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Ilyanth Neolenn (Terminée) Empty Ilyanth Neolenn (Terminée)

le Sam 8 Juil - 14:47


Prénom et nom



Identité de votre personnage

Race : Elfe
Nom : Neolenn
Prénom : Ilyanth
Surnom : "elfe du soleil", "voix d'or"
Date de naissance : 30 Juillet 1213
Age réel : 550 ans
Age en apparence : la vingtaine
Lieu de naissance : Le domaine Baptistral (Ambarhùna)
Lieu de vie : Nomade
Rang social : petit peuple
Poste/emploi : Maître Baptistrel

Caractéristiques (Cliquez ici pour les compétences)



Force physique : faible
Agilité : bon
Furtivité : moyen
Réflexes : bon
Endurance : faible
Résistance : moyen

Force mentale : bon
Perception : moyen
Intelligence : bon
Beauté/charisme : très bon
Navigation : faible
Magie : Maître

Epée : médiocre
Dague et poignards : médiocre
Armes d'hast : médiocre
Armes contondantes : médiocre
Hache : médiocre
Fouet : médiocre
Art du lancer : médiocre
Bouclier  : moyen
Armes de trait : médiocre
Mains nues/pugilat : médiocre
Equitation : très bon
Dressage : moyen


Equipement


Arme principale :  Ilyanth déteste les armes et c'est tout juste s'il supporte leur vue sans ressentir un sentiment de répulsion ou paniquer. Pour se défendre, si besoin, il utilise les arts de la parade pour esquiver ou en dernier recours un sort défensive pour neutraliser, sans le tuer, un éventuel assaillant.

Autres objets : Un pendentif d'or avec une pierre écarlate qui s'illumine pour l'avertir de la présence d'un danger dans un périmètre proche. Une cape confectionnée dans une étoffe très légère et translucide, capable d'emmagasiner la lumière du soleil ou de la lune et de briller avec des reflets dorés ou bleutés.

Une jument, destrier elfique à la robe neigeuse et prénommée Lune d'Argent.

Des vêtements simples et confortables dans des étoffes soyeuses et chatoyantes.

Une magnifique harpe dorée, dotée de reflets lumineux nommée "Lincálë ": "mélodie de lumière" en langue Elfique.




Description physique




D'une grande beauté, même pour un elfe, Ilyanth possède une magnifique chevelure couleur châtain cendré, subtil mélange d'or et de cendre. Celle-ci retombe en longues mèches, lisses et soyeuses, encadrant un visage exquis, à la douceur juvénile. Sa peau veloutée, obscurcie par le soleil du désert, arbore la teinte chaude de l’ambre.

L’elfe possède des yeux magnifiques, couleur Aigue-marine, dont la couleur changeante évoque l’azur d’un saphir ou le vert d’une émeraude. Ses grands yeux clairs, ourlés de longs cils, paraissent contempler les contrées chimériques des songes et s'extasier devant l'infinie beauté du monde. Le nez fin s'harmonise à merveille avec ses traits délicats et les lèvres charnues, délicieusement rosées, semblent faites, à la fois, pour recevoir des baisers et pour prononcer des paroles suaves.

De taille moyenne et d'apparence très jeune, l'elfe parait à peine sorti de l'adolescence. Il n'est d'ailleurs pas rare que des inconnus le prennent pour un apprenti plutôt que pour un maître confirmé. Mais loin de s'en offusquer, ce dernier se contente de répondre à cette méprise par des sourires mi- amusés, mi- rieurs. Il attire souvent les regards de la gente féminine ou parfois même masculine mais celui-ci paraît les ignorer et ne nourrir d’intérêt que pour son travail.

Le Cawr affiche une silhouette filiforme et racée dotée de muscles fins et délicats. Sa démarche est souple et féline et il émane une certaine grâce de ses mouvements maîtrisés ou exubérants, selon l'humeur du moment. Ses vêtements réalisés dans des étoffes simples et confortables sont chatoyants car l'elfe affectionne tout particulièrement les couleurs vives et les tons pastel. Ce Kaléidoscope de coloris n'est pas sans rappeler les éclatantes nuances d'un splendide arc-en-ciel ou du plumage de l'oiseau de paradis, son esprit-lié.

Doté d'une chaleur corporelle plus élevée que celle des autres elfes et d'une meilleure réflexion de la lumière, le chantefeu ne supporte pas d'enfermer la peau de ses avant-bras ou de ses mains dans le lourd carcan de vêtements. Ni même de couvrir ses cheveux ou son visage tant cette sensation génère un énorme inconfort.

Ses mains douces et fines paraissent spécialement conçues pour caresser avec tendresse les cordes d'un instrument, tandis que sa voix sublime, pure et mélodieuse, aux doux accents Elfiques s'élève dans les jardins du domaine Baptistral lorsqu'il interprète un chant. Quant à son rire franc et cristallin, celui-ci possède le pouvoir de dérider même les personnalités les plus austères.


Description mentale




Doux rêveur, le Baptistrel est un éternel optimiste et un grand idéaliste dont le plus profond souhait est de voir la paix régner sur Ambarhùna. Pacifiste et humaniste dans l'âme, celui-ci croit fermement à une cohabitation harmonieuse entre les différentes races du continent. Contrairement à nombre de ses congénères, il n'éprouve aucune haine à l'égard des vampires ni de mépris envers les humains. Au contraire, le Cawr aspire à des relations paisibles et amicales avec les représentants de ces peuples. Son optimisme s'il n'est pas tempéré par un minimum de réalisme peut le conduire à manquer de lucidité et à mal évaluer la gravité d'une situation. A tel point que son courage peut prendre des allures de témérité et le conduire à se retrouver en fâcheuse posture. Ayant grandi et vécu la majeure partie de son existence au domaine Baptistral, il est parfois ignorant des usages du monde extérieur et peut sembler d’une grande naïveté…

Contrairement à de nombreux Elfes qui se montrent rigides, austères et protocolaires, le Chantefeu est désireux de se comporter avec simplicité et spontanéité. De plus, il ne partage pas nombre de préjugés de son peuple envers les autres races, ce qui peut le faire passer pour un original aux yeux de certains individus.

Une aura solaire d'énergie, de générosité et de bonté émane de lui et sa présence s’avère souvent apaisante pour autrui. Véritable maelström d'émotions, Ilyanth ne parvient pas à maîtriser les ressentis qui l'animent, et se laisse envahir, aussi bien par la joie que la tristesse, la peur ou la colère. Son visage est très expressif et il est incapable de dissimuler ses sentiments d’autant plus ses yeux, tels deux miroirs, sont le reflet de son âme. Par ailleurs, il lui arrive de rougir violemment ou de bafouiller sous l’effet de la nervosité. L’anxiété peut également le rendre très maladroit ou lui faire perdre tous ses moyens…

Hyper-sensible et émotif, ce dernier peut en fonction des situations, rayonner de bonheur, aussi lumineux que l'astre du jour ou sombrer dans les abîmes de la mélancolie. Fort heureusement, même dans les ténèbres les plus profondes, il parvient à trouver une étincelle de lumière. Ce dernier est également une éponge à émotions, sensible à la détresse et aux ressentis d’autrui et détestant faire souffrir les autres.

Haïssant la guerre et la violence de toutes ses forces, les sanglantes batailles de ces dernières années ont laissé d'indélébiles cicatrices dans son cœur sensible. Marqué par la vision horrifiante de ces incessants combats, il lui semble qu'une part de son innocence est morte à jamais...Depuis lors, celui-ci s’est juré de toujours lutter pour protéger ce qui lui est cher.

Depuis la bataille de Sandur, la première, où il ne demeura pas à l'arrière des combats, le chantefeu devient nerveux à la seule évocation d'armes et leur simple vue suffit à déclencher chez ce dernier de véritables attaques de panique. A ses yeux, tout ce qui rappelle ces visions de mort et d'horreur doit être banni de son existence.

Franc et sincère, comme tous les Baptistrels, nul mensonge ne franchit jamais la barrière de ses lèvres et son cœur attentionné déborde d'amour et de sollicitude pour toutes les créatures terrestres ou célestes. Celui-ci apprécie aussi bien la compagnie d'autres personnes que le calme et la solitude des forêts Elfiques, où il peut laisser ses pensées vagabonder et admirer la splendeur de la nature Ambarhùnéenne.

Bienveillant et très empathique, il se montre particulièrement protecteur envers les Enwrs, ses petits protégés. Tout dévoué à sa tâche, l'Elfe est capable de consacrer des heures à leur expliquer certaines notions abstraites et à transmettre son savoir avec une infinie patience et un immense dévouement. Passionné par son métier, ce dernier ne ménage pas ses efforts pour acquérir de nouvelles connaissances, parcourant des heures durant les pages jaunies des ouvrages anciens. Plongé dans les arts baptistrals, il lui arrive d'oublier le monde alentour et d'en perdre toute notion du temps. Le Cawr possède une grande détermination qui l’amène à persévérer malgré les échecs et les difficultés. De plus, plutôt que d’envisager les choses sous un angle purement analytique et théorique, ce dernier préfère faire appel à l’intuition et l’expérimentation.

Parfois étourdi, Ilyanth possède le défaut d'être souvent en retard à ses rendez-vous. Sans compter que sa chambre ressemble à un capharnaüm car celui-ci est plutôt désordonné. Suite à la bataille de Sandur, le Chantefeu éprouve une véritable aversion à l’égard des armes, supportant à peine leur vue et les considérant comme des outils de mort. Il souffre également d'une légère éreutophobie, c’est-à-dire la peur de rougir et de dyscalculie.


Alignement :  D'alignement très bénéfique, le chanteur à la voix d'or est un être doux, bienveillant et d'une grande pureté.




Histoire




Année 1213 : L'enfant du soleil


Une calme matinée d'été alors que le souffle du vent faisait résonner son chant dans la cime des arbres, le cri d’un nourrisson s’éleva de la demeure d’Aerandir et Niniel Neolenn, un couple de Baptistrel.

Après des siècles d’attente vaine et alors que ceux-ci avaient perdu l’espoir d’avoir une descendance, un enfant voyait enfin le jour ! Niniel s’empressa de serrer contre son sein le nouveau-né, ce trésor tellement désiré et qui en un instant venait d’effacer de son esprit les terribles douleurs de l’enfantement.

Son époux se pressa à son chevet et tous deux contemplèrent avec ravissement le nourrisson ; qu’il était beau leur enfant avec ses cheveux dorés aux reflets d’argent, son visage poupin et ses petites oreilles pointues. Nous t’appellerons Ilyanth, murmura t’elle en caressant du doigt la peau satinée de sa progéniture.

La nouvelle de cette naissance fut accueillie avec allégresse au sein du domaine Baptistral et tous leurs amis s’en réjouirent profondément. Niniel et Aerandir étaient des elfes très appréciés et au sein de ce peuple si peu fertile, chaque naissance représentait un événement très attendu et célébré.

Années 1213-1313 : Une enfance dorée


Les premières années de son existence furent baignées d’insouciance, fils unique, choyé et surprotégé par ses parents, Ilyanth ne connaissait que la paix et la sérénité. Dans le domaine Baptistral, tout mensonge était banni et toute violence, aussi bien physique que psychologique, strictement interdite.

L’enfant doux et rêveur se montrait très sensible et adorait s'occuper des plus faibles, qu’il prenait sous son aile. Il n’hésitait d’ailleurs pas à venir en aide ou à recueillir des oisillons, des lapins ou des écureuils trouvés dans la forêt Elfique environnante.

Très jeune, celui-ci montra une sensibilité particulière aux vibrations du monde ainsi que de grandes prédispositions pour la magie. Vif et intelligent, le petit elfe se révéla très vite avide de savoir et doté d’une curiosité insatiable. Ses parents Baptistrels lui enseignèrent la musique avant même qu’il sache parler et il apprit à jouer de plusieurs instruments. Ilyanth possédait également un goût très prononcé pour d’autres activités artistiques telles que le dessin, la sculpture, le chant et se révéla être un enfant énergique, pourvu d’une imagination débordante. Ses parents l’initièrent aux rudiments de l’art des Baptistrels ainsi qu’à la magie. Aimant lire, il rencontra, en revanche, de sérieuses difficultés en calcul en raison de sa dyscalculie et peine à effectuer les opérations les plus élémentaires.

Une fois parvenu à l’adolescence, le jeune elfe décida de devenir Ewr, d’une part par vocation car il désirait soigner les autres en raison de son tempérament altruiste et d’autre part par fidélité à la tradition familiale car ses parents étaient des Baptistrels respectés. Il n’eut donc aucun mal à trouver un Cawr afin poursuivre son apprentissage de la magie Baptistral, dans lequel il se révéla très doué.

Années 1313 à 1750: Initiation aux secrets et à l'art des Baptistrels


Ilyanth devient l’apprenti d’une Baptistrel de l’eau, au tempérament très calme et placide qui contribua à former son caractère en lui enseignant les vertus de la patience, de la méditation et en tempérant les ardeurs de son tempérament impétueux. Le jeune elfe s’attacha beaucoup à elle et passa d’innombrables heures en sa compagnie à arpenter les bibliothèques à la recherche d’un ouvrage ancien ou à s’abandonner à la contemplation sereine de la magnifique fontaine du sanctuaire des Baptistrels de l’eau. Les années passèrent et le jeune Enwr apprit et progressa énormément sous sa férule, espérant se montrer digne de son enseignement. Hélas, un jour cette dernière succomba lors d’un voyage dans le royaume des humains, lors de l’attaque de sa caravane par une horde de vampires.

Ilyanth versa de nombreuses larmes et demeura inconsolable pendant des mois jusqu’au moment où il fit la connaissance de la Chante-Brise, Aramis Threde. Celle-ci se prit d’affection pour le jeune Enwr, à présent sans maître, et décida d'en faire son élève afin qu’il puisse achever son apprentissage.

Les années s’écoulèrent, en apparence paisibles et immuables, mais un jour la destinée d’Ambarhùna bascula à tout jamais.

Années 1750-1752: Renaissance de la magie et chant des dragons

Cette année marqua un tournant important dans l’histoire d’Ambarhùna car elle signifia le retour des dragons et surtout de la magie…
Avant cette date, le peuple Elfique était en déclin, aussi cette nouvelle fut-elle accueillie avec joie et allégresse. L’espoir rejaillissait dans tous les cœurs et chacun souhaitait que ce réveil inattendu soit synonyme de renaissance pour le beau peuple. Ilyanth éprouva un bonheur infini à cette idée car il chérissait les siens et croyait fermement que les dragons ramèneraient l’harmonie et la prospérité sur ces terres.
Hélas, l’apparition d’œufs de dragons éparpillés aux quatre coins du continent Ambarhùna remit en question le fragile équilibre instauré entre les trois peuples : les humains, les Elfes et les vampires…


Car si la réapparition des créatures mythiques et le regain de magie qui en découlait, représentait un événement faste pour les Elfes ; il en allait tout autrement du retour de leurs ennemis héréditaire, le peuple des ténèbres, tapis depuis des siècles dans l’obscurité des souterrains, attendant leur heure. Ceux-ci avides de vengeance envers les êtres de lumières qu’incarnaient les elfes et les humains qui les considéraient comme des prédateurs assoiffés de sang, étaient prêts à user de n’importe quel perfidie pour s’emparer des précieux œufs de dragons.

A leur tête, se trouvait Lorenz Wintel, un vampire ancestral qui avait appartenu autrefois au peuple des elfes. Désormais, son nom était frappé d’opprobre et tous se questionnait sur les répercussions que son accession au pouvoir aurait sur le destin du continent.
Sans oublier les humains, désireux de conserver leur suprématie, et donc de s’accaparer également les œufs draconiques. Le jeune Ewr suivait le cours des événements, se questionnant sur l’avenir et gardant la secrète espérance que les choses se dérouleraient pacifiquement.

Un autre effet bénéfique du retour de la magie sur Ambarhùna fut le réveil des esprits-liés. Une nuit alors que le jeune elfe ne parvenait pas à trouver le sommeil, il sortit se promener à travers les forêts qui environnaient le domaine Baptistral. La voûte céleste était constellée d’étoiles et l’astre lunaire diffusait sa lumière argentée sur les feuilles des arbres. La brise printanière charriait des effluves de mousse et de verdure qui caressait délicatement les narines du jeune Enwr. Ce dernier s’installa au pied d’un chêne, fermant les paupières pour ouvrir son esprit aux chants du monde et à la beauté contemplative de la nature.

Soudain, le chant mélodieux et cristallin d’un oiseau l’arracha à sa méditation et quand il ouvrit les yeux ; quelle ne fut sa stupéfaction lorsqu’il aperçut, juché sur les branches d’un arbre voisin, un oiseau aux couleurs chatoyantes, brillant de mille feux, au point d’illuminer la clairière dans laquelle le jeune elfe se trouvait. Son splendide plumage, composé d’une myriade de teintes, paraissait fait de pierreries éclatantes.

Ilyanth poussa un cri de surprise et d’émerveillement à sa vue et se releva doucement afin de ne pas l’effrayer : jamais de sa vie, ce dernier n’avait contemplé une créature aussi superbe et enchanteresse. L’animal cessa de chanter et se s'envola en direction de l’apprenti baptistrel afin de se poser sur son épaule, laissant dans son sillage un arc-en-ciel de couleurs. Puis, il s’évanouit dans la pénombre, aussi évanescent que les bribes d’un songe d’été.

Le jeune elfe demeura interloqué par cette mystérieuse apparition, lorsque brusquement la lumière se fit dans son esprit. Cet oiseau du paradis représentait son esprit-lié et lui conférerait à l’avenir certains pouvoirs. Ravi, Ilyanth espérait de tout cœur s’en montrer digne et en faire bon usage.

Les mois qui suivirent ne se déroulèrent pas sous les meilleurs auspices ; bien au contraire, Ambarhùna connaissait des heures tragiques, l’avènement du cruel Lorenz Wintel et les guerres de pouvoirs qui en découlaient paraissait un funeste présage pour l’avenir du continent. La paix ne semblait désormais qu’un souvenir lointain et appartenait à un passé révolu…

A cette pensée, le cœur sensible de l’apprenti baptistrel s’emplissait de mélancolie, lui qui n’avait connu, depuis sa naissance, que la sérénité et l’harmonie du domaine Baptistral, découvrait à présent une noirceur inconnue. Le sanctuaire des baptistrels apparaissait comme un havre de paix, un cristal de lumière dans un univers dévoré par la violence et les ténèbres.

Année 1754: L'armée de Néant


Pourtant, un nouveau danger menaçait Ambarhùna, plus terrible encore que celui qu’ils venaient d’affronter. Néant, l’esprit rebelle et l’ennemie de toute essence mirifique et des créatures magiques guida les Almaréens vers les terres Ambarhùnéens.

D’horribles affrontements et tueries s’en suivirent et Ilyanth versa d’innombrables larmes en ressentant la souffrance du monde et des innocents massacrés injustement. Dans leur avancée, les Almaréens mettaient les villages à feu et à sang, n’épargnant personne, sauf ceux prêts à renoncer à la magie et à vénérer l’esprit du vide. Quant aux vampires et aux elfes, considérés comme des abominations, ils étaient exécutés sans autre forme de procès. A leur tête, se trouvait Aldakin du Néant, le prêcheur dont les paroles et le fanatisme glacèrent le sang du jeune elfe. Pourquoi une telle haine et un tel rejet de la différence ? De toute son existence, l’Enwr n’avait haï personne et la seule chose qu’il condamnait était les comportements ou les valeurs contraires à ses idéaux.

Conscients de la redoutable menace que ces fanatiques représentaient, les baptistrels décidèrent d’intervenir et d’organiser une négociation ainsi qu’une trêve temporaire entre les différents peuples, mettant de côté les haines ancestrales. C’était du jamais vu et néanmoins un immense espoir pour l’avenir. Neolenn accueillit cette nouvelle avec joie et soulagement et suivi avec enthousiasme les échanges qui avaient lieu entre les différentes délégations.

Lors de la bataille des bois sombres, les Almaréens décidèrent d’attaquer par surprise le domaine Baptistral dont les défenses magiques étaient tombées, et qui les laissaient à la fois impuissants et vulnérables…

Ce fut véritablement une nuit de cauchemar pour le malheureux apprenti qui accompagnait sa Cawr Aramis, tentant de secourir les malheureux du mieux possible et surtout de protéger l’infortunée impératrice, réfugiée dans le sanctuaire du puits flamboyant, et en proie aux douleurs de l’enfantement.

Malheureusement, l’avancée des Almaréens paraissait irrésistible et les portes des sanctuaires tombaient l’une après l’autre sous leurs coups de béliers. Alors que tout espoir semblait perdu, les Dragonniers parvinrent à retourner la situation en se rendant dans le plan astral afin d’affronter l’Esprit du Néant et lui infliger de sérieux blessures. Cela eut pour effet de déstabiliser l’armée Almarienne et l’arrivée des renforts Elfiques et d’autres dragonniers permit sa débâcle.

Toutefois, cette victoire eut un goût amer pour Ilyanth qui avait assisté impuissant à la destruction de ce domaine qu’il chérissait tant. Désormais, cette terre, autrefois bénie et pure, resterait souillée par le sang versé, le malheur et la mort. Ce n’était pas juste des pierres et des monuments que les Almaréens avaient détruits mais aussi, et surtout, une grande part de son enfance et des merveilleux moments vécus en ces lieux.

Ensuite débuta le quatrième âge qui vit naître les dissensions et les rivalités entre les Rebelles et les Impériaux. Le jeune elfe faisant preuve d’une certaine candeur et d’une relative ignorance de la politique humaine avait du mal à comprendre l’entièreté des enjeux de cette lutte de pouvoir. Pourquoi fallait-il que les êtres se déchirent et usent de la force pour dominer autrui ; était-ce donc la volonté de puissance qui faisait courir le monde ? A ses yeux, cela paraissait si vain et dérisoire. Les seuls combats qui valaient la peine d’être menés et de sacrifier son existence étaient ceux permettant d’édifier un monde plus juste et paisible.


Malheureusement, aucun répit ne fut accordé au jeune apprenti qui dû directement après cette cruelle épreuve affronter une nouvelle tragédie. Néant fit apparaître un sanctuaire des perles au sein même de la forêt Elfique, amenant mort et destruction autour de lui et précipitant la migration des Elfes. Une fois encore, le Enwr fut contraint d’assister, impuissant, à la perte de ce qui lui était cher et en garderait des cicatrices indélébiles sur le cœur. Il dû fuir le domaine Baptistral, emportant avec lui des précieux documents et accompagna Aramis à Aigue Royale, siège de la Rébellion.

Ilyanth joua une part active dans la rébellion et achemina divers documents depuis les galeries d’Aigue Royale. Il participa également à la sanglante bataille de l’Aube Rouge, aux côtés de sa Cawr, usant de ses dons de soigneur jusqu’à se trouver au bord de l’épuisement physique et psychique. Il se distingua dans cette bataille par sa ténacité, son courage et son dévouement. Après ce combat titanesque, les Rebelles tentèrent de soigner leurs plaies et de sauver ce qui pouvait encore l’être
Durant ses heures sombres, un mystérieux voyageur s’achemina jusqu’au siège de la Rébellion pour leur faire part de la présence d’un ennemi implacable, dissimulé dans l’obscurité des souterrains vampiriques et d’une étrange prophétie. C’est ainsi que débuta l’épopée des marcheurs et la découverte d’un horrifiant dragon Albinos.

De l'An 2 de l'âge quatre à l'an 5: le règne du dragon aux ailes de neiges

L’avènement  du tyran blanc écrivit l’un des chapitres les plus noirs de l’histoire d’Ambarhùna. Dévoré par sa soif de pouvoir, ce dernier déroba le cœur de Néant et édifia une Théocratie où il était vénéré comme une divinité vivante.

Ilyanth s’insurgea contre les actes abjects commis par les Théocrates au nom de leur nouveau souverain et tenta de lutter de son mieux contre sa tyrannie. Durant cette période obscure, l’elfe appartenait au camp des protégés et soignait les blessés et les réfugiés qui affluaient par centaines chaque jour dans la Cité Rebelle de Sandur.

Un événement qui marqua et attrista profondément l’apprenti Baptistrel fut la capture de sa Cawr Aramis, emprisonnée pendant plusieurs années à Mornes-Flammes. Pour la première fois, il se retrouvait livré à lui-même et privé de sa présence bienveillante et réconfortante ainsi que de ses précieux conseils. Lors de l’évasion des prisonniers de cette monstrueuse geôle, il s’en était d’ailleurs fallu de peu pour qu’Ilyanth se précipite en Théocratie pour venir en aide aux fuyards et à son mentor. Mais les nombreux estropiés et blessés qui nécessitaient des soins ne lui laissaient aucun répit et il se devait d’être fidèle à son devoir de soigneur.


Désireux d’en finir avec les protégés, le Blanc envoya ses troupes sur la cité rebelle pour réduire en cendres le refuge des protégés. C’est ainsi que débuta la bataille de Sandur, connue dans les mémoires sous le nom de la « fin des astres », tant son chaos et sa barbarie demeurait légendaire.


Pour Ilyanth, elle laissa des séquelles irréversibles et un profond traumatisme car pour la première fois de son existence, il fut placé en première ligne des combats. Ses yeux clairs s’agrandirent d’horreur à la vue des innommables carnages, de la boucherie des membres amputés par les armes et des rivières de sang souillant à jamais les dunes du désert. Épuisé, torturé par le ressenti des immenses souffrances des trépassés et des blessés, l’elfe crût perdre la raison. Mais, il usa sa magie jusqu’à la dernière étincelle, luttant encore et encore pour éloigner l’ombre de la mort, au péril de sa propre existence.


A l’aube, lorsque les combats cessèrent, ses alliés protégés le découvrirent derrière une dune, agenouillé dans le sable maculé de sang, en pleurs, hurlant de douleur et serrant contre lui le corps inerte d’un jeune homme qu’il avait tenté de sauver, en vain. Autour de lui, se trouvait un amoncellement de cadavres de combattants protégés et Théocrates, reposant dans un linceul écarlate.


Les semaines qui suivirent cette tragédie, l’Enwr demeura figé dans une attitude mutique, effrayé par le moindre bruit et recroquevillé sur lui-même. La nuit, ce dernier se réveillait en sueur, hanté jusque dans ces rêves par le souvenir des visions atroces auxquelles il avait assisté. Peu à peu, le temps cicatrisa ses blessures psychiques mais le traumatisme de la guerre semblait imprimé à jamais dans son cœur et la seule évocation d’une arme, suffisait à le rendre nerveux. Et leur vue provoquait chez l’elfe de véritables attaques de paniques, nécessitant de faire disparaître sur le champ l’objet de sa terreur et de sa répulsion.


Suite à cette bataille et durant la reconstruction du nouveau domaine Baptistral, les maîtres prononcèrent le nom de l’Enwr. Son apprentissage touchait à sa fin et le jeune elfe pouvait enfin accéder au rang de maître Baptistrel.


Lors d’une cérémonie, et en présence de tous les maîtres, Ilyanth prononça son serment de vérité et adressa son chant au Dracos Honoris et à l’ensemble du panthéon. Puis, il entra en transe et vit les éléments tournoyer autour de lui, les perles bleutés de l’eau, les lueurs diamantées des étoiles, l’écrin émeraude et pierreux de la terre et les flammes orangées du feu. Ce dernier élément s’élança vers lui, l’enveloppant d’un voile enflammé, léchant son corps doré pour lui transmettre la puissance de sa lumière et sa chaleur. A cet instant, il comprit que le feu l’avait choisi et lui accordait sa bénédiction.

Désormais, celui-ci serait un chantefeu, usant du pouvoir de cet élément pour prodiguer ses soins et dispenser sa magie bienfaisante.
Après la disparition du tyran albinos, et en vertu du contrat originel, les dieux disparurent, laissant les Ambarhùnéens seuls maîtres de leur destin. A présent, une nouvelle ère débutait pour Ambarhùna et le Chantefeu désirait transmettre son savoir et œuvrer à la construction d’un nouveau monde où régneraient la paix et l’harmonie entre les peuples.

An 7 de l'âge quatre: la guerre contre les chimères


La guerre était achevée et une ère de paix s’annonçait, dont tous espéraient qu’elle serait pérenne. Le beau peuple avait reconstruit son royaume perdu au sein des cimes enneigées d'Ambarhùna et un nouveau domaine venait de voir le jour. Le jeune Baptistrel croyait pouvoir reprendre calmement le cours paisible de son existence. Pourtant, rien n’était moins sûr car le destin semblait vouloir lui jouer un mauvais tour.

En sa qualité de maître barde, le Chantefeu participait régulièrement aux négociations, ce qui lui permettait de rencontrer les membres influents du conseil Elfique ainsi que l’empereur des Elfes.

Bien qu’Ilyanth ait rarement eu l’occasion d’échanger avec ce dernier plus que quelques paroles ; dès le premier instant où leurs regards se croisèrent, son cœur se mit à battre plus vite dans sa poitrine, comme celui-ci était sur le point d’exploser.

Et lorsqu’Aegnor s’adressa à lui, Neolenn sentit ses joues s’empourprer violemment et sa gorge devenir si sèche qu’il ne parvint à prononcer que quelques mots incompréhensibles. Et malgré le fait qu'il n’avait rencontré son souverain qu’à de rares occasions, ce dernier paraissait occupait toutes ses pensées.

Au début, le jeune Cawr mit ce trouble sur le compte de sa timidité et de l’allure impressionnante d’Aegnor. Pour se rassurer, celui-ci tentait de banaliser ses sentiments naissants en se disant qu’il ne s’agissait que d’une simple affection, en somme rien d’important. Cependant, un jour, l’elfe du soleil fut contraint de s’avouer la vérité, il était tombé amoureux de son empereur. Et cela le déroutait terriblement car jamais auparavant il n’avait éprouvé un tel sentiment envers quiconque.

Par ailleurs, Aegnor était l’époux d’Aramis, sa sœur Baptistrelle. Dès lors, Ilyanth devait se rendre à l’évidence et chasser de son cœur cet amour interdit. Hélas, les émotions se révèlent souvent indomptables et plus il tentait de ne pas penser à lui et plus l’être aimé hantait ses pensées, ce qui le plongeait dans un abîme de mélancolie.

A la fin du mois de Septembre de l’an 7, un terrible drame frappa le domaine Baptistral et le Royaume Elfique. Ce jour-là, la Rhapsodie s’était réunie pour discuter de la nomination d’un Enwr nommé Ascheriit au rang de maître barde. Hélas, le malheureux souffrait d’un sérieux handicap, causé par la malédiction d’un dragon et qui le condamnait à l’incapacité d’user de la magie.

Les maîtres Baptistrels s’étaient donc réunis afin de trouver une solution pour briser cette malédiction. Peu de temps après la réunion de la Rhapsodie alors que Neolenn marchait dans les allées du jardin du domaine, un trou noir se forma laissant s’échapper des créatures monstrueuses ressemblant à des loups vampiriques. Et comme si cela ne suffisait pas la magie était devenue inutilisable ainsi que l’esprit-lié, en raison d’une force ressemblant à l’énergie du Néant.

Le chanteur parvint à s’échapper et à se réfugier à l’intérieur de l’observatoire céleste, qui fut barricadé pour barrer l’entrée à leurs assaillants. En compagnie d’Elenya une conseillère Elfique, d’Amaury et d’Ascheriit qui avaient également trouvé asile à l’intérieur de ce sanctuaire sacré, le jeune elfe tenta de résister à l’attaque d’un terrible babouin qui était parvenu à s’introduire dans l’observatoire.
Malheureusement l’absence de magie et la force de cette créature ne leur permirent pas de résister bien longtemps et Neolenn était sur le point de se faire enlever, quand soudain, Ascheriit intervint et se sacrifia pour lui venir en aide.

Impuissant, le Rhapsodien vit son ami disparaître à l’intérieur du trou noir créé par l’étrange babouin. Et quelques temps plus tard, celui-ci apprit qu’Estelin, la capitale Elfique, avait également été attaquée et que ces entités maléfiques se nommaient chimères et venaient de déferler sur leur continent en raison de la rupture du contrat originel. Une terrible guerre était sur le point de débuter.

Les jours qui suivirent furent remplis de douleur et de mélancolie car chacun au domaine avait perdu un être cher lors de cette attaque. Ilyanth, lui-même, éprouvait une incommensurable tristesse ainsi qu’une grande culpabilité à l’idée que son frère ascheriit s’était interposé pour empêcher son enlèvement. Par ailleurs, celui-ci s’interrogeait sur la raison pour laquelle les chimères désiraient enlever un maître barde et sur le moyen de délivrer son ami.

De nombreux blessés, en provenance Estelin, affluaient au domaine et Neolenn remarqua une mystérieuse Elfe, entièrement vêtue de noir et dont le visage était dissimulé par un masque blanc. Cette dernière aidait une autre Elfette blessée à marcher. Le Baptistrel s’avança vers elles pour leur prodiguer ses soins et l’Elfe masquée insista pour que ce dernier s’occupe d’abord de son amie, prétextant pouvoir attendre, bien qu’elle soit visiblement mal en point.

Ilyanth utilisa sa magie sur l’amie en question avant de revenir soigner l’autre Elfe, qui préférait garder son masque plutôt que de dévoiler ses traits. Bien qu’un peu étonné, Neolenn ne lui posa aucune question à ce sujet, mais cette mystérieuse Elfette l’intriguait.
Le lendemain quand il se rendit à sa chambre afin de s’enquérir de son état de santé, ce dernier remarqua qu’elle avait disparu et quitté le domaine sans même un mot d’adieu.

Le Chantefeu ne pût s’empêcher de se sentir décontenancé par ce départ précipité car celui-ci aurait aimé en apprendre davantage à son sujet, d’autant plus qu’il ne connaissait même pas son nom.

Toutefois, le maître-barde n’eut guère le temps de s’appesantir sur cette pensée qu’un événement des plus surprenants se produisit. Une nouvelle note venait de faire son apparition !

Neolenn n’en avait jamais entendu de pareille et pouvait ressentir sa vibration singulière. Est-ce que ce phénomène avait un rapport avec les chimères ? L’elfe était persuadé que son frère Ascheriit vivait encore et que cette mystérieuse note le guiderait jusqu’à ce dernier.

En chemin, le jeune Baptistrel rencontra un guerrier, accompagné d’un forgeron, et voyagea en leur compagnie jusqu’aux terres désolées. Une fois-là bas, il rencontra Verith, un dragon écarlate, Alford, un mercenaire vampirique,  Kalyna l’ancienne prêtresse du tyran blanc et d’Arya, une Elfette aux cheveux de neige.

Ensemble, ils voyagèrent à travers les anciennes forêts Elfiques, désormais dévastées, jusqu’au repaire des Chimères. Une fois là-bas, Ilyanth et ses compagnons d’aventure découvrirent un lieu étrange, empreint de l’énergie du Néant et leur esprit fut assailli par de mystérieuses visions mettant en scène les Dieux. Au terme de leur exploration, les aventuriers pénétrèrent dans une vaste salle et Neolenn reconnut son frère Ascheriit. Malheureusement, le jeune homme était désormais possédé par une entité maléfique et n’hésita pas à s’en prendre à ceux qui avaient eu la témérité de pénétrer au sein de leur antre.

Nos amis luttèrent contre la créature, mais celle-ci ouvrit un portail dont l’énergie les aspira. Violemment secoué, le chanteur tenta de s’agripper au Rouge, mais la violence des secousses lui fit lâcher prise et il s’évanouit.

Lorsque le Chantefeu reprit connaissance, celui-ci remarqua qu’il était seul dans un lieu inconnu et des plus déconcertants. En effet, la végétation d’allure onirique, les sons et même les odeurs ne ressemblaient à rien de ce qu’il connaissait car ce dernier se trouvait à l’intérieur du plan Astral. Par ailleurs, ses compagnons demeuraient introuvables et en partant à leur recherche, l’infortuné Elfe fut possédé par une puissante Chimère.
Cette dernière utilisa les pouvoirs de son hôte pour tenter de piéger ses compagnons de route. A l’aide de la magie Baptistrale, elle les déstabilisa et en voulant les affaiblir grandement, elle usa d’un nouveau chant. Mais contre toute attente, ce dernier se retourna contre elle et le corps de Neolenn fut rétréci, atteignant la taille du tibia d’un homme adulte.

Profitant de ce retournement de situation, Arya garda le Rhapsodien emprisonné dans sa main pendant que le dragon Rouge les emmenait jusqu’aux ruines des palais des dieux. En passant la barrière protectrice qui entourait les édifices, la chimère succomba, ce qui eut pour conséquence d’altérer la mémoire du Chantefeu.

Alors qu’ils exploraient ce lieu inconnu, l’écarlate disparut et revint avec un objet mystérieux, en forme de miroir. Après cela, les aventuriers se rendirent à l’intérieur des ruines du palais de Néant et furent attaqué par une créature horrifiante, doté d’un œil unique.

Neolenn, à qui le colérique, avait confié le miroir, fut saisi par une main incandescente qui leva provisoirement son serment et lui permis d’user de la puissance du feu pour aider ses compagnons. Une fois le monstre vaincu, le Dracos apparut et ouvrit un portail permettant de quitter le plan Astral et de réapparaître aux environs de Gloria.

Entre-temps, les armées des trois peuples avaient lancé une attaque contre les Chimères qui se dissimulaient dans les terres désolées, mais cette offensive se solda par une cuisante défaite.

Grâce à sa libération, le Dracos lança un appel aux ambarhùnéens et leur confia la quête de rechercher des matériaux rares, dissimulés dans les entrailles de l’ancien Royaume Vampirique, afin de construire un barrage contre les créatures maléfiques. Malheureusement, la construction de ce barrage ne parvint pas aux résultats escomptés et la haute-magie se déversa sur le continent, permettant l’invasion des entités venues du plan Astral.

L’elfe solaire, quant à lui, était retourné au domaine et participait aux efforts de guerre en soignant les blessés. Un jour, il remarqua que la mystérieuse Elfe habillée de noir et au visage recouvert d’un masque était de retour. Cette dernière avait été gravement blessée lors de l’offensive contre les chimères et son état nécessitait de nombreux soins et une longue convalescence. Cependant, celle-ci désirait déjà partir afin de retrouver le fracas de la guerre.

Le Chantefeu dû faire appel à toute sa force de persuasion pour la retenir au domaine jusqu’à ce qu’elle soit en état de repartir. L’elfette demeurait murée dans un silence obstiné, mais grâce à son empathie Neolenn avait deviné que ses véritables blessures étaient celles de l’âme blessée qu’elle dissimulait derrière son masque d’albâtre.

Peu à peu, ils apprirent à se connaitre et la femme-Elfe lui dis s’appeler Fëanturi, maîtresse des esprits en Elfique, et qu’elle était une mercenaire. Toutefois, elle préférait de ne pas parler de son passé et demanda au lié du feu de ne pas lire son chant-nom ni de chercher à en savoir plus à son sujet.

Un jour, alors qu’ils se promenaient dans les forêts environnant le domaine, un violent orage éclata et les deux Elfes décidèrent de s’abriter à l’intérieur d’une grotte jusqu’à la fin des intempéries. La nuit venait de tomber et le Baptistrel décida d’allumer un feu et de jouer une douce mélodie avec sa harpe pour égayer l’atmosphère. En écoutant cette magnifique musique, Fëanturi fut submergée par la violence de ses émotions et elle qui d’ordinaire se montrait si taciturne et si impénétrable se mit à sangloter.

Le Cawr s’arrêta de jouer et s’avança dans sa direction afin de la consoler, mais celle-ci le repoussa et lui demanda de rester loin d’elle. Puis, après un long moment de silence durant lequel la tension était palpable l’Elfette lui demanda d’un ton grave :

- Ilyanth, je voulais te demander une chose importante. Est-ce que tu serais toujours mon ami si tu apprenais des choses graves me concernant, par exemple à propos…de mon passé ?

Le jeune chanteur gardait ses prunelles, couleur d’aigue-marine, rivées sur la mercenaire et répondit avec douceur :

- Je n’ai pas pour habitude de juger les gens sur leur passé, à mes yeux seul compte ce qu’ils sont devenus et font dans le présent. Tu peux parler sans crainte.
Fëanturi soupira et poursuivit :

- Par le passé, j’ai fait des choses…très discutables et mon existence est empreinte de zones d’ombres. La majeure partie de ma vie est faite de combats et de luttes pour la survie. D’ordinaire, je déteste aborder ce sujet mais…aujourd’hui j’en ai assez de me taire et j’ai l’impression que je te dois la vérité…

- Tu n’es pas obligée de me révéler ton passé si cela te fais souffrir, dit Neolenn. Tu m’as demandé de ne pas lire ton chant-nom ni de tenter de le découvrir et j’ai respecté le fait que tu désirais garder ton jardin secret.

La femme-Elfe se racla la gorge :

- Est-ce que tu sais pourquoi je porte toujours ce masque ?

Le Chantefeu secoua la tête négativement et Fëanturi décida alors d’ôter lentement le masque qui dissimulait ses traits. Son visage qui, autrefois, devait être d'une grande beauté se révélait, en grande partie, détruit par de profondes cicatrices et des marques de brûlures. Bien malgré lui, Ilyanth ne put s'empêcher de frémir et se demanda ce qui avait bien pu se produire pour que cette dernière garde de telles séquelles dans sa chair.

Les lèvres de la mercenaire s'étirèrent en un sourire triste et désabusé:

- Mon histoire n'est pas des plus agréables à raconter mais j'aimerais ne plus garder le fardeau d'un tel secret et surtout je voulais que tu l'entendes de ma bouche. Quant au fait que je sois défigurée et que j'ai choisi de garder mon visage dans cet état plutôt que de demander aux Baptistrels d'atténuer mes cicatrices, c'est pour me souvenir d'une terrible erreur que j'ai commise...

Ses yeux clairs se couvrirent d'un voile de tristesse et elle raconta sa douloureuse histoire ainsi que son passé sombre et tragique.

- Je vivais une enfance tranquille en compagnie de mes parents et de ma sœur. Un jour alors que j'accompagnais mes parents qui désiraient se rendre dans l'empire avec une délégation diplomatique, notre caravane fut attaquée par des vampires et je fus la seule survivante. Suite à cela, j'ai erré des semaines durant, incapable d'oublier leur disparition et le cœur en proie à la douleur et à la haine. C'est ainsi que j'ai rencontré une bande de criminels et que j'ai décidé de les rejoindre. A l'époque, j'étais encore jeune et influençable et je ne connaissais rien du monde extérieur. Les années ont passé et je suis devenue une guerrière redoutable, dont la simple évocation du nom faisait trembler d'effroi. Cela me rendait fière et arrogante...Puis un jour, le Tyran blanc est arrivé...et j'ai décidé de rejoindre sa cause, intégrant son armée comme soldate et n'hésitant pas à combattre contre mon propre peuple. Durant la bataille de Sandur, je luttais avec rage, causant un carnage dans les rangs ennemis...Je venais de transpercer une jeune Elfe de mon épée...quand soudain...je m'aperçus que c'était...ma propre sœur. Alors qu'elle agonisait dans mes bras, je pus lire dans ses prunelles l'intensité de sa tristesse et de sa haine, ce qui me bouleversa...

Désormais, des larmes coulaient le long des joues de l'Elfette et le Baptistrel se sentait complètement désemparé par cette révélation.

- Lors de cette terrible bataille, je fus défigurée par un sortilège magique et c'est la raison pour laquelle je porte toujours ce masque. Ces cicatrices me rappellent à quel point je suis passé près du danger et sont ma punition pour mes crimes. Quand le Blanc fut vaincu, j'ai décidé de mener une existence solitaire et de vendre mes services aux plus offrants.

Elle baissa la tête et poursuivit d'une voix rauque:

- De toute façon, je ne sais faire que ça et je n'ai nulle part où aller, à part sur les champs de batailles. C'est...la raison pour laquelle je ne voulais pas que tu lises mon chant-nom ou que tu cherches à connaitre mon passé. J'avais peur que tu me chasses ou que tu me détestes...Je regrette tellement mon passé, si je pouvais je l'effacerai.

Les épaules de la mercenaires étaient agités par de violents sanglots et le maître-barde s'avança vers elle et la serra dans ses bras, tout en lui murmurant des paroles de réconfort.

- Peu m'importe ce que tu as fais autrefois, la seule chose qui compte pour moi c'est ce que tu fais à présent et dans le futur. Si tu le souhaites vraiment tu peux devenir une autre personne et sache que je t'aiderais du mieux possible.

Les deux Elfes restèrent blottis l'un contre l'autre dans le silence de cette nuit étoilée, se réconfortant mutuellement et tentant d'oublier les blessures du passé.

Plusieurs mois s’écoulèrent et les chimères avaient continué à progresser à travers le continent, dont elles occupaient désormais la moitié. La mercenaire décida qu’il était temps pour elle de quitter le domaine et de retourner à son existence guerrière. Plus que tout, cette dernière désirait racheter ses fautes et laver les erreurs de son passé en aidant son peuple.

Son départ causa beaucoup de chagrin à l’elfe du soleil et malgré ses tentatives pour combler cette absence, celui-ci ressentait une sorte de vide intérieur dans le cœur et ne parvenait pas l’oublier. Chacune de ses pensées semblait le ramener invariablement vers elle.

Le jeune Baptistrel décida de se concentrer sur sa tâche de soigneur, aidant du mieux qu’il pouvait les siens. Afin