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Ilhan Avente
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Ilhan Avente "Il y avait un rêve, qui s'appelait Calastin" [Terminé] Empty Ilhan Avente "Il y avait un rêve, qui s'appelait Calastin" [Terminé]

le Jeu 16 Aoû - 14:58

Ilhan Avente



Identité de votre personnage

Race : Humain (ethnie Althaïenne)
Nom : Avente
Prénom : Ilhan
Surnom : Le (Grand) Tisseur
Date de naissance : 1722 du 3ème âge
Age réel : 40 ans
Age en apparence : 40 ans
Lieu de naissance : Althaïa
Lieu de vie : Délimar l’Océanique
Rang social : Noble
Poste/emploi : Diplomate et Conseiller politique

Caractéristiques



Force physique : Faible
Agilité : Bon
Furtivité : Très Faible
Réflexes : Bon
Endurance : Moyen
Résistance : Faible

Force mentale : Exceptionnel
Perception : Très bon
Intelligence : Maître
Beauté/charisme : Grand maître
Navigation : Médiocre
Magie : Moyen

Epée : Médiocre
Dague et poignards : Médiocre
Armes d'hast : Médiocre
Armes contondantes : Médiocre
Hache : Médiocre
Fouet : Médiocre
Art du lancer : Médiocre
Bouclier  : Médiocre
Armes de trait : Médiocre
Mains nues/pugilat : Médiocre
Equitation : Moyen
Dressage : Moyen


Equipement


Arme principale : L’esprit et les mots

Autres objets :

  • Il « possède », ou plutôt on lui a attitré, une belle demeure, parmi les plus spacieuses et les plus confortables, même si toujours dans le pur style de la cité de Délimar, dans le quartier résidentiel de la cité. Il aime le confort et s’est entouré de tout le luxe dont peut disposer Délimar (vêtements de belles étoffes dignes de son rang, coupés sur mesure…). Nous précisons que, les meubles étant des meubles délimariens, ils sont souvent bien trop haut pour lui. Dans la demeure de l’Althaïen traine donc un grand nombre de petits marchepieds, d’escabeau et de petits escaliers. Il aurait pu faire des meubles sur mesure mais il a jugé cela peu pratique quand des géants délimariens viennent chez lui. Et à part eux, actuellement, peu viennent le visiter à Délimar…

  • Un nécessaire d’écriture coûteux qu’il chérit, en souvenir de son défunt père, et qui commence à montrer les signes du temps tant il a été utilisé. Ainsi que des parchemins enchantés pour n’être lus que par leur destinataire, qu’il protège en outre par d’autres sortilèges supplémentaires et qui lui permettent d’entretenir une correspondance relativement sécurisée. Même s’il doit pour cela aller les lire à l’extérieur de Délimar, ville où toute magie est interdite.

  • Un sabre d’apparat, purement factuel, conçu expressément pour lui, pour ne pas trop dépareiller parmi les Délimariens, fier peuple guerrier. Même s’il ne sert que de costume et qu’Ilhan serait bien incapable de s’en servir autrement.

  • Il porte toujours sur le cœur la broche de son poste en signe de reconnaissance.

  • Ses chèvres. Chacune a son nom.





Description physique



Dire qu’Ilhan est un parangon de beauté serait mentir, pas à la mode Ambarhùnienne en tout cas. Il n’a rien d’une sculpture de gladiateur ni de la majesté d’un empereur. Il est pour autant doté d’une réelle prestance naturelle. De son ascendance purement athaïenne, il a hérité d’un physique avantageux : des formes masculines plutôt seyantes, une silhouette élancée malgré sa taille moyenne pour un homme, atteignant tout juste les 1m75, ainsi qu’une musculature légèrement dessinée qu’il tente d’entretenir par un minimum d’activité physique, quand bien même il n’a rien d’un guerrier.

Toutefois, s’il n’en impose pas par sa taille, il en impose par son charisme que certains qualifient d’envoûtant. Exotique diraient même d’autres.

Brun d’un noir d’ébène, les cheveux légèrement ondulants tombant courts sur la nuque, ses traits fins mais virils sont rehaussés par une barbe courte savamment taillée. Le plus captivant chez cet homme est sans aucun doute son regard. Ses yeux noirs de jais, plus noirs encore que l’encre qui court sur ses parchemins. Soulignés de sourcils réguliers, ces orbes profonds vous captivent par leur intensité. Ils peuvent être aussi brillants que les astres nocturnes ou aussi insondables que des puits sans fond. Quand ils se posent sur vous, vous avez l’impression qu’ils vous transpercent jusque dans les tréfonds de votre âme. Un regard bien difficile à duper.

Mieux vaut toutefois se fier à ce regard, plutôt qu’à son sourire, qui se veut au contraire bien plus ambigu. Un sourire entre écoute attentive, tel un père face à un enfant, et condescendance patiente, tel un maistre devant son apprenti, un sourire figé entre douce bienveillance ou traitresses  cajoleries. De ce rictus, nul ne peut prétendre en comprendre réellement toutes les nuances. Rares sont ceux à avoir vu son sourire le plus sincère. Il faut le mériter pour s’en montrer digne.

Cette attitude énigmatique est des plus déroutantes et se retrouve dans tout le personnage. Vous pensez qu’il n’est pas présent quand soudain il apparaît de derrière votre ombre. Il était là, si patiemment silencieux, que vous ne l’aviez pas entendu. Ou vous l’aviez oublié. Il était pourtant auprès de vous, vous observait, vous écoutait, avec une attention infinie. Il sait toutefois se montrer sur le devant de la scène et devenir acteur confirmé quand l’heure vient pour lui d’agir. Une fois qu’il a toutes les cartes, du moins toutes celles possibles, en main.

Pour certains, il est une énigme vivante, un peu dérangeante. Et conscient du possible trouble qu’il peut créer, il en joue, jusqu’au bout. Jusque dans ses vêtements. Des manches un peu évasées, camouflant des brassards pouvant contenir un parchemin ou l’autre, et qui lui permettent de cacher ses mains, ou au contraire de jouer de certains mouvements de bras pour mieux attirer l’attention vers un point précis. Des beaux atours taillés sur mesure, lui qui aime tant son confort, qui soulignent sa silhouette bien conservée et son port noble. Un ensemble sombre sous ses surcouches de vêtements de couleur, qui lui permettent en un tour de main de délaisser des vêtements par trop voyants, afin de fuir en toute discrétion, lui cible facile parfois. Ses vêtements sont à la fois très spécifiques et en même temps sans signe distinctif particulier. Le seul qu’il se permet de montrer est un insigne : une broche symbolisant son poste à Délimar, qu’il porte toujours sur la poitrine. Seul réel signe de reconnaissance.

S’il aime semer le trouble, il est aussi homme qui sait présenter dignement. Peut-être n’est-il issu que de la petite bourgeoisie, mais il a toutes les allures d’un de ses nobliaux de la Cour impériale. Il est d’ailleurs parfaitement à son aise dans les réunions des hautes sphères, où tout se joue dans les apparences. Un sourire par-ci, un compliment par-là, un petit mot bien placé, un petit geste d’attention. Son charisme et sa prestance lui assurent un réel succès dans ce petit milieu fermé.

C’est avec un réel plaisir qu’il se prête ainsi au jeu et au spectacle. Il est toutefois bien plus réputé encore pour son stoïcisme légendaire. Ce dernier semble émaner de toute sa personne. Jamais vous ne le verrez s’empourprer de colère ou blêmir de rage. Son visage jamais ne se crispera et toujours restera aussi lisse que le marbre, même face à la pire insulte ou le pire des dangers. D’un maintien droit et fier, il semble un roc prêt à affronter les pires tempêtes et les vagues les plus ravageuses. Et des vagues cycloniques, il en a affrontées, sans jamais fléchir. Jusque-là du moins.

Rares sont les personnes ayant pu voir son masque se fissurer quelque peu. Ses proches peut-être. Ou quelques personnes qu’il estime profondément et qu’il sait ne pas se jouer de lui. Pour ces êtres-là, les masques tombent et il pourrait se permettre quelques marques d’humeur. Peut-être ces rares personnes vous diront l’avoir entendu, une fois ou deux, grincer des dents. Mais d’aucuns disent que ce n’est là que légende, tant cela semble improbable pour tout autre ne le côtoyant pas en privé.


Description mentale



En effet, si l’on devait le définir en quelques mots, on le nommerait force tranquille.

Tout en lui respire la sérénité. La tranquillité. Du moins en apparence. Une force d’esprit et d’âme qui lui permet de ne pas sourciller, en quelconque occasion que ce soit. Personne ne l’a jamais vu perdre son calme. Plus depuis longtemps en tout cas.

Il a bien connu une courte période, lors du deuil de sa femme et de son fils, où l’approcher relevait du miracle tant il était exécrable. Jamais violent, mais d’une humeur cynique, acerbe, à l’acide caustique plus virulent que les pires venins. Mais ce temps est loin. Révolu. Et depuis, il s’est juré de ne plus jamais se laisser aller à cette faiblesse. De ne plus jamais se laisser aller à ces émotions violentes et néfastes. Son séjour chez les baptistrels et des études en méditation l’ont beaucoup aidé à apprendre à se maitriser. Il avait certes quelques prédispositions à la patience et était d’un tempérament tranquille, observateur né, mais il est devenu dès lors un maitre en la matière.

Il n’a plus jamais fléchi. Malgré toutes les épreuves d’endurance nerveuse qu’il a pu connaître. Malgré tous les nœuds, parfois inextricables, d’intrigues politiques ou d’espionnage dans lesquelles il a pu s’emmêler. Il a toujours su, habile tisseur qu’il est, défaire, un à un, avec une patience infinie, les nœuds de la folle toile pour en recomposer un dessin à son image.

Mais si sa force mentale exceptionnelle, surtout pour un simple humain, est l’un de ses traits de caractère les plus marquants, les plus dérangeants selon certains, ce n’est certes pas le seul.

Il est aussi un homme doté d’une vivacité d’esprit redoutable, d’une adaptabilité à toute épreuve. Stratège hors pair, si ce n’est militaire, du moins politique, il sait composer quel que soit son jeu en main. Pour savoir graviter dans les sphères les plus fourbes de la société, il lui a fallu affûter ses armes, les seules qu’il ait réellement : les mots et l’esprit.

Un elfe qu’il tient en grande estime a dit un jour, tel un crédo : « l’or est une arme ». Il ne put lui donner tort. Mais il lui rétorqua alors « Mais les mots sont une arme plus redoutable encore. ». Tout était dit. Et le léger sourire qu’ils échangèrent ce jour-là en dit long.

Cette vivacité d’esprit va de paire avec une forte curiosité intellectuelle. Tant et si bien que lorsqu’il est plongé dans un sujet ou une recherche, il oublie parfois le monde qui l’entoure et est totalement ancré dans ses parchemins. Il aime aborder un sujet de bout en bout, et ira pour se faire jusqu’au bout du monde s’il le faut. C’est ainsi qu’il est parti chez les baptistrels pour apprendre auprès des maîtres de la rhétorique. Mais cela va aussi avec un perfectionnisme exacerbé, une intransigeance sans bornes, envers lui et envers les autres. Il tolère difficilement l’erreur, encore moins l’échec, même s’il ne le montrera pas forcément, diplomatie oblige. Il sera capable toutefois de faire remarquer un manquement, une erreur, une faiblesse, notamment à ses serviteurs, d’une voix calme mais ferme, sans monter le ton, simplement en soulignant la faute. Et il vaudrait mieux que ce manquement ne soit plus à souligner ensuite.

Ce perfectionnisme se manifeste aussi dans une certaine maniaquerie. Cela ne se verra pas forcément en public, car il sait se contenir. Mais chez lui, vous pourriez le voir redresser un objet par ci, aligner une pile par là. Ses parchemins sont savamment classés en un ordre défini, et mieux vaudrait ne pas les mettre en désordre.

C’est aussi un homme loyal, malgré les apparences et malgré son histoire. Oui loyal. Non pas en un homme. Ni même en une femme. Mais envers un peuple. Le peuple des Hommes. Les Humains. Quels qu’ils soient au final. D’où qu’ils viennent. Peu lui importe leur couleur, leur taille, leur pays d’origine ou même leur croyance. Tous sont des Hommes, et tous meurent un jour. Tous ont les mêmes faiblesses face aux autres peuples, souvent bien plus endurants et bien plus puissants sous d’autres aspects. Il agit pour les Hommes et leur survie. Mieux même, pour leur puissance et leur pouvoir. Pour qu’ils s’élèvent de nouveau dans une nouvelle ère de gloire, tel que leurs paires d’antan avaient réussi à le faire.

C’est là sa seule et réelle ligne de conduite. Si pour cela il doit trahir, soit. Si pour cela il doit tuer ou fomenter quelques meurtres ou guerres, soit. Il est prêt à tout, pour le peuple humain. Même de risquer sa propre vie. Quand bien même il a été fort déçu de tous les hommes qu’il a pu servir, en qui il a pu fonder, un jour, un quelconque et vain espoir. Existe-t-il seulement un homme capable de réaliser ces rêves utopiques ? Existe-t-il un homme capable de les conduire tous sur les chemins de la gloire ?

Et s’il ne s’agissait pas d’un homme, mais d’une femme ? Contre toute attente, alors qu’il était à deux doigts d’abandonner toutes ces folles idées, tous ces beaux plans d’avenir pour la race humaine, un avenir qu’il ne verrait sans doute jamais lui-même pleinement s’accomplir, il entendit son coeur battre une nouvelle fois pour cette utopie. Une utopie qui chuchotait soudain un nom. Un nom qui jamais ne lui serait venu à l’esprit, si on ne le lui avait pas soufflé.

Tryghild Sven. Une femme étrange, et étonnante. Fière guerrière, combattante hors pair, chef de file d’un peuple tout aussi fier : les Glacernois. De prime abord, il n’aurait jamais parié sur eux. Peuple bien trop à l’écart du reste des hommes, bien trop fier et droit pour se mêler aux autres, bien trop guerrier pour jouer au jeu de pouvoir. Et pourtant…

Et pourtant, ce peuple détenait au final toutes les qualités requises : une droiture et une franchise hors norme, un code d’honneur digne de leurs ancêtres d’antan, une dignité les obligeant à ne jamais s’écarter de leur ligne de conduite, des capacités de combat et une résistance hors norme, une armée disciplinée, et… oui, il devait l’avouer, sous leurs airs bravaches et frondeurs, une certaine intelligence. Pas de cette intelligence fourbe qui a corrompu toutes les échelles du pouvoir de l’ancien empire. Non, ils étaient dotés d’une intelligence pragmatique, et stratégique.

Alors, alors… quand on l’a appelé, oui il a accepté. Car il a vu dans cet appel un signe. Un dernier espoir. Il a vu en cette femme, son impératrice, sa monarque, l’étoffe d’un vrai dirigeant digne de ce nom. La signature d’une grande Reine. Et les prémisses d’un système politique dont il rêvait : les dirigeants au service du peuple, et non le peuple au service des dirigeants. Alors oui, il a accepté son offre.

Une offre folle, il doit l’avouer. Il prit son courage à deux mains. Du courage il en était doté. Il en avait déjà fait la preuve en espionnant pour les rebelles, au nez et à la barbe de leurs puissants ennemis, regardant en face celui qu’il trahissait, sans vaciller, tirant ses ficelles dans l’ombre sans se faire prendre. Des nerfs d’acier, il en a fait preuve oui.

Mais il lui en a fallu encore pour accepter de vivre à Délimar, alors qu’il n’était pas d’une de ses ethnies. Homme, Althaïen, politicien, petit magicien même si de faible envergure, piètre guerrier… Il représentait là tout ce qu’un Glacernois méprisait. Et pourtant, se parant de son calme froid, il a fait front. Aussi inexpugnable que l’ancienne forteresse de Glacern, il est resté parfaitement maître de lui-même, parmi ces géants combattants. Il n’eut pas froid aux yeux et sut rester peu impressionnable. Il a su imposer son sens pratique à toute épreuve, son agilité d’esprit et sa ruse aiguisée et s’est taillé une place de force dans la citadelle anti-magie malgré ses origines. Il a su, avec patience, gagner le respect de tous dans cette cité. Ou presque.

Il doit avouer toutefois que, d’ordinaire caustique, lui qui n’entretient plus guère d’illusions sur les motivations de l’humanité, et en particulier des politiciens, il a ressenti un réel vent d’air frais en venant à Délimar. Même s’il reste encore parfois perplexe devant la franchise de ce peuple.

Dès lors, pour eux, pour leur belle cité, et pour leur reine, il leur fait bénéficier de tout son savoir. Pour eux, il manie de nouveau la diplomatie, tel un membre à part entière de son être. Et s’il a conquis leur respect, les délimariens ont acquis aussi sa loyauté. Pour eux, il serait prêt à tout. Pour le pire ou le meilleur, sa toile se tisse de nouveau. Et son noyau est à Délimar.

Alignement :  Rien n’est noir, rien n’est blanc en ce monde, tout est gris. Et Ilhan en est le parfait exemple. Il a pourtant une ligne de conduite : agir pour la gloire du peuple humain. Agir pour celui, ou celle, le plus à même de les y mener.

Proposition d'esprits-lié : Dauphin niveau 2 (donné dans la description du prédéfini)




Histoire



Quarante années. Si court et si long à la fois.

Il en avait vécu des événements, il avait été témoin de bien des drames et des tragédies en ces quatre décennies. Toute cette violence déchainée, la vie de trois peuples ravagée, sa belle ville en ruines et souillée… Tous ces souvenirs lui laissaient le goût amer d’un terrible échec. On le disait pourtant brillant, intelligent, le meilleur en son domaine. Cela n’avait en rien empêché de voir sa vie, leurs vies à tous, voler en éclat et de devoir fuir leur monde. Ils avaient pourtant traversé des guerres violentes, contre les autres peuples ou entre eux-mêmes, ils avaient pourtant combattu un Dieu, combattu le Tyran Blanc… Mais, face aux puissantes chimères, ces ombres ravageuses qui vomissaient leurs avanies sur ces terres si chères à leurs coeurs, ils n’avaient pu que fuir. C’était là un sinistre échec, oui.

Mais sans doute devons-nous vous conter les origines de cette vie.


De tendres années


Althaïa la Romantique. C’est là que tout a commencé. En cette ville magnifique qui a bercé toute son enfance et marqué toute sa vie. Le simple nom évoquait encore en lui un puissant élan de nostalgie. S’il n’est pas sujet aux larmes faciles, il doit avouer sentir sa gorge se serrer quand ses pensées l’emportent vers les lointaines contrées althaïennes.

D’une famille bourgeoise, il y a vécu des moments heureux et merveilleux. Des moments magiques. Pas de cette magie qui a irradié leur monde et pulsé dans leur veine. Mais de cette magie du coeur, qui fait vibrer vos ondes en vagues sereines.

Althaïa, sa belle et majestueuse ville. Il a profité là-bas d’une douce vie dans ses tendres années. Toutes les connaissances lui ouvraient leurs bras et il s’y est engouffré avec une avidité forcenée. Il a suivi maintes formations, compulsé maints parchemins, écouté maints précepteurs. Choyé qu’il était, il aurait pu facilement devenir un enfant gâté, mais il eut la chance de rencontrer des érudits qui partagèrent avec lui leurs savoirs et leurs sagesses. Ils lui inculquèrent, en même temps que de solides bases intellectuelles, puissantes armes de pouvoir qui forgeront son avenir, une certaine conscience de ses devoirs. Un grand pouvoir donne de lourdes responsabilités.

S’il était conscient de ses capacités et de ses facultés intellectuelles, il réussit à garder assez de lucidité pour entrevoir aussi ses limites, ses manques, et ses faiblesses. Cela lui permit de ne pas devenir un de ces prétentieux arrogants qui avaient le don de l’irriter.

1738, sa seizième année sonna et avec elle son mariage, arrangé avant même sa naissance, avec une maison digne de la bourgeoisie d’Althaïa. Il épousa Alana Elriean, ravissante althaïenne aux traits fins et à la longue chevelure d’ébène, qui ravit son coeur dès qu’il lui passa l’anneau au doigt. Ils s’étaient bien peu rencontrés avant leurs épousailles, mais ils apprirent à se connaître au fil des années. Leur nuit de noces, si elle fut timide, fut aussi empreinte d’une tendresse infinie.

Et cette tendresse marqua les quelques années qu’ils vécurent ensemble. Ils durent toutefois attendre longtemps pour voir arriver leur premier né. Et leur dernier.


Les jeux de Destinée


En effet, le sceau de la belle fortune décida ce jour-là de se rompre. Et le parfait bonheur que filait Ilhan s’effondra quand il vit sa belle et chère femme mourir en couche. Il s’en voulut d’autant plus, qu’il était absent, parti en court voyage pour suivre l’enseignement d’un maitre réputé. Quand il revint, ce fut pour ses funérailles. Et les pleurs de son petit garçon, merveille des merveilles, se joignirent aux siens. Il avait peu versé de larmes de toute sa vie, et crut les avoir versées pour toutes les années restantes.

Il se trompait. Quelques semaines plus tard, malgré toutes les précautions, malgré un foyer choyé, son enfant mourut lui aussi. Ilhan avait dix-neuf ans et était déjà veuf.

Ce fut pour lui un deuil terrible et long. Il n’est pas bien sûr d’en être réellement remis. Il sent encore parfois cette petite pointe de douleur lui vriller le coeur quand il repense à eux, la chair de sa chair et sa belle aimée.

Mais son sens du devoir l’obligea à sortir de son chagrin. S’il n’avait tenu qu’à lui, il se serait enterré dans son domaine à tout jamais. Mais il avait un nom à honorer, une famille dont il devait se montrer digne. D’autant plus que ses parents moururent la même année. Il était le dernier des Avente et ne pouvait se laisser aller à la peine et la douleur.

Il connut des affres de colère froide, qui le rendirent un temps exécrable pour quiconque l’approchait. Il n’était pourtant pas du genre à s’énerver facilement. Il devint caustique et amer. Jusqu’à ce que ses plus proches amis le secouent et le confrontent à l’image acide qu’il devenait. Ilhan dut prendre sur lui et faire appel à tous les enseignements de sagesse qu’il avait pu engranger jusque-là. Cela ne lui sembla toutefois pas assez. Il avait besoin de plus, il voulait plus. Il se plongea alors dans ce qu’il aimait le plus après sa famille : les connaissances. Son avidité de savoir s’accrut encore si ce fut possible.


L'avidité du savoir


Il fit venir quelques maistres réputés pour leur excellence et apprit auprès d’eux l’art de la patience, via diverses techniques dont la méditation. Plonger en son coeur et son âme pour mieux se connaitre. Accepter ses doutes, ses peurs et ses faiblesses pour mieux les affronter. Apprendre à se contrôler, se maitriser, faire taire ses émotions, du moins en apparence, apprendre du moins à les apprivoiser. Mais aussi écouter, attendre, laisser l’autre parler et se dévoiler, et engranger ainsi de précieuses informations. Il perfectionna ainsi son art de la politique et de la diplomatie. L’art de la rhétorique surtout.

Bien vite toutefois il dépassa ses précepteurs et voulut plus, encore et toujours. Il lui fallait les meilleurs des meilleurs en la matière. Sa soif de savoir et de perfectionnement le poussa jusqu’à taper aux portes du Domaine de la Rhapsodie en l’an 1742. Il y passa plusieurs années en élève studieux, même si jamais, ô grand jamais, il ne rêva de devenir bapstitrel. Il les observa, les écouta, et affina encore ses dons, année après année.

Ainsi armé, de la plus puissante arme à ses yeux, à savoir l’esprit et les mots, il partit à la conquête de Gloria. Althaïa lui était encore bien trop gorgée de souvenirs douloureux pour y revenir. Et il avait décidé d’anoblir plus encore le nom des Avente. Gravir les échelles du pouvoir, pour façonner le monde d’une plus douce façon que par les lames et le sang.


Les Jeux du Pouvoir


Un de ses anciens précepteurs l’accueillit et l’introduisit dans les sphères intellectuelles de la société glorienne. Il y brilla, nouvelle étoile scintillante, autour de laquelle de nombreux papillons vinrent virevolter. Il écouta ces papillons, les observa, les amadoua, apprit beaucoup d’eux, sur eux et sur leurs paires. Cette belle Cour alla papillonner dans de plus hautes sphères encore, celle de la noblesse luxueuse, et vanta les mérites de ce jeune homme à l’esprit aiguisé et au charisme fascinant.

Il fut mandé par un des proches d’un homme controversé : le comte Fabius Kohan. Son ambition prenait forme. Et peu à peu il devint un des proches conseillers du comte lui-même.

Oh ambitieux oui, il l’était, mais il était aussi réaliste. Sur lui-même et sur les autres. Il comprit très vite la nature profonde de l’homme qu’il servait alors. Mais tant que cette nature perfide et cupide n’entachait pas les intérêts de l’État, peu lui importait. Il profita des faveurs du comte pour entrer à la Cour Impériale, en l’an 1746, alors qu’il n’était qu’un petit bourgeois althaïen de vingt-quatre ans. Il s’y tailla une belle réputation et y siégea pendant plusieurs années.


Guerres ravageuses


Il vit l’arrivée des dragons, ou plutôt le retour, en l’an 1750, il vécut la naissance des premiers dragonniers… et la sortie des vampires de leurs sombres souterrains. Les Hommes qui avaient cru cette race disparue durent affronter une terrible épreuve face à cet adversaire redoutable, ce prédateur né, dont ils devenaient des proies bien faciles. Et la guerre éclata.

1751 vit l’avènement de la terreur la plus primale pour les Hommes. Les nuits n’étaient plus seulement synonymes de cauchemars, mais aussi de mort et de sang. Heureusement le peuple humain est un peuple qui s’adapte. Et il s’adapta. Les villes se fortifièrent et devinrent des refuges. Malgré la faim, la peur et la mort rôdant, malgré la perte de la dragonne dont ils avaient hérité, les Hommes survécurent.

1752 redonna un regain d’espoir quand de nouveaux œufs de dragons apparurent. Tout ce temps durant, Ilhan continua d’oeuvrer dans Gloria, pour Gloria et le peuple des Hommes. Il s’y fit de nombreuses relations et de précieux alliés. Il parvint également à se composer un réseau de plus en plus important d’informateurs en tout genre, ses araignées comme il les appelle. Entre ses papillons qu’il manipulait savamment pour colporter certaines rumeurs ou nouvelles et contrôler un minima l’information circulant, et ses araignées pour le renseigner dans les alcôves impériales ou les bas-fonds de Gloria, le Grand Tisseur, comme certains le nommaient, et le nomment encore dans l’ombre, bougeait ses ficelles une à une avec une patience infinie.


Trahisons ombrageuses


Mais cette petite brise d’espérance fut balayée avec l’arrivée de bien sombres bateaux en l’an 1753. Même l’arrivée de trois dragons sauvages pouvant aider à la survie de leur monde ne parvint pas à éclairer l’obscurité du sinistre nuage qui s’avançait sur eux. Des Almaréens, disciples fanatiques du Néant, déferlèrent sur leurs terres comme un ouragan enragé et dévastèrent tout sur leur passage. La terre des Hommes fut ravagée et leur noble capitale cernée.

Une alliance fut tentée, entre les trois peuples d’origine, sous l’initiative des Baptistrels, sur leur domaine de la Rhapsodie. Ilhan fut de la délégation humaine, envoyé là-bas en observateur. Malheureusement, l’alliance à peine conclue, après de laborieux palabres, le domaine fut attaqué par Néant. Le dragon-esprit fut tué et les barrières elfiques tombèrent permettant aux Almaréens de déferler sur l’assemblée. Ilhan échappa ce jour-là, il ne sait comment, à la mort, voyant des corps tomber autour de lui, impuissant au combat. Heureusement l’alliance parvint à repousser l’attaque grâce à l’arrivée de l’armée elfique.

Sur le chemin du retour la délégation humaine reçut la nouvelle du coup d’État de Fabius. Ce dernier, profitant des combats au loin, s’était emparé du pouvoir à Gloria et se nommait empereur en faisant alliance avec les Almaréens. Au vu de la tournure des événements, Ilhan et ses gardes se détachèrent de la délégation principale pour rentrer au plus vite, et éviter les foudres des réactions qui ne manquèrent pas de s’abattre sur la délégation à ces nouvelles. Réactions d’autant plus virulentes que Korentin Kohan, dragonnier de son état, était alors accusé de régicide. Ilhan ne souhaitait pas être pris à parti, ni se retrouver entre deux feux. Leurs chevaux au galop, Ilhan et ses hommes quittèrent la délégation et filèrent à toute allure rejoindre le comte, nouvel empereur.

Ce n’est pas pour autant que Ilhan approuva les décisions et les actes du comte. Il connaissait l’homme, sa cupidité, et ses pires défauts. Mais il jugea sa place ailleurs, et surtout il jugea bien plus avisé de jouer un autre jeu, plutôt que de s’affirmer dans le camp du dragonnier rebelle.

L’Empire se scinda alors en deux : les impériaux de Fabius Kohan alliés aux Almaréens, et les rebelles alliés aux elfes et aux vampires. Ilhan reprit sa place aux côtés de Fabius. En apparence du moins.


Jeux de dupe, Maitre de l'ombre


Dans l’ombre, au péril de sa vie, il devint un espion redoutable au service de la rébellion, oeuvrant directement au sein du palais de Fabius. Il aurait pu choisir de rester fidèle à l’ancien comte. Mais son devoir le liait à sa ville, à l’État, plus qu’à un homme. Surtout cet homme-là, sans foi ni loi. Il manqua plusieurs fois de se faire démasquer mais parvint à manoeuvrer habilement et à dévier les soupçons. Avec brillance, il ne fut jamais inquiété et offrit des informations parfois vitales à la rébellion, notamment grâce à son immense toile d’informateurs et d’alliés de l’ombre.

Puis l’hiver vint. Et avec lui, le vent des revirements. Les soldats almaréens firent un coup d’État, destituant Fabius Kohan de son titre. La foi en Néant devint loi et toute magie interdite. Ilhan parvint à maintenir sa place au prix d’innombrables manœuvres politiques, en faisant jouer tous ses jeux d’alliance dans la place, et faisant valoir ses compétences aux yeux des Almaréens.

Il put ainsi rester et continuer son travail de sape dans l’ombre en faveur des rebelles. Il dut prendre toutefois bien plus de risques, pour faire parvenir les informations qu’il recueillait, ou pour organiser quelques coups de sabotage.

L’été chassa les dernières brises de glace, et les Almaréens se décidèrent à marcher sur la cité rebelle. Une bataille sanglante ravagea les deux camps. La bataille de l’Aube Rouge. Une bataille où trahison projeta son souffle venimeux. Trahison des vampires qui quittèrent la bataille au moment le plus critique, et trahison des impériaux qui se retournèrent contre les Almaréens. Il serait possible que ce retournement soit l’oeuvre d’un petit Althaïen même s’il n’en parlera jamais, et ne révélera jamais tous les actes qu’il a pu commettre ou les plans qu’il a pu fomenter en ces temps sombres. Toujours est-il que la bataille, qui tournait jusque-là en faveur des Almaréens, se retourna complètement contre eux, quand finalement, troisième et dernière trahison, Néant les abandonna sur le champ de mort. Le peu qui survécut de cette fière armée prit la fuite.

Malheureusement tout n’était pas fini. Restait à détruire le miasme brumeux qui ravageait la forêt elfique et étendait déjà ses tentacules sur le reste du continent. Néant était peut-être parti mais il laissait son sinistre héritage grandir à son gré. Et en voulant détruire cette nouvelle malédiction, les alliés de cette laborieuse quête en déclenchèrent une autre… en libérant un monstre avide de pouvoir et de destruction.

Le Tyran Blanc libéré, tout bascula de nouveau, sans laisser de répit aux trois peuples harassés de ces longues guerres.


Fuite effrénée et guerre sombre


Toutes les araignées murmurèrent en choeur, faisant résonner les mots danger et mort sur l’immense toile du Tisseur. Il était temps pour Ilhan de prendre la tangente. Il lui était hors de question de prêter allégeance, et le Tyran Blanc ne serait pas aveugle à son jeu de dupe. Ilhan n’avait plus les bonnes cartes en main pour servir ici, il devait partir. Et au plus vite. Peut-être même est-il parti un peu trop tardivement. Ce fut une fuite effrénée, qui décima la moitié de ses hommes et laissa l’autre moitié sévèrement blessée. Ilhan s’en tira à bon compte, et échappa aux théocrates. Il parvint à rejoindre la cité de Caladon où il s’installa pour poursuivre son œuvre de sape, cette fois au service du Protectorat.

Une guerre de titans eut lieu, et Ilhan ne fut qu’un spectateur impuissant devant ce combat de géants. Une énième bataille sonna son glas, dans le désert d’Esfelia cette fois, désert où la rébellion s’était réfugiée. Mais finalement, au prix du sang et des larmes, le Tyran Blanc fut tué.


Paix amère, âpres reconstructions


Enfin, en l’an 1758, après plus de huit ans de guerres incessantes, Ambarhùna tenta de panser ses blessures. Difficilement toutefois. L'empire des Humains resta scindé en deux royaumes. Les cartes des autres royaumes se redessinaient aussi, avec le changement de dirigeant vampirique et l’installation des elfes dans les montagnes de l'Est. La Caste des dragonniers fut créée et se posa en protecteur de la paix, fol espoir selon Ilhan. Mais c’est là aussi le propre de l’Homme : le vain espoir.

Lorsque la paix fut rétablie, Ilhan fut anobli par Korentin Kohan pour ses actes durant la guerre et son espionnage forcené. Il reçut de riches terres sur le domaine d’Althaïa, dans lesquelles il comptait bien se retrancher pour mener une paisible fin de vie et un élevage de chèvres. On lui demanda toutefois de rester encore quelque temps aux côtés du dirigeant d’un des royaumes humains, Korentin Kohan, en Aldaria. C’est avec une certaine réticence qu’il accepta, jugeant la lignée Kohan dépassée, d’un autre temps, et dont les conflits constants empoisonnaient la vie du peuple humain. Il fit taire ses sombres pensées et le servit dignement, mettant toutes ses compétences en œuvre pour le dragonnier.


Sinistre ère, Régence en ébullition


L’an 1759 arriva, fêtant les un an de la défaite du Tyran Blanc, et ce avec des noces, qui auraient dû être festives. Malheureusement la joie et les rires furent vite entachés par une tentative d’empoisonnement sur tous les dirigeants des trois peuples réunis. Si le pire fut évité, Korentin Kohan fut  touché par le poison, qui le rongea peu à peu. Sentant sa fin arriver, en avril 1759, le jeune empereur agonisant anoblit Luna Duruisseau et la nomma régente du royaume Aldarien jusqu’à ce que son fils Nolan soit en âge de gouverner. Ilhan fut convié à rester, mais il n’offrit ses services que pour une durée déterminée, jusqu’à ce que la Régente ait toutes les clés en main, que les choses s’apaisent. Ce après quoi, il se retirerait, comme il l’avait précédemment désiré.

S’il avait su les événements à venir, sans doute n’aurait-il pas accepté et aurait-il profité bien plus de son domaine en sa belle ville natale. En juillet 1759, en sa vingt-cinquième nuit, eut lieu une étrange tentative d’effraction de soldats de Gloria. Ilhan restera longtemps circonspect quant au but avoué de cette manœuvre : voler le sceau royal d’Aldaria. Aucune de ses araignées ne put obtenir d’informations à ce sujet, aucune piste pouvant expliquer ce geste.

Ilhan aurait pu tenter de creuser plus encore, mais le temps lui manqua, d’autant plus avec les tensions qui se marquèrent entre les deux royaumes humains, et avec la mort de Fabius Kohan vers la fin du mois d’août, qui affaiblit considérablement la belle Gloria. Ilhan oeuvra pour renforcer alors le pouvoir d’Aldaria, renforcer les maigres prises du pouvoir de la Régente, et tenter de consolider l’Empire affaibli dont devait hériter le jeune Nolan. Devoir trahir, en un sens, Gloria qu’il avait si chèrement servie, lui brisa le coeur. Mais dans l’intérêt de l’Empire humain, celui qu’il espérait voir naître, grandir et prospérer, dans l’intérêt de l’État tel qu’il le rêvait, il donna tout ce qu’il avait pour le jeune Empereur. Priant qu’il se révèle au moins digne de son père.


Chaos des chimères


Puis les chimères semèrent le chaos sur leur monde déjà en lambeaux. Et cette histoire de vol de sceau royal tomba aux oubliettes.

Octobre étendait ses couleurs pourpres, que déjà les chimères frappaient fort et attaquaient le domaine de la Rhapsodie. Pour une des rares fois de leur Histoire, les quatre peuples s’unirent en front commun. Si Ilhan avait été un doux rêveur, il aurait pu voir là le signe que son souhait le plus cher et le plus secret se réalise. Mais même la vision de cette belle armée grandiose, aux multiples étendards réunis, aux armures scintillantes de toute espèce, ne put chasser de son esprit la nature profonde de l’être, qu’il soit homme, elfe ou vampire. Combien de temps durerait cette belle union ?
Juste le temps de leur marche vers l’ouest contre l’ennemi commun, les abominations nommées chimères ? Le temps d’une bataille sanglante, encore une, qui décimerait leur rang, encore et encore ?

La bataille fut un cuisant échec, et la chute de Wylorel manqua signer le glas de tous les peuples ambarhùniens. De leur côté, les chasseurs d’objets, envoyés dans cette quête folle pour stopper la prolifération des chimères, échouèrent aussi.


Monde en perdition


L’hiver était venu. Janvier fut glacial, quand l’énergie du plan astral déversa son flot de puissance destructrice sur tout Ambarhùna. L’année 1760 naquit sous le sceau du désespoir. Les chimères gagnèrent du terrain, chassèrent les Hommes de leurs terres si durement conquises, et les capitales humaines tombèrent malgré l’alliance des peuples.

Les armées alliées battirent en retraite et se retranchèrent vers l’Est, dans le désert d’Esfelia, malgré les sombres souvenirs qui y régnaient encore. Les ruines de Fort-Espérance avaient beau n’être que les lambeaux d’une triste histoire, elles redevenaient, pour un temps encore, l’ultime espoir des Hommes. Quand bien même les Dieux n’étaient plus de ce monde. Ilhan eut une pensée pour les Sept, quand il y pénétra avec le reste des survivants et se surprit à les prier en silence.

Mais les chimères les avaient suivis, pourchassés jusqu’aux confins du monde, et les attendaient maintenant aux portes de la cité. Tous les peuples acculés, ils n’eurent d’autres choix que de faire face, une fois encore, et de défendre leurs vies chèrement. Les Gardiennes d’Estëllin furent forcées, la tour noire de DureRoc s’effondra et les Chimères entrèrent dans Fort-Espérance. Ilhan, impuissant au combat, observa le carnage, et crut sa dernière heure arriver avec le reste de son peuple. Il se souviendra toute sa vie de ce moment où, fermant un instant les yeux, il s’apprêtait à accueillir la mort. Étrangement il n’en ressentit aucune peur. Il avait accompli dans sa vie nombre de choses, était allé bien plus loin qu’il n’aurait pu l’espérer, lui petit bourgeois nouvellement anobli. Il avait oeuvré pour le bien du peuple humain autant qu’il l’avait pu, sans compter ses efforts. Il avait été prêt à tout sacrifier, sa vie y compris. Il avait eu une chance improbable lors des précédentes guerres, il n’était que juste rétribution que Mort réclame son dû. Quand bien même Mort n’était plus en ce monde elle-même. Il songeait, au fond de lui, que même si tous périssaient en cet instant, le cycle de la vie reprendrait ses droits un jour ou l’autre.

Mais, alors qu’il en était là de ses pensées, les yeux fermés sur les hautes murailles de la cité, les cheveux au vent, les bras presque ouverts prêt à accueillir une paix bien méritée dans un au-delà inconnu, il entendit des rugissements reconnaissables entre tous, qu’il avait cru disparus à tout jamais. Et quand il rouvrit les yeux, il aperçut de majestueuses silhouettes planer dans le ciel, enveloppant les cités perdues de leurs gigantesques ombres.


Regain d'espoir


Les dragons. Les dragons étaient revenus ! Et, stupéfait, Ilhan observa la bataille se renverser et les dragons chasser les chimères. Première victoire des enfants des Dieux qu’ils étaient. Mais tant de morts encore, tant de sang versé. Et lui, à l’aube de son crépuscule, était encore de ce monde, le coeur battant et le sang pulsant. Si un Dieu existait encore, ce devait être celui de l’ironie.

Il n’était toutefois guère le temps de festoyer cette victoire en demie teinte. Ils devaient faire face à une sinistre réalité : ils étaient acculés. Ces terres étaient maintenant perdues et ne leur offriraient plus que mort et dévastation. Il leur fallait partir.

Partir. Tout quitter. L’exil à tout jamais.

Ilhan ressentit un élan de nostalgie l’étreindre quand il vit la grande flotte se construire. Et plus encore quand, une fois au large, il vit les rives d’Ambarhùna s’éloigner peu à peu. Pas une larme ne lui échappa, il n’était plus homme à pleurer. Mais son coeur se serra et une poigne de fer retourna ses tripes, quand leurs terres tant aimées disparurent à tout jamais, et que ses yeux ne purent contempler que des flots à l’horizon.

Une puissante onde de magie l’enivra soudain, alors que le ciel nocturne s’embrasait au loin d’un effroyable jet d’éclairs étincelant, et que les eaux autour d’eux les broyèrent de colère.

Pertes, sang et pleurs furent de nouveau leur lot. Les rescapés, hagards, manquèrent perdre tout espoir. Des mois s’écoulèrent dans une morne attente, une sombre crainte. Ce voyage fut rude pour Ilhan, qui, s’il n’était pas le plus âgé des humains, commençait à sentir les affres du temps sur son corps. Surtout lui si peu habitué à l’humeur changeante de la mer. Les maux de mer par intermittence lors des plus forts remous, et le rationnement drastique qu’ils durent subir, eurent raison de sa faible résistance physique. Il se sentit faiblir peu à peu et crut périr d’une mort bien honteuse sur leur lambeau de bateau, au gré des vagues et des vents déchainés. Mais finalement...


Paix méritée


Terre ! Le mot terre rugit d’une voix en hauteur. Terre, de nouveau ! Leur espoir n’avait peut-être pas été vain. Un archipel leur tendait les bras. Ilhan en eut la gorge serrée en voyant les petites îles apparaître devant eux. C’est presque hésitant, l’émotion aux bords des lèvres, qu’il foula la terre de ses pas vacillants. Tout était à reconstruire. Il n’était pas bien sûr toutefois d’avoir la force, ni même l’envie, de participer pleinement à cette reconstruction. Il était bien tenté de se poser en simple observateur et de philosopher sur les méandres de la nature humaine. Et elfique et vampirique. Ces trois peuples donnaient tant à penser et à méditer. Il ne parviendrait assurément pas à en appréhender toutes les alcôves avant la fin de sa vie.

Mais, s’il n’était pas mort dans tous ces événements, il se devait de profiter de cette occasion tout de même pour être un peu productif. Écrire ses mémoires. Coucher sur parchemin les conclusions de ses pensées, quand bien même il n’avait pas la sagesse des ans ni même de la puissance. Au moins aurait-il celle d’un semblant d’expérience et d’érudition. Cela le laisserait en tout cas bien occupé. Ça et son petit élevage de chèvres, qui, elles aussi, avaient bien souffert du voyage.

Dans les premiers temps, il suivit cependant le peuple humain, observant de loin l’évolution de l’alliance entre les peuples. Curieux de voir comment tous allaient parvenir à garder une certaine entente pour se répartir un territoire… Ma foi, bien petit.


Dissensions insensées


Et, comme il s’y attendait, les tensions commencèrent à monter. Le peuple humain lui-même ne parvenait toujours pas à s’unir : le pouvoir royal de l’empereur Nolan Kohan était contesté par une bonne partie des Hommes. À peine investi de ses pleins pouvoirs d’Empereur, on lui reprochait déjà les agissements de sa lignée et leurs disputes incessantes qui avaient ravagé leur peuple ces dernières années. Les dissensions étaient trop profondes, trop ancrées, trop chargées d’anciennes rancoeurs, pour que les humains se retrouvent de nouveau sous une même bannière. Ilhan préféra rester en retrait, observant, notant les alliances, les partis qui se tissaient, sans y prendre part lui-même. Mais il n’en pensait pas moins.

Pour lui, Nolan Kohan était un jeune homme bien mal tombé, au destin déjà teinté de sang et de trahisons. Son héritage inique le desservait. Répondre des erreurs de ses ancêtres était d’une injustice outrageuse, oui, mais ainsi était la vie. La justice était aveugle en ce monde, disait-on. Pour Ilhan, la lignée des Kohan était révolue. Ce symbole ancestral de grandeur était devenu dès lors symbole de décadence, de faiblesse, et de cupidité égoïste et se devait de disparaître.

En outre, les Hommes comptaient aussi les Glacernois, fiers guerriers indépendants, et les Almaréens, combattants féroces et forcenés. Jamais ces deux peuples qui avaient parfois guerroyé les uns contre les autres, et contre les autres royaumes humains, ne pourraient s’unir sous la bannière d’un Kohan. Et ne parlons pas de la peuplade de Caladon, hétéroclite mélange d’humains, d’elfes et de vampires qui n’accepteraient plus aucune bannière que celle de leur liberté. Le sud de Calastin se déclara ainsi rapidement cités libres indépendantes et chacun de ces peuples partit s’installer dans une cité.

Ce simple fait conforta Ilhan dans son chemin de pensées. Non, décidément, la lignée des Kohan ne pourrait plus jamais rassembler le peuple humain. Et si les Hommes souhaitaient retrouver leur puissance d’antan, ils avaient besoin d’un autre meneur. À moins que le peuple ne prenne lui-même les rênes du pouvoir. Quand bien même le peuple n’était pas toujours le plus sage décisionnaire et était parfois bien manipulable.

Ilhan rêvait parfois d’un autre système, d’un autre régime, où la grandeur humaine embraserait tout l’archipel sous un nouveau flambeau. Quand il se prenait à cet étrange rêve, il entrevoyait déjà tous les filets qu’il devrait tisser pour y parvenir. Du moins en tisser les bases, car son rêve était si gigantesque, qu’il demanderait sans doute bien plus qu’une poignée de décennies pour voir le jour. Et sans doute alors ne serait-il plus lui-même de ce monde. Mais cela aurait été là un bel héritage à laisser à ses pairs avant de partir, enfin, vers les contrées de la mort.

Mais non, ce monde-là appartenait à d’autres. N’avait-il pas décidé de se retrancher de tous ces jeux politiques et de rester simple observateur et penseur ? N’avait-il pas décidé de laisser ses rêves voguer au gré de ces songes, tout en élevant tranquillement ses chèvres dans un domaine d’une cité libre, sans rien demander à personne ?


Nouvelle gloire ?


Mais c’était sans compter que quelqu’un vienne le mander en personne. Quand il vit Tryghil Svenn l’enquérir, il en fut passablement étonné. De tous les peuples, il n’aurait jamais pensé que les Glacernois veuillent de lui. Les Kohan, éventuellement, auraient pu l’appeler de nouveau, même s’il avait pourtant été clair sur leur ancien monde : une fois les tensions apaisées, il se retirerait. Et leur exil et leur arrivée sur cet archipel avaient, d’un commun accord, mis un terme à son service auprès d’eux. Les Almaréens aussi auraient pu vouloir de lui, s’ils n’avaient pas compris qui les avait trahis dans les guerres passées. Les elfes, ou les baptistrels, put-être également, lui qui avait vécu un temps auprès d’eux. Mais les Glacernois ? Le mander lui, petit homme, tâtonnant de la magie, maitre des mots et incapable notable à l’épée ? Ou incapable à toute arme d’ailleurs. Eux, fiers guerriers, dont le respect se gagnait au combat, faire appel à lui, exact opposé de tout ce qu’ils honoraient ? Il en était resté sceptique. Perplexe plutôt. Et s’il ne connaissait pas ce peuple pour sa droiture et sa franchise, il aurait presque cru à un complot ou une forfanterie.

Mais Tryghild avait su le convaincre. Elle avait, chose étrange connaissant cette noble guerrière, su trouver les mots. Il devait avouer aussi être flatté, honoré même, qu’un tel peuple le pense digne de valeur pour venir parmi eux. S’il pouvait souvent s’agacer de leurs manières abruptes, de leur manque de raffinerie, de leur propension exaspérante et dangereuse à toujours sortir l’épée à la moindre altercation, il devait avouer aimer ce peuple franc, direct, droit et noble, dans tous les sens du terme. Il aimait cette absence de faux semblant chez eux. Et même s’il devrait en user pour les servir, il savait pouvoir laisser tomber quelques masques en leur présence, ce qui serait un repos inestimé. Puis le challenge l’attirait. Car oui ce que lui demandait Tryghild relevait du challenge impossible, tout simplement : devenir son mentor en politique et diplomatie ? Vraiment ? Elle qui ne savait retenir ses mots, son épée, elle qui laissait éclater sa colère à la moindre occasion ?

Mais soit, il n’était pas un Avente pour rien. Foi d’Ilhan, il formerait cette femme dont il admirait le panache. Il la seconderait dignement, elle qui osait, femme, faire front dans ce monde d’hommes. Et si le peuple glacernois pouvait devenir un exemple futur pour les générations à venir, s’ils pouvaient devenir une bannière de ralliement… Leur système se rapprochait déjà tant de son utopique rêve. Donner la parole au peuple, même si un dirigeant exécutait les décisions ! Une révolution dans ce monde monarchique.

Alors oui, s’il le pouvait, il serait leur porte-parole et ferait entendre leur voix même auprès des plus sourds. Il tissera pour eux autant qu’il le pourra, et fera tout pour que cette nouvelle toile devienne la trame d’un grand destin. De leur grand destin.

C’est ainsi qu’il devint conseiller et ambassadeur de Délimar. Même si sous conditions. Une maison des plus confortables, qui soit assez grande pour accueillir aussi ses chèvres, et un salaire assez élevé, noble qu’il était devenu, pour pallier aux taxes liées à sa magie ou objets particuliers qu’il pourrait avoir. Servir oui, se ruiner non. Il avait assez chèrement gagné ce qu’il avait.

Il reprit du service donc et pria tous les Dieux que sa nouvelle cause ne le déçoive pas cette fois-ci.  



Liens



Tryghild Svenn : En termes de diplomatie, cette femme est une catastrophe ambulante. Elle n’est pas particulièrement patiente, elle est colérique, violente, directe, franche et sans subtilité. Bref, tout l’inverse de ce dont un bon diplomate a besoin. Vouloir la transformer en chef politique capable de nager dans le panier de crabes qu’il connait si bien, c’est comme vouloir transformer un dessin d’enfant en peinture de grands maîtres… C’est presque impossible, mais c’est le pari qu’il a pris et qui semble digne de ses capacités. Même si cela doit être la dernière chose qu’il fera de sa vie, il a l’intention de réussir. Il a accepté cette mission, amoureux du challenge, mais il compte bien relever le défi et le réussir. L’échec lui est intolérable. Il considère en outre cette femme comme un chef né, un dirigeant enfin digne de ce nom, et peut-être bien l’espoir du peuple humain pour se remonter les durs sentiers de la Gloire. Souvent, elle le fait grincer des dents, et il est en passe de vouloir se faire diviniser pour la patience dont il doit faire preuve à son égard, mais au fond, il la voit comme un modèle de fidélité envers le peuple, et ça, ça n’a pas de prix…

Nyko Svenn : Quand un homme sensément mort revient subitement sur le devant de la scène, il vaut généralement la peine de s’y intéresser, et le seigneur Svenn ne déroge pas à cette règle. Pour l’instant, il apprend à le connaître, mais Ilhan a déjà quelques projets pour lui, car le sir est un outil parfait pour un peu de propagande bien ajustée. Il suffirait de le convaincre, mais est-ce seulement possible ? Bien sûr, il ne l’a pas encore réellement évoqué, si ce n’est de façon très superficielle. En dehors de cela, ce qu’il en a déjà vu lui plaît : force, honneur, fidélité, réel souci pour sa patrie… L’homme est de ceux qui ne se servent pas sur le dos du peuple, alors tout comme Tryghild, il a forcément son respect et sa loyauté…

Sigvald Elusis : Le général des armées Délimarienne et futur seigneur consort, un homme droit et juste, qui a fait partie de ceux qu’il a fallu charmer et convaincre pour obtenir sa place au Conseil et en ville. Qu’à cela ne tienne, il a relevé le défi et a réussi ! Le pragmatisme du Glaçernois rejoignant le sien et leur but étant le même, ils cohabitent très bien ensemble. En dehors de cela, Ilhan n’entend rien aux subtilités de son office et l’inverse est certainement vrai. À tel point que tous deux ont fait un deal : Sigvald accepte de se pencher sur la diplomatie, et Ilhan accepte de se verser au combat. Ilhan a accepté l’offre même si avec réticence, se disant que se former à l’art martial serait au moins rendre hommage à ce peuple guerrier et lui permettrait de mieux le comprendre encore (donc mieux le servir). Même si l’effort, certes louable, risque de s’avérer fort dangereux.

Aldaron Leweïnra: Ah on en fait des tonnes du Bourgmestre de Caladon… C’est un être capable, qui porte bien son rôle, certes. Il est doué dans son rôle de marchand. C’est un rival acceptable, en somme. Mais… être marchand, même exceptionnel, ne fait pas tout. Là où l’elfe fourbit ses armes avec de l’or, lui fourbit ses armes avec l’esprit et la foi. Il serait dommageable que Leweïnra disparaisse trop vite, il est une excuse bien trop pratique pour l’Althaïen. Il est aussi un défi qu’il aime affronter. Tous deux se sont rencontrés à de nombreuses reprises, au sein de l’alliance, mais également avant, à Althaïa, Gloria, ou Caladon. Ilhan n’a jamais cherché à être ami ou proche de l’elfe, et ce pour une raison majeure : il veut pouvoir garder toute son objectivité lorsqu’il l’affronte sur le terrain diplomatique. Déjà à l’époque, il l’avait jaugé comme un rival potentiel, cela s’est depuis confirmé. Pourtant ils auraient fait de parfaits amis. Et les petits sourires de connivence lors de leurs quelques joutes passées en disent long.

Nolan Kohan :Le jeune roi, il l’a déjà vu il y a longtemps, à Gloria évidemment, et Aldaria. Ilhan n’a rien contre lui, c’est à ses yeux un jeune homme bien mal tombé, avec un héritage difficile à porter, inique. Répondre des erreurs de ses pairs n’est pas juste, mais la vie n’est pas réellement faite de justice, à part à Délimar. Pour lui, bien plus que la personne en elle-même, c’est le symbole des Kohans qui doit disparaître. Si pour cela, Nolan lui-même doit disparaître, il ne sourcillera pas, mais avant d’en arriver là, il y a un monde et bien des nuances…



Derrière l'écran



Petite présentation : Je suis une ancienne joueuse du forum dans son ancienne version. Certains me connaissent sous le pseudo Elie (Eliowir aussi). J’ai écumé quelques forums RP, souvent avec une poignée de joueurs d’ici, et ce depuis de nombreuses années. Cela fait plus de dix ans que l’on se connaît avec certains. J’ai participé à une petite part de la création de l’ancien univers aussi. J’aime les univers complexes, bien fournis, les intrigues alambiquées, les personnages forts et denses.  

Particularités rp ? : J’avoue être un peu exigeante en matière de RP. J’aime beaucoup écrire à tel point que je cherche à en faire aussi une activité à part entière à côté de mon métier. Pour moi, l’écriture est comme une musique, un art qu’on aime composer et écouter.

Rythme RP ? (Une réponse RP dans les 7 jours est attendue) : Je suis un peu lente, j’avais tendance sur certains forums à répondre lentement, même si sur l’ancien forum j’ai réussi à tenir un tant soit peu le rythme. Je pense pouvoir y parvenir ici aussi et ferai tout mon possible en ce sens.

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Ilhan Avente "Il y avait un rêve, qui s'appelait Calastin" [Terminé] Empty Re: Ilhan Avente "Il y avait un rêve, qui s'appelait Calastin" [Terminé]

le Jeu 16 Aoû - 14:59
Fiche terminée Smile

Pour les caractéristiques, mis à part celles données par le prédéfini, je lui ai mis une compétence en dressage, pour les chèvres. ^^
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Ilhan Avente "Il y avait un rêve, qui s'appelait Calastin" [Terminé] Empty Re: Ilhan Avente "Il y avait un rêve, qui s'appelait Calastin" [Terminé]

le Sam 18 Aoû - 17:45
Coucou toi et bon retour parmi nous Smile
Je vais m'occuper de ta fiche mouahahahah

Identité : Oki

Equipement : Oki

Compétences :Vu que c'est un prédéfini, rien à dire pour les compétences très élevées, puisque prévues sur la fiche de base. donc oki

Mental : ok

Physique : ok

Liens : oki

Histoire : oki

Bienvenue sur tes nouvelles terres Invité

Tu as été choisi(e) par l'esprit-lié du Dauphin dont tu as atteint le niveau 2. Tes compétences ont été validées, tu pourras les faire évoluer tout au long de ton aventure.

Tu peux aussi adresser tes questions ici

Bonne chance pour cette nouvelle aventure qui s'offre à toi !

Ilhan Avente
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Ilhan Avente "Il y avait un rêve, qui s'appelait Calastin" [Terminé] Empty Re: Ilhan Avente "Il y avait un rêve, qui s'appelait Calastin" [Terminé]

le Sam 18 Aoû - 18:29
Merci Smile


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