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Venez danser la graärh-andole [PV Luna]

le Ven 3 Aoû - 14:44
15 Novembre 1762

Une étrange routine commençait à prendre forme. Chaque matin, il s'en allait récolter des plantes médicinales fraîches à quelques foulées du camps, connaissant assez la flore pour ne pas gaspiller les précieuses heures à sa disposition en recherches futiles. Lorsqu'il revenait, il usait de son savoir de guérisseur ainsi que son esprit-lié du raton-laveur pour concocter de puissants remèdes et cataplasmes qu'il confiait ensuite aux baptistrels, médecins et mages médicaux qui œuvraient dans la tente. Aux heures les plus chaudes, il battait en retraite dans la tente qui lui était allouée afin de se reposer, manger et méditer. Il ne rechignait pas à recevoir des visites pendant ces périodes, mais elles devaient avoir une raison précise autre que le badinage. Bien sûr, ni Aldaron, ni Ivanyr étaient soumis à cette règle tacite car le graärh se plaisait toujours en leur présence et ce, malgré les incidents survenus quelques jours plus tôt. Lorsque la température baissait, Purnendu s'en allait prendre un bain et brossait sa fourrure avant d'enfiler une tenue légère malgré la saison. Son épais poil ne souffrait pas du froid, du moins pas celui auquel il se confronterait sur cette île. La chaleur, la sueur et les parasites lui étaient bien plus nocifs et il n'était pas rare de voir le fauve cendré venir tresser des feuilles de citronnelles dans sa crinière.

En fin d'après midi, il effectuait généralement une seconde sortie dans les bois épais pour aller chercher quelques fruits tardifs, noix fraîches et racines juteuses. Il préparait ensuite un gruaux au lait de brebis, puis agrémenté de miel et des ingrédients de sa récolte du jour avant de s'en aller vers l'immense tente de l'hospice. C'était là que les infirmières étendaient les linges bouillis et stérilisés, là que les plantes médicinales étaient séchées et surtout là que les orphelins passaient le plus clair de leur temps. Ils souffraient pour beaucoup de fractures, d'amputations et d'autres blessures aussi impressionnantes que saisissantes pour des corps aussi petits et fragiles. C'était justement cette fragilité qui avait joué contre eux dans cet incident, mais le traumatisme le plus lourd était la perte de leurs parents, la destruction de leur maison et l'oublie progressif du goût de leur vie d'antan ; simple et insouciante. Alors Purnendu les avait pris sous son aile et passait plusieurs heures à leurs côtés. Il leur donnait le gruaux en collation sucrée, puis s'asseyait avec eux pour jouer les grosses peluches. Avec sa fourrure propre et bien brossée, il ravissait les enfants qui se blottissaient contre lui et jouaient avec sa longue queue pour y accrocher rubans et grelots avec quelques rires encore timides.

Il leur racontait principalement des histoires, des légendes ou simplement décrivait les grandes étendues d'ailleurs. Par tous les moyens, il tentait de les distraire de leur misère et offrait finalement une ronronthérapie groupée, accueillant les petits dans ses pattes pour un grand câlin. Il les berçait et faisait leur toilette à grands coups de langue. Pour certains, il changeait leur bandages, aidait à ressouder des os ou à calmer des souffrances physiques. Son sort unique accélérait quant à lui la régénération des corps fatigués, mais aussi le repos des jeunes esprits. Lorsqu'ils s'endormaient, il les veillait alors tendrement et révisait pour sa part les connaissances obtenues grâce aux autres médecins stationnés à Cordont. Enfin, quand le soleil déclinait, il commençait à rapporter les enfants dans leur tente et les bordait avant de retourner vaquer à ses propres affaires. Il y avait toujours Ivanyr à surveiller et le Bourgmestre à épauler psychologiquement. Il le sentait à bout de nerfs, usé par une vie qui ne lui avait probablement jamais convenue et qui, aujourd'hui plus que jamais, lui pesait énormément. Alors il l'écoutait, prenait le rôle de confident et orientait ses doutes et ses hésitations vers d'autres voies, d'autres choix. Il ne savait pas si cela ferait la différence au final, mais prêter une ou deux paires d'oreilles ne faisait jamais de tort.

En ce matin brumeux, la routine avait été la même. Le gruaux fumait encore dans le plat qu'il transportait depuis sa tente jusqu'à l'arrière de l'hospice. Sa haute silhouette ne passait pas inaperçue, que cela soit à cause de sa fourrure de cendre ou sa taille et carrure impressionnantes. Surveillant ses pas, il mit quelques secondes à réaliser qu'une paire d'yeux le fixait avec insistance et finit par relever la truffe en direction d'une fine et délicate silhouette. Il dressa les oreilles puis esquissa l'ombre d'un sourire qui se voulait engageant, veillant à ne pas montrer ses crocs dans le retroussement de ses babines. Il s'agissait d'une femelle assez jeune, à peine formée à l'âge adulte si il se référait à ses lectures sur l'anatomie humaine. Car c'était bien ce qu'elle était : une humaine. Des cheveux blond, une peau de pêche et des yeux bleus. Le vent ne soufflait pas en sa faveur, il ne pouvait donc pas capter son parfum unique, véritable empreinte olfactive pour ceux de sa race. Alors Purnendu se contenta de pencher la tête de côté, la détailla avec grande attention avant de fixer un moment la tente d'Hospice, puis de revenir à elle. De sa voix profonde et ronronnante, il l'interpella :

« - Tu as faim ? Alors viens, il y en aura assez pour tout le monde. »

Ses habits semblaient d'excellente facture et il ne voyait aucune blessure physique sur son être. Cependant, l'on ne pouvait pas leurrer le graärh qui voyait dans les yeux doux de la petite humaine un trouble profond et beaucoup de tristesse. Avait-elle perdue des proches ? C'était très probable vu les circonstances sinistres de Cordont. Et quand bien même elle n'était pas orpheline ou en deuil ! Si un cœur soupirait, il ne pouvait pas feindre l'ignorance. Avec ce sourire indéfinissable aux lèvres, il l'invita encore à l'approcher, puis à l'accompagner vers l'arrière de l'immense tente.

« - Aujourd'hui, j'ai trouvé des noisettes et des mûres. Elles sont tardives et un peu acide, mais avec du miel, je suis sûr qu'elles seront appréciées par les enfants. »

Très content de sa trouvaille, sa longue queue angora ondoyait dans son dos à la façon d'un point d'interrogation indolent.

« - Les feuilles sont déjà en train de sécher, je pourrais m'en servir pour faire de puissantes infusions contre les maux de gorges ou les débuts de diarrhées. Avec le froid, vous autres humains avez tendances à développer ce genre de syndromes... quelle idée de ne pas avoir fais pousser plus de fourrure sur vous. »

Taquin, il lui fit un clin d’œil avant de se courber pour passer sous les grands cordages qui servaient à étendre le linge. Aujourd'hui, ils étaient pratiquement vides et le fauve songea à les transformer en aire de jeu lorsqu'ils auront terminé leur repas.

« - Oh d'ailleurs, je m'appelle Purnendu. Je suis un guérisseur. Enchanté de faire ta connaissance, sona batan (1). »

* * * * *
(1) Sona batan : Bouton d'or.


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Re: Venez danser la graärh-andole [PV Luna]

le Mar 14 Aoû - 21:10
Luna avait quitté de bonnes heures sa tente, car des rêves agités avaient su la tirer de son sommeil. Même si ce n’était qu’un songe, le cauchemar n’était pas si irréel que cela. Il suffisait de sortir de sa tente pour découvrir un paysage dévasté. Il n’y avait plus les corps qui jonchaient un peu partout, mais le souvenir était là. Les recherches n’étaient pas terminées et sous les débris, on espérait encore trouver des gens vivants… ou même défunts pour leur offrir de nobles funérailles. Un peu plus tard, la dragonnière irait aider à balayer les débris. Mais pour l’instant, elle voulait qu’Alkhytis se repose. Il le méritait.

La jeune femme déambula dans ce qu’il restait de Cordont. Ses azurs accrochèrent les tentes qui servaient d’hospice. L’endroit était tranquille. Avaient-ils besoin d’aide? Elle n’était pas une guérisseuse et elle n’avait pas les talents des Baptistrels, mais elle avait quelques habiletés pour fermer les plaies. Elle apprenait rapidement sinon. Elle ne savait pas trop, mais elle s’avança tout de même. Peut-être pourrait-elle prendre des nouvelles des rescapés?

Elle s’arrêta brusquement et se mit à fixer intensément le Graärh sans se rendre compte de son impolitesse. C’est qu’il était grand! Il ne l’intimidait pas. Ce n’est pas de la crainte qu’elle ressentait à son égard, mais plutôt de la curiosité. Concrètement, elle n’avait jamais cotoyé les premiers habitants de Tiamaranta. Elle détourna le regard, gênée, lorsqu’il la couvrit de ses émeraudes. Mais qu’est-ce qu’il faisait? Il lui souriait! Luna lui répondit par un grand sourire.

- Ah. Euh… Balbutia-t-elle comme réponse.

La faim n’avait su la tirailler durant les derniers jours. Mais oui, elle avait faim quand elle y pensait. Elle ne sut dire non à son offre et se vit le suivre. Elle acquiesça d’un signe de tête quant au miel pour les mûres et les noisettes. Croyait-il qu’elle était une enfant? Elle laissa passer la question en silence.

- J’ai pourtant essayé. Dit-elle.

La princesse des lumières lâcha un petit éclat de rire. Le guérisseur avait su la mettre à son aise par son langage corporel.

- C’est un plaisir de faire votre connaissance, Purnendu. Je m’appelle Luna. Se présenta-t-elle, en ne manquant pas de sourire.

Il parlait particulièrement bien, c’était étonnant. Parlaient-ils tous aussi bien? Il s’était présenté comme guérisseur et cela avait suscité plusieurs questions en elle qu’elle fit taire par politesse. Elle n’avait pas envie de le bombarder de questions. Elle ne s’avança pas non plus sur son propre rôle. Savait-il qu’elle était une princesse sélénienne? Cela avait-il une importance pour lui? Elle ne voulait pas prendre cette chance, surtout qu’elle n’y accordait pas une grande importance elle-même.

L’humaine n’eut pas besoin de se pencher pour passer les cordages. Elle entra dans la tente et découvrit un endroit peuplé de vie : de nombreux enfants, entre cinq et quinze ans selon son premier regard, interagissent entre eux. On lui tendit un bol qu’elle accepta volontiers.

- Merci. Dit-elle doucement.

Il contenait la même chose que celui des enfants, c’est-à-dire du gruau, des fruits et des noix, avec une touche sucrée. Du miel, probablement. Son estomac se mit à danser joyeusement au rythme des cuillère qu’elle prenait. Jamais elle ne prit la peine de se demander si c'était empoisonné.

- C’est succulent. C’est vous qui faites ça? Demanda-t-elle. Je peux vous aider avec quelque chose? S’enquit-elle.


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Re: Venez danser la graärh-andole [PV Luna]

Hier à 8:34
Il ne pu s'empêcher de la couver du regard, car elle était adorable à ne pas savoir comment s'exprimer voire se comporter en sa présence. Était-il possible qu'il soit le premier graärh qu'elle rencontre ou bien lui paraissait-il intimidant ? Peut-être était-elle tout simplement timide ? Le fauve cendré espérait de tout coeur qu'il s'agisse de la seconde hypothèse, sans quoi une révision de sa méthode d'approche avec les jeunes bipèdes allait être de mise. Heureusement, l'éclat de rire accompagné d'une réplique pleine d'humour surent apaiser ses craintes et il laissa à son tour filer un roucoulement léger. Si elle gardait un esprit aussi vif, alors ils avaient toutes les chances de très bien s'entendre. S'arrêtant à l'entrée de la tente de toile blanche, il baissa ses yeux d'absinthe sur elle et pencha légèrement la tête de côté en une posture songeuse et intéressée. Devait-il al complimenter pour la mettre à l'aise ? Il ne savait pas si l'approche fonctionnerait, mais cela ne coûtait rien d'essayer.

« - Si tu avais une fourrure de la même couleur que tes cheveux, je suis sûr que beaucoup de mâle se disputeraient tes faveurs. Tu ressembles aux fleurs qui poussent au printemps, sur les champs de cette île. Cette couleur est inhabituelle chez nous. L'on dirait même un petit éclat de soleil tombé du ciel. »

Le ton était léger, voire légèrement amusé alors qu'il tenait le lourd récipient d'un bras afin de tendre l'autre pour soulever l'épaisse toile cirée afin que sa jeune accompagnatrice puisse entrer la première. Il était sincère quant à ses paroles, éprouvant une fascination grandissante pour les cheveux des nouvelles races. Tant de nuances, de textures et de parfums ! Des boucles soyeuses aux longueurs lisses quasiment liquides sous les coussinets... il adorait ça. Avec un soupir, il entra à son tour et contempla l'agitation qui s'offrait immédiatement à eux. L'intérieur de la tente n'était pas bien vaste puisqu'il s'agissait d'une annexe à l'Hospice. Il y avait une quinzaine de lits poussés contre les parois de la tente, oreillers empilés n'importe comment et draps froissés, voire souillés par les plus jeunes qui avaient encore des soucis à passer les nuits sans accidents. Les enfants quant à eux portaient tous le même pyjama en toile simple, parfois trop grands, mais qui avaient le mérite de tenir chaud en cette période transitoire avec l'hiver se renforçant.

Purnendu signala sa présence d'un miaulement enjoué et aussitôt tous les enfants interrompirent leur activité pour se précipiter autour de lui avec des cris et des piaillements excités. Deux petites filles s'accrochèrent à sa longue queue angora afin d'y enfouir leur frimousse avec des gazouillis d'extase alors qu'un garçon prenait de l'élan pour lui sauter sur le dos et s'accrocher à une paire de cornes. Le poids plume de la marmaille ne fit pas broncher l'immense fauve qui se contenta de ronronner distraitement alors qu'il déposait le plat de gruaux sur une table au centre de la petite pièce. Dans un baquet humide du précédent lavage, il y avait une pile de bols et de cuillères en bois que le graärh attrapa au fur et à mesure qu'il effectuait le service. Chaque enfant avait droit à une portion proportionnelle à son âge et donc, par conséquent, à ses besoins nutritifs.

Luna eut droit au même traitement et quand il ne resta plus une goutte de lait dans le plat, Purnendu s'estima satisfait et vint s'asseoir en tailleur à même le sol. Quelques enfants vinrent se percher sur ses cuisses pour s'adosser à son poitrail puissant donc l'épaisse fourrure offrait le meilleur des coussins. Attendrit, il surveillait la petite troupe d'un regard tendre, mais redressa les oreilles quand il entendit la voix douce de l'humaine s'adresser à lui. Un instant surpris par le compliment, il se fendit de ce sourire singulier et pourtant expressif qu'était le retroussement de ses babines.

« - Oui, c'est bien moi qui ait préparé ce repas. Je suis d'ailleurs bien content qu'il te plaise. »

Il avait appris sans mal que la majorité des bipèdes ayant de belles tenues tendaient à favoriser des mets plus délicats et coûteux. Entendre un tel compliment d'une petite femelle aussi propre sur elle revêtait d'autant plus de valeur. Appuyé sur ses deux mains, buste légèrement penché en arrière, le graärh continua de l'observer longuement alors qu'il réfléchissait à sa proposition. Ne la connaissant pas, il ne pouvait pas lui donner n'importe quelle tâche. D'un autre côté, il serait bien injuste de refuser son aide sur ce simple constat. Il lui fallait donc trouver un entre-deux et, irrémédiablement, ses yeux glissèrent sur l'épaisse crinière blonde de Luna avant qu'il ne tourne son regard sur les cheveux emmêlés et sales des petits orphelins. Une idée fit aussitôt jour dans son esprit et il poussa un vague roucoulement satisfait.

« - J'ai bien une tâche à te confier ! »

Il attendit cependant que les enfants finissent leur repas et se leva ensuite pour remettre un peu d'ordre dans les lits. Purnendu veilla à retirer les draps ou les paillasses tâchées et s'assura que tous les enfants se couchent pour faire une sieste réparatrice maintenant qu'ils avaient le ventre bien réchauffés et remplis par le gruaux. Faisant signe à Luna de le suivre à l'extérieur, il tendit les oreilles vers la tente pour s'assurer de n'entendre que des souffles profonds et réguliers, puis s'adressa de nouveau à elle :

« - J'aimerai que tu m'aides à les laver. »

L'air grave, il déposa le linge sale dans un grand baquet de bois ferré, rendu soigneusement imperméable pour servir autant de bain aux enfants que de récipient pour y laver, justement, les tissus.

« - Je ne peux pas m'en charger à cause de mes griffes... et je crois savoir qu'il est mal vu dans vos mœurs que je m'en charge à coups de langue, comme j'aurais instinctivement tendance à le faire. »

Une notion qui lui paraissait totalement absurde puisque le râpeux de sa langue avait autant le mérite de déloger toute saleté et parasites, mais aussi de revigorer le système sanguin et donc la santé du petit ainsi toiletté ! M'enfin, c'était là les coutumes des bipèdes et il n'allait pas les discuter quand bien même ça le chiffonnait en l'état. Avec un soupir, il poursuivit :

« - J'ai aussi entendu des petites sangloter au réveil parce qu'elles n'avaient plus les tresses que leur mère avait l'habitude de leur faire... une chose que je n'ose pas engager, car encore une fois, à je ne voudrais pas les écorcher par inadvertance. Crois-tu pouvoir t'en charger ? J'ai récolté ici et là des bandes de tissus pour décorer leurs cheveux ou les leur attacher... je sais que nos femelles aiment bien s'orner la fourrure de la sorte et j'ai vu des femmes à Caladon qui faisaient pareil. »

Tout en discutant, il avait fais quelques aller et retour au puits communautaire le plus proche afin de remplir une paire de seaux et ainsi mouiller le linge. Accroupit devant le grand baquet, il attrapa une pierre de savon et commença à frotter énergétiquement les zones souillées. Il resta un moment silencieux, songeur avant qu'il ne souffle avec tristesse :

« - Un corps sain aide à restructurer un esprit et seuls les Esprits-Liés savent combien ces pauvres petits en ont besoin ! Se sentir propre et jolie aidera chacune des fillettes qui le désirera. Quant autres petites, je leur apprends à se battre avec les garçons afin de leur rendre un sentiment de contrôle sur leur vie et l'assurance que la prochaine fois, ils ne seront pas de simples victimes passives. »

Il releva le museau vers elle et lui offrit un sourire.

« - Penses-tu pouvoir m'aider avec ça ? »


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Re: Venez danser la graärh-andole [PV Luna]

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