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Contexte anté Elysion : ce qu'il y avait avant

le Mar 13 Juin - 0:44

PREMIER ÂGE
La naissance des Dieux et la création du monde


Le temps le plus ancien à la connaissance des habitants de ce monde. Une époque au contenu historique inconnu. Seules des légendes perdurent sur cette ère lointaine. Des légendes qui se sont complexifiées jusqu’à donner le fondement de la création de ce monde. Huit Dieux, des êtres de grande puissance et liés par le sang, ont façonné la création. Le premier d’entre tous était Néant. Il était le vide. Longtemps oublié, longtemps inconnu, il n’en reste pas moins le premier-né et le plus puissant de tous. Après lui naquit Océan, la plus vieille des sept sœurs et la plus puissante d’entre elles. Elle fut pendant longtemps considérée comme l’aînée des déesses, régnant en maître sur le panthéon et sur le monde. Son élément recouvrait la totalité de la planète, ne tolérant pas la moindre portion de terre qui viendrait contester sa suprématie. Son comportement supérieur et arrogant attira l’animosité de ses sœurs qui décidèrent de s’allier contre elle. Une guerre terrible eut lieu, Feu éveilla les volcans endormis au fond de l’eau et Terre s’en servit pour façonner des îles et des continents tandis que Vent repoussait les assauts d’Océan. La légende raconte que Végétal, lassée de ne pouvoir développer ses pouvoirs que dans une eau hostile et stérile, aurait été enthousiasmée par cette nouvelle liberté. Elle entreprit de faire pousser une luxuriante végétation sur ces terres nouvelles au point de finir par les engloutir. Vie, face à cela, comprit que les créations de sa sœur devaient être limitées, aussi créa-t-elle les premiers animaux. Néanmoins, très rapidement ses herbivores virent menacer d’extinction les créations de Végétal qui n’eut d’autre choix que de contre-attaquer. Alors qu’un conflit éclatait entre ces deux-là, Mort, la jumelle de Vie, décida de s’en mêler afin d’y mettre fin au plus vite. Elle exhorta Vie à créer des prédateurs afin de limiter son propre pouvoir et lui jura d’accueillir ses créations auprès d’elle une fois que celles-ci eurent trépassées.

C’est ainsi que le monde trouva lentement son équilibre en dépit des conflits des sœurs.

Toutefois, les créations de Vie étaient primitives, aucune forme de vie intelligente n’existait alors. Selon certaines légendes, les sept sœurs auraient l’espace d’un instant cessé de se quereller et auraient créé les premières races tout en insufflant la magie en ce monde.

DEUXIÈME ÂGE
La création des races et la malédiction vampirique


Les enfants des déesses naquirent à différents endroits de cette terre. Ces dernières prenaient grand plaisir à les regarder, allant d’un continent à l’autre pour observer leur évolution et la manière dont ils les honoraient. Cependant, jamais elles n’intervinrent directement auprès d’eux. Les légendes racontent l’histoire des deux premières races qui auraient côtoyé les déesses et les conséquences tragiques que cette relation aurait engendrées. Aussi, bien que rien ne puisse leur échapper, pas même les malheurs individuels qui brisaient parfois la vie d'un de leurs enfants, elles décidèrent de ne pas agir. Car ainsi devait être le monde, même si cela devait engendrer de la haine à leur égard. Les horreurs faisaient partie intégrante de l’existence, pourquoi s’y opposer ?

En dépit de leur désir de ne pas s’immiscer, elles ne pouvaient s’empêcher de suivre avec une certaine passion les épisodes de la vie de certaines de leur création. L’une d’entre elles capta particulièrement leur attention. Sur un continent sylvestre vivaient des êtres nommés les elfes.

L’une d’entre eux se prétendait oracle des déesses. Était-ce vrai ? Était-ce faux ? Nul ne le sait aujourd’hui, la seule information ayant survécu était l’exactitude constante de ses prédictions. Cette elfe s’appelait Vairë. Elle était respectée de tous, mais certains elfes restaient sceptiques quant à ses dons divinatoires inédits. Ce fut le cas de l’un d’entre eux, Olórin, qui ne croyait pas au don de l’oracle, estimant que les volontés divines ne pouvaient et ne sauraient être prédites par les mortels. Malheureusement, jamais il ne parvient à le prouver. Jusqu’au jour où, pris de colère, il décida d’échafauder un plan pour démasquer l’oracle. L’elfe tua son propre fils, qu’il fit cuire, le faisant passer pour du poisson et invita l’oracle à dîner. Au dîner, Olórin servit son fils à Vairë qui le mangea sans jamais prédire l’exaction de son hôte. Les déesses assistèrent, horrifiées, à la scène, mais n’agirent point. À la fin du repas, Olórin révéla la macabre machination à Vairë ainsi qu’aux nombreux sceptiques des pouvoirs de l’oracle. Fous de rage, les sceptiques lapidèrent l’oracle sous les rires d’Olórin avant que ce dernier ne finisse par se faire tuer à son tour pour son crime d’infanticide.

Mais les déesses en décidèrent autrement. Mort refusa catégoriquement d’accueillir auprès d’elle l’être qui tua son fils pour le donner à manger à celle qu’il invita sous son toit. Les divinités maudirent alors Olórin afin que jamais il ne puisse trouver le repos pour son crime atroce, et l’envoyèrent punir les lapideurs pour le meurtre de l’oracle avant de partir. C’est ainsi que naquit le premier vampire. D’un crime atroce et d’une terrible malédiction jetée sur un être condamné à ne jamais trouver le repos. L’elfe se réveilla mû par une soif insatiable et une bestialité monstrueuse qui s’empressa d’attaquer. Nul ne sait pourquoi les déesses n’intervinrent pas après la mort des lapideurs, mais en quinze nuits à peine le continent sylvestre avait été ravagé. Les vampires étaient de plus en plus nombreux, il n’était plus possible de les arrêter. Les elfes luttèrent encore et encore, pendant de longs mois avant de n’avoir d’autres choix que de fuir. D’immenses voiles elfiques se déployèrent et des bateaux transportant les derniers survivants de la race elfique voguèrent sur l’océan immense, partant à la recherche de terres inconnues et d’un avenir incertain. Ils gardèrent toutefois l’espoir de revenir sur leur terre natale un jour, lorsque les vampires privés de leur nourriture se seraient tous éteints.

Mais dans leur empressement, nul ne pensa à vérifier les cales et ce coin obscur où la menace vampirique se cachait sournoisement.




Après une longue errance sur l’océan, les elfes finirent par accoster sur un nouveau continent : Ambarhùna. Lors de leur arrivée, le peuple elfique fut accueilli par la race occupant le continent : les dragons. Ces derniers écoutèrent leurs malheurs et les conduisirent vers une partie du continent où ils seraient à même de panser leurs blessures et de reconstruire leur civilisation. Ainsi, c’est à l’extrême ouest du continent, au milieu d’une forêt, que les quelques milliers d’elfes ayant survécu commencèrent à se reconstruire.

Pour autant, leur première rencontre avec les dragons fut aussi leur unique contact pendant de longues années. Les dragons étaient des créatures sauvages qui ne souhaitaient pas s'approcher plus de ces étranges bipèdes, l'aide qu'ils leur avaient déjà apportée était suffisamment incroyable en elle-même.

Cependant, le peuple elfique ne fut pas le seul à poser le pied sur ce nouveau continent. Les deux vampires étant parvenus à s’infiltrer sur les bateaux accostèrent eux aussi.  Le voyage avait été particulièrement éprouvant pour ces deux créatures rendues à moitié folles par leur soif. Eux aussi assistèrent avec crainte et émerveillement à la rencontre avec les dragons, bien qu’ils prirent soin de rester dissimulés. Et c’est aussi discrètement que possible qu’ils suivirent le peuple elfique guidé par ses immenses créatures. Là où allaient leurs proies, ils iraient aussi.

Les dragons devant, les elfes derrière, et les vampires se traînant un peu plus loin aussi discrètement que possible. Voilà en résumé ce que fut cet étrange voyage, qui pourra se souvenir des noms de ces deux vampires ? Personne sans aucun doute, mais il n'empêche qu'ils assurèrent la survie de leur espèce par leur acharnement à vouloir absolument continuer leur route. Ils étaient plus malins que leurs congénères, plus coriaces et moins acharnés à tuer aussi, ils ne souhaitaient que survivre. Des années plus tard, ils étaient déjà des dizaines et c'était encore une fois bien trop tard pour les elfes qui ne parvinrent pas, une fois de plus, à éradiquer cette menace acharnée.

Une fois de plus, la guerre entre les elfes et les vampires éclata. Durant trois cents ans, elle fut marquée par des rafles d’elfes et des massacres de vampires. Ce n’est qu’à l’aube de la trois centième année, qu’un évènement se produisit. Un vampire hors du commun, d’une curiosité insatiable et mue par un désir de paix découvrit un œuf de dragon qui décida d’éclore pour lui. C’est ainsi que naquit le premier dragonnier. Il ne reste aujourd’hui de plus lui que le souvenir de sa curiosité qui le poussa à partir avec son dragon dans l’espoir de rétablir la paix entre Elfes et Vampires. Mais il échoua dans sa quête.

Le deuxième dragonnier par contre, ou plutôt la première dragonnière, fut bien plus célèbre et chacun de ses gestes resta gravé dans les mémoires. Il s’agissait d’une elfe, haïssant les vampires comme tous les êtres de son peuple et, comme eux, elle prit peur en voyant l'un de ces derniers chevaucher un dragon. Décidée à sauver son peuple d'une menace si terrible, elle entama une quête résolue vers le désert d'Esfelia afin d'y rencontrer l'une des hordes sauvages de dragons qui avaient élu domicile en cet environnement pourtant difficile.

Son plus grand pouvoir résidait dans son charme innocent et dans le calme à toute épreuve. Ses paroles étaient sages, son cœur était pur et son âme droite. Elle parvint à se rendre jusqu’aux dragons qui décidèrent de l’écouter. Elle parla avec sagesse et leur fit remarquer que c'était l'un des leurs qui avait brisé la neutralité des dragons et qu'il leur appartenait donc de rétablir l'équilibre. Comment aurait-elle pu savoir que le dragon du vampire ne cherchait que la paix ? Les dragons n'étaient toutefois pas vraiment décidés à entrer dans cette guerre et il fallut toute l'impétuosité d'un de leurs jeunes pour faire pencher la balance, eux refusaient de quitter leur territoire, mais lui suivrait la jeune elfe. Comment aurait-il pu faire autrement d'ailleurs ? Ses yeux n'avaient pu se décrocher du regard clair de la bipède, un lien étrange se formait déjà entre eux.

Cette période fut marquée par la naissance du lien des dragons et des dragonniers. Les guerres entre elfes et vampires redoublèrent de violence, ainsi assistées par la force et la magie de ces mastodontes et sous les yeux quelque peu ahuris des dragons sauvages restés hors des combats. Sans doute était-ce plus sage, mais le premier pas était fait et d'autres liens se formèrent très vite soit du côté elfe soit du côté vampire, équilibrant et déséquilibrant tour à tour une guerre qui n'en finissait et qui n'en finirait sans doute jamais.

DÉBUT DU TROISIÈME ÂGE
L'arrivée des humains sur Ambarhùna


Sur un archipel lointain, une quatrième race prospérait. Les humains, fiers navigateurs, jouissaient d’une paix seulement altérée par la piraterie, véritable fléau de leur civilisation. Sur les mers de grandes batailles avaient lieu entre la marine de la capitale et les quelques flottilles de pirates. L’une de ses batailles força un groupe de pirate à fuir sur l’océan, vers des flots inexplorés. Tant et si bien qu’ils s’y perdirent ne sachant où aller. C’est alors que le Dieu du Néant, ayant toujours eu une affection particulièrement pour les humains, décida de leur venir en aide en leur donnant un cap. Une dévotion naquit chez ces boucaniers. Malheureusement, l’entité du Néant était également connue pour être un être mauvais dans leur culture et certains se détournèrent d’elle, s’enfonçant toujours plus loin sur un océan inconnu. Et c’est l’histoire de ceux ayant fait le choix de se détourner du Néant pour revenir vers les Sept soeurs qui va être conté.

Naviguant sur les flots, ces pirates finirent par voir au loin une terre, un continent : Ambarhùna.

En débarquant sur cette nouvelle terre, synonyme de nouvelle chance, ils y firent la rencontre des dragons et des elfes, mais également des vampires. La guerre faisant toujours rage sur ce continent, les humains furent poussés vers elle. L’apparition de cette nouvelle race était une aubaine pour les vampires. Moins bien préparés et moins puissants que les elfes, les hommes étaient aussi bien meilleurs et plus nourrissants. Les humains avaient à peine commencé à construire les premières bases de leur futur empire qu’ils étaient déjà en guerre. Les vampires devaient être exterminés s’ils voulaient vivre.

Mais si l’arrivée des hommes était une aubaine pour les vampires, elle l’était également pour les elfes. La guerre s’était enlisée dans une forme d’équilibre pendant près d’un siècle, mais l’apparition de renforts inattendus allait lui faire connaître un tournant décisif. Les négociations furent complexes, mais chaque camp avait autant à y gagner. Bientôt, l’incroyable se produisit et les deux races pourtant si différentes collaborèrent, échangeant savoir et culture.

Il fallut quarante ans à l’alliance humano-elfique pour repousser totalement les vampires. Ces derniers, vaincus, se réfugièrent peu à peu dans les profondeurs des galeries à l’extrême est d'Ambarhùna afin de survivre. La guerre venait de prendre fin.

Cette paix nouvellement acquise marqua un tournant dans l’histoire. Les elfes, ayant profondément souffert de ces siècles de guerre, s’isolèrent au sein de leur forêt afin de profiter de cette paix si chèrement payer et tenter de se reconstruire.

Quant aux humains, les elfes n’occupant que l’extrême ouest du continent et les vampires ayant été défaits, un grand territoire s’offrait à eux. L’empire des hommes a alors connu un essor exceptionnel. De grandes cités se sont construites et l’humanité s’était multipliée. Mais cette expansion rapide ne fut pas sans conséquence.

En ce temps, les dragons étaient très nombreux. Ils étaient répartis en plusieurs hordes et une petite cinquantaine de dragons liés à des dragonniers des trois peuples. Malheureusement, les dragons sauvages jadis seuls maîtres du continent voyaient d'un très mauvais œil l'arrogance nouvelle de la race humaine qui était en passe de détruire toute la nature Ambarhùnéenne. De plus, une vieille querelle remontait entre les sauvages et les autres, les premiers n'appréciant tout simplement pas de voir leurs congénères servir tel ou tel empire. La vue de ces magnifiques créatures censées être totalement libres et acceptant pourtant d'être montées comme de vulgaires chevaux mettaient certains dragons en rage. La colère grondait au sein des hordes les plus farouches.

C'est ainsi que les premiers dragons sauvages prirent la décision de laisser ce continent et cette race si futile à leur destin. Ce départ fut bientôt suivi par un groupe un peu plus gros, puis encore un, et encore... Il ne resta alors plus que les quelques dragons les plus attachés à cette terre et qui n'avaient pas l'intention de le quitter. Malheureusement, les départs des dragons avaient profondément affaibli la magie, à tel point que les dragons ayant fait le choix de rester finirent eux-mêmes par s’affaiblir. Cela causa le départ de nouveaux groupes, et encore... Les dragons les plus acharnés eux-mêmes durent bientôt partir à leur tour de peur d'y perdre la vie.

Bientôt, il n’y eut plus pratiquement aucun dragon sauvage sur Ambarhùna et de moins en moins de dragons liés à des dragonniers. La majorité avait été tuée dans les nombreuses batailles, pour tout dire ils s'étaient même tués entre eux. La magie était en passe de disparaître. Puis, en l’an 1124 de troisième âge, on déplora la mort du dernier de tous les dragons sur le continent. Non, il en restait encore un, le dernier dragon sauvage ayant fait le choix de rester et sacrifia son corps pour ne devenir que pur esprit et assurer à lui seul le maintien de la magie et empêcher le continent de sombrer dans le chaos.

Le retour des dragons sur Ambarhùna


En l’an 1750, alors que la magie n’avait jamais été aussi faible, alors que les elfes et les vampires souffraient de cette condition, alors qu'Ambarhùna elle-même dépérissait, un miracle se produisit. Le dragon devenu esprit apparut aux yeux de certains élus, apportant avec lui un regain de magie et une nouvelle qui raviva les flammes de la guerre. Des œufs de dragons se trouvaient en Ambarhùna, prêts à éclore, attendant leurs dragonniers. Le retour des dragons dans les différents camps pourrait bien faire pencher l’équilibre entre les trois peuples : les humains pourraient consolider leur suprématie, les elfes pourraient sauver leur peuple et les vampires pourraient assouvir leur désir de vengeance.

Pour chaque peuple un dragon a éclos, et avec ces éclosions la guerre éclata à nouveau. Les vampires, terrés dans leur galerie pendant plus d’un siècle se sont renforcés. À nouveau, ils en sortent et attaquent le royaume des hommes.

L’année 1751  est une année de terreur pour le peuple humain où les nuits devinrent synonymes de mort pour tous ceux qui osaient mettre le nez dehors. Les villages les moins protégés furent rapidement désertés, les villes devinrent des refuges et la famine frappa. Guerre, sang, faim, frayeur. Cette année maudite fut certainement l'une des plus noires pour l'Empire. La dragonne ayant éclos pour les hommes y trouva la mort.

Déplorant cette nouvelle flambée de violence, le dragon-esprit décida néanmoins d’accorder une ultime chance aux Ambarhùnéens et conduit les deux derniers dragons et leurs dragonniers là où se trouvaient six œufs soigneusement cachés sur l’île du flocon.

En l’an 1752, les œufs ont éclos, apportant un nouveau souffle à la magie qui permit de redécouvrir certains arts magiques disparus depuis. Cette année fut cependant marquée par la mort d’un nouveau dragon.

L’an 1753 marque un nouveau tournant dans l’histoire des peuples, la guerre fait rage, les vampires sont devenus plus audacieux et osent se confronter directement à l’armée de l’empire et à la défaire ! Alors que tous pensaient que l’histoire allait se répéter, que le conflit contre les vampires allait recommencer, quelque chose s’approchait du continent. Par la voie des airs, trois dragons sauvages venus du nouveau continent des dragons atterrirent. Et par la voie des mers, une flotte d’humains nommés Almaréens, dévoué au Dieu du Néant accosta. Une terrible armée se mit à marcher sur Ambarhùna, guidé par le Néant.

L'arrivée des Almaréens


Le groupe de pirates humains qui avaient plutôt choisi de suivre Néant formèrent les premiers descendants des Almaréens. C'est en 1753 qu'ils mirent le pied sur Ambarhùna la toute première fois. Les adorateurs du Néant, sur ordre de leur Dieu, parcourent ce nouveau continent. Néant, oublié et banni d'Ambarhùna par ses sœurs, est de retour. L’armée Almaréenne avance de manière fulgurante et irrésistible en Ambarhùna. L’armée de l’Empire humain est balayée. Portés par la force du Néant, les soldats Almaréens mettent à genoux la moitié de l’Empire en quelques mois et assiègent les grandes cités. Le culte des Sept soeurs est interdit partout où ils passent et impose la foi du Néant. Toute forme de magie est interdite.

Il en est autrement pour les elfes et les vampires. La magie apparaît comme une abomination aux yeux de la foi du Néant. Les elfes restent protégés dans leur royaume enchanté, mais ils ne sont pas dupes et savent que leurs frères qui ont été capturés par ce nouvel ennemi ont été exécutés. Et l’armée vampirique qui parcourait alors l’Empire fut traquée sans relâche. Les combats furent dévastateurs pour les vampires qui se firent massacrer en nombre et renvoyer aux confins de l’extrême est du continent.

Au bord du gouffre, les trois peuples résistent chacun de leur côté. Mais pour combien de temps ? La capitale humaine est cernée. Les vampires luttent pour leur survie et les elfes n'ont aucune prise sur cet adversaire. Reste-t-il un espoir ?

L’espoir viendra des Baptistrels. Inquiets de voir que la magie a été interdite dans tous les territoires soumis, les Baptistrels décident qu'il est grand temps pour eux d'intervenir. Mais ce qu'ils proposent est presque un blasphème aux yeux de chacun des peuples : s’allier pour combattre un ennemi commun. Dans les heures les plus sombres, face à l’imminence de leur extinction, même les ennemis héréditaires mettront leur animosité de côté pour survivre.

Un sommet est alors organisé au domaine de la Rhapsodie pour négocier cette alliance, les délégations des trois peuples s’y rendent sans plus tarder et des informations sur les Almaréens y sont échangées. Les négociations sont âpres et difficiles. Cependant en dépit de toutes les difficultés, un accord semble être trouvé. Mais c’était sans compter sur l’intervention du quatrième acteur de cette guerre. Alors que l’espoir de vaincre l’envahisseur semblait enfin prendre forme, le monde autour des négociateurs s’écroula. La magie, qui avait été une alliée indéfectible depuis le début, malgré son inefficacité, disparut.

Néant lui-même avait décidé d’agir en attaquant le soutien de la magie d'Ambarhùna, le dragon-esprit. Une fois la magie disparue du continent, ses soldats purent franchir les frontières du royaume elfique dont les protections venaient de disparaître et attaquer le domaine de la Rhapsodie, lieu de la négociation.

Cependant, face aux agissements de leur frère, les Sept sœurs ne sont pas restées inactives. Néant enfreignant la règle interdisant toute intervention directe sur les mortels, alors elles-mêmes décidèrent de l’enfreindre. Elles se présentèrent au lieu de la négociation et envoyèrent les dragonniers et leurs dragons au secours du dragon-esprit. Projetés dans un autre plan, les liés se retrouvèrent face au Dieu du Néant et un combat s’engage. À la suite d’une bataille dantesque, le Dieu du Néant est repoussé par les champions des Sept.

Alors que la bataille faisait rage sur un autre plan, au sein du royaume elfique une autre avait lieu. À l’intérieur du domaine Baptistral, les représentants des trois peuples durent faire face à une gigantesque armée. Alors que la bataille tourne en leur défaveur, l’armée elfique finit par arriver en renfort et la défaite du Néant ramène la magie tout en dépossédant les Almaréens de leur immunité face à celle-ci. L’armée Almaréenne bien qu’ayant l’avantage est mise en déroute en l’absence du soutien de leur déité.

Pendant que la guerre faisait rage à l’ouest d'Ambarhùna, un tout autre évènement avait lieu dans la capitale humaine. Le comte Fabius Kohan avide de pouvoir et désireux de devenir le nouvel empereur usa de son pouvoir, de son influence et de son intellect, s’empare de la couronne et accuse son cousin Korentin Kohan, héritier au trône, du meurtre de l’empereur.




Les champions des Sept sont parvenus à repousser Néant. L’armée elfique et les délégations des trois peuples sont parvenues à repousser l’armée Almaréenne. Mais derrière cette apparente victoire se cache un bouleversement notable. Fabius Kohan devient l’empereur de l’empire humain et fait alliance avec les Almaréens. Korentin Kohan, dragonnier et accusé de régicide, parvient à s’évader de prison. L’Empire se scinde alors en deux. Les impériaux de Fabius Kohan alliés aux Almaréens. Et les rebelles alliés aux elfes et aux vampires.

Alors que la guerre fait rage, un individu énigmatique commence à se faire connaître. Un voyageur qui parcourt le continent à la recherche d’artéfacts mystérieux appartenant aux Dieux. Dans son sillage se répand une prophétie : un mal sommeille en Ambarhùna, un mal en passe de se réveiller.

L’hiver s’est abattu sur le continent, les combats cessent sous les intempéries. L’heure n’est plus aux grandes batailles, mais aux actions ciblées. Un serviteur du Néant, directement investi par les pouvoirs du Dieu est capturé par la rébellion. Usant de ce dernier comme d’un passage vers Néant, ils frappèrent la déité. L’agression de Néant est un véritable blasphème pendant laquelle le Dieu est blessé. Un profond déséquilibre se créer alors entre l’énergie des Sept sœurs et celle de leur frère. Le monde se détracte. Catastrophes climatiques, dérèglements en tous genres, conséquences sur la magie, les animaux, les Esprits-liés...

Au chaos ambiant s'ajoute une sombre et épouvantable menace. Vexation et souffrance mêlées ont achevé ce qui avait été commencé bien des millénaires plus tôt. De la folie haineuse de Néant pourrait bien naître une horreur telle que les Ambarhùnéens ne peuvent la concevoir...

Avec l’hiver qui s’achève, l’alliance entre Fabius Kohan et les Almaréens arrive elle aussi à son terme. Les soldats Almaréens opèrent un coup d’état et imposent la foi en Néant et l’interdiction de la magie dans tout l’empire.

Au même moment, Néant se décide à agir en personne. L’agression d’un Dieu ne peut rester impunie, aussi le Dieu décide-t-il qu’il était grand temps de mettre fin à ce monde. Au fond de la forêt elfique, trois sanctuaires sortent de terre. De ces derniers émanent un miasme brumeux qui détruit toute vie. Les elfes, impuissants face à cette menace, n’ont d’autres choix que de quitter leur royaume s’ils veulent vivre. C’est dans la douleur que le peuple elfique quitte son royaume, traversant les terres hostiles d'Ambarhùna pour rejoindre la rébellion qui leur offrira asile.

À l’aube de l’été, les Almaréens se décidèrent à agir afin d’en finir avec la rébellion. La dernière poche de résistance à la foi du Néant, ainsi que les elfes et les vampires étaient présents en un seul et même point. Une terrible bataille eut donc lieu dans la cité rebelle, une bataille qui connut son lot de trahison. Tout d’abord les vampires qui trahirent la rébellion au moment où ils purent en tirer le meilleur profit. Par la suite les impériaux qui trahirent les Almaréens. Et enfin Néant qui abandonna ses troupes en leur retirant son pouvoir. Les Almaréens furent vaincus et le peu qui survécut prit la fuite. Cette bataille fut connue sous le nom de l’Aube Rouge. En dépit des nombreuses morts provoquées par la boucherie que fut cette bataille, elle permit d’éliminer définitivement la menace Almaréenne. Cependant, pourquoi Néant avait-il abandonné ses serviteurs ?

L'avènement du Tyran Blanc, sa défaite et la mort des Dieux



La réponse à cette question ne tarda pas à se faire connaître, le Dieu n’avait plus besoin d’eux. Le miasme brumeux venait de recouvrir la totalité de la forêt de l’ouest et menaçait à présent le reste du continent. Tandis qu’un peu partout des perles munies de tentacules apparurent et causèrent des ravages dans de nombreuses villes. Une nouvelle menace que les Ambarhùnéens s’empressèrent de détruire.

Alors que toutes les perles se faisaient détruire, le mystérieux voyageur lança son appel au travers tout Ambarhùna. Une quête pour détruire le mal sommeillant au sein de ce continent. Une créature qui, une fois vaincue, permettrait d’apaiser la folie de Néant.

C’est ainsi que de nombreux Ambarhùnéens répondirent à son appel et se rendirent au plus profond des galeries du royaume vampirique, bravant le danger que représentait l’empire vampirique pour atteindre les profondeurs inexplorées. Une communauté de Marcheurs parvint à se rendre jusqu’au point décrit par le voyageur. Une geôle où était enfermé un monstre. Une créature ayant volé le bien le plus précieux du Néant et s’étant emparé d’une partie des pouvoirs des Dieux. Malheureusement, le prisonnier était prêt à les accueillir et asservit les marcheurs avant de se libérer de ses chaînes.

Libéré, le tyran blanc usa de ses pouvoirs et déclencha une bataille avec les Dieux. Au prix d’un combat dantesque, il parvint à les repousser. Pendant ce temps, Ambarhùna s’était une fois de plus scinder en deux camps. Ceux qui avaient accepté ou qui avaient été incapables de fuir la domination du Tyran Blanc. Et ceux qui avaient été en mesure d’y échapper pour rejoindre le camp des Dieux.

Le Tyran Blanc fonda son royaume, tandis que les divinités s’efforcèrent de protéger un territoire où ceux ayant décidé de s’opposer à leur ennemi commun pourraient préparer une contre-attaque. Mais l’espoir de défaire cet être cruel s’amenuise.

Puis, un espoir jaillit. Une arme serait capable d’abattre le Tyran Blanc. Une épée, forgée jadis à partir d’une étoile créée par les huit Dieux. Dans cette épée demeurerait un pouvoir qui permettrait d’empêcher le Tyran Blanc d’user de ses pouvoirs volés. Mais une épée qui serait également capable de tuer les Dieux. Sans attendre, les protégés des Dieux se mettent en quête des fragments de cette arme miraculeuse.

Pendant ce temps, la guerre gagne en intensité. Les protégés des Dieux parviennent à infliger une cuisante défaite aux troupes du Tyran Blanc. Pendant cette bataille, le Dieu du Néant, qui a retrouvé momentanément ses esprits, remet à un humain un bien d’une grande valeur avant de s’éteindre. Un contrat, un contrat qui le lie ses sœurs et lui à une entité supérieure les ayant créés : Origine.

Suite à cette bataille, le Tyran Blanc décide de prendre lui-même part au combat et massacre les protégés des Dieux. Fier de ses victoires, il avance jusqu’au désert d’Esfelia où se sont établis ceux qui résistent à sa domination. Une bataille terrible s’engage alors. Malheureusement pour lui, les Ambarhùnéens sont parvenus à réunir les fragments de l’arme capable de le vaincre. Impuissant fasse à elle, le Tyran Blanc fut tué.

Tandis que le Tyran Blanc mourrait, les Déesses, elles, se sont retrouvées face à un choix. Le contrat remis par Néant stipulait leur disparition, mais certaines d’entre elles n’étaient pas disposées à respecter cet engagement. C’est alors que Mort fit le choix de se suicider pour respecter les termes du contrat d'Origine. Les unes après les autres, les Déesses mirent fin à leurs jours, confiant leur monde à leur création.

Les Dieux étaient morts, le Tyran Blanc était mort. Les enfants des Dieux étaient désormais livrés à eux-mêmes. Allaient-ils choisir la voie de la paix ou de la guerre ?




En l’an 1758, Ambarhùna se reconstruit et panse ses blessures. L'empire des Humains est divisé en deux royaumes. Le royaume vampirique a changé de dirigeant suite la trahison de ce dernier lors de la bataille de l’Aube Rouge. Les elfes reconstruisent un royaume dans les montagnes de l'est. Enfin, la Caste des dragonniers fut créée et se pose en protecteur de la paix.

Ambarhùna : terre des Chimères



Début de l'an 1759
Un an a passé depuis la défaite du Tyran Blanc.
Désormais, les peuples ne sont plus guidés par les Dieux. Ils sont responsables d’eux-mêmes et se doivent de reconstruire une terre et des royaumes ravagés par des années de guerre. Pour cela un traité de paix a été signé entre les trois peuples, mais cela suffira-t-il ?

Les années n’ont pas apaisé les vieilles rancœurs. La paix résistera-t-elle une fois que chacun aura pansé ses plaies et renforcé ses armées ? Et cette vieille forêt autrefois perdue dans le Néant, ne cache-t-elle pas un terrible danger ? En son cœur chantent les chimères, ces créatures affreuses venues du plan astral. Ne finiront-elles pas par déferler sur le monde ?

Le continent magique porte désormais de lourdes cicatrices. Ce passé sanglant sera-t-il un jour oublié ou bien les jours sombres reviendront-ils ?

9 février de l'an 1759
L’empereur elfique Aegnor Evanealle s’est marié avec Aramis Thredë. Les dirigeants des deux royaumes humains et du royaume vampirique étaient présents. Les festivités se sont déroulées sans encombre jusqu’au festin clôturant l’événement. Un groupe d’assassins étant parvenu à s’introduire au sein d’Estëllin et à empoisonner les coupes des quatre empereurs. Mais la tentative d’assassinat fut un échec, du moins pas totalement. Korentin Kohan fut le seul à subir le terrible effet du poison. Fort heureusement, les Baptistrels présents au festin parvinrent à le maintenir en vie. Et grâce aux efforts conjugués des gardes elfiques et des dragons présents, les invités parvinrent à capturer les assaillants et les faire parler.

12 février de l'an 1759
Un horrible larcin est commis au sein de la cité d’Aldaria. L’œuf qui y a été entreposé par Ashy a été volé ! La caste des dragonniers est immédiatement prévenue et l’enquête est lancée. Sous l’impulsion de la caste, les royaumes sont amenés à coopérer. Cependant la piste de l’œuf est rapidement perdue…

30 mars de l’an 1759
Sous l’impulsion de Prince vampirique, une escouade composée de soldats des quatre royaumes fut levée afin de mettre la main sur le renégat à l’origine de la tentative d’assassinat lors du mariage et éliminer la menace pour la paix que celui-ci représente. Grâce aux informations extirpées aux assassins du mariage, les nations connaissent la localisation de celui-ci. Il se cacherait dans un camp au sein de la forêt de l’Ouest. L’escouade s’y enfonce alors.

12 Avril de l’an 1759
L’état de santé de Korentin Kohan se dégrade drastiquement. Malgré les soins des Baptistrels, le poison qu’il a ingéré lors de la tentative d’assassinat au mariage elfique n’a eu de cesse de l’affaiblir. Il anoblira Luna Duruisseau et la nommera régente du royaume Aldarien jusqu’à ce que son fils Nolan soit en âge de gouverner, avant de se rendre dans les montagnes elfiques. Les elfes décideront d’user de leur magie de conservation des corps afin de plonger le dragonnier d’émeraude en stase dans l’attente de trouver un remède à son mal.

2 juin de l’an 1759
L’escouade envoyée traquer le commanditaire de l’assassinat ressort de la forêt, en grande partie décimée, sans être parvenue à mettre la main sur leur cible. Ces derniers affirment avoir été attaqués par un ennemi inconnu. Le Prince vampirique ne fait pas partie des survivants et aucun d’entre eux ne sait si celui-ci est toujours en vie ou non. L’annonce de la mort présumée du Prince vampirique provoque au sein du royaume vampirique de forts troubles suivis d’un conflit interne. La race vampirique redevient livrée à elle-même et sans chef.

10 Juillet de l'an 1759
Des hurlements lugubres s’élèvent à l’ouest d’Ambarhùna. Le mal, ignoré du monde, qui sévit dans l’ancienne demeure du royaume elfique a commencé à se mettre en marche. Aldaria et Gloria ont perdu contact avec certains villages situés à l’extrémité ouest de leurs territoires respectifs. Dans ces hameaux isolés il n’y a plus âmes qui vivent. Les habitants se sont volatilisés sans laisser de trace. Sans laisser de trace ? Pas tout à fait…

Face aux disparitions plus que mystérieuses et inquiétantes qui sévissent à l’Ouest. Les deux royaumes humains décident d’unir leurs forces pour mener l’enquête et arrêter les responsables s’il y en a un.

Le seul indice dont ces derniers disposent est un jeune garçon, seul rescapé de la dernière attaque. D’après ses dires assez confus, ce serait des monstres qui auraient attaqué sa maison. Décidant de tendre une embuscade auxdits monstres, la brigade d’intervention Aldarienne-Glorienne évacue un village et s’y cache en attendant la nuit.

Comme prévu l’ennemi apparaît et les monstres en question n’étaient ni plus ni moins que des loups vampiriques. Abomination créée par le Tyran Blanc. Un héritage de l’ennemi d’Ambarhùna qui aurait pourtant dû disparaître depuis longtemps.

Le combat s’engage alors, mais rapidement les soldats se rendent compte qu’il ne s’agit pas d’une simple meute. Quelqu’un derrière doit forcément les coordonner pour qu’ils soient redoutables. Après être parvenu à les mettre en déroute, le groupe décide de les poursuivre et en apprendre plus. Mais surtout récupérer les camarades enlevés par ces créatures.

C’est alors que le piège se retourne contre eux. Les loups vampiriques mènent une embuscade contre les soldats Aldariens et Gloriens. Fort heureusement, le groupe parvient à prendre l’avantage et déjouer l’embuscade, jusqu’à ce qu’un hurlement lugubre ne déchire le ciel et qu’une louve géante n’apparaisse tuant la dragonnière Enetari Terendul.

Fous de colère, les compagnons de l’elfe décédée engagent le combat contre cette monstrueuse créature et parviennent à la blesser. Cependant, cette dernière parvient à prendre la fuite en utilisant une magie des plus étranges …

Le combat se terminant, le groupe se tourne vers le cadavre de la dragonnière et de son dragon. Mais une surprise les attend. En effet, le corps de l’elfe a disparu, et celui de sa dragonne également. Il ne reste plus que dans cette mare de sang un œuf d’obsidienne.

10 juillet an 1759
La prise de pouvoir par Konrad Von Drak n’a pas fait l’unanimité au sein du royaume vampirique. Le pouvoir vampirique ne fonctionne pas comme chez les autres races, les forts survivent et les faibles trépassent. En dépit de tous ses efforts, le nouveau prince noir n’est pas parvenu à garder bien longtemps sa place. Le conseil vampirique a en effet ourdi sa perte en mettant en place un complot avec la Princesse de la Cour des Miracles Irina Faust qui conduira à un coup d’État. Le Prince énoir est assassiné par ses conseillers et le royaume vampirique plonge à nouveau dans une guerre civile.

25 juillet de l'an 1759
Lentement, la nuit vient recouvrir Aldaria de son voile d’obscurité. Le ciel est obstrué par de gros nuages noirs. Celle qu’on appelle la lumineuse est plongée dans les ténèbres qui ne s’illuminent que de brefs instants tandis que l’orage, provoqué par la chaleur de l’été, trône au-dessus de la ville et expulse un éclair. La pluie tombe à grosses gouttes contre les vitres du palais, berçant doucement le sommeil qui l’habite. Soudainement, l’édifice entier est secoué par la foudre qui frappe l’une de ses façades. Une brèche se forme dans les murs et le vent s’y engouffre violemment. Sur les lieux, des traces mouillées en forme de semelles de bottes souillent la tapisserie au sol…

L’alerte est donnée dans le château, des intrus semblent s’être introduits dans le palais d’Aldaria. Les premiers sur les lieux comment alors à mener l’enquête et se divisent en deux groupes. Si le premier fait chou blanc, ce n’est pas le cas du second qui tombe directement sur les ennemis. Et pas n’importe lesquels ! Tous portent l’uniforme des soldats de Gloria. Un combat s’engage alors pour les arrêter et ces derniers se font rapidement maîtriser. L’objet de leur visite nocturne est alors rapidement établi. Ces derniers s’étaient introduits pour voler le sceau royal d’Aldaria. Pourquoi ? Pourquoi des soldats Gloriens voleraient un objet d’une si haute importance ?

Le mystère reste total d’autant plus que les rares survivants de la tentative de vol ne se souviennent de rien. Les relations entre les deux royaumes humains commencent alors à se tendre…

15 août de l'an 1759
C'est la date où sont organisées de grandes festivités à Caladon. Mais on se rappellera probablement plus de ce jour comme celui où l'horreur a frappé l'harmonieuse. En effet, des explosions retentirent ici et là et semèrent la panique. Heureusement, quelques citoyens ne se laissèrent pas impressionner et au prix d'un grand effort, ils mirent la main sur le coupable: un vieil homme barbu. La seule information pertinente qu'ils obtinrent du coupable fut un parchemin offrant une belle somme d'or ainsi qu'une récompense offerte par le Tyran Blanc lui-même lorsqu'il serait de retour. Malheureusement, la vie le quitta avant qu'il puisse être questionné par les autorités.

Le retour de fanatiques du Tyran Blanc sonne une cloche inquiétante. Toutefois, on peut se réjouir que la tranquillité soit revenue à Caladon. Certains débutent même une nouvelle vie, notamment Maribelle qui laissera derrière elle sa vie de voleuse pour aller vivre à Gloria.

25 Août de l'an 1759
Une terrible nouvelle vient secouer Ambarhùna  et plus particulièrement le royaume Glorien. Alors que l’empereur Fabius Kohan se rendait à Fortuna, lui et son escorte ont trouvé la mort. Cette dernière s’est faite anéantir et il ne reste quasiment plus rien de celle-ci. La mort de l’empereur Fabius fut difficile à certifier, la seule chose que l’on retrouva de lui étant les os calcinés d’une main ornée de bagues à moitié fondues. D’après les traces trouvées sur les lieux, un dragon de grande taille serait à l’origine de cette attaque. Mais celles d’un bipède furent également trouvées. Les autorités gloriennes conclurent qu’il s’agissait probablement d’un dragon et de son dragonnier. Les relations entre l’empire Glorien et la Caste commencent alors à se tendre…

30 Aout de l'an 1759
Crissolorio Ostiz est nommé régent du royaume Glorien et est chargé d’administrer l’empire en coopération avec la nouvelle reine Sehlys Nepheris jusqu’à la majorité du prince Frédérick Kohan encore à naître.

2 septembre de l'an 1759
Dans le désert, les vestiges de l’ancien mal d’Ambarhùna tentent de survivre. Les derniers fidèles du culte du Tyran Blanc se sont réunis et tentent par un procédé machiavélique de ramener le Voleur de cœur à la vie. Fort heureusement une brigade formée de la coalition des trois peuples s’engage dans la mer de sable pour débusquer leur ennemi et empêcher le retour du Blanc. Si le plan des cultistes est mis en échec, la victoire des peuples n’est pas totale. Les énergies concentrées par l’infâme rituel se sont libérées dans le désert, le défigurant. Esfelia n’est plus qu’une terre meurtrie, parcourue de failles menant aux tréfonds de la terre, comme si le Tyran Blanc lui-même était venu la lacérer de ses griffes.

27 Septembre de l'an 1759
Une fois encore, le domaine de la Rhapsodie fut souillé par le sang. Le territoire des bardes a été la victime d’une attaque éclair menée par les Chimères. L’attaque ne semblait servir qu’à masquer la tentative de capture de Baptistresl. Fort heureusement, le nouvel ennemi d’Ambarhùna n’est pas arrivé à ses fins… du moins pas entièrement. Ascheriit Svenn, un jeune Enwr pressenti pour devenir Cawr au lendemain de l’assaut a été capturé. Quel était l’objectif des Chimères en s’en prenant au Baptistrel ? Et que signifient les paroles énigmatiques que leurs généraux ont pu proférer : « Nos ennemis sont tombés, les enfants des Dieux ont ouvert notre geôle, leur sang sera les larmes d’Origine et les premiers fils prendront ce qui leur est dû. La trahison du père sera punie. » Tant de questions sans réponses qui promettent aux peuples un avenir des plus sombres.

3 octobre de l'an 1759
La surprise fut totale et l’inquiétude grande chez les royaumes voisins quand les communications avec l’Empire elfique furent coupées pendant une semaine. En effet la lisière, protection magique du peuple elfique, a été levée coupant le reste du monde du domaine sylvestre. Les rumeurs allaient bon train quand finalement la barrière fut retirée et que des cavaliers en sortirent. Chevauchant en direction de Gloria, Aldaria et DureRoc, ils étaient porteurs d’une missive signée de la main de l’Empereur elfique et du Gardien Baptistrel. Le message relatait les terribles évènements ayant frappé l’Ordre de la Rhapsodie et le Royaume sylvestre.

La colère de l’Empereur Aegnor était grande et il invoqua le chapitre quatre du Traité des Trois Peuples, sommant les royaumes de tenir parole et marcher tous ensemble en direction de l’ancienne forêt des elfes où, d’après les évènements des mois passés, se trouverait la nouvelle grande menace d’Ambarhùna: les Chimères.

3 octobre de l'an 1759 – Soir
Le domaine Baptistral a retrouvé son calme et sa pureté après une dure semaine de labeurs de la part de toutes les bonnes volontés. Les reconstructions sont presque achevées. Oui, mais voilà, un évènement va à nouveau troubler la paix de ce lieu. Une chose est ressentie par les Baptistrels et uniquement par eux.

Une nouvelle note majeure vient de faire son apparition. Elle commence à se mêler aux vibrations d’Ambarhùna. Elle perturbe l’harmonie établie depuis des siècles. Un changement se produit, mais seuls les maîtres bardes le perçoivent.

Zal, la note de l’opposition, de la détermination, de l’équilibre de l’ordre et des forces vient de faire son apparition.

L’apparition de cette note entraîne avec elle une naissance. L’apparition d’un nouveau baptistrel … en dehors de l’ordre.

3 octobre au 27 novembre de 1759
Sur ordre de l'empereur, la lisière, barrière magique elfique, a été levée. La totalité du royaume elfique et le domaine baptistrel sont sous sa protection. Il est désormais impossible de pénétrer sur le territoire elfique sans leur autorisation. Cela n’empêche pas le commerce avec les autres royaumes, mais il sera affaibli tant que la protection sera en place. Les ennemis du royaume ont donc l’impossibilité de le pénétrer. La lisière sera retirée lorsque l’armée elfique réintégrera le royaume.

27 octobre de l'an1759 - Matin
Dans l’ignorance des royaumes et des Chimères, un groupe s’est constitué à la lisière de la forêt de l’Ouest. Après avoir guetté cette frontière depuis la chute du Tyran Blanc, le temps est venu d’agir. Ilyanth Neolenn, Alford Gorder, Kälyna Vallaël, Arya Vallaël furent menés par Verith au cœur du territoire du nouvel ennemi d’Ambarhùna. Au sein des restes du vieux royaume elfique, ils firent la découverte d’un temple du néant dont les portes étaient ouvertes. N’écoutant que leurs courages, à moins que cela ne soit de l’inconscience, ils y entrèrent pour découvrir le stratège des Chimères en train de mettre en œuvre le plan destiné à assurer leur victoire. Après un combat mené contre celui qui s’autoproclamait Baptistrel du néant, le groupe fut en mesure d’empêcher la réalisation du plan de l’ennemi. Mais à quel prix ?

Ignorant qu’une bataille se déroulait à la lisière de la forêt, leurs actions impactèrent grandement le déroulement de cette dernière et peut-être furent-ils ceux qui leur évitèrent une mort certaine. Cependant, ces mêmes actions ont ouvert une faille entre les mondes. Alors que le temple s’effondrait sur eux, les membres du groupe n’eurent d’autre choix que de passer à travers la faille. Pendant ce temps, la magie du plan astral se mit à se déverser sur le plan physique, mettant Ambarhùna dans une situation périlleuse qui la contraignit à faire des sacrifices.

27 octobre de l'an 1759 - Après midi
Les Chimères ont fait preuve de leur puissance et et de leurdangerosité en s’attaquant au domaine de la rhapsodie. La réaction des quatre royaumes ne s’est pas fait attendre et une grande armée a été levée. Celle-ci marche en direction de l’Ouest pour frapper l’ennemi. Une bataille s’est alors engagée.

Malheureusement, tout ne se passa pas comme prévu. Les Chimères étaient déjà prêtes à accueillir les trois peuples et déchaînèrent des puissances en dehors de leur portée. Une fois encore, la terrible énergie du Néant vint frapper, détruisant la trame et permettant aux Chimères de mettre en place leur stratagème. Mais c’était sans compte sur un évènement inattendu.

Dans un éclat de surprise, l’équilibre des forces se renversa, l’énergie du Néant fut balayée par la haute magie et les troupes alliées purent contre-attaquer. Cependant, en dépit de leur avantage et face à un ennemi en déroute, ils décidèrent de battre en retraite. Le dragon-esprit, resté silencieux pendant des longues années, s’est soudainement remis à parler. Il demanda aux peuples d’abandonner la bataille pour ne pas perdre la guerre. Car derrière cette apparente déroute et ses évènements avantageux, se cachait un danger plus que terrible. Si à court terme l’apparition de la haute magie fut favorable, à moyen et long terme, celle-ci causerait leur défaite.

Afin de ralentir les flots de haute magie se déversant sur ce monde, et par la même occasion ralentir la contre-attaque des Chimères, le dragon-esprit n’eut d’autres choix que formuler une terrible demande auprès des dragons liés. Pour ralentir la haute magie, la trame devait être rétablie, et pour ce faire un dragon allait devoir se sacrifier. Trissi, la dragonne d’argent et liée de Kedrildan Maralawe, accepta de donner sa vie pour assurer un avenir un son fils Alkhytis. La dragonne se dissipa dans une pluie de paillettes dorées. Sous les lamentations de son fils, la trame fut rétablie.

28 octobre de l'an 1759
Rester silencieux pendant les heures les plus sombres d’Ambarhùna, le dragon-esprit se mit à nouveau à parler. Piégé dans le plan astral depuis sa défaite contre Néant, incapable d’interagir avec le plan physique, son exil forcé prit fin lorsque le passage entre les mondes s’ouvrit à nouveau par l’action de cinq êtres. Lu,i resté impuissant depuis tout ce temp,s put enfin porter à nouveau secours à ce continent et à ces peuples qu’il avait jurés de protéger.

« Enfants des Dieux, l’heure est grave. Votre plan et celui des Dieux sont connectés. La haute magie qui baigne ce dernier monde se déverse dans le vôtre par une plaie béante. La refermer prendrait bien trop de temps, et du temps nous n’en avons pas. La trame sera bientôt engloutie par cette énergie et les Chimères pourront parcourir librement cette terre. Il vous faut stopper cette prolifération. À la manière d’un barrage empêchant l’eau d’inonder la terre, je vais vous guider dans la construction d’un édifice qui permettra de l’arrêter. Remplissez mes quêtes, enfants des Dieux. Au plus profond de l’océan, au plus profond de la terre, sur une terre aux mille dangers, vous trouverez les matériaux nécessaires à la construction de cet édifice hors du commun.

Hâtez-vous, votre survie en dépend. »


17 novembre de l'an 1759

Au fond de l’océan, dans une grotte sous-marine, se trouve le premier objet de la quête du dragon-esprit. Des membres de son ancienne race, n’écoutant que leur courage, se sont lancés au cœur de ce monde aquatique. Affrontant le danger océanique, ils y sont parvenus. Mais le lieu les attendait, prêt à défendre son trésor. Face à leur propre peur, ils se sont retrouvés, mais cette épreuve ils ont su la surmonter. Ramenant le sable des âges, le premier matériau, à la surface.

30 novembre de l'an 1759

Au centre de la terre, dans la geôle du tyran, se trouve le deuxième objet de la quête du dragon-esprit. Elfes, Humains, Vampires, certains s’avancèrent. Vaillant héros prêt à braver le danger du passé. Affrontant l’ombre et le feu, ils y sont parvenus. Là attendait ouverte la prison du tyran. La fracassant, ils purent en extraire le deuxième matériau.

1 décembre de l'an 1759

Dans l’ignorance totale du monde, un groupe courageux s’est retrouvé au sein du plan astral. Deuxième visite pour l’un, première pour les autres, tous ont dû fuir les Chimères régnant en maitre. C’est dans les ruines du domaine des Dieux qu’ils trouvèrent refuge, les souvenirs d’un passé lointain se révélant à eux. L’appel à l’aide des morts se mêla à leur route, avant que le veilleur de Néant ne se réveille. Au prix d’un terrible combat, ils lui arrachèrent son œil, ignorant son importance. Victorieux, le dragon-esprit leur apparut alors, réclamant leur butin afin de préserver Ambarhùna.

Malheureusement, la colère s’avéra aveugle au danger imminent. Criant sa rage, Verith attaqua le dragon-esprit, secondé de Kälyna. Permettant à Ilyanth, Alford et Arya d’amener en Ambarhùna deux artefacts divins.

Nul ne sait ce qui advint de ce combat. Nul ne sait qui en sortit victorieux …

31 décembre de l’an 1759
Le plan de l’esprit-dragon, l’espoir apporté aux peuples … fut un échec total. Le protecteur du continent a sous-estimé l’ennemi, à moins que ces derniers n’aient bénéficié d’une chance insolente. Dans un assaut terrible, les Chimères ont jeté tout ce qui leur restait de force dans la bataille connue aujourd’hui sous le nom de la chute du Wylorel. L’obélisque construit sur ordre du dragon-esprit a été détruit, le barrage qu’il devait faire à la haute magie a cédé.

Janvier de l’an 1760
L’énergie du plan astral s’est déversée à gros flots sur Ambarhùna. En un mois elle gagna à la moitié du continent et dans son sillage suivirent les Chimères. Chaque jour un peu plus libres de se déplacer, elles finirent par s’attaquer aux deux Empires des hommes.

Février de l’an1760
L’alliance des trois races fut respectée et ensemble, Humains, Elfes et Vampires se dressèrent face aux Chimères pour défendre les capitales des deux royaumes des hommes. Malheureusement, l’union de leur force fut insuffisante face à la puissance de ces créatures. Les armées alliées n’eurent d’autres choix que de battre en retraite. Bientôt, la race des hommes migra vers l’est, s’installant dans le désert d’Esfelia au sein des ruines de Fort-Espérance. La nostalgie de la cité des Dieux les ayant protégée et vue la chute du Tyran blanc gonfla d’espoir le cœur des hommes.

Une fois encore, les trois races étaient confrontées à un ennemi implacable, mais au fond d’elles demeurait la certitude que leur alliance permettrait d’en venir à bout.

28 Mars de l’an 1760
Après les récents évènements des mois précédents, le mois de mars apparut comme une période calme dans cette guerre contre les Chimères. Mais cette tranquillité masquait de funestes projets. Tandis que les peuples concentraient tous leurs efforts à rassembler leurs forces afin de pouvoir de résister à leur ennemi, les Chimères rassemblaient les leurs en vue d’un assaut décisif. La nuit du 28 mars fut marquée par un terrible combat surnommé la bataille des trois royaumes. Usant des pouvoirs du Néant, les Chimères firent apparaître une armée aux portes d’Estëllin, de Fort-Espérance et de DureRoc. Leur intention était d’éliminer en une seule attaque la totalité des enfants des Dieux.

Une puissante armée se dressait devant les portes de chacune des trois cités. Trois batailles éclatèrent et chaque peuple joua sa survie. Les Gardiennes d’Estëllin furent forcées, la tour noire de DureRoc s’effondra et les Chimères entrèrent dans Fort-Espérance. Alors que les peuples pensaient voir en ce jour leur fin arrivée, un évènement se produit.

Rugissant des éclairs, une première dragonne atterrit à Estëllin et de sa puissance permit aux elfes de repousser les attaquants. Faisant trembler la terre sur son passage, une deuxième dragonne atterrit à DureRoc et de sa robustesse permit aux vampires de repousser les envahisseurs. Enfin, dans l'irradiance de la chaleur du désert d’Esfelia tel le soleil à son zénith, les dragons s’unirent pour aider les humains à repousser leurs assaillants.

Cette victoire fut la première des enfants des Dieux après une longue série de défaites, mais la victoire fut amère tant le prix payépour l’obtenir fut conséquent. Les trois races avaient été acculées dans leur dernier retranchement et leur défense venait de céder. Tous réalisèrent alors la terrible vérité : Ambarhùna venait d’être perdue. Le continent qui les avait tous accueillis, où ils s’étaient combattus, où ils avaient lutté ensemble venait d’être conquis par les Chimères. Et sous peu, s’ils s’évertuaient à défendre cette terre, ils disparaîtraient.

Juillet de l'an 1760
Afin de survivre, afin de poursuivre la guerre, les peuples se devaient d’accepter leur défaite. Ambarhùna était perdue. Dans un effort commun, malgré les tensions qui commençaient à s’installer, les peuples unirent leurs ressources afin de construire une grande flotte. Ensemble, ils prirent le large, voguant vers des eaux inconnues, à la recherche d’une nouvelle terre, d’un nouvel avenir… d’un nouvel espoir.


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