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Une offre qu'on ne peut pas refuser [PV Capitaines de la Confrérie]

le Jeu 14 Juin - 3:11
25 juin 1762

Fuir l’île de Calastin s’était révélé être la meilleure option pour Demens. Il avait été tortionnaire pour le jeune empereur Nolan Kohan et avait profité de sa position pour parfois récolter des bouts de corps afin de compléter certaines expériences clandestines, mais sa méconnaissance du fonctionnement hiérarchique incombant à sa profession avait fini par lui poser problème et on l’avait dénoncé vers la fin du mois d’avril. Il avait envisagé sur le coup de se laisser condamner, sachant qu’il n’avait pas commis de crime trop grave. Après tout, sa tâche consistait ni plus ni moins à torturer des criminels afin de les faire parler. Les tuer ou leur retirer des organes aurait semblé certes étrange, mais pas assez pour le condamner à mort, seulement pour l’emprisonner un temps, et il aurait pu aller ailleurs après avoir purger sa peine.

Cependant, il survint dans le sud un soulèvement qui s’opposait haut et fort au pouvoir royal et qui entraina une guerre intra-Calastin. Le Cafard y vit une opportunité de s’éclipser dans l’immédiat sans attendre sa peine, aussi il quitta un soir la cité encore récente pour partir en direction du sud, entrevoyant déjà vers où il pourrait se diriger. Durant un mois, il marcha, de jour ou de nuit selon les besoins, constatant comment tout autour le désordre et le chaos s’étaient installés. Il ne s’en souciait pas pour autant et si on l’arrêtait pour l’interroger, il utilisant une fausse identité et racontait qu’il était parti de Sélénia lorsque c’étaient déclenchés les affrontements, après quoi on le laissait poursuivre son chemin, le prenant pour un fuyard opposé au roi. Son infection cristalline ne manquait pas non plus d’attirer l’attention, mais comme personne ne le connaissait et qu’il ne faisait rien pour se faire remarquer, les gens passaient rapidement à autre chose.

Il arriva finalement à Delimar début juin, alors que l’affrontement nord-sud commençait à se calmer. Il y erra quelques jours parmi les mendiants avant de croiser par hasard la capitaine Kaithiel Fitzaald. C’était à bord de son navire que Demens avait passé les longs mois d’exil après avoir quitté Ambarhùna et chacun se souvenait de l’autre. L’homme y vit une opportunité de quitter l’île et fit part à la femme de son désir d’aller sur Néthéril sans être trop explicite quant à ses motivations. Celle-ci accepta et, quelques jours plus tard, le navire quittait le port pour aller encore plus au sud. Elle expliqua cependant que le voyage prendrait un peu plus de temps que prévu, car elle ferait un détour pour éviter de passer trop proche de la pointe de l’île où se trouvait la cité perfide d’Athgalan, diminuant ainsi les chances de voir leur navire abordé par des pirates. C’est donc une dizaine de jour après avoir quitté Calastin que l’ancien tortionnaire mis pied sur le territoire neutre de Néthéril.

Après avoir remercié Kaithiel, car c’était apparemment là un acte important à poser, le déserteur se mis en route vers l’ouest, longeant toujours la côte. Après une énième marche en solitaire qui dura pratiquement une semaine, il arriva enfin à Athgalan au début de la dernière semaine de juin, environ deux mois après son départ de Sélénia. Salit par la poussière et la sueur, sa peau rougie par le soleil et ses cristaux peu entretenus, Demens pénétra dans la ville jusqu’à ce qui semblait être le quartier le plus animé du coin. Ignorait les regards qu’il attirait avec sa taille imposante et son physique difforme, il demanda à un homme qui dirigeait les lieux. Celui-ci se mit à rire bruyamment, mais voyant comment son interlocuteur restait de marbre, il indiqua un bâtiment en particulier baptisé la Cabine du Capitaine. C’était là que se trouvait la Confrérie, soit les Capitaines qui contrôlaient d’une manière ou d’une autre ce qui se passait dans cet endroit isolé. Le pirate ajouta que la Confrérie était présentement en réunion et qu’il valait mieux ne pas les déranger, mais le Cafard ne pris pas la peine de l’écouter et s’y dirigea sans attendre.

Arrivé devant la grande porte du bâtiment, il l’ouvrit sans même prendre la peine de cogner et entra à l’intérieur pour faire face à qui s’y trouvait dans le moment.



