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« Nous sommes nos choix ivres d'inconscience. » - Tryghild.

le Dim 29 Juil - 23:46
Début décembre.

Provocation. Voilà le premier terme qui aurait pu venir à celui qui savait ce qu'elle était et il n'y avait aucune difficulté à le deviner, elle était un vampire et ne s'en cachait pas le moins du monde, il suffisait de jeter un coup d'œil à sa tenue. L'ancien uniforme des vampires, les plaques d'acier noir surligné de rouge, sa cape écarlate reposait sur la croupe de sa monture, le destrier était dans le même accoutrement que son cavalier. À une époque avoir la mort rouge devant les portes de sa cité, n'était pas une bonne chose, ça aurait été une déclaration de guerre, mais le Fléau rouge seul ? Il n'avait aucune chance et ne constituait pas une menace à lui seul. Mais elle était encore bien loin de la ville, et méditait sur la tenue à porter, il était évidant qu'on ne la laisserait jamais rentrer dans cette tenue, pire, on pourrait presque la tirer à vue.

Néanmoins, était-ce juste et poli de mentir ? Elle connaissait la fierté de ceux qui vivaient derrière les lourds murs, et elle avait admiré par le passé leurs capacités martiales et acceptait de s'incliner devant un adversaire honorable. Néanmoins, elle devait avouer qu'elle n'avait aucune envie d'être ici, elle avait besoin d'un but, et il se cachait derrière les épaisses murailles. Mentir sur qui elle était lui paraissait être la pire chose à faire, ils savaient reconnaître un vampire quand ils le voyaient. Et elle était Aphaïa Makhaïra, le Fléau Rouge, commandante des armées vampiriques. Et elle n'aurait pas peur.

Monstre. Elle ne saurait pas nier l'amère vérité, et c'était exactement ce qu'elle et son peuple était, des monstres, des parasites tout au plus, traîtres et parjures. Et ça ne changera jamais. Et paradoxalement, ce n'était pas un des siens qui avait détruit son bras droit, mais un almaréen, et curieusement, il lui paraissait encore plus faible qu'à l'ordinaire, peinant presque à garder les deux paires de rênes de sa monture dans la main, le mécanisme qui lui permettait de faire fonctionner l'assemblage grinçait, il n'avait pas été revu depuis des lustres. Il était pour ainsi dire impossible de trouver un forgeron digne de ce nom.

Le destrier piaffait d'impatience, renâclant de ne pouvoir avancer à sa guise, la bête était immense et peut-être même menaçante dans son armure de plaques. Oui, nous y allons, Louve. Tu n'as jamais eu peur de rien toi, tu n'es qu'un cheval. Un appel de langue et la jument se mettaient au petit trot non sans ruer, oreille plaquée en arrière et hennissement agacé appuyant son geste. J'aurais pu me déguiser et prendre Helios, il a un meilleur caractère. L'étalon palomino était bien plus passe-partout que le destrier vampirique, elle devait bien l'avouer. Mais il était trop tard pour aller chercher une nouvelle monture au camp et finalement la vieille carne l'aiderait à supporter cette épreuve. Mais son cœur se serrait à cette pensée, et à son pauvre Caleb, il aurait su apprécier mieux cette ville qu'elle. Elle eut envie de retirer son heaume pour profiter d'avantage de la vue, mais elle n'était pas assez à l'aise pour ça.

Néanmoins elle devait se lancer, sinon elle n'oserait jamais le faire, elle n'avait pas fait toute cette route pour faire demi-tour, alors elle avançait sa monture, elle savait qu'il n'y avait aucune chance qu'elle rentre dans cet accoutrement, elle s'y était préparer mais peut-être que le courage saurait toucher juste.




Le meilleur moyen de se sentir vivant: errer dans les bois, un soir de nuit noire.
Si vous sentez que vous suivez un animal, ne le combattez pas.
Si vous sentez qu'une bête vous suit, surtout, ne la combattez pas, ne vous arrêtez pas, ne vous retournez pas.
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Re: « Nous sommes nos choix ivres d'inconscience. » - Tryghild.

le Jeu 2 Aoû - 0:05
Les hautes murailles de pierre s'élevaient déjà, hautes et fières, immaculées. Leurs hauts créneaux présentaient régulièrement les sombres formes de lourdes et puissantes balistes tournées vers le cœur de l'île, ainsi qu'une garde vigilante mais silencieuse. La lourde porte cyclopéenne était close, ne s'ouvrant que sur demande express des voyageurs ayant montré patte blanche. La peine de mouvoir ces lourds battants n'était rien comparé à la peine de devoir les voir ignorés. Les fanions ondoyaient au vent marin qui sifflait avec vigueur en cette journée, ornant tant les murs que la grande citadelle dans laquelle vivait la famille Svenn et où se déroulaient les séances plénières du conseil de la cité, tant le majeur que le mineur. La froideur coupante de Décembre n'avait nullement apaisé Délimar, bien au contraire, la ville retrouvait-là le baiser de son ancienne patrie, et portée par l'enthousiasme des fils du nord, la population redoublait d'ouvrages et de fougue à la tâche. C'était-là un temps idéal et il était hors de question de le gâcher à ne rien faire, rien ne pouvait être plus agréable que cette atmosphère clémente, vivifiante sous un ciel à l'azur pur et immaculé. Tryghild elle-même avait décidé de profiter de ce don des Déesses pour abandonner temporairement son mantelet d'intendante et descendre en ville afin de poursuivre l'apprentissage qu'elle effectuait auprès de l'un des artisans de la ville, qui avait accepté de la prendre sous son aile et lui permettre de réaliser l'un des rituels les plus importants du peuple de Glacern : la participation à la vie de la communauté au travers d'un second, voire d'un troisième métier après celui de soldat. Dans son cas, elle aidait un tanneur spécialisé dans la fabrication de bottes, et bataillait sur les coutures à effectuer dans les semelles. L'homme, d'âge avancé, avait l'extrême patience de lui expliquer plusieurs fois les choses et elle ne souhaitait nullement le décevoir.

Ce fut donc dans la tannerie que le messager vint la trouver pour lui apprendre quelle sinistre visiteuse se présentait crânement devant les hauts murs des Purs. Elle releva difficilement la tête de son ouvrage, et en entendant les nouvelles se fit grave et fermée. Elle reposa les pans de cuir, se leva et s'inclina profondément devant l'artisan en s'excusant de devoir l'abandonner d'aussi rude manière, promettant de faire amende honorable dès qu'il lui serait possible. Le messager avait déjà apporté sa monture et elle l'enfourcha sans un mot de plus pour se diriger immédiatement vers la porte centrale de la ville, où sa garde-loup attendait. Pendant quelques instants, elle conversa avec le maître de la porte, puis demanda à ce que celle-ci soit ouverte pour elle. Les lourds battants grondèrent et grincèrent en étant écartés lentement et pesamment de son chemin, sans qu'elle ne bouge. Puis lorsque ce fut fait, elle s'avança avec sa garde jusqu'à se trouver face à la monture de l'importune. Ses yeux pâles observèrent stoïquement la silhouette en armure, sans que ses lèvres ne bougent, et la mire durant plusieurs longues minutes avant qu'elle ne s'adresse enfin à son vis à vis avec un fort accent nordique qu'elle ne cherchait pas vraiment à contenir :

«  Que venez-vous faire ici ? »

Qu'elle soit nordique ne signifiait pas qu'elle fut idiote, contrairement à ce que les fats de Sélénia voulaient bien croire. Que le Fléaux rouge décide de venir se présenter aux portes de sa ville n'était pas anodin. Le commandant vampirique n'était pas un imbécile, il devait bien savoir que sans une excellente raison et une très bonne immunité, il finirait mort et sa tête sur un pal en haut des murs… donc s'il était là, c'était qu'il avait effectivement de bons arguments, ou qu'au moins il le pensait. Il n'y avait rien ici pour lui, à première vue, et elle ne pouvait imaginer qu'il en fut autrement. De toute façon elle n'avait pas envie de se perdre en conjectures face à un tel individu : sa simple présence était une insulte envers les loups nordiques. Pas de salutation, pas de ronds de jambes et pas de courtoisie outrancière. Bien que l'autre soit une abomination, il était aussi un soldat, et elle ne voyait pas pourquoi elle se donnerait la peine de lui parler autrement que comme un soldat. Elle-même n'appréciait pas de passer des heures pour enrober ce qui devait être dit. Hors plus vite les choses seraient dites, plus vite ils en auraient tous terminés.

«  Si vous avez une requête précise, on l'étudiera. Sinon, je vous conseil de passer votre chemin, ce sera certainement mieux pour nous comme pour les vampires »

Et elle devait se mordre la langue pour les appeler ainsi et pas de façon plus grossière.




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Re: « Nous sommes nos choix ivres d'inconscience. » - Tryghild.

le Dim 12 Aoû - 12:52
Les Svenn étaient des êtres aisés à reconnaître, ils avaient quelque chose en plus qu'elle ne parvenait à expliquer, une aura d'adversité qu'elle respectait, immédiatement, elle faisait faire face à sa monture qui pivotait sur ses postérieurs avec une souplesse propre au destrier, une politesse, elle n'allait pas continuer à admirer le paysage alors que l'intendante elle-même avait fait le déplacement, mais peut-être se trompait-elle ? Le ton fut donné, inamical au possible, à peine tolérant, et encore, ce n'était que pour donner une certaine image.

La jument plaquait ses oreilles en arrière, mâchonnant les mors de sa bride, agacée de trouver un bipède presque aussi grand qu'elle, qui faisait déjà près de deux mètres au garrot, elle relevait la tête, non sans garder le chanfrein à la verticale, comme si elle tentait de conserver d'avantage de centimètres au dessus de la femme, fixant cette dernière de ses yeux bruns. La cavalière, elle, attendait que l'immense femme finisse de parler - par politesse - avant de prendre la parole après s'être inclinée.

Je ne suis ici que pour rencontrer deux personnes. Aucune trace de malice dans le ton de la voix de la créature de la nuit, elle n'était pas une menteuse et elle semblait tout à fait disposée à donner des informations complémentaires. Gytheäl Lorvarkir et Helga Muiris. Aucune trace d'animosité dans la voix de la vampire à l'air juvénile. Un forgeron et une chirurgienne de bataille. Quelques détails qui avaient leur importance, et qu'elle livrait avec une facilité déconcertante, l'absence de mensonge assurerait une conversation plus tranquille.

Je ne suis pas ici au nom du royaume. Mais personnellement. Elle savait que sa tenue pouvait porter à confusion, néanmoins, nulle doute que la délimarienne n'était pas stupide au point de penser qu'elle viendrait ici officiellement sans un minimum d'homme, ç'aurait été du pur suicide. La conclusion était assez facile à tirer, on ne se présentait pas aux portes d'un ennemi ancestral sans avoir une bonne raison.

J'attendrais dehors. Il n'y avait aucune animosité dans le ton de sa voix, il y avait même un certain respect, de soldat à soldat même si elle ne faisait preuve que d'une simple vérité, aucune des deux n'avait envie que le Fléau Rouge entre dans la ville fortifiée. Il aurait été une grande preuve d'irrespect. Et elle n'était pas assez naïve pour y croire, peut-être qu'on la laisserait entrer, mais sortir serait un peu plus délicat.

Elle dépliait une lettre, en lisant rapidement son contenu avant d'ajouter : Je pense qu'il est inutile de s'étendre dans cette mésentente cordiale, dame loup. Elle-même n'était pas dupe, toutes deux en dépit de leurs airs relativement sereins étaient prêts à la méfiance la plus extrême, elle n'hésiterait pas à utiliser la violence si c'était justifier. Néanmoins, elle savait que ce n'était clairement pas l'idée du siècle. Je n'ai pas prévu de rester dans la région plus que de mesure. Voilà qui devrait rassurer tout le monde, elle la première. Et honnêtement après ce qu'elle avait vu à Sélénia, elle aurait tout intérêt à rentrer rapidement au sein du bastion vampirique.




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Re: « Nous sommes nos choix ivres d'inconscience. » - Tryghild.

le Mar 14 Aoû - 14:38
Les démonstrations de respect trop prononcées ne lui faisaient rien, au mieux, au pire, elles la gênaient. Pour autant, la nordique ne fit ni ne dit rien en la voyant s’incliner, restant pour sa part droite et digne sur l’immense monture dont elle ceignait les flancs. Elle ne voulait pas de démonstrations, pas de cette sorte en tout cas, en revanche elle voulait que sa présente interlocutrice aille droit au but, et qu’elles s’épargnent toutes deux des désagréments potentiels. Ce qu’elle sembla faire, dans un premier temps. L’objet de sa présence devant les murs de Délimar lui fit froncer les sourcils, et elle darda son regard pâle sur l’autre avec plus d’intensité encore, comme si cette simple mire pouvait percer la carapace de métal. Mais ce n’était pas le cas. La suite en revanche ne fut guère plaisante, à la hauteur de devoir avoir affaire à une telle créature, une immondice qui n’aurait pas dû avoir le droit de survivre encore aussi longtemps. Réprimant son dégoût, elle tâcha de garder une certaine forme de neutralité, au moins dans l’expression, afin de ne pas déshonorer son rôle d’intendante.

«  Il n’a jamais été question que vous rentriez. Les vampires sont nos ennemis, néanmoins je ne compte pas leur déclarer la guerre. Si vous entrez en ville, vous serez jugée pour vos crimes, et très certainement exécutée. Cela n’aide pas les positions diplomatiques, d’exécuter un commandant comme cela, et les vampires ne partagent pas nos notions de justesse »

Elle tira légèrement sur les rênes de sa monture pour la garder en place. Le destrier était rétif, non par peur du vampire, mais par fougue naturelle, allant de pair avec le caractère nordique. La bête sentait très certainement son état intérieur à l’heure actuelle. Et pourtant elle ne faisait qu’énoncer des faits logiques, avec une froideur pragmatique et militaire. Si elle exécutait ce chancre, les vampires, fourbes, traîtres et iniques créatures, en profiteraient certainement pour attaquer, or bien que rayer ces choses de la carte ne fut pas un dérangement pour elle, elle ne voulait pas conduire son peuple vers une guerre, pas pour le moment en tout cas. Surtout qu’une autre couvait déjà en Calastin, pas besoin de chercher les ennuis à Nyn-Tiamat pour l’instant. Quand la ville serait achevée, que la sécurité de leur propre île serait assurée… peut-être serait-il temps d’y repenser, si tous les vampires n’étaient pas déjà immaculés.

«  Quelles sont vos affaires avec ces personnes ? Que vous soyez ici au nom du royaume ou non, je n’ai pas l’intention de faire la moindre faveur, ni de donner le moindre avantage aux vampires. Je ne pourrais vous accorder votre requête que sur des explications concrètes»

Ce qui signifiait que sans l’information en question, elle pouvait immédiatement tourner les talons et s’en aller. Le vampire était commandant des armées du royaume sombre, presque n’importe quel bienfait lui étant accordé bénéficierait à ses supérieurs et au reste de la racaille… et pour autant trancher ne serait pas plus simple, car par souci d’équité, elle étudierait réellement et sincèrement la demande. Ainsi en allait son code de conduite.




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Re: « Nous sommes nos choix ivres d'inconscience. » - Tryghild.

le Mer 26 Sep - 1:39
Oh, ne vous donnez pas cette peine intendante, je sais que votre temps est précieux comme celui de tous les Délimariens et en ce qui me concerne tout le monde sait de quoi je suis accusé. Même si je préfère une punition longue et douloureuse pour expier mes fautes, une exécution à le mérite d'abattre les monstres. Elle levait les yeux au ciel, mais ça la dame loup ne pouvait le voir. Tant de manières et de haine à son égard que cela en devenait presque comique, néanmoins elle gardait son rire pour elle-même. Sa monture en revanche commençait à sérieusement se dandiner d'impatience, agissant par écho à l'énervement de la commandante. Tout fini par se payer un jour, tôt ou tard. Et c'est peut-être se manque de justesse qui causera la perte de notre royaume. Elle avait payé à de très nombreuses reprises, néanmoins jamais ça ne suffisait, jamais ça ne pardonnerait jamais rien. Néanmoins, une peine de mort ne résolvait rien non plus, elle ne rendait ni la vie des victimes et ne réparait pas les torts causés. Et elle savait que dans son cas ça serait toujours un simulacre de procès, elle était un vampire et était téocrate, un cocktail explosif qui lui faisait perdre touets ses chances.

Elle aurait dû écouter son doux Caleb, il l'avait enjoint tant de fois à déserté l'armée et à s'enfuir avec lui, lui qui rêvait de liberté, et peut-être qu'il serait encore en vie aujourd'hui, si elle n'avait pas eut peur. Son cœur se serrait douloureusement à cette pensée. Lui aurait trouver les mots pour appaiser cette tension. Elle se tirait rapidement de ses pensées, à cause de la jument, qui était particulièrement agacée par la présence d'un autre équidé, ronflant de plus belle tendis que la conversation s'éternisait.

Toujours un plaisir de bavarder avec vous. Pensa-t-elle en se renfrognant devant ce racisme primaire. Néanmoins, bien que son ego soit un peu mis à mal, il y avait bien du juste dans les paroles de l'intendante, elle était un criminel de guerre qui n'avait reçu qu'à peine une petite mise à pied, alors qu'elle avait allègrement tué et piller au cours des dix dernières années. Non ce n'était pas juste, mais ce n'était pas elle qui rendait les sentences.

Ce sont d'anciens soldats, ils ont été emportés par ce curieux mal et m'ont demander il y a quelque temps s'ils pouvaient revenir vers des terres plus familières, j'aimerais uniquement m'assurer qu'ils sont bien traités. Ils étaient tout deux natifs de Glacern avant d'être emportés par le fléau vampirique. Elle estimait que dire la vérité, était une nouvelle fois la meilleure chose à faire. Le terme Fléau était volontaire, puisqu'il s'agissait d'une vraie peste qui à une époque avalait énormément de vie, dont la sienne, mais le passé était ce qu'il était, impossible à changer. Si j'ai accepté de les laisser partir, c'est que bien entendu, ils ne sont coupables d'aucun autre crime que ceux qu'on peut imputer à n'importe quel soldat. C'était un détail qui avait son importance, jamais elle n'aurait envoyé un criminel de guerre se faire massacrer dans une ville comme celle-là. Il n'y avait aucun doute que les deux anciens vampires aient pu reprendre une vie normale.




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Re: « Nous sommes nos choix ivres d'inconscience. » - Tryghild.

le Mer 26 Sep - 18:07
Elle ne fit montre d’aucune émotion particulière, pour autant elle n’en pensait pas moins. Les vampires étaient des créatures foncièrement égoïste et centrées sur elles-mêmes, et ce n’était ni un avis raciste, ni quelque chose qu’elle appréciait, si quoi que ce soit pouvait effectivement être apprécié de la part de ces créatures abominables. Il suffisait de voir l’attitude que la créature face à elle prenait… On ne parlait pas ici de ses préférences personnelles, une punition n’était pas faite pour plaire à celui ou celle qui la subissait, elle était la conséquence de la décision d’un tribunal ou d’un seigneur, en bonne et dû forme, afin de convenir à un crime. Causer des souffrances, même à un vampire, ne vengerait pas ses victimes, ne ferait revenir personne. Cela n’achèterait rien, ce serait un vide et une perte de temps ainsi qu’un avilissement pour celui amené à appliquer une telle sentence. Et un tribunal n’était pas fait pour humilier ou répandre des informations nocives, mais bien pour jauger d’un crime, tout simplement et trouver une sentence appropriée pour améliorer la situation. Cela n’allait pas plus loin, et le voir autrement revenait simplement à se moquer de l’entité judiciaire et de ce qu’elle se devait de représenter.

« Je ne suppute pas les raisons potentielles de la chute du royaume vampirique. Ce sont des considérations oisives  »

Il tomberait, un jour, c’était tout, tout simplement. Et surtout, il y avait l’immaculation. Mais elle n’avait nullement l’intention d’en discuter et surtout pas avec son vis-à-vis… ou c’était bien ce qu’elle avait pensé. Néanmoins, la suite la poussa à revoir cette décision, presque malgré elle. Peut-être était-ce simplement qu’elle manquait de discipline, ou peut-être était-ce qu’elle n’aimait pas ce qui ressemblait à une insulte envers son grand-père et ses frères miraculés. Peut-être était-ce simplement qu’elle n’aimait pas devoir siéger devant sa propre ville pour une demande qui lui semblait absurde et complètement hors de propos. Sincèrement, un vampire, et pas n’importe lequel, le Fléau Rouge, qui venait lui dire vouloir s’assurer qu’eux traitaient bien leurs frères revenus à la vie ? Tentait-on de la prendre pour une idiote ou était-il… elle… réellement aussi obtuse que cela, presque pire qu’elle ? Oh elle savait être très bornée parfois et tentait de son mieux de se contrôler, mais là, elle était battue à plat de coutures. Franche, elle ne cacha en rien sa profonde perplexité à ce qu’on lui présentait là.

«  Vous me prenez pour une idiote ou êtes-vous sérieuse ?  »

Cela lui avait échappé sans qu’elle ne réussisse à se contenir et elle s’attira un regard surpris et alarmé de la part de certain de ses gardes. Ses yeux bleus venaient de descendre d’une teinte tant la colère grondait soudainement dans son corps.

«  Nous ne sommes pas des vampires, commandant  »

Le titre sonnait presque comme une insulte en l’instant, plus encore que le nom du peuple auquel l’autre appartenait.

«  Nous ne violentons ni ne persécutons personne tant que l’on sait respecter les règles propres à notre ville. Nous ne nous complaisons pas dans la domination des autres. Tout être désirant séjourner à Délimar est bien traité. Vous voulez vraiment m’affirmer que vous avez quitté votre poste, parcourut tout ce chemin, avec les dangers que cela représente, même pour un soldat de métier, pour venir vous planter devant les portes de ma patrie, pour seulement vous assurer que deux hommes n’étant plus sous votre commandement, n’étant même plus vampires, vont bien ?  »

Son cheval, sentant sa colère, réagit également, rétif et désireux de se battre autant qu’elle, mais Tryghild se contint, en le sentant réagir, comprenant qu’elle ne gagnerait rien du tout à s’énerver. Dans le pire des cas, son interlocuteur mourrait rapidement et voilà tout, elle ne devait pas se laisser atteindre par ce qu’un vampire pouvait bien dire. Inspirant profondément, elle se fit violence pour rester digne et droite et ne pas simplement planter l’autre là. Lorsque sa voix porta de nouveau, elle était rauque de son accent, mais relativement calme.

«  Je ne doute nullement que vous voyez le Don comme un mal. Ici, sachez qu’il s’agit d’un miracle. La renaissance de nos frères, leur purification, est saluée et célébrée. Nous ouvrons grand nos bras pour eux, ils sont un rêve impossible, celui de retrouver ceux que nous avions perdus. Contrairement aux autres étrangers, ils ont les mêmes opportunités qu’un citoyen, ou presque. Vous n’avez aucun souci à vous faire pour cela  »

Elle lui décocha un regard aigu, le visage grave et pensif.

«  Je ne pense pas que vous revoir soit une bonne idée. Vous êtes un vampire, une influence corruptrice. A moins que vous ne soyez également atteinte de ce ‘mal’ comme vous le dites… vous n’avez plus rien en commun avec eux  »




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Re: « Nous sommes nos choix ivres d'inconscience. » - Tryghild.

le Jeu 27 Sep - 3:06
L'on raconte des tas de choses sur les délimariens et sur votre ville, plutôt que de me forger un avis faux, je préfère de loin m'assurer que les choses sont réelles, je n'aime pas me baser sur des racontars d'écumeurs de banc de taverne à Sélénia ou à Caladon. En effet, l'on disait beaucoup de choses à ce sujet, comme sur elles, peut-être même que certaines étaient vraies, ou pas. Néanmoins, elle ne tenait pas à débattre de la véracité de ces rumeurs. Je ne vous apprendrais pas qu'il y ait des liens que la guerre construit et qui ne peuvent se briser, je respecte profondément chacun des hommes qui se sont battus sous mes ordres, plus que de simples soldats, ce sont des parents et des amis. Il serait peut-être difficile de comprendre ce sentiment, qui pourtant était si humain. Elle retirait son heaume d'une main, dévoilant un visage juvénile - à peine douze ans -, et des cheveux roux tirant sur le rouge, sang, sa voix retrouvait son ton enfantin, moins rauque. Ses yeux bleus gris se perdirent dans un bref instant de contemplation de la ville.

Elle avait attendu poliment que la femme eût fini avant de reprendre la parole, néanmoins, elle semblait réellement apaisée par les mots qu'avait tenu la délimarienne, bien qu'elle faisait mine de ne rien laisser paraître. Des choses qu'il était facile de dissimuler sous le masque du Fléau Rouge, pas sur le visage de celle qu'il y a encore deux siècles n'était qu'une enfant.

Ne, vous m'éprenez pas sur mes propos, pour moi l'immaculation est loin d'être un mal, je dirais même qu'elle est nécessaire, cependant, nous en ignorons toutes les conséquences, peut-être, il s'agit d'une chance, peut-être cela cache un changement plus grand. Peut-être que cela signifiera la fin des vampires, et j'ai beau être ce que je suis, je n'y vois aucun mal. Les deux personnes que j'ai mentionnées étaient éteintes, et je pense que si elles ont su trouver un foyer ici, ça ne peut-être qu'une bonne chose. Je ne ferais pas l'affront de dire que je connais votre famille, mais je connais ses valeurs. À aucun moment, elle n'avait remis la parole de l'intendante en doute, et il n'y avait aucune malice dans le corps mort de la commandante. Mais bien quelque chose qui ressemblait à du respect. En effet, de par notre nature différente nous n'avons plus rien en commun si ce n'est des souvenirs.

À partir de là, elle n'avait plus qu'à repartir, retourner dans ce maudit pays plus froid que le nord, là où rien de bon ne pouvait pousser. Elle devait se préparer à se remettre en route, et quelque part cela l'agaçait, bien qu'au fond elle n'avait aucun autre endroit, où aller, elle avait bien Sélénia, mais finalement sa présence, là-bas, n'attirait que des ennuis.

L'immaculation changera tout, bien entendu ça ne réglera aucune des guerres qui ont eu lieu à cause des vampires. Gytheäl et Hilga, rêvaient depuis plusieurs années de partir de ce maudit royaume, ils pensaient que parce qu'ils avaient été vampires, ils ne pourraient jamais le quitter, l'immaculation leur à offert cette chance. Et d'autres l'attendent à leur tour. Si ce ne sont pas des cas isolés, je ne peux qu'espérer que d'autres retrouveront leurs familles. L'on devinait une grande empathie dans le ton de la jeune vampire, et elle semblait vraiment soulagée de savoir que ses craintes étaient fausses, surprenant. Notre royaume peut bien s'effondrer, notre race disparaître, ces deux choses n'ont jamais rien apporter de bon. Et les monstres qu'il a créés avec lui, tant qu'à faire. Elle laissait transparaître une profonde rancœur à l'égard du royaume qu'elle servait et elle n'avait aucun scrupule à l'afficher, elle ne s'en était pas vraiment rendu compte avant la mort de Caleb, mais il était responsable de tout, bien qu'elle eut aveuglement obéi aux ordres.. Elle dissimulait un soupir douloureux, et jetait un mince regard à la femme avant de reprendre ses rênes. Je vous fais donc confiance sur leur bien portance, je sais que votre maison tient ses paroles. À partir de là, plus rien ne me retient ici, soyez sûre qu'avant la nuit, j'aurais quitté la région. Sauf si vous désirez me retenir.

Elle se tenait fluette devant l'imposante monture, bien qu'elle-même possédait une armure lourde, c'était une enfant qui faisait face à une montagne d'honneur et de détermination. À se demander comment l'enfant de la nuit avait pu imposer une crainte aussi appuyée au fil des années, et même gagner des batailles ou diriger des troupes. Quelque chose clochait. Elle semblait néanmoins confiante - pas à cause d'un ego sur-dimensionner ou une méconnaissance de ses capacités martiales, elle ne cillait pas et ne pliait pas, elle s'en remettait juste à la décision de celle qui se trouvait devant elle, avec une certaine dignité. Si la femme avait voulu la capturer pour la juger, cela aurait été fait depuis longtemps, pourtant, il n'y avait aucune raison de la laisser en vie.

Le destrier vampirique semblait s'être apaisé et commençait à se préoccuper plus de l'herbe que des humeurs de sa cavalière, bien que la jument restait au carré. Et la vampire, elle, semblait avoir accepté la décision d'intendante.




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Re: « Nous sommes nos choix ivres d'inconscience. » - Tryghild.

le Ven 28 Sep - 21:24
Elle était surprise de l’attitude de ce criminel de guerre, réellement. Pas seulement à cause de cette étiquette, mais tout simplement parce qu’il s’agissait d’un vampire. Mais peut-être n’était-ce pas tout à fait indéfendable ? Après tout, les vampires étaient tournés vers eux-mêmes et cela y revenait, qu’il ne fasse confiance qu’à son propre jugement et pas à celui des autres. Certes, cela dénotait d’une certaine sagesse, mais également d’un manque de confiance, sans aucun doute parce que ce peuple était pétri de fourberie et de mensonges et ne savait pas vivre autrement. Pour toute réponse, elle hocha la tête, acceptant son affirmation. La suite néanmoins la laissa impavide. Des liens se créaient avec la guerre, mais d’autres se défaisaient. Il suffisait de voir la situation politique de Calastin pour le comprendre. Encore une fois, l’un n’empêchait pas l’autre. Sans doute exagérait-il un peu pour paraître plus humain qu’un vampire pouvait l’être mais elle n’avait pas envie de jouer à deviner ce qui était un mensonge et ce qui n’en était pas un. Elle s’en tenait à ses propres actes et convictions, c’était déjà bien assez pour une seule personne. Ferme, et silencieuse, elle attendit de savoir où son interlocuteur voulait en venir sans faire mine de bouger.

Il s’avéra rapidement que son interlocuteur était en fait une interlocutrice et les traits de la nordique se firent plus durs, son regard plus tranchant. Elle avait quoi ? Douze ans ? Onze ? Dix ? Quelque chose comme ça. La vision la révulsa sincèrement. La colère se raviva en elle. En l’instant, si on lui avait donné le pouvoir d’abattre chaque vampire existant, elle l’aurait fait sans un regard en arrière, sans un seul scrupule. C’était un peuple corrompu et corrupteur qui n’aurait jamais dû exister. C’était absolument horrifiant de constater que leur vilénie pouvait aller jusqu’à empoisonner des jeunes gens à peine en âge de chasser… surtout qu’il s’agissait d’une sudiste, de par son apparence, donc une enfant pour eux. Serrant les dents, elle se fit violence pour ne pas abréger immédiatement ce simulacre de vie et rendre l’âme à la roue de la réincarnation en lui souhaitant une meilleure chance la prochaine fois. Mais elle ne le fit pas, parce que cela contrevenait à ses règles d’honneur. Tant que l’autre n’attaquait pas ou ne faisait pas expressément quelque chose pour lui en donner l’occasion, elle était bien forcée de se contenir.

« Certains changements ne peuvent être évités »

Elle faisait là référence à la fin des vampires. Ils ne savaient pas si cela arriverait mais si c’était le cas ? Ce serait très bien. Un poids serait retiré du monde et il n’y avait aucun mot pour décrire le soulagement qu’elle en ressentirait. Il y avait suffisamment de vilénie chez certains humains pour qu’on en rajoute avec ces choses.

« Délimar ouvre ses bras à tous ceux qui désirent y venir. Nous leur proposons toute notre aide pour qu’ils puissent retrouver des vies normales et entrer en contact avec de possibles membres survivants de leurs familles. Ce n’est pas si simple. Je ne sais pas quelle est la vision que vous en avez, mais souvent ce sont des villages entiers qui ont été mis à sac, les familles sont tuées ou transformées. Et quand les miraculés sont plus âgés, les possibles parents sont morts depuis longtemps. Mais nous les soutenons, et notre patrie est la leur s’ils le désirent… »

Elle s’interrompit sur un soupire, une migraine pointant le bout de son nez et pulsant dans ses tempes. C’était avec une conscience aigue que la fille du nord se rendait compte de la différence de chemin qu’elle prenait en comparaison des actes de son père. Havard aurait immédiatement tué cette abomination devant elle sans plus y penser, elle ? Elle la laissait vivre, avec les complications que cela pouvait engendrer. Pourquoi ? Peut-être pour voir si, effectivement, elle aurait droit au miracle ? Et alors que se passerait-il ? Elle ne pourrait pas l’accepter en raison de ses crimes, qui devaient être jugés et il y avait de fortes chances que la sentence soit la mort. Pourtant, cela semblait… et bien cela contrevenait avec sa politique concernant les immaculés et ce que cela représentait. Ils étaient une seconde chance, non ? Cela devait valoir pour tous. Mais les crimes du Fléaux Rouge étaient terribles. Non, décidément, ce ne serait certainement pas quelque chose de simple. Comprenant qu’elle devait être muette depuis longtemps, l’Intendante parla enfin :

« Vous ne serez pas inquiétée, en dehors de nos murailles, à moins que vous n’attaquiez nos citoyens ou nos visiteurs. Nos lois s’appliquent entre nos murs »

Quoi dire de plus ? Elles n’avaient pas grand-chose en commun et de toute façon pourquoi aurait-elle continué à lui parler ? Elle faisait son devoir mais c’était à peu près tout. Il n’y avait rien de personnel ici, ni intérêt ni affect aucun. Et pourtant, elle reprit, sans se défaire de son expression sévère.

« Savez-vous écrire ? Si c’est le cas, je peux vous faire apporter un nécessaire à la rédaction d’une lettre pour ces deux individus… »

Peut-être que la créature se jouait d’elle, néanmoins c’était la une question qu’elle se posait depuis le début. Il y avait un moment où l’on devait prendre des décisions, elle en prenait justement. Quel mal une lettre pouvait-elle faire ? Surtout quand elle pourrait la lire… C’était une forme de test, envers cette criminelle, et peut-être également envers elle-même ?

« Vous avez porté à ma connaissance une question difficile. J’ai choisi d’offrir un asile à tous les miraculés, mais si vous veniez à l’être, cela n’effacerait pas vos crimes. Ce serait pourtant gâcher la seconde chance que l’on vous offrirait… Qu’en feriez-vous, si elle vous était offerte ? »




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Re: « Nous sommes nos choix ivres d'inconscience. » - Tryghild.

le Lun 8 Oct - 4:33
Elle senti le regard de la louve sur elle, elle s'en sentait gêné, elle connaissait cette impression, d'être une abomination, et pas que chez les races mortelles, même au sein de son propre peuple, elle se contentait de détourner le regard, un geste d'apaisement visant à se soustraire d'une situation stressante. Elle se taisait sur son propre ressentit vis-à-vis de ça, le chat s'aplatissant platement face au regard inquisiteur du loup.

C'est un noble choix que vous avez accepté. Et aussi un pari risqué, mais elle gardait cette pensée pour elle-même. Une famille peut aussi se construire, si les années ont tout effacé. La véritable famille, n'était-elle pas finalement celle que l'on se construisait ? Elle-même n'avait eu que quelques années quand elle avait été jetée dans les pattes de ce vampire, sa propre famille ne devait être que des cendres à présent, sa véritable famille était celle qu'elle aurait aimer fonder avec Caleb.

Je ne voudrais pas inquiéter qui que ce soit, ma présence ici fera déjà bien assez parler. Et pour parler ça parlerait, comme ça avait parler lors de sa visite à Sélénia et de son passage à Cordont, ça parlerait, indiscutablement. Il vaudrait mieux pour tout le monde que je m'éclipse rapidement. Elle semblait mal à l'aise vis-à-vis de ça, mais elle savait que sa réputation ne sortait pas de nulle part, et en dépit de tout ce qu'elle pourrait faire, rien ne la changera. Il y avait bien quelques gens de passages qui faisaient les gros yeux devant l'attroupement.

En effet, je sais écrire. J'aimerais juste leur écrire mes vœux de bonheur. L'expression aurait pu pousser à rire, mais c'était là là pure vérité, et elle ressemblait réellement à n'importe quel enfant en disant cela. Il n'y avait rien de malin là-dedans, néanmoins, elle repensait aux mots de la dame..

Elle n'avait pas eu l'occasion de leur souhaiter directement, tout avait été fait dans la précipitation, elle manquait de soldat, mais était prête à en laisser partir quelques-uns malgré les ordres, néanmoins elle ne tiendrait jamais une bataille avec des soldats malheureux comme la pluie et il ne faudrait pas que ça démoralise le restant des troupes, qui n'étaient déjà pas au beau fixe.

Je la saisirais comme j'aurais dû le faire, il y a des années de cela, cette idée m'a déjà effleurer l'esprit quelques fois, claquer la porte et tout quitter, mais pour aller où ? Difficile de se refaire une vie quand l'on est recherché de partout. L'on sentait un regret, longtemps ravalé, dans la voix de l'enfant vampire, néanmoins, il n'y avait aucune fierté, n'avait-elle finalement rien fait de plus que le devoir de n'importe quel soldat. Et j'ai l'intime conviction qu'il vaut mieux une disparition qu'un corps décapité. Mais je continuerais à me battre si je trouve une cause juste à défendre, puisqu'au final, je n'ai jamais rien appris à faire d'autres. Puisqu'il y aura toujours des menaces, des affrontements et des ennemis à abattre. C'était une réalité, la paix n'existera jamais, prétendre le contraire était utopiste, l'Homme était bien trop cupide pour ça puis il y avait encore ces maudites créatures : les chimères. Néanmoins, cette réalité semblait l'attrister, elle détournait les yeux, un fond de ressentiment obscurcissant ses yeux, elle aurait aimé voir cette paix, elle l'avait tant désiré..

La commandante avait vu personnellement ces créatures lors de l'expédition punitive, dans les terres désolées de l'ancien royaume elfique, et elle avait vu la menace qu'elles représentaient quand elle avait vu tout son escadron se faire posséder, cette bataille avait été une véritable boucherie, et elle avait pris conscience que ce n'était plus pour une bannière qu'elle combattait, mais pour la vie elle-même, en dépit de sa nature immortelle. Une question lui brûlait l'esprit. Avez-vous déjà combattu ou vu les chimères, intendante ?




Le meilleur moyen de se sentir vivant: errer dans les bois, un soir de nuit noire.
Si vous sentez que vous suivez un animal, ne le combattez pas.
Si vous sentez qu'une bête vous suit, surtout, ne la combattez pas, ne vous arrêtez pas, ne vous retournez pas.
Retenez bien cela. L'aube verra naître en vous un homme nouveau.
S'il arrive jusque là.
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Re: « Nous sommes nos choix ivres d'inconscience. » - Tryghild.

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