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Re: À toutes celles qui ont fait de leurs corps un champ de bataille. - Autone.

le Mer 15 Aoû - 3:56
Les paupières s’ouvraient lentement et se fermaient sans qu’elle ne s’éveille réellement. Coincée dans un demi sommeil, sans sens de la réalité.
Elle prenait conscience d’elle-même dans la cuisine d’une maison modeste. Autone glissa les doigts sur la table qui avait témoignés des crises les plus colériques de son père et apercevait du coin de l’œil l’espace entre le comptoir et le mur où elle avait fait ses premiers pas de valse. La veuve baissa les yeux sur des habits bien plus modestes que ce à quoi elle était habituée à présent. Une partie de sa tête se demandait pourquoi elle était ici, après tout ce qui était arrivé. Mais une voix l’emportait sur cette conscience du passé et de la réalité, une voix la rassurait de ne pas penser à ça, qu’elle était ici, avec son père depuis qu’ils s’étaient réconciliés. Elle le visitait, tout simplement. Elle avait accepté, finalement, de revenir à la maison et de marier cet homme que son père lui avait déniché.

Il entra. Il s’assied. Elle s’assied. Tout était si mécanique et froid pourtant il souriait. Il semblait si normal, et si sombre à la fois.

« Je suis désolé pour ta mère. »

C’est à ce moment qu’elle comprit que l’homme avait commencé à parler depuis un moment. Les mots s’enfilaient sans vraiment qu’elle y fasse attention et ils étaient…flous.

« Maman? »


Tout se figea sans réellement être clair, elle retint ces mots qui s’écrivaient à l’encre blanche dans l’obscurité de son esprit.

« Je suis désolé pour ta mère. »

Les paupières s’ouvrirent doucement. Non. Elle refusait. Son désir de sommeil vaincu la peur, elle sombra.
« Maman… »
soufflait Autone de sa voix réelle.

Un bateau immense parcourait une rivière le long de récoltes souillées de sang. Il était là, entre les choses brûlées et grises. Entre les choses dorées et vertes.

Ce n’était pas le chemin qu’elle avait choisi.

Le rouge et l’or tournèrent avec le ciel, tout se changea en gris. Elle sentit un mouvement la faire reculer. Ses bras, la tiraient en arrière, elle obéissait, fermait les yeux, s’asseyait. Une sensation froide prit ses poignets. Non, ce n’était pas froid, mais elle était convaincue que ça l’était. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle était sur un lit, entre quatre murs gris, blancs, bruns. Les couleurs de ce qui est sale. Quelque chose qui a probablement déjà été blanc. Quelque chose qui avait perdu sa pureté parce que personne n’y avait fait attention. Personne ne l’avait reconstruit quand on l’avait souillé. Elle tenta de se lever, avant de remarquer les chaines autour de ses poignets. Non, des chaines, il n’y en avait jamais eu. Alors qu’elle se mit à inspecter ses fers, elle entendit la porte s’ouvrir. Autone tourna la tête et croisa le regard clair. Tellement pâle.
Elle restait immobile, comme si elle n’avait plus peur de ce qui l’avait tué déjà cent fois.


« Éveille-toi. Maintenant. »
ordonna la voix en elle. La sienne. Elle se sentit pousser son corps vers l’avant et forcer ses yeux à s’ouvrir. Se faisant violence, elle s’assied dans son lit, halletante. Elle était dans sa tente, celle à Cordont. Elle était conseillère de Caladon. Elle était Autone Falkire.

Sentant la fatigue assommer son corps, la veuve se leva comme elle s’était éveillée, brusquement. Elle attrapa la ceinture sur laquelle était toujours accrochée son arme et la bourse dans laquelle elle gardait quelques tours.

Elle sortit rapidement et ne se retourna que pour s’adresser à ses gardes.
« Laissez moi seule. C’est un ordre. »


Elle accepterait qu’on la suive de loin, mais serait exigeante sur son intimité.
« Vingt mètres. »
prononça-t-elle simplement. Elle n’avait pas besoin d’aide, elle savait se défendre. Elle partit pieds nus vers ce qui lui rappelait ses racines. Pourquoi sa conscience tentait-elle de lui faire choisir ce qu’elle aurait préféré des deux pires situations? Cela ne changerait jamais, elle avait choisi son chemin, elle avait terminé cette route. Pourquoi les yeux de cet inconnu la hantaient à nouveau?