Ce n'est pas parce que je veux
C'est simplement parce que je peux

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Re: Une offre qu'on ne peut pas refuser [PV Capitaines de la Confrérie]

le Lun 25 Juin - 19:45
L'information. Le nerf de tous conflit. Il existe tellement de manière de l'obtenir qu'une liste, même exhaustive, ne saurait en montrer toute l'étendue.
Depuis mes premiers jours hors du domaine de mon "Père", je m'étais progressivement tisser un vaste réseau d'information, étendant progressivement mes fils en de nombreux recoins des pays, qu'ils soient humains, vampires ou même elfique. Je me plaçais alors, telle la Veuve Noire, sur une toile, guettant le moindre mouvement de fils pouvant me donner une parcelle d'information. Je guettais les mouvement de mes proies, prête à leur fondre dessus pour en tirer le maximum.
Et depuis que nous avions été exclu de l'ancien continent, je devais reconstruire ce réseau, rétablir le moindre rets de ma toile pour la fixer à un rocher, un poutre un même à un courant d'air. Mais cette fois, je devais compter sur un peuple supplémentaire sur lequel je n'avais pratiquement aucune information. Bien sûr, comme tous le monde, j'avais entendu quelques rumeurs, mais cela n'était pas suffisant. Il me fallait bien plus que cela. J'avais donc offert une prime pour toute personne pouvant m'apporter des informations pertinentes concernant ce peuple dénommé Graärh que je n'eusse déjà. Bien sûr, j'avais vu passer de très nombreuses personnes défiler, prometteuse d'informations potentielle. Certains étaient repartis bredouille, tandis que d'autres se voyaient récompenser de la dite récompense. Mais pour le moment, il me manquait une chose essentielle pour être pleinement efficace. Il allait me falloir des agents au seins de cette race si particulière. Déjà, les vampires s'adonnaient à la chasse au Graärh comme à un sport, certains gardant des esclaves pour eux, tandis que les autres captifs étaient vendue, via le réseau de la Confrérie, à des nobles humains.
En soit, cela ne me dérangeait guère. Après tout, cela n'était guère mon affaire. Mais je sentais que ce comportement allait provoquer une catastrophe incessamment sous peu. Et je risquais de perdre gros si je tardais à agir.

Mais aujourd'hui, j'étais attablé dans la salle de réunion de Capitaines d'Athgalan, entrain de traiter l'interminable liste d'informations que j'avais pu collecter jusque là, déterminant à qui telle ou telle information pourrait être utile. A qui je vendrais et à qui je donnerais des informations. Car il faut savoir autant donner que vendre pour être efficace dans le milieux. Une tâche que je réussissais plutôt bien. Du moins jusque là.
Je posais une annotation sur le parchemin devant moi, vérifiant de quelle source l'information me parvenait. Sélénia. La guerre entre l'Empire et l'Alliance des Cités Libres faisait rage, tandis que l'Empereur Nolan cherchait un moyen pour y mettre fin. Dans les deux sens, des flux de fuyards allaient et venaient, espérant trouver mieux de l'autre côté de la barrière. Cela me faisait doucement sourire. Les humains veulent toujours plus, mais ils ne créaient que rarement quelque chose d'eux même. Et ceux qui le font sont si rares qu'ils représentent une mânes providentielle pour qui les trouve et reconnaît leur talent.

Je levais la tête lorsque l'une de mes filles, assignée à la réception des doléances à la Cabine des Capitaines, entra dans la salle d'audience de l'imposante bâtisse de la cité pirate.


-Veuillez pardonner mon intrusion. Il y a quelqu'un qui souhaite s'entretenir avec les Capitaines. Puis-je le faire entrer?

Je haussais d'abord un sourcil, intrigué par pareil demande. En effet, en temps normal, les gens évitaient de venir ici pour demander audience. Ils venaient si ils étaient convoqués par un Capitaine ou pour livrer la part de la Confrérie prélevée sur leurs prises, mais rarement pour demander une audience.

-Fais le entrer, Aude. Nous verrons ce qu'il veut. Je lançais un regard alentour, jusqu'à ce qu'un homme étrange entra. Et bien? Que pouvons nous pour vous, illustre inconnu???

Le ton ne se voulait pas menaçant ou hautain. Juste un peu joueur, mais guère plus.
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Re: Une offre qu'on ne peut pas refuser [PV Capitaines de la Confrérie]

le Dim 1 Juil - 12:58
¤ Audience pirate ¤

La guerre secouait Tiamaranta, d’une moins une île composant cet archipel. Ailleurs il y avait bien quelque conflit, mais rien pouvant être qualifié de guerre. Rafle à l’encontre des Graärh, attaque de créature ou chasse de ces dernières pour sécuriser un territoire. Athgalan elle-même était constamment en train de sécuriser son territoire en repoussant tendriculaire, mille-pattes géant et vaseux, les pires de tous. Mais le conflit le plus intéressant avait lieu en Calastin. Les humains avaient fait cession, une fois encore la race des hommes se trouvait divisée en deux camps. D’un côté l’empire nommé sélénien sous le contrôle de la famille Kohan et de l’autre un conglomérat de villes rejetant l’influence, le contrôle et la légitimité de l’empereur, prônant alors leur indépendance. Il faut dire que la famille Kohan avait été au centre de deux nombreux évènements depuis l’arrivée des Almaréens. La trahison de Fabius Kohan, la résistance de Korentin Kohan. Rien de tel qu’une guerre fratricide pour fragiliser la couronne, sa légitimité et emporter une volonté de changement. Et au milieu de tout cela, Athgalan se devait de naviguer et d’en tirer un maximum de profit. C’est lors des guerres que les pirates font le plus de profit, car on n’a pas le temps de s’occuper d’eux, et à ce titre, on préfère alors négocier avec eux au lieu de les combattre. Les pirates avaient alors la position ascendante et pouvaient réclamer des sommes indécentes. Mais la tranquillité de leur navire n’était pas l’unique chose avec laquelle il était possible de contracter auprès des pirates. On pouvait parfaitement les engager en tant que mercenaire, leur demander de piller les navires adverses afin de ralentir l’approvisionnement et bien d’autres encore. Toutefois, la ville du crime n’était pas uniquement spécialisée dans ce type d’opération, la piraterie n’étant que l’une des cordes à son arc. L’information, la corruption, l’esclavagisme, assassinat, la contrebande. Vendre information à tel ou tel camp pour lui conférer un avantage et bien sûr à bon prix. Utiliser telle information pour faire pression contre un individu afin de l’obliger accomplir une faveur, ou encore grassement rémunérer quelqu’un pour le faire agir comme on souhaite. Vendre des esclaves pour permettre aux villes de construire plus rapidement, ainsi mieux se préparer à la guerre, mais aussi ne pas épuiser la ressource humaine d’homme libre en constructeur, mais plutôt en soldat. Faire un contrat d’assassinat pour se débarrasser des personnes gênantes. Et enfin les contrebandiers pour fournir des ressources de manière discrète à certaines armées ou villes dans le besoin.

L’elfe à la chevelure d’écume avait pris parti dans cette guerre, du moins en même sorte, pour l’alliance des cités libres. Aussi était-il en train de préparer quelque chose à l’encontre de l’Empire sélénien. Il avait pour objectif de voler un navire à l’empire, mais pas n’importe lequel, un navire destiné à l’empereur lui-même. L’intérêt de cela ? Affaiblir les séléniens en leur retirant un puissant bâtiment, décrédibiliser les séléniens en volant à leur nez et barbe un navire destiné à leur dirigeant et cela sans se faire attraper. L’alliance des cités libres y trouverait son compte, c’est pour cette raison qu’il était parvenu à trouver quelques soutiens pour cette mission, l’elfe avait été en mesure de réduire de moitié le coût de l’opération de la poche d’Athgalan.

Cependant, lors de cette réunion, ce n’est pas de cela qu’étaient en train de traiter de capitaine des gredins. Il était auprès du capitaine des contrebandiers en train de s’occuper des comptes de la ville. Tous deux étaient en train de faire le point sur les recettes et les dépenses qu’il avait provoquées. L’elfe confirmait les apports effectués, aussi bien par ses propres soins en attaquant des navires ou en transportant des marchandises, mais aussi ceux résultants des guildes de voleurs sous son contrôle. Et il justifiait les dépenses liées à la corruption. Certaines fois le chantage ne suffisait pas et il fallait aligner la monnaie. Le capitaine des contrebandiers était particulièrement rigoureux sur les comptes ce qui ennuyait assez l’elfe sombre.

Si bien que Nathaniel eut du mal à réprimer un soupire de soulagement quand il entendit celle assignée à la réception des doléances annoncer l’arrivée d’un inconnu. Tous les capitaines de la confrérie s’échangèrent un regard avant de hocher de la tête, décidant ensemble qu’il accordait une audience à l’individu, interrompant pour un temps leur réunion pour accorder de leur précieux temps à l’individu. Eärendil se redressa s’étirant un peu avant de quitter le capitaine des contrebandiers pour rejoindre son siège, étant resté pencher auprès de lui un bon moment sur les comptes.

La capitaine des catins fut la première à ouvrir la bouche, un brin malicieuse, demandant à l’inconnu ce qu’il souhaitait, venant même y mettre les formes. L’elfe soupira intérieurement, pourquoi le traité d’illustre ? Était-ce une déformation professionnelle ? Elle n’était pas dans l’un de ses bordels ici, pas la peine de passer de la pommade au client pour lui faire croire qu’il était quelqu’un d’important. Aussi le gredin rectifia rapidement les choses.

« J’espère que c’est important. On n’interrompt pas une réunion de la confrérie sans bonne raison. »


@Arakjörn Nygdmer
@Kalza'ah Ashuddh


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Re: Une offre qu'on ne peut pas refuser [PV Capitaines de la Confrérie]

le Sam 7 Juil - 11:28
Arakjörn était inconfortablement assit, les pieds sur la table comme d'habitude, son poids appuyé sur le dos de sa chaise qu'il s'amusait à faire tanguer pour passer le temps. Il assistait là à l'une des quotidiennes réunions des capitaines de la confrérie, c'est à dire de lui, et des autres clowns d'Athgalan. Il était dans une salle prévue à cet effet assit au bout d'une table un peu spéciale, avec deux branches qui se rejoignaient à son niveau, formant une sorte de “U” dont l'ouverture pointait vers la porte d'entrée et derrière, un escalier en colimaçon qui descendait jusqu'au bar de la cabine du capitaine, le niveau inférieur. C'était un peu petit, un peu glauque, mais en réalité par rapport aux autres bâtisses cramoisies d'Athgalan, c'était spacieux et même propre, chose vraiment très rare dans un marécage. Lui s'en fichait quelque peu, le plafond ne serait jamais trop bas pour lui, mais qu'un bâtiment construit spécialement pour les capitaines respire quand même un peu la classe, ça avait un coté valorisant comme quoi les coffres d'Athgalan se remplissaient enfin. L'ambiance glauque c'était surtout dû au soleil qui manquait, aux bougies qui fânaient, et à la douce odeur mélangeant celles de la sueur ,de l'alcool, de la vase et du sel qui s'infiltrait entre les planches de bois humides. Mais bon, ici, c'était comme ça partout surtout de nuit, et Arakjörn aimait ça, quelque part, il s'était attaché à cette ambiance malsaine, c'était sa ville, c'était chez lui.

Par contre ce qu'il aimait moins c'était ce genre de réunions nases, et la mixture qu'il fixait d'un coin de l'oeil depuis le dessous de son énorme chapeau. C'était dingue qu'on trouve des gens qui se soumettent à faire le serveur ici, mais pendant la réunion des grands, il y avait des gens qui venaient leur apporter à boire. Et lui ne savait pas ce qu'il y avait dans son verre. C'était jaune et mousseux, donc de la bière sans doutes, mais ça puait tellement fort l'alcool qu'il émettait un doute. Et ça l'énervait profondémment, parce que dans le coin on aime bien mesurer la virilité d'un homme – Un sujet sensible pour lui qui avait la tronche d'un gamin de 10 an – à la quantité de boisson qu'il peut ingurgiter avant de se faire égorger pour avoir salit le plancher du bar,  or la dernière fois qu'il y avait touché il avait manqué de ravager le centre de la cité par perte de contrôle de lui même et de ses pouvoirs. Ça en avait effrayé certain, mais ça en amusait d'autre, parce qu'il avait sans doutes gueulé plein de trucs stupides, ivre d'un demi-verre d'alcool. Or le bougre tenait à son image publique, car il ne resterait pas longtemps à son poste s'il ne savait pas se faire respecter.

Bon, du coup, quitte à passer pour un faible, il n'allait pas risquer de se cramer le cerveau en pleine réunion, d'un bout de sandale reposée sur la table, il éloigna rapidement son verre, et il regarda ailleurs. C'était d'un ennui terrible, tout le monde faisait ses petites affaires dans son coin, des affaires de fric surtout. Lui s'en fichait du fric, il était plein aux as, en plus d'être le capitaine pirate d'Athgalan, l'auteur de ses plus grands pillages, il était aussi une bête aux jeux de carte, doué pour bluffer, arnaquer, tromper, et également incroyablement chanceux, il connaissait tout du jeu, et juste en bas, au bar, il allait se ravitaller en sensations et en monnaie presque tout les soirs quand il n'était pas en mission.
Dans un coin de table il y avait le gredin. C'était un elfe mais il était pas comme ses congénères, il était encore plus lourd et encore plus vantard et encore plus péteux, ce qui est quand même pas très facile. Avec son air sérieux mais à moitié psychopathe, et le pire, c'est qu'il était vraiment dangereux, enfin comme toutes les personnes asssisent à cette table. Au fond, ils se ressemblaient juste beaucoup tout les deux, mais Arakjörn détestait tout le monde, et en particulier lui même.
L'autre extrémité, il y avait la catin, elle méritait bien son titre, elle avait vraiment quelque chose d'insupportable. Impossible de lire en elle, impossible d'entamer une conversation normale sans tomber direct dans une de ses ficelles. Après, force est de reconnaître qu'elle avait un sacré talent, et servait malgré sa nature a petites combines la confrérie avec honnêteté... en tout cas c'est ce qu'elle laissait penser.
Il y avait aussi la capitaine chat, personnage charismatique et franchement attirant, elle par contre faisait vraiment peur. Un gräarh qui enchaîne les siens, et en fait un commerce ? Dans un monde comme celui là, il n'y avait rien de plus ironique, ça lui paraissait génial.
Quant à lui, sa spécialité, c'était la piraterie, piller, détruire, ravager, des petits commercants aux vaisseaux de guerre même, il était une force capable d'annhiler tout sur son passage, de soumettre n'importe quoi ou n'importe qui pour peu qu'il se serve correctement de sa tête, de ses talents et de ses hommes. Il était l'un des fondateurs d'Athgalan, et même si autour de cette table les uns et les autres se jouaient constamment des petites guerres de pouvoir ou de sous, ils étaient tous alliés, partageaient tous le même objectif, et Arakjörn admettait alors que c'était ensemble qu'ils en tiraient le plus de force.

Finalement, on vint le sortir de son ennui – il s'était mit à fixer le plafond en écoutant le brouhaha ambiant – lorsque une jeune fille d'Irina entra dans la salle d'audience. Ça aussi ça l'énervait, quitte à surveiller la porte, autant mettre de vrais gars, il avait lui même pas mal de matelots de deux mètres cinq qui ficheraient la trouille à n'importe quel glandu qui oserait s'interposer ainsi en pleine réunion, et pas.. enfin pas ça quoi. Alors sans rien dire, il redressa la tête, lentement, comme s'il jouait un effet comique, pour afficher une face dégagée, parfaitement encadrée entre son chapeau et le col de son long manteau sale, les cheveux courts, les yeux vifs, cernés d'une peau teintée de cendres qui lui donnait un air menaçant, un sourcil arqué et l'autre froncé, l'air exagérément... sceptique, quant à la personne qui s'avançait vers eux.


- Haine -

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Re: Une offre qu'on ne peut pas refuser [PV Capitaines de la Confrérie]

le Dim 8 Juil - 18:43
Derrière un écran de fumée de tabac opaque, dans un des coins de la table de la cabine, de grands yeux bleus fantomatiques lisait un rapport.
Des doigts griffus et couverts de velours noir tournaient les pages d'une main et de l'autre tirait presque en continu sur son calumet. Elle exhalait sa fumée par les narines et par la gueule, savourant les volutes qui s'accrochaient à son poil et ses moustache, etouffant tant bien que mal l'odeur nauséabonde qui régnait dans la pièce. Elle était assise en tailleur dans son grand fauteuil usé et elle en avait déjà marre. C'était d'un pénible... Tout les jours les mêmes remarques des chef des chantiers qui se plaignaient de pilotis qui s'enfonçait continuellement dans le marais, que les digues devaient être réparées et que la construction de nouvelles habitations n'avançaient pas...
Elle jeta un bref regard à ses collègues dont certains étaient en train de discuter tranquillement ou carrément en train de glander et elle émit un petit sifflement agacé. Sans ses esclaves, sans sa poigne de fer, ils n'étaient rien. Ils lui devaient leur oisiveté, sans elle pour mettre sur pied cette putain de ville, ils n'auraient aucun port, aucun trou où se cacher des autres nations. Les autres nations aussi lui devaient leur réussite car s'ils avaient su se relever aussi vite de leur exil massif, c'était parce qu'elle savait où aller chercher les Graärh dans leurs terriers et comment réduire en esclavage des honnêtes petites brebis humaines ou elfiques pour aller bâtir des villes, des ponts, des fermes et d'autres navires.
Parfois elle avait envie de tout foutre en l'air, de tout brûler, de tous leur arracher la gorge avec les dents ou de planter sa lance dans leurs entrailles et de la tourner lentement avant de partir loin. Mais elle se retenait, reprenait une bouffée de tabac et s'exhortait à la patience. Elle remit du tabac dans le fourneau de sa pipe et y ajouta un peu d'herbe pour se calmer. Elle avait fréquemment des accès de colère qu'elle se devait de contrôler, ses responsabilités ici était presque les même que lorsqu'elle était Aaleeshaan, elles requéraient toujours autant de fermeté et de cruauté de sa part, mais aussi de la sérénité et de la modération. La rage bestiale, c'était pour les autres félins, elle était au-dessus de cela, au-dessus d'eux. Peu à peu elle sentit l'herbe faire effet et sa tête s'alléger. Elle aborda ainsi son rapport avec plus de clarté et nota ce qu'il convenait de faire pour l'entretien de la ville. Elle allait devoir encore faire une note de frais au capitaine des contrebandiers et il allait encore tirer une tronche de trois pieds de long. Tans pis.
Elle passa enfin à la partie de son rapport qui lui plaisait vraiment.
Les esclaves.
Les pertes, les nouvelles acquisition, les ventes, le nombre de malades, le nombre de femmes à refourguer à la capitaine des catins, le budget nourriture, le salaire des navires esclavagistes et leur entretien, l'achat de nouveaux fers et cages, l'encre pour les tatouages etc etc...
Et surtout, en rouge, le nombre de Graärh capturés ou morts. Celui-là était très important. C'était même la seule raison de la présence même de Kalza'ah dans cette pièce. C'était la seule raison d'être de cette ville pour elle. Le reste n'était qu'accessoire et trivialités. Et ce nombre augmentait. Petit à petit, rafle par rafle, capture par capture son ancien peuple tombait dans ses griffes.
La capitaine savoura sa fumée tranquillisante encore plus. Ce n'était jamais assez, sa soif pour les esclaves Graärh ne serait sans doute satisfaite que quand il n'en resterait plus aucun sur l'archipel mais qu'est ce que c'était bon. Imaginer les villages de ces immondes sous-races brûlaient dans la savane sans laisser de traces... Hmm douce vengeance...
Elle ronronna de plaisir en s'imaginant diriger des files de corps poilus enchainés à coups de fouet, piétiner du pieds les os des guerrier des légions Vat'Aan'Ruda et Vat'Eem'Medonis.

Elle fut interrompue dans sa rêverie par des bruits de pas dans l'escalier. C'était la larbine de la capitaine des catins qui venait l'informer de la venue d'un visiteur. Oh la la mais celles là elle piaillait vraiment pour tout et n'importe quoi... ne pouvaient ils pas simplement se servir de leur oreilles et être prêts à recevoir les gens comme ils arrivaient ? Que ce soit des gardes en bas ou eux directement qui tranchaient les gorges des visiteurs importuns ça ne changeait pas grand chose non ?
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Re: Une offre qu'on ne peut pas refuser [PV Capitaines de la Confrérie]

le Jeu 9 Aoû - 5:25
Bien qu’on aurait pu s’attendre à pénétrer dans une large salle, c’est dans un hall assez sobre que se retrouva Demens lorsqu’il eut passé le pas de la porte. Sur le mur opposé se trouvaient deux portes additionnelles, l’une d’elle étant fermé. L’autre était entrouverte et semblait donner sur une plus grande pièce, mais avait que l’homme ne puisse avancer, une jeune femme arriva rapidement de cette même pièce pour venir le rejoindre tout en prenant soin de refermer la porte dans son dos. Bien plus petite et menue que lui, elle porta peu d’attention à son apparence étrange et le questionna plutôt en affichant un sourire poli.

- Bonjour. Puis-je vous aider?

- On m’a dit qu’ici je trouverais les dirigeants. Je désire les rencontrer.

- Ceux-ci sont présentement en réunion, mais je peux prendre votre-

- Je veux les rencontrer.

Il n’avait pas haussé le ton ni tenté de se faire intimidant, mais n’avait pas hésité à couper la parole de l’autre. Son sourire disparu et elle répéta une fois de plus qu’il n’était pas possible de rencontrer les Capitaines, aussi le Cafard resta planté là à attendre. Après tout, s’il lui fallait patienter, aussi bien le faire là où il était certain de rencontrer ceux qu’il recherchait. Il remarqua que la femme fronçait légèrement les sourcils, possiblement par colère ou par incompréhension, mais il aurait été incapable de le déterminer. Après avoir laissé échapper un très léger soupir, elle se retourna vers la seconde porte, celle qui était fermée depuis le début.

- Attendez-moi un instant je vous prie, je vais aller les aviser de votre présence.

Derrière la porte se trouvait un escalier qui grinça lorsqu’elle monta les marches. Le déserteur pu donc suivre sa progression même lorsqu’elle fut hors de sa vue. Il l’entendit ouvrir une autre porte au palier supérieur et devina qu’on s’échangeait quelques mots, puis elle revint vers lui en faisant une fois de plus craquer le bois sous ses pieds menus.

- Les Capitaines acceptent d’interrompre leur réunion pour vous recevoir. En haut, prenez la porte à gauche.

Sans un regard ni un remerciement, l’ex-tortionnaire suivit le chemin indiqué et aboutit dans une salle assez grande où se trouvaient cinq personnes installées dans des fauteuils usés ou des chaises autour d’une table en U.

- Et bien? Que pouvons-nous pour vous, illustre inconnu?

Celle qui était à l’origine de la question était une toute petite adolescente à la peau blanche, aux cheveux argentés et aux yeux étrangement rouges. Si ces détails laissaient supposer chez elle une nature vampirique, son maquillage finement appliqué rappelait l’autre fille qui avait accueillie Demens au rez-de-chaussée, ce qui pouvait indiquer un lien potentiel entre les deux.

- J’espère que c’est important. On n’interrompt pas une réunion de la confrérie sans bonne raison.

C’était cette un Elfe qui venait de parler vu ses traits corporels typiques à ceux de sa race. Celui-là avait une peau plutôt grisâtre, des cheveux blancs et semblait particulièrement grand, mais c’était surtout ses oreilles plus prononcées que la moyenne qui rendaient indéniable sa nature. Tout comme la jeune fille qui s’était exprimé juste avant lui, il portait un maquillage, mais celui-ci s’apparentait plutôt à quelque chose qui se voulait possiblement guerrier.

Sans répondre immédiatement, l’homme aux cristaux observa tour à tour les trois autres individus qui l’observaient sans émettre le moindre mot. Le plus proche de lui aurait certainement pu se faire passer pour un enfant vêtu de vêtements trop grands et d’un curieux chapeau pointu, mais son œil savant devinait que le corps atrophié qui paraissait çà et là à travers le linge était bien celui d’un adulte. Ce fut ensuite au tour d’un Humain chauve et à la barbe épaisse d’être observé. Sans être aussi grand que l’Elfe, il demeurait bien costaud et Demens soupçonnait qu’il s’agissait là d’un Almaréen considérant ceux qu’il avait déjà étudié par le passé. Finalement, ses yeux finirent par se poser sur une Graärh dont la présence ici semblait paradoxale, mais le Cafard n’en fit pas plus de cas. Calumet à la main, elle était entourée d’un écran de fumée et le dévisageait en retour tout en laissant un subtil ronronnant se faire entendre.

Parcourant cette fois-ci la table du regard, l’ex-tortionnaire constata qu’il venait bel et bien d’interrompre une réunion manifestement importante vu la quantité de documents variés qui était étalé, mais il ne s’en souciait pas le moins du monde. Si cette assemblée était d’une importance majeure, l’inconnu qu’il était ne se serait pas fait offrir la moindre audience et il serait encore debout dans le hall à attendre patiemment. Au bout de plusieurs secondes, le déserteur répondit de son ton neutre en regardant de nouveau l’adolescente puisque c’était elle qui l’avait directement questionné.

- Mon nom est Demens Torqueo. J’étais tortionnaire à Sélénia avant que la révolte n’éclate au sud de Calastin. J’ai dû quitter mon poste en raison de mes pratiques inadéquates. Je suis venu jusqu’ici pour vous offrir mes services en tant qu’alchimiste.

Jugeant qu’il avait délivré les seules informations pertinentes pour l’instant, aussi redevint-il muet sans se douter que sa courte réponse risquait de déplaire à certains.



