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Kamda Aaleeshaan

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Marcher à pas de Graärh [Leksa x Sa'Hila]

le Jeu 8 Nov - 14:15
Aube du 16 Octobre de l’an 1762 Ambharunien

Le silence de la nuit recouvrait encore la tribu quand Sa’Hila ouvrit les yeux. Un lourd silence que seules les sentinelles à l’extérieur de son foyer perturbaient par leur rondes. Comme bien souvent, elle s’éveillait avant le soleil, fidèle à sa réputation de lève-tôt par ailleurs. Papillonnant des yeux afin d’en chasser les derniers restes de fatigue, elle s’étira dans son hamac et laissa pendre sa main pour grattouiller Bhavika entre les oreilles, roulé en boule en-dessous d’elle. Le gros félin se mit à ronronner et Sa’Hila sourit, attendrie. à le voir si paisible, qui pourrait croire que le félidé avait un caractère de cochon ?
Dans un mouvement tout en souplesse, elle se laissa glisser et entreprit de se débarbouiller à l’eau claire, rafraîchie par la nuit. Puis elle entreprit sa toilette quotidienne, mettant un point d’honneur à paraître aussi respectable que sa fonction l’exigeait, et surtout par pure coquetterie. Le temps qu’elle enfila une robe de lin bleutée et qu’elle ceignit sa lame, que la panthère noire avait aussi fini de se réveiller. La bête s’étira de tout son long, plantant ses griffes dans le sol en baillant à s’en décrocher la mâchoire. Son rituel quotidien en somme. Ceci fait, Bahvika trottant docilement à côté d’elle, l’Aaleeshaan finit par sortir de son wigwam, savourant l’air frais de la savane. Chargé de l’humidité des moussons, il était cependant agréable, apportant quelques fragrance de terre mouillée. Dans quelques heures, ce même air se chargerait des odeurs des activités de la Légion, mais pour le moment, la Dompteuse se contentait de profiter de son moment de la journée préféré et avisant Garan, la sentinelle posté à quelque pas d’elle, lui fit un signe de tête franc et direct. Celui-ci s’inclina légèrement, visiblement heureux que sa garde nocturne soit terminée et il prit congés en prévenant les autres.

Une fois seule, elle contourna le monticule de terre sur lequel culminait sa demeure et vint s’asseoir sur une pierre plate, usée par le temps et la météo. Sa pierre de méditation comme elle aimait l’appeler, était dans l’axe parfait pour regarder le lever du soleil, qui d’ailleurs pointait ses premiers rayons. Une fois que celui-ci réchaufferait le monde pleinement, elle devra porter son masque de dirigeante, comme d'habitude depuis dix années déjà. Par chance, ce n’était pas encore un fardeau pour elle et de tout coeur elle savait que jamais ce ne le serait. Son métier était dur, parfois épuisant mais ô combien gratifiant. Les Graärh avaient besoin d’elle et elle avait besoin d’eux. Et si la situation actuelle n’étaient pas des plus reluisantes par rapport aux esclavagistes, au moins étaient-ils tous restés unis dans l’adversité.
Perdue dans ses pensées, elle vit un oiseau voleter dans l’aube naissant. Malgré la distance, mais à la vue de son atterrissage, elle reconnut Leksa. “Et bien, il n’y a pas que moi de matinale aujourd’hui.” pensa-t-elle amusée. La jeune Chouette lui avait fait bonne impression et bien que téméraire, c’est bien les épreuves qu’elle avait subi qui l’avaient marqué. Loin d’éprouver de la pitié, elle admirait son courage et c’est avec humilité qu’elle écoutait ses conseils, elle qui était en sécurité au coeur de la Légion. Cela faisait un moment d’ailleurs qu’elle n’avaient pas eu l’occasion de discuter toutes les deux. Le moment était bien choisi finalement. Grattant toujours Bhavika à son endroit préféré, elle lui murmura à l’oreille:

-Vas me chercha Leksa s’il te plaît, joignant l’image mentale de la flamboyante graärh.

Des années de dressage avaient rendus les deux félins aussi complices que complémentaires. Parfois, Sa’Hila n’avait même pas besoin des pouvoirs du Cheval pour communiquer à demi mot avec la panthère. Voyant là une bonne occasion de se dégourdir les pattes, le félin s’élança directement en direction de sa destinataire.
Quelques minutes passèrent pendant lesquelles seuls quelques stridulations d'invisibles grillons troublèrent le calme du jour naissant, avant que le roux caractéristique de la Tribyoon ne fasse son apparition. Le familier reprenant sa place à côté de sa maîtresse, elle désigna une place à côté d’elle. Elle ronronna la première, comme le voulait la tradition.

-Bonjour Leksa, cela fait un moment que je ne t’ai pas vu. Joins-toi donc à moi et apprécies le levé du jour. N’est-ce pas là le plus beau moment de la journée ?

Ce n’était pas vraiment un ordre mais simplement une invitation. Même si elle pouvait donner des ordres, elle aimait pas vraiment ça et préférait que les actes soient sincères. Leur langage corporel étant déjà très marqué par les rapports de domination (ce qui expliquait surement pourquoi le vouvoiement était une notion totalement obscure pour les graärh), elle ne tenait pas à imposer encore plus ses décisions inutilement.
Gardant les yeux rivés sur l’astre qui colorait le ciel de milles nuances de rouges, elle attendit patiemment sa réponse.[/color][/color]



Les dirigeants n'existent que par leurs actes.
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Re: Marcher à pas de Graärh [Leksa x Sa'Hila]

le Ven 9 Nov - 4:07
Sans la lumière du jour, les vastes plaines de la savane de Stymphale revêtaient une allure terrifiante. Que cachaient les hautes herbes ? Quels animaux étaient capables de bondir depuis les basses branches d'un baobab ? Le danger revêtait plusieurs visages, surtout avant le levé du soleil, et même le plus expérimenté des Graärh devait redoubler de prudence.

Même le ciel n'était pas sécuritaire. On trouvait toujours un rapace plus gros que soi. Mais Leksa ne volait jamais seule. Avec Heyra, elle formait un duo insolite qui ne manquait pas d'attirer l'attention des plus observateurs. Mais à deux, les chances de faire une mauvaise rencontre s'amenuisaient.

La pygarde vocifer volait un peu derrière la chouette chevêche. La première était bien plus grande que la seconde, mais leur vol matinale était paisible. De plus, Leksa bénéficiait d'un contrôle sur les vents, ce qui lui permettait de gérer les paramètres de son vol à sa guise. Heyra, elle, était dépendante des courants.
L'ankoay émit un cri. On aurait presque dit celui d'un goéland. Ses yeux globuleux et jaune étaient posés sur le dos de la petite chouette qui planait devant elle. En réponse à ce cri, Leksa émit un "kiou kiou" bref et clair. D'une envergure de soixante centimètres seulement, la liée de la chouette n'était pas plus grande qu'un pigeon. Sa tête aplatie, son front bas ainsi que ses yeux jaunes surplombés par des sourcils blancs et froncés lui donnaient un air sévère. Son crâne était piqueté de petites tâches blanches tandis que son bec courbé était jaune pale. Le reste de son plumage était grisâtre et semé de taches plus claires. Ses pattes, couvertes de petites plumes blanches, se terminaient en des serres puissantes.

L'horizon s'éclaircissait derrière l'improbable duo. Le jour se levait et l'horizon se teintait de nuances orangées. Il s'agissait sans aucun doute du moment préféré de Leksa. Cette dernière ne manquait pas un seul levé de soleil depuis sa plus tendre enfance. Lorsque le ciel s'embrasait et que l'astre du jour semblait si proche, la Graärh se sentait alors si petit en ce monde... Mais paradoxalement, sa place dans le cycle de la vie lui semblait alors si claire.

Doucement, la petite chouette fit demi-tour. Les rayons du soleil l'éblouirent un instant. Derrière elle, Heyra effectua également un gracieux virage. Leur plumage se nimbait d'or et de flammes, rappelant le pelage naturel de Leksa. Les vents poussaient le duo vers les multiples habitations marquant la présence du cœur de la Légion. Il s'agissait du plus grand rassemblement de Graärh de toute l'île et, chaque fois, la féline sentait son cœur se gonfler de joie tandis qu'elle observait ses semblables depuis le ciel. Un important sentiment de protection venait ensuite prendre la place de sa gaieté. En volant ainsi au-dessus des Graärh, Leksa prenait à cœur son rôle.

La féline replia doucement ses ailes et piqua vers la terre ferme. L’atterrissage était toujours un instant difficile. Mais cette fois-ci, la féline reprit forme originelle à plusieurs mètres du sol. Ses ailes devinrent des bras. Ses serres devinrent des jambes. La petite chouette d'une envergure de soixante centimètres laissa sa place à une Graärh haute de deux mètres trente. La différence était saisissante et l’atterrissage tout autant, car Marche-flamme tomba de presque cinq mètres et se réceptionna sans la moindre difficulté, son corps se ramassant sur lui-même pour amortir le choc.

Tandis qu'elle se redressait de toute sa hauteur, Heyra piqua et frôla son épaule avant de repartir vers le ciel en poussant un "whii-oh" de joie. Cette vision fit grand plaisir à la féline, dont la queue remua de droite à gauche. Marche-flamme se tourna vers l'horizon afin d'admirer le reste de la course du soleil, mais un nouveau cri de Heyra poussa la Graärh à se détourner de ce spectacle. Un "whii-oh whii-oh whii-oh" caractéristique d'un danger, de quelque chose dont la pygarde voulait la prévenir.

Leksa reconnut Bahvika. La panthère noire, campagne de l'Aaleeshaan, était l'unique représentante de sa race au sein de la Légion. Elle trottait tranquillement vers la Tribyoon mais s'arrêta à quelques pas avant de faire demi-tour, non sans s'assurer que la Graärh la suivait. Au-dessus d'eux, Heyra suivait leur déplacement d'un œil attentif. Seuls quelques grillons troublaient la quiétude du jour naissant. Même la présence de Bahvika ne parvenait pas à troubler ce moment fort agréable où la nature s'éveillait.

Enfin, Marche-flamme aperçut Sa'hila. Assise sur sa pierre plate comme chaque matin, l'Aaleeshaan respirait la sérénité. Bahvika revint s'allonger à ses côtés tandis que Leksa s'arrêtait à quelques pas de là. En signe de respect, elle inclina la tête en poussant un ronronnement, puis releva le regard. Étant toutes deux des Naayak, la Chouette se permettait de regarder Sa'hila directement. Cette dernière l'invita à prendre place à ses côtés pour admirer le levé du jour, ce que Leksa s'empressa de faire. Elle n'aimait pas manquer ce spectacle.

Tranquillement, la féline vint donc s'agenouiller à la gauche de l'Aaleeshaan. La posture martiale de Marche-flamme démontrait son statut de guerrière. Elle ne revêtait pas son armure car elle n'en avait pas besoin au sein de la Légion, toutefois, elle portait son kataana à la ceinture. Ce sabre de facture Graärh auquel elle tenait tant ne la quittait que rarement une fois hors de son wigwam. Leksa avait veillé à garder une distance respectable entre elle et Sa'Hila. Malgré son statut de Tribyoon, elles ne se connaissaient pas encore très bien.

— Je ne peux qu'approuver, répondit Leksa. Son ton était léger et trahissait sa bonne humeur.

Ses prunelles orangées brillaient aussi fortement que le soleil qu'elle ne quittait pas des yeux. La sérénité qui émanait de Sa'hila était communicative. À ses côtés, Marche-flammes se sentait apaisée.

— Lorsque j'étais petite déjà, je me levais chaque matin bien avant l'aube pour admirer ce spectacle. Aujourd'hui, je partage également un vol avec Heyra. Le vent dans les plumes est si vivifiant !


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