Elle commençait à respirer quand elle croisa une âme semblable à la sienne, en quête de solitude. Autone rougit, sans que ce soit possible à voir dans l’obscurité. Elle réalisait que tout ce qu’elle portait était ses vêtements de nuit. Ils étaient aussi décents que ses robes habituelles, mais elle ne savait jamais sur quelle personne conservatrice elle pouvait tomber.

La veuve cligna des yeux lorsqu’elle fut saluée. Pour une raison étrange, elle ne s’y attendait pas. Peut-être était-elle encore étourdie par ses rêves.
« Bon…soir… »
prononça-t-elle un peu troublée. Elle croisa les yeux de la dame, se rappelant de son rêve, un moment. Était-ce qui avait provoqué ces cauchemars? Cette jeune fille qu’elle avait déjà tenté de recruter à Gloria. Ne serait-ce que pour lui offrir un toit. Maintenant elle avait peur. Elle l'avait vu et évité jusqu'à maintenant. Et si quelqu’un décidait de souiller sa réputation?

Si c’était l’intention de cette femme, Autone en aurait déjà entendu parler. Ou peut-être n’avait-elle aucun intérêt à le faire maintenant. C’était une arme qu’elle pouvait utiliser lorsque l’occasion se présenterait.

Autone sentit son cœur s’accélérer avant de remarquer que sa respiration l’imitait, elle se retourna et fit quelques pas pour tenter de se contenir. C’était cela, sa faiblesse, alors? La chose qu’elle ne parvenait pas à cacher. Si c'était le cas, elle devait s'en débarasser.

Peut-être ne se souvenait-elle simplement pas.
La Falkire se retourna, comme si rien ne s’était passée.
« C’est dangereux de rester seule à cette heure. »  


Disait celle qui avait interdit à ses gardes de l’accompagner. Elle ne soulignait pas sa propre ironie et soupirait devant cette solitude à l’air frais qu’elle avait manqué.


« Vous n’avez pas vieilli, mais vous semblez en bien meilleur état. Les années ont-elles été clémentes? »
Elle se retourna, observant son visage, sa peau pâle, ses cheveux sombres qu’elle avait remarqués, à l’époque, puisque ses yeux clairs créaient un contraste. Un sourire pâle, mais maternel toisa l’immaculée.  
« Quoi qu’il en soit, nous sommes toutes deux trop troublées pour dormir. Parfois, je me demande si c’est une punition qui nous est commune. »  
Elle soupira, dans un sourire mélancolique.

Autone laissa son regard vagabonder sur les étoiles. Elle repensait à ce bateau qu’elle avait vu. Elle repensait à sa mère. Cela tombait sous le sens. Sa colère a probablement dépassé sa raison, à un moment ou un autre.
« Auriez vous un peu de sagesse à me prêter? »  
souffla-t-elle sans quitter le ciel des yeux.
« Quelle est la pire situation, à votre sens? Une vie en déséquilibre entre la douleur vive et des années de bonheur interrompues ... Ou une vie de monotonie sans vraiment de douleur et... sans joie véritable. »  
Cela ne changerait rien de savoir. Pourquoi se torturait-elle à le demander.
« Je crois que ma conscience exige une réponse. »  





Nous nous sommes étendus
Dans la soie de nos regards

J’observe à présent le néant de l’irréalisme
Que tes yeux ont brûlés avec ton corps

Dis-moi, ai-je échappé mon cœur sur ce bucher?

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Re: À toutes celles qui ont fait de leurs corps un champ de bataille. - Autone.

le Lun 17 Sep - 6:10
Autone tourna la tête pour apercevoir ce sourire qui la dissuadait de répondre. Toutes deux savaient, ce qui pouvait arriver et elles étaient de celles qui pouvaient engendrer le genre de catastrophes que les gens craignaient, la nuit. La conseillère était la première à répondre qu’elle savait se défendre lorsqu’on la mettait en garde de l’obscurité. La veuve était loin d’être sans défenses.

