement afin d’en capturer quelques-uns. Cela ne pourrait pas faire de mal aux trésors de la confrérie.

Comme une abeille attirée par une fleur, ou peut-être est-ce une mouche attirer par du purin, lorsque vint le moment de décharger les esclaves, Eärendil entrevu arriver sur le port celle qui était la capitaine des esclaves. Cela en surprenait beaucoup de savoir que la personne qui occupait se poste était issue des autochtones de l’archipel. Les pirates se moquaient bien des différences de race, tout ce qui importait était de se rendre utile et de bien faire son travail … ou alors d’être le plus dangereux et être celui qui gueule le plus fort. Nathaniel, lui s’en moquait éperdument, il avait grandi au milieu de bandits mélangeant humain, vampires et elfes, alors voire un Graärh parmi eux le rendant indifférent.

Lentement, l’elfe alla à sa rencontre, arborant son sourire rendu si particulier par ses dents ciselées. Il la salua de loin, avant d’arriver jusqu’à elle.

« Je savais que votre espèce avait un odorat fort développé, mais de là à sentir l’odeur fraiche de la liberté envolée par-dessus les relents qui peuvent se dégager du marais, je suis épaté. À moins que cela ne soit le sixième sens allant de pair avec le vôtre poste de capitaine de la confrérie. »


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Re: La fragrance de l'esclavage [PV Kalza'ah Ashuddh]

le Jeu 14 Juin - 22:36
"Le Maëlstrom est en vue du port Madame."
Kalza'ah ouvrit un oeil et vit, à travers ses rideaux et l'atmosphère enfumée et sombre, qu'un de ses esclaves humains était entré pour la prévenir. Elle était encore un peu groggy de la nuit et l'odeur d'Herbe qui flottait encore dans la pièce lui mit un peu la nausée. Elle émit un petit sifflement agacé et émergea de ses draps, et entrouvrit un peu les tentures de son lit à baldaquin pour observer l'angle de la lumière qui filtrait à travers les volets de sa chambre. Il était tard dans la matinée. En tout cas pour les peaux-nues. Quel rythme infernal que celui de se lever en même temps que le soleil... Ils ne pouvaient pas attendre qu'il soit au zénith pour se reveiller ?
"Madame ?"
Cette fois ci ce fut un grognement qui sortit mais la panthère le contint assez rapidement. L'esclave se raidit comme un piquet et son visage blêmit. Une voix grave, suave et avec un fort accent sortit de derrière les rideaux du lit.
"Quel est ton nom déjà ma chère ?"
"A-Abel, madame." répondit le jeune garçon en déglutissant.
"Et bien Abel ma chère, ne reste pas planté là va donc ouvrir les volets. Tu as apporté le petit déjeuner ?"
Le garçon se précipita à la fenêtre et laissa la lumière du soleil pénétrer la chambre.
"N-non madame, je... je ne savais pas, je suis venu directement du port pour vous prévenir, personne ne m'a dit de vous apportez à manger !"
Ça elle le savait. Elle ne prennait jamais rien le matin, rien que de l'eau de pluie et une bouffée de tabac.
'- Je vous jure madame, je vous l'aurai apporté si j'avais su ! Je vais revenir vous l'apporter attendez !"
"Non. Je saurais m'en passer aujourd'hui, ne t'affole pas ma chère. Je sais ce que tu vas faire, tu vas aller à la cuisine et demander qu'on te prépare la part des esclaves V. Puis tu te rendras à leur stand sur la place du marché et tu annonceras que je t'ai envoyé pour la collation, ils comprendront. Tu peux faire ça ma chère ?"
Le ton était sibyllin, à la fois doucereux et sans équivoque. Le garçon ne prit que le temps d’acquiescer et de déguerpir.
Elle soupira et se leva pour aller à son armoire. Tandis qu'elle enfilait ses vêtements habituels de maîtresse d'esclave et accrochait ses bijoux elle pensait à ce jeune Abel et son intrusion dans sa chambre. Bien sûr il pouvait être considéré comme mort mais il allait falloir organiser une nouvelle séance de coups de fouets pour les autres membres du personnel et trouver quelqu'un pour s'occuper de la maison. Depuis qu'Annah, sa fidèle suivante et gouvernante, avait deserté, c'était le grand n'importe quoi.

Pendant ce temps, en bas, à la cuisine, Abel annonçai ses ordres à la cuisinière. Celle-ci le regarda d'abord avec surprise en constatant qu'un homme était rentré dans la maison, puis avec tristesse. Elle sortit une bouteille de vin du placard et la tendit au garçon en lui indiquant où il devait l' apporter. Seulement quand le garçon fut parti, elle se mit à pleurer en pensant au sort que sa maitresse lui reservait et à celui, encore pire, du jeune garçon. Personne ne revenait des colations des esclaves V. Tout le monde redoutait de se faire envoyer là-bas.
Il fallait bien que quelqu'un se dévoue pour garder la marchandise fraiche et la capitaine des esclaves était toujours prompte et ingénieuse pour trouver de quoi satisfaire les besoins vampiriques de ses produits.

Deux heures plus tard elle était fin prête et se présentait au port. Elle avait à s'entretenir avec le capitaine des gredins et elle n'avait pas envie de manquer une des occasions où il posait enfin le pied sur la terre ferme. C'était une petite visite de courtoisie qu'elle s'offrait mais elle ne rabaisserait pas sa garde pour autant, l'elfe avait des crocs et il n'était pas avare de s'en servir.

Elle parvint au dock où le Maëlstrom, trésor de la flotte pirate, était amaré et constata que le déchargement était presque terminé. Juste à temps pour la partie qui la concernait elle justement.
Elle vit les corps enchainés descendre sur l'une des passerelles et compta le total ainsi que par race. C'était beaucoup moins que ce que les navires spécialisés faisaient comme récolte mais c'était tout de même pas mal.
Quand le capitaine vint la saluer avec son sourire carnassier, elle lui rendit elle aussi son petit sourire de façade qui contrastait si bien avec ses yeux froids. Aux mots de l'elfe elle produit un leger ronronnement qui correspondait à un petit rire chez les peaux-nues et répondit :

"Si mon espèce avait l'odorat si developpé, je ne pourrait pas leur mettre un collier et des chaines autour du cou lors de mes rafles, ils sont encore trop limités pour les voir venir et se rendre compte que la fuite est la seule solution. Quant à mon sixième sens, et bien je serai moins poétique que vous si je vous disais qu'il n'est pas besoin d'être la capitaines des catins pour avoir des informateurs et que j'avais besoin de vous parler de quelques affaires importantes avant que ne repartiez encore piller la mer, alors je vais simplement vous dire que je passais par là par hasard et que mon intuition m'a mené à vous.
Bonjour, capitaine Eärendil, je vois que la moisson a été plutôt bonne. Que me ramenez vous donc ?"
demanda-t-elle ingénuement, comme si elle ne le savait pas. C'était une petite conversation entre collègue après tout, il ne fallait pas négliger les politesses et les aspects badins d'une discussion digne de ce nom.
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