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Re: Une offre qu'on ne peut pas refuser [PV Capitaines de la Confrérie]

le Dim 25 Nov - 11:16
[HRP]Désolé pour le retard.[/HRP]

J'avais tendance à oublier que les jeux de mots échappaient à certains de mes confrères. Ils étaient loin d'être stupide, mais ils manquaient parfois de cette subtilité propre au verbe, ce qui pouvait rendre le jeux des doubles sens avec eux d'un ennui mortel avec eux. En contre partie, ils préfèrent le mot cru et sans raffinement.
L'inconnu entra dans la pièce, observant attentivement chacun d'entre nous avant de prendre la parole. J'en profitais donc pour faire de même. Le détailler au maximum pour ancrer les détails dans mon esprit. Un homme marqué par ses expériences et ce qu'il a pu accomplir jusque là. Un homme au regard vide d'expression, mais pourtant d'une dangerosité profonde tant la démence pouvait s'y cacher. Mais, étrangement, ce qui était le plus marquant n'était pas tant cette folie que le physique. En effet, l'homme était recouvert de cristaux. Il les portait sur le corps en des endroits improbable. Il est fréquent de voir les gens s'affubler de cristaux ou de diamants en bijou. Toutefois, dans le cas de ce Demens Torqueo, les cristaux faisaient partie intégrante de son corps. Un détail que j'avais pris pour une lubie de mes agents quand ils m'avaient fait une description du tortionnaire de Sélénia. Pourtant, je devais reconnaître aujourd'hui que ce n'était pas une idée frivole. Bien au contraire. Dans sa démarche, l'on voyait que ces cristaux étaient plus une gêne qu'autre chose. Qu'est ce qui a bien pu provoquer pareille transformation? Ma curiosité à l'égard de cet homme venait de monter d'un cran.
Il avoua, de ses propres mots, que ses pratiques étaient inadéquates pour ce qu'attendait l'Empire des Kohan. Cela ne fit que m'amuser. Les rumeurs sur cet homme étaient certes rares, mais elles étaient loin de l'image d'un saint-homme. Et voila qu'il nous proposait de devenir l'alchimiste d'Athgalan. Une offre intéressante.
Pourtant, quelque chose me disait de ne pas accepter, pour ma part, immédiatement. Cela devait cacher quelque chose. En effet. En soit, il n'y a pas vraiment besoin de demander la permission pour venir s'installer dans la citée pirate. Il suffit de poser ses bagages et de suivre les règles. Pourtant, cet homme avait fait le pas de venir nous voir. Cela cachait donc quelque chose.
Je me penchais en avant, posant mon menton dans le creux de ma main, mon sourire toujours présent sur les lèvres. Mais c'était loin d'être un sourire tendre ou avenant.


-Voila une offre intéressante. Mais à quel prix nous offririez vous vos services? En soit, si c'est juste pour disparaître, vous l'avez déjà fait par vous même. Donc, la question est, qu'est ce que vous attendez de la Confrérie en lui faisant pareille offre?

Je n'étais pas assez stupide pour accepter ainsi. Je me méfies déjà de mes confrères et de leurs hommes. Ce n'est pas pour croire aveuglément un homme sorti de nul part qui vient vendre ses services. Il y a toujours un prix à payer. Et je suis prête à parier que n'importe lequel des autres Capitaine est également curieux de connaître ce prix. De savoir ce que nous devrions déployer pour avoir l'exclusivité des service de cet alchimiste à l'apparence tordue et à l'esprit guère plus clair.
Je n'avais pas besoin de regarder les autres Capitaines pour lire cela dans leur esprit. Je les connaissais trop bien pour en avoir besoin en l'état des choses. Nathaniel était un elfe pragmatique qui favorisait le résultat au moyen. Arakjörn cherchait surtout un moyen pour se distraire. Quand à Kalza'ah, elle attendait surtout son moment avec une patience infinie. Pour le Capitaine des Contrebandiers, c'est encore plus simple. L'argent était tout ce qui l'intéressait. Combien entrait dans nos caisses et combien en sortait. Si le maximum pouvait entrer et que le minimum suivait le flux inverse, c'était tout ce qu'il demandait. Une logique simple qui avait l'avantage de ne pas être particulièrement difficile à mettre en oeuvre. Du moins lorsque l'on est le seul à prendre le commandement. Or, chez nous, nous étions cinq à prendre ces décisions, et que nous avions chacun nos propres intérêts.
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Re: Une offre qu'on ne peut pas refuser [PV Capitaines de la Confrérie]

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