Elle baissa les yeux en entendant la deuxième réponse, comme si elle se reconnaissait dans ces autres. Elle ne s’était pas retrouvée là pour les mêmes raisons que celles qu’elle avait vu disparaître. Certaines qu’Autone avait ramené des bas-fonds pour leur offrir une deuxième chance. Elle se souvenait souvent des filles trop jeunes qu’elle recrutait à s’occuper des enfants et à entretenir la maison, pour leur éviter un futur trop sombre. Elle se demandait souvent ce qui était advenu de toutes ces filles qui n’avaient rien que leur jeunesse. Était-ce de la chance que de s’être mariée dans la noblesse?

Alors la jeune fille ne se souvenait plus. Autone rougit, elle avait envie de se cacher maintenant. C’était dit, il n’y avait plus de retour possible, autant occuper sa nuit à défaut de trouver sommeil. La veuve sentait l’angoisse lui monter au cœur et aux joues.

« Mon nom est Autone Falkire, je suis conseillère de Caladon et… marchande. »
C’est ce qu’elle avait fait dans les dernières années, bien qu’il ne s’agît plus de son occupation principale puisque son travail et sa famille lui demandaient du temps. « Je ne pourrais pas m’y faire non plus. Je crois que c’est ce qui a guidé mes décisions jusqu’à maintenant. » Ce qu’elle avait dit l’avait réconforté dans ses choix, peut-être lui répondait-elle simplement ce qu’elle voulait entendre. Les sacrifices qu’elle avait faits impliquaient d’avoir subi, sa vie et les envies des autres. Elle avait servi comme une poupée les intérêts des autres et maintenant, elle montait dans les échelons en voyant ses anciens ennemis disparaître.

« Où me guideriez-vous ? » Souffla-t-elle doucement en tendant sa main vers le bras qui lui était offert. Elle était plus habituée que les hommes aient ces manières avec elle, mais cela semblait naturel. Un sourire en coin, Autone échappa un ricanement subtil et espiègle. « Ou peut-être est-ce une surprise? Si vous savez comment l’on me surnomme, vous saurez comment m’impressionner. »





Nous nous sommes étendus
Dans la soie de nos regards

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Re: À toutes celles qui ont fait de leurs corps un champ de bataille. - Autone.

le Lun 15 Oct - 6:35
Aucune réaction à l’ouïe de son nom, Autone se sentit un peu soulagée. Qui n’avait rien entendu sur elle n’avait pas entendu le pire. Cette indifférence lui faisait du bien, même si elle la déstabilisait. Depuis des mois qu’elle était habituée que tous connaissaient son nom, son visage et surtout sa stature. La petite femme au verbe acéré, disait-on. Se faire aimer par les uns, c’est se faire haïr par les autres, c’était inévitable dans son métier.

La conseillère suivit la dame, un peu inquiète à présent qu’elle voyait là où elle l’emmenait. Cette femme qui était inhabituelle lui rappelait un peu des années où elle était aussi lointaine. Elle fixa, debout, la femme assise et l’immense ouverture dans la terre. On ne réalisait pas vraiment l’existence d’une catastrophe avant de la voir devant ses yeux, tout près de ses pieds comme prête à se dérober. La veuve se voyait tomber dans se gouffre, avec tous ses souvenirs et ses cauchemars. Combien de fois avait-elle contemplé la tentation de tout enterrer et de ne rien laisser derrière?

La veuve des rivières ouvrit les lèvres pour poser une question quand elle entendit le cri retentir derrière elle. La petite dame se retourna, murmurant le nom du Dracos en restant parfaitement immobile devant l’atterrissage impressionnant. Elle le regarda en cillant, sans tenter de fuir, comme stupéfaite. Son regard dansa sur les plumes et sur les formes. Le bec, les pattes, les ailes. Elle ne tourna que légèrement la tête vers l’inconnue pour lui porter un regard interrogatif, ses sourcils se redressant de leur éternelle volonté propre. Le regard doré se posa à nouveau sur la bête, devant laquelle Autone fit une révérence, comme celles qu’on faisait devant un noble ou un roi, sans toutefois tirer sur la jupe de sa robe. Elle s’inclinait simplement bassement, seule parcelle de son éducation à laquelle elle pouvait s’accrocher à ce moment-là. Personne n’expliquait jamais comment réagir devant un griffon.

« Il…Il est votre compagnon? Ou… »
Elle sembla confuse, avant de se taire pour observer calmement l’animal. Elle aurait aimé avoir des pigments et un canevas. Ou bien de fusain. Mais la veuve avait l’impression qu’elle ne pourrait pas lui rendre justice. « Ou votre ami? » Souffla-t-elle sans détacher son regard, où brillait sa passion pour le beau, du grand oiseau.

Autone baissa les yeux, cette dame était devenue quelqu’un d’autre, un peu comme elle, avait complètement changé de vie. « Nous ne sommes plus rien de ce que nous étions … J’imagine que comme moi, vous avez changé votre nom. »
Elles étaient devenues plus fortes et plus puissantes, distinctement de manières différentes.





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Re: À toutes celles qui ont fait de leurs corps un champ de bataille. - Autone.

le Dim 28 Oct - 5:48
Un amant, Autone rougit à cette manière étrange de le décrire. Elle regarda l’oiseau s’envoler en levant la tête, suivant des yeux son ascension avant de rediriger ses prunelles dorées vers l’immaculée. « J’espère que ce rodage nocturne ne devienne pas une habitude. J’imagine…que je retrouverai le sommeil. C’est étrange d’être loin de sa maison. Loin des personnes qui nous rassurent toujours quand on n’a pas sommeil. Ou qui nous réchauffent lorsqu’il fait trop froid. »   Sa voix se brisa dans un murmure, elle pensa à Satie, à Odélie qui parfois se glissait dans son lit. Elle pensa à Matis qui l’empêchait toujours de continuer les rêves qui la faisaient hurler. Matis qui avait remarqué son sommeil agité sans rien dire et en comprenant tout. La veuve se retint de baisser la tête et de laisser ses pensées vagabonder dans le trop obscur. Elle se rattacha à la voix de la dame aux cheveux sombres et lui adressa un sourire triste de compassion. Elle comprit par accumulation que la courtisane fût vampirisée, mais ne fit pas de commentaire. Ce serait indiscret et inutile.

« Vous étiez perdue, tant dans vos yeux que dans votre âme. Je le voyais, quand les soirs vous suiviez des hommes que…je n’aurais pas suivi. »  Quelque chose se noua dans sa gorge, elle hésita à poursuivre. Pudeur, mais surtout, peur. Elle était si effrayée qu’on l’entende. Si effrayée qu’on se mette à parler. Être confrontée, elle ne pourrait pas se le permettre, pas maintenant. « J’ai voulu vous offrir un peu mieux. Vous ne pouviez pas savoir, à qui on pouvait, ou non, faire confiance. J’ai voulu vous offrir cela. Des contacts, de la protection, un toit. Vous avez refusé. Je me suis inquiétée pour vous, chaque fois que je vous voyais errer au petit matin. Je connaissais tous les couloirs de Gloria pourtant vous préoccupiez, mon esprit, chaque fois que vous passiez le coin de mon œil dans l’une de ces ruelles. Peut-être parce que je vous jugeais trop jeune pour finir ainsi. Parce que je me voyais. Je craignais que ce qui m’était arrivé à cet âge-là débarque dans votre existence. »

Elle savait, à ce moment, que l’homme qui l’avait vendue rôdait sans scrupules dans ce monde, entre deux villes, toujours invisible et si loin de l’atteinte de sa vengeance. Autone se demanda momentanément s’il était toujours en vie. Même si elle le voyait, demain, elle ne reconnaitrait pas son visage et lui, ne connaissait pas son nom.

« J’aimerais pouvoir vous en dire plus. Hélas, vous n’avez été qu’un esprit dans mon existence. »  Comme aujourd’hui, la veuve voyait la courtisane passer dans les coins de son esprit. Ses yeux, seuls, avaient éveillées tellement de choses qu’elle avait enfouies. Comment était-ce possible que tous ces souvenirs aient refait surface, quand elle était certaine de les avoir enterrés profondément, comme on enterre un mort pour que jamais son âme n’ait grâce de résurrection.

« Si votre vie n’a rien de passionnant, que faites vous ici, Sintharia? Vous avez su vous faire des alliés précieux. » Elle regarda du coin de l’œil, Fafnir pour le désigner et ne nomma pas Aldaron. « Les alliances sont des forces à ne pas sous-estimer. Surtout pour nous, femmes. Il s’agit de nos clés. Les hommes commencent leur vie avec des portes ouvertes et nous, devons trouver moyen de sortir nos cages avant de commencer notre route. Nous nous sommes rencontrés, encore dans nos cages respectives. »  





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Re: À toutes celles qui ont fait de leurs corps un champ de bataille. - Autone.

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