De nombreux prédéfinis vous attendent ICI. Si vous voulez tenter l'aventure Elysion il peut s'agir d'une excellente façon de commencer !

Partagez
Aller en bas
avatar
Diplomate & contrebandière

Feuille de personnage
Esprit-lié n°1: Flamand rose 1
Esprit-lié n°2:
Esprit-lié n°3:
Voir le profil de l'utilisateur

L'éclair est plus rapide que le tonnerre - Sintharia

le Mar 12 Juin - 0:09
Le mois d'août se faisait chaud et ensoleillé. Et si l'on pouvait croire que l'air frai de la côte aiderait les Caladonniens à respirer, le nouveau continent ne semblait pas y agréer. L'humidité y était étouffante. Même avec l'eau jusqu'à la ceinture, les marins transpiraient par dessus leurs peau brûlées. Ils répétaient leurs gestes aisés malgré la fatigue de leurs échines courbées et brisées par le travail dans un enchaînement inlassable. En effet, l'effervescence du port n'avait pas changé; Ce qui lui donnait plus que jamais cette insoutenable impression de crasse purulente. Un véritable enfer diraient certain. Pas étonnant qu'aujourd'hui la noblesse ai déserté les divertissements marins pour se rafraîchir à l'ombre des chaines et des peupliers. A leur façon, les jardins de la mairie grouillaient tout autant que les embarcadères. Dans une dance raffinée de flanelle, rubans et volants, les rires cristallins s'élevaient avec légèreté. Habillées de couleurs pâles, les dames avaient sorti les éventails et les ombrelles, ne laissant aucune chance aux rayons perfides du soleil de gangrener leur teint délicat. Sous le voile de son ombrelle, la jeune Ostiz admirait ce magnifique spectacle de productivité. A Caladon, chaque petite chose était à sa place.

Caladon, ville de liberté. Certes, on avait prit un plaisir sans limite à cracher sur l'aristocratie de l'ancien monde, remettant en cause les normes sociale, la légitimité de la royauté et tout ces vieux principes qui ne subsistaient plus qu'à Sélénia. Et pourtant, quels réels changements s'étaient opérés? Puisque leur haine des nobles venait uniquement de leur besoin enragé d’être des noble à leur place. Ainsi une nouvelle aristocratie s'était élevée, dans la cité où l'argent rendait roi. Eleonnora les méprisait autant qu'elle les comprenait. Leur vil opportunisme était semblable au sien et ne elle pouvait les blâmer pour ça sous peine d'être injuste. Au côtés de l'initiatrice de cette petite sauterie, la jeune femme surplombait ce petit monde depuis l'estrade, leur offrant à toutes et à tous un sourire aussi éclatant que l'astre solaire, qui peu à peu se faisait recouvrir par les nuages. C'était une vieille femme à l'air guindé qui lui avait demandé de préparer cette garden party comme on savait si bien le faire  à la cours lors des temps anciens; Les épouses se rencontraient, loin des préoccupations de leurs hommes, s'amusant au croquet, aux dés et s'enfilant de nombreuses confiseries luxueuses. Lorsqu'Eleonnora avait soutenu ce projet, l'administration n'y avait pas vu d'inconvénient tant que ce n'était pas à la cité de payer les frais de ces dépenses mondaines. Et puis mettre à l'aise les plus riches des citoyens était un bonus. Caladon savait se rendre attractive. Au dessus du brouhaha la demoiselle éleva sa voix comme elle savait si bien le faire.

« J'espère que Sélénia aussi est accablée par cette chaleur étouffante...le monde serait bien injuste sinon... » Quelques rires dans l’assistance. Les demoiselles se penchaient les unes vers les autres pour échanger des confidences, gloussant derrière leurs mains gantées. La conseillère ne pouvait savoir si elles faisaient parti de ceux qui l'admiraient ou de ceux l'enviaient. Bien que l'un soit positif et l'autre négatif, les deux étaient flatteurs. Elle était néanmoins consciente que tout ces regards n'attendaient qu'un faux mouvement de sa part pour alimenter leurs conversations. Si elle comprenaient leur opportunistes de maris, ces dames et demoiselles, elle les méprisait. Des âmes sans valeur dont le seul mérite était d'avoir suivit leurs hommes jusqu'à bon port. « ...Mais, mesdames, il y a un an il nous aurait été impossible d'être réunies ainsi. Alors c'est avec joie que Dame Agnès, ici présente, et la cité de Caladon représentée par ma personne vous invite dans la douceu-  »

BLAM


Un éclat de lumière pourfendit le ciel, arrachant à l'assemblée un cri strident. Ce fut dans un festival de dentelles effrayées qu'un véritable chaos s’installa. La jeune conseillère avait beau se démener, impossible de rétablir le calme. La vielle dame, cramponnée à ses lunettes ne l'aidait pas. Sur le vacarme vint se plaquer le martèlement de l'eau. Des trombes d'eau. Ce qui fera le bonheur des petites gens fera le malheur des plus grands. Elle essuya un juron, et se précipita vers la salle de bal grand ouverte où la garde prenait déjà soin de rentrer ces dames. « Mesdames, je vous assure que vous ne courrez aucun danger! Voyez regagner la grand salle dans le calme je vous prie! Nous allons installer la collation à l’intérieur, ce n'est qu'une question de temps! » Ils avaient l'air bien malins face à ces hystériques qui se cramponnaient à eux comme à des bouées de sauvetage. Elle étaient plus effrayantes que jamais avec leur maquillage à moitié effacé et coulant le long de leurs joues.
Il n'y avait rien à y faire alors le temps que ces niaises se calment, Eleonnora referma son ombrelle trempée et se détacha de la foule pour aller souffler dans un coin. En epongeant sa longue robe immaculée aux innombrables volants, elle se disait qu'au moins cet orage l'avait dispensé de ce discours ennuyant et de ces conversations idiotes.


Dernière édition par Eleonnora Ostiz le Mar 12 Juin - 8:56, édité 1 fois


- Once upon a time -
“L’or brille même dans la boue.”
avatar
Courtisane assassin

Feuille de personnage
Esprit-lié n°1: Bourdon, niveau 2
Esprit-lié n°2:
Esprit-lié n°3:
Voir le profil de l'utilisateur

Re: L'éclair est plus rapide que le tonnerre - Sintharia

le Mar 12 Juin - 6:49
Sintharia aimait les mondanités, non pas parce qu'il s'agissait d'un divertissement intéressant, mais plutôt parce que chacune de ces réunions de femmes était l'occasion de briller plus que sa voisine, les guerres des femmes n'en étaient pas moins mortelles que celles des hommes, certaines tentaient de s'immiscer au sommet et échouait pour rester brisées à terre. Certaines s'y refusent, ils s'accrochent au royaume, ou à l'amour. Des illusions. Les mots étaient aussi importants que le paraître et chaque erreur pouvait faire chuter toute une famille sur des générations. Les races mortelles n'oubliaient jamais, et c'était bien ce qui attirait le cygne noir à elles, ils n'oubliaient pas non plus les faveurs qu'on leur accordait.

Par chance, elle avait pressenti l'orage et avait su se mettre à l'abri - d'autant plus qu'elle ne supportait que difficilement le soleil, s'épargnant ainsi les tonnes d'eau qui déferlèrent en quelques secondes. Observant silencieusement les chicaneries des effarouchées par la pluie. Et une fois que toutes furent mises à l'abri, elle se détachait encore plus de la foule, la fille de nuit possédait une beauté surprenante, lunaire, peu commune chez la race humaine, presque surnaturelle et cette beauté supérieure était sublimée par sa tenue, une robe noire aux reflets bruns de satin sans fanfrelucheries, brodées d'or, peut-être qui en dévoilait plus que ce que la pudeur humaine autorisait, tout son dos était laisser nu ainsi que ses bras. Ses cheveux blancs pour l'occasion étaient laissés détachés et son maquillage soulignait ses yeux d'argent pur. Agent souligné par sa parure du même métal. Le cygne noir trônait au milieu de ces oiseaux de basse-cour.

La vampire s'avançait dans la directement de la femme qu'elle avait repéré, une charmante demoiselle dont elle devinait facilement la jeunesse, une fleur qui trônait au-dessus du tas de boue que représentaient les autres nobles. Suivie de près par sa suite, des femmes à la beauté similaire bien qu'amoindrie vis-à-vis de leur maîtresse. Les femmes s'inclinèrent poliment dans un geste calculé.

La fille Dalis était une parfaite inconnue dans cette ville, elle allait donc devoir se tisser quelques relations avec la noblesse locale, et ce jeu lui plaisait, accordant un sourire qui aurait pu sembler de convenance. D'autant plus qu'avec son physique encore dans l'enfance, personne n'irait lui reprocher d'être une inconnue.

- Madame. L'argent de ses yeux fixait la jeune femme, un regard qui aurait pu percer l'âme de la malheureuse. Une chance que cet orage vous ait sauvée de ces commérages. Peut-être désireriez-vous changer de tenue ? Il serait dommage d'attraper froid. Elle tendait son bras à l'égard de cette noble qui était finalement sans doute plus vieille qu'elle, au moins physiquement, grâce à l'exaltation de la nuit éternelle la peau de la créature de la nuit serait chaude.

En effet, la jeune brune était devenue accessoire pour les commères puisque chacun à présent s'accordait le temps de remettre de l'ordre dans sa tenue. Et elle pouvait constater une nouvelle fois que toute la noblesse humaine était basée sur le fameux paraître. Dans son infinie mansuétude, le cygne noir abritait sous son aile la jeune femme.

- Oh excusez moi, j'ai oublié de me présenter : comtesse Sintharia de Batisdonne. Je suis arrivée il y a peu à Caladon. J'espère que vous saurez pardonner mes erreurs, je n'ai pas encore toutes les habitudes de cette cour.

Oh, certainement, que son favoris l'avait glissé dans ses petits papiers avec un titre de ce genre-là, les deux amants aimaient jouer, jouer à ce qu'ils n'étaient pas, mais elle ne pouvait dire la vérité sinon la malheureuse fuirait à la seule mention d'Aerthia.. Néanmoins, elle commettait des erreurs qui était facile de mettre sur le dos de ses dix-sept printemps.
avatar
Diplomate & contrebandière

Feuille de personnage
Esprit-lié n°1: Flamand rose 1
Esprit-lié n°2:
Esprit-lié n°3:
Voir le profil de l'utilisateur

Re: L'éclair est plus rapide que le tonnerre - Sintharia

Hier à 1:36
Eleonnora Ostiz était une mondaine que le monde occupait, caressait, enivrait parfois, mais dont il était loin de remplir le cœur et de satisfaire l'activité. Paradoxalement aux apparences, il n'y avait pas un grain d'or à tout ce qu'on disait dans ce genre de réception: la raison, la conversation, la suite étaient entièrement bannies du tourbillon où elle pouvait être. Ces sois disant beaux esprits lui inspiraient de la pitié; Si vous saviez combien ils sont petits de près et combien ils sont quelquefois empêchés de leur personne! Lorsque l'orgueil se mêlait aux bonnes convenances, il n'y avait pas grand chose à en tirer. Cependant elle était la première à savoir que ces occasions étaient le théâtre des rencontres où se jouaient les influences. La diplomatie se faisait dans les salons privés, dans le luxe. Et sans une épouse bien née, la vie mondaine était impossible. Alors il fallait les cajoler, les enivrer, leur offrir de quoi se distraire et oublier leur vie dont l'aisance était l'écho de l'ennui. Ces femmes, éternelles enfants qui avaient pleinement conscience de cette cage dorée dans laquelle elle se complaisaient. Néanmoins, au milieux des jérémiades et des voix aussi exaspérées qu’exaspérantes, la jeunesse de la silhouette qui l'avait approchée ne lui inspirait en rien celle d'une enfant.

Elle avait beau certainement faire partie des plus jeunes de cette assemblée, la jeune fille ne semblait pas suivre la même esquisse que ces dames. Elle avait refréné l'élan de politesse hypocrite dont certaines s’apprêtaient à faire preuve. La conseillère arqua un sourcil en la voyant ainsi s'avancer vers elle, sans crainte ni reproche. Elle ne venait assurément pas du coin. Ou bien était-elle plus intelligente que ces bécasses qui se contentaient de la contourner de peur d'attirer les mauvais regards des autres dames?  Mais après tout elle n'était pas intouchable. Elle apprécia ce cran. Relevant le menton pour abandonner ses jupons trempés, elle accueillit ses paroles avec son usuel air de fierté. Elle ne put cependant réprimer un frisson lorsque son regard croisa le sien. Et cela n'avait rien à voir avec l'eau qui perlait le long de ses mèches brunes jusqu'au creux de ses omoplates. L'éclair fendit le ciel illumina la peau diaphane de la jeune inconnue la dotant d'un air surnaturel.

« Vous êtes trop aimable...il semble que je ne soit pas la seule à qui l'orage prête de belles opportunités, n'est ce pas? » S'était elle avancée car elle avait décelée dans son aînée le gros poisson? Dans ses yeux dansait la lueur d'une curiosité certaine. Cette garden party qui était il y a quelques minutes vide de sens, prenait désormais un tournant plus intéressant. Mais peut-être se fourvoyait-elle et que cette inconnue ne l'avait approchée que par candeur et inconscience. Autant était-il qu'elle prenait toute occasion de se distraire tout en remplissant son devoir. « A qui ai-je l'honneur? » Alors que le grondement, désormais lointain du tonnerre résonnait, la jeune femme s'appuya délicatement au bras qu'on lui tendait.
« L'ignorance vaux peut-être mieux que l'erreur dame de Batisdonne; Vous apprendrez...mais sachez qu'on nous rabâche à longueur de temps que le maître mot ici est 'liberté'. Alors pour peu que nous ne soyons pas tous nobles, la cours n'est surement pas aussi stricte que celles...d'avant. » Elle souffla ces derniers mots avec nostalgie. Enfin, si cette jeune fille en savait quelque chose. Peu étaient introduite à la cours aussi jeunes...mais elle n'aura pas été la première à être mariée pour de l'or ou de la réputation. Ainsi, ce n'était pas la première fois que ce nom lui remontait aux oreilles mais impossible de se souvenir en quoi ni comment. Elle blâma son manque d'attention au monde mondain ces derniers mois où elle s'était consacrée d'avantage à la politique. Elle avait ses priorités.

« Vous savez surement qui je suis mais dans le doute, je vais faire de même. Eleonnora Ostiz, conseillère au siège de Caladon la revenante et votre hôte en ce jour de pluie. » Elle eu un petit sourire pour la demoiselle qui, malgré ses erreurs, ne semblait pas plus déroutée le moins du monde. Elle l'invita à avancer, attrapant au passage deux coupes de champagne sur les tables que l'on avait péniblement acheminé pour rendre la salle plus accueillante. Elle en tendit une à sa compagne de fortune et sirota la sienne du bout des lèvres. S'approchant de la grande porte qui ouvrait sur le corridor menant au fin fond du palais, la jeune femme fit signe à l'intendante qui semblait débordée.

« Je vais m'absenter quelques temps. Veillez à ce que ces dames ne manquent de rien...apportez donc les tables de jeux je vous prie et...faites moi parvenir quelqu'un qui puisse apporter une tenue descente à mon bureau. » D'un hochement autoritaire, elle regarda l'employée s'en aller au pas de course donnant de nouveaux ordres à ses domestiques. Eleonnora se tourna vers son invité d'honneur avec un petit sourire. « Quelle meilleure façon d'en apprendre plus sur Caladon que d'en visiter les coulisses? » Sur ce, elle l’entraîna le long des couloirs où le bruit étouffé de l’effervescence de la sale de bal s'étouffait peu à peu. Bientôt elle n'entendirent plus que le clapotis de l'eau contre les carreaux. Le changement d'ambiance donnait aux longs et imposants espaces un air sinistre. Néanmoins cela ne dérangeait pas la jeune Ostiz qui se sentait plus sereine à errer dans cet environnement familier. Elles arrivèrent vite à son bureau dont elle poussa la porte après un regard pour garde qui contemplait le ciel d'un air absent. Il n'était pas aussi grand que celui du Bourgmestre, évidemment. Toutefois, la pièce était assez spacieuse pour y contenir la pile de documents qui s’étalait sur le secrétaire  de bois lustré. Elle déposa dans un tintement sa coupe de champagne qu'elle avait déjà vidé à moitié sur le bord de ce dernier. Tout en invitant la jeune fille au cheveux d'argent à s’asseoir dans un des fauteuils qui se trouvaient derrière le bureau, elle alluma d'un geste la lampe à huile qui se trouvait sur son bureau. Et sous la lueur tamisée de la flamme, Eleonnora s'assit face à à elle, essayant d'ignorer les frissons qui parcouraient son corps désormais du à la fraîcheur de ses vêtements trempés.

« Les jours ensoleillés saillent davantage aux belles pierre de notre mairie...mais vous la voyez sous un jour bien particulier. Vous devriez vous estimer heureuse d'être privilégiée de cette vue sinistre. » Un rire cristallin s'éleva alors. Ce trajet à travers la mairie lui paraissait maintenant tout à fait ordinaire, mais elle aimit redécouvrir son quotidien au travers du regards des non initiés. Aussi pour voir cette lueur impressionnée au fond de leur yeux. Même si on ne pouvait comparer cette architecture aux palais grandioses de l'ancien temps. « Mais dites moi, qu'est ce qui vous mène dans notre belle citée? Si ce n'est pas trop indiscret...» La conseillère avait beau ressentir cette maturité, la demoiselle ne restait pas moins une enfant à ces yeux. Elle était donc bien aisée à lui adresser la parole si elle se sentait supérieure ne serait-ce qu'en age.[/color][/font]


- Once upon a time -
“L’or brille même dans la boue.”
Contenu sponsorisé

Re: L'éclair est plus rapide que le tonnerre - Sintharia

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum