De nombreux prédéfinis vous attendent ICI. Si vous voulez tenter l'aventure Elysion il peut s'agir d'une excellente façon de commencer !

Partagez
Aller en bas

L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message

avatar

Feuille de personnage
Esprit-lié n°1: Renard, niv 1
Esprit-lié n°2: Aucun
Esprit-lié n°3: Aucun
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Un manoir d'épines et de roses. - Bohémond.

le Lun 29 Oct - 16:43
Décidément, il y avait eu quelques erreurs de jugement quand au personnel nécessaire pour entretenir les lieux. C'est ce que se disait le comte, hantant les diverses salles du manoir. Inspectant les lieux avec minutie il avait pu constater que certaines des oeuvres et autres objets reposant ça et là avaient eu le temps de prendre la poussière.  Certes, la demeure était une résidence secondaire employée uniquement lors des visites à la capitale... Aussi, avait-il fait assigner il y a quelques temps une poignée de serviteurs et de gardes afin de maintenir en ordre les lieux. Mais si l'on ajoutait leurs autres tâches concernant quand à elle l'écoute des rumeurs, la transmission de certaines informations et quelques autres courses... Non, il n'y avait point assez de temps et de personnel pour empêcher la poussière et le temps d'arriver en conquérant dans certaines ailes des lieux.

Mais tout de même, quel dommage cela était, de la poussière sur de si belles tentures ? Et ces tapis ? Eh. Qu'elle déception. Enfin, cela ne faisait qu'une poignée de jour que la suite de Batisdonne avait pénétré les lieux. On avait fait préparer les appartements du comte et une poignée d'autres salles en prévision de son arrivée, mais il y avait encore énormément à faire. Enfin, rien de mortel en soit, simplement un manque de goût et une façon de s'habituer une fois de plus aux vieilles pratiques. Et c'était nécessaire. Le comte avait pris du temps pour s'occuper et diriger la construction de la nouvelle Batisdonne afin d'en faire le centre de sa toile dans ce "nouveau monde". Il était donc normal de faire de même à la capitale avec ce manoir. Et croyez nous, il y avait un certains nombre de choses à faire pour concernant celui ci.

La chasse aux endroits délaissés n'était qu'une partie de celles ci, il fallait aussi diriger les serviteurs afin de réordonner les décorations. Certaines avaient fait leur temps, d'autres n'étaient point mises en valeur ici... Et ces rideaux là ? Cette couleur ? Ah. Absurde. Changez les donc. Le Comte passait vraiment pour un général plaçant ses petits soldats ça et là tout en leur dictant la moindre de leur action. Deux gardes ici à cette porte, ceux ci patrouillent là jusqu'à là. Serviteur, sortez ce vase de ma vue et mettez un buste à la place. Vous là bas, allez me faire un inventaire des réserves. Et ainsi de suite. Et tandis que l'on courrait partout dans les couloirs ça et là, le Comte saisit l'occasion d'une accalmie dans son oeuvre et d'un manque d'ordre à vociférer pour s'éclipser un instant en direction du grand salon dans l'espoir de trouver un peu de calme pour quelques instants.

Celui ci avait été la première salle à avoir été réorganisée de manière "optimale" dirons nous. Et avec sa vue sur le Jardin, autant vous dire que l'atmosphère charmante de la salle était à son paroxysme. Ainsi donc, le comte une fois sur place se dirigea vers l'une des tapisseries étendue sur l'un des murs. Un des derniers souvenirs de la vieille Batisdonne que l'on avait réussi à emporter par delà les mers... Illustrant dans toute sa splendeur les armoiries familiales. Cependant, tandis que le Comte attardait son regard sur celles ci, quelques bruits de pas lui firent comprendre qu'il n'était plus seul. En tendant l'oreille et de par l'habitude, il pouvait dire aisément qu'il ne s'agissait pas là d'un garde ou d'un serviteur. Les premiers avaient un pas lourd à cause des armures dans lesquels ils étaient encastrés, et les autres un pas plus cadencé et régulier. Celui ci était différant, plus... Discret en soit, mais avec... Quelque chose... Un petit air de déjà vu. Ou plutôt entendu dans la situation actuelle. Il ne fallut pas bien attendre longtemps pour découvrir de qui il s'agissait, pas même la peine de se retourner par ailleurs.

"Bonjour, Bohémond. Un de tes rosiers pensait que c'était le printemps."

Le comte ne pu s'empêcher de sourire sincèrement sous la céramique blanche de son masque. Cette voix, il la reconnaîtrait entre mille. Et cette façon d'engager la conversation avec lui était typique de la personne. Une rose... Un grand classique romantique. Un style que sa femme appréciait grandement.

"Ah... Celui ci a sans doute dû perdre la notion du temps à force de se trouver seul sans quiconque pour l'admirer. Ce serait là l'occasion de faire bien des parallèle très chère amie. Mais j'en oublie mes manières. Bien le bonjour à toi aussi Sintharia."

Joignant ses mains dans son dos, il se détourna alors de la tapisserie afin de se retourner vers son épouse, celle ci venait à peine d'arriver et était encore en une tenue adaptée aux longs voyages. Visite surprise d'ailleurs car nul ici ne l'attendait et nul ne semblait l'avoir vu se faufiler dans la demeure. C'était là une habitude à la foi amusante mais aussi agaçante. Car si d'un côté il était parfaitement heureux de revoir sa chère moitié, de l'autre, le comte ne pouvait s'empêcher constater que certaines personnes non loin n'étaient pas aussi vigilantes qu'elle devrait l'être. Le temps qu'il rejoigne Sintharia du côté des fauteuils, celle ci avait déjà pris place dans l'un d'eux et avait par ailleurs mis sur la table l'un des grands sujets d'intérêt de cet éloignement au cours des dernières semaines.

"As-tu reçu mes lettres ? J'étais folle d'inquiétude de ne pas avoir de nouvelles, alors j'ai préféré me déplacer."

"Oh... Je vois. J'ai en effet reçut chacune de tes lettres, et concrètement, je serais le plus heureux des seigneurs si mes gens suivaient ton exemple lorsqu'il s'agit de me transmettre des rapports sur leurs activités au sein de mes terres."
Il prit place à son tour dans un autre fauteuil, faisant face à sa femme qui plus est avant de poursuivre.

"Par ailleurs, je suppose qu'il est de mise que je m'excuse pour ne point avoir fait réponse à toutes. Mais j'étais tout simplement dans l'impossibilité d'y parvenir. J'ai toujours du temps pour m'intéresser à tes écrits et répondre le cas échéant. Cependant... Le Code employé pour ceux ci et mes réponses rajoutent un temps et des efforts considérables à cette activité. Maintenant encore, je n'ai pas eu le plaisir de toutes les lire par ailleurs. Malgré cela, je plaide coupable pour ne point avoir envoyé de réponses au cours des derniers jours. J'ai dû prendre un certains nombre de disposition prioritaire afin d'organiser ma montée vers la capitale, et je n'ai su trouver le temps pour te prévenir de mon état."

Ne point trouver le temps pour envoyer de réponse, c'était le moins qu'on puisse dire. Les évènements de Cordont avaient très vite été connus de l'ensemble de l'île et sonnèrent aux oreilles de beaucoup de monde comme un coup de tonnerre. Il y allait avoir de l'animation au sein de la capitale à cause de ceci. Tout noble qui se respecte se devait d'être présent afin de participer à ceci. Et c'était d'autant plus vrai pour le maître espion, mais c'était là un détail inutile dispenser. Tout ça pour dire, que son attention avait été on ne peut plus accaparée au cours du mois. Toutefois, alors qu'il observait en long et en large sa femme, le Comte ne put s'empêcher de remarquer son visage étant comme qui dirait légèrement creusé. Ce qui souleva bien évidemment quelques interrogations...

"Très chère, vous ne me semblez pas au meilleur de votre forme... Est ce donc le voyage jusqu'à la capitale qui fut si éprouvant ? Souhaitez vous que je fasse mander un serviteur afin qu'il apporte quelques rafraichissements et friandises ?"

L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message

avatar

Feuille de personnage
Esprit-lié n°1: Renard, niv 1
Esprit-lié n°2: Aucun
Esprit-lié n°3: Aucun
Voir le profil de l'utilisateur

Re: Un manoir d'épines et de roses. - Bohémond.

le Dim 11 Nov - 4:35
Cela faisait décidément longtemps... Très longtemps que le comte n'avait point pu poser les yeux sur sa chère épouse. Nous n'irons pas jusqu'à dire que cela faisait une éternité bien évidemment, ce serait exagérer bien plus que de raison, cependant, malgré tout... Oui, cela faisait longtemps. Mais malgré cela, le noble avait un très bon souvenir de l'état de Sintharia peu avant son départ. Et ce dernier était radicalement différent de celui d'aujourd'hui. C'était une certitude, les détails observés par un regard soutenu et inquisiteur ne pouvaient tromper. Ils étaient peut être subtils et vagues pour la plupart des esprits, et sans doute même pour le Comte, toutefois ils étaient suffisant afin de pouvoir affirmer que quelque chose n'allait pas comme il se devait. Mais ça, Bohémond ne le mentionna pas, ou du moins pas tout de suite, se contentant d'écouter sa Dame attentivement, laissant sous sa céramique s'élever un sourire.

"Il ne faudrait pas qu'il meure durant l'hiver, c'est lui qui fait les plus belles roses."

Bien évidemment. Un tel intérêt pour les roses, c'était typique d'elle. Une charmante obsession, une appréciable passion, une adorable vision de ce qui était beau. En soit, une part de son être profond que le comte affectionnait tout particulièrement, bien loin de ses manigances, tricheries et autres manoeuvres sinistres, un éclair de lumière à travers la masse ombreuse du monde. Un cocasse contraste avec sa vision du monde et de comment agir au sein de ce dernier. L'exception qui confirme la règle...

"En ce cas j'informerais les jardiniers afin qu'ils prennent les mesures qui s'imposent pour qu'il puisse passer l'hiver."

D'autant plus qu'il était vrai que ces roses étaient tout à fait sublimes. Un vestige de ce qui se faisait sur l'ancien continent d'ailleurs, une reproduction, une imitation parfaite dans un soucis de nostalgie de ce que l'on pouvait contempler autrefois dans des lieux similaires à l'actuel. Oui... Une reproduction, à l'image de bien d'autres choses en ce manoir par ailleurs. Mais nous nous égarons. Vraisemblablement, les commentaires visant à expliquer le pourquoi du comment, il n'avait pu répondre à chacune des lettres avaient provoqués une réaction tout à fait classique et typique de la Dame.

"Alors je ne les coderais plus. Pourquoi est-ce que l'on continuerait à se cacher alors que l'on est marié ?"

Bien évidemment, un enchaînement tout à fait logique. Une mine froissée, et un allez simple vers le sujet sensible. Pourquoi ne pas se révéler ? Eh. C'était là une bonne question. Pourquoi donc ? Car le Comte détestait s'afficher sur le devant de la scène. C'était un homme de l'ombre, et plus longtemps il conservait ses cartes, mieux ils pouvaient les jouer. Et les informations sur lui même étaient des cartes. Des cartes sensibles même, qui si elles tombaient entre les mains des mauvaises personnes revenait ainsi à offrir la dague pour se faire poignarder entre autre. Cependant, tel état de fait ne pouvait demeurer éternellement dissimulé aux yeux de tous. Certains finiraient par savoir, d'autres étaient déjà sur la voie et avaient des doutes certainement. Ce n'était qu'une question de temps avant que la vérité éclate. Enfin, le comte avait fait tout ce qu'il pouvait afin de retarder l'inévitable. Mais tant qu'à révéler les choses, autant prendre les devants et le faire lui même. Qui plus est, il n'était plus temps de présenter des excuses ou des raisonnements plus ou moins logique afin d'essayer de convaincre sa chère épouse. Cela ne fonctionnerait plus, et hors de question de révéler ses fonctions particulières à cette dernière afin d'essayer de la faire renoncer. Certainement pas.

"Ma foi, j'ai déjà exposé mon avis quand à ceci autrefois. Cependant, si tu le souhaite vraiment, nous pouvons faire une annonce commune et proclamer officiellement notre union aux yeux du monde. Cependant, tu sais très bien que certaines personnes risquent de s'étouffer de rage face à tel annonce, et que d'autres auront matière à faire de la médisance. Enfin, peu importe l'avis de ces benêts. Seul importe ce que tu souhaite ma chère amie."

Mais voilà qu'était évoqué le sujet épineux du moment...

"J'étais présente au congrès lors de la chute de Cordont, je dois avouer que cela m'a plus secoué que ce que j'aurais cru."

Et la suite pu confirmer les observations silencieuses du Comte. Quelque chose n'allait pas.

"Je suis souffrante depuis ce jour, ce corps vivant n'est plus aussi solide que l'ancien, je le crains."

"Bien évidemment. L'évènement a eu de conséquences multiples. De Cordont à Sélénia, nul n'est resté indifférant face à celui ci. De tel nouvelles et le constat de ta souffrance m'attriste fort. Cependant, j'ai bien peur de ne point y pouvoir grand chose, du moins pour d'éventuelles conséquences physiques. Malgré cela, je peux aussi faire mander un médecin ou un apothicaire si besoin est, je suppose que ceux de Cordont doivent êtres surchargés si tant est qu'il en reste. Les locaux devraient dès lors être plus efficace."

La suite était simplement une réponse positive à ses suggestions précédentes quand à lui faire apporter de quoi se sustenter, suivit cependant d'une requête quand au retrait de son masque, ce qui une fois de plus le fit sourire sous la céramique.

"Ma foi, je retirerais volontiers cette céramique afin que tu puisse poser tes douces prunelles sur mon visage, mais une fois que tu te seras ressourcée. Je vais encore après tout en avoir besoin quelques instants afin de prendre les dispositions nécessaires pour ceci. Sur ce je t'invites à prendre tes aises. Et surtout, une dernière questions. Dois-je faire faire apporter et organiser le tout ici au sein du salon ? Ou au coeur des apprtements privés ?"

Les dés en étaient jetés. Quel que soit les réponses obtenus, le Comte se retirerait dès lors quelques instants afin d'aller d'une part sermonner sa garde, et surtout donner ses instructions à ses serviteurs. Si les rafraichissements ne seraient pas un problème en soit, les cuisiniers courant à cette heure ci les étals afin de remplir les cuisines faisait que les choix en matière de nourriture à l'heure actuelle étaient limités, aussi le Comte avait-il préciser faire pleinement confiance à ses gens afin de choisir ce qui serait le mieux pour sa Dame. Enfin, il commanda à quelques servantes d'aller se mettre à la disposition de sa chère amie afin que sur ses instructions elle puisse prendre un bain tout à fait appréciable lorsqu'elle le désirerait.

L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message

Contenu sponsorisé

Re: Un manoir d'épines et de roses. - Bohémond.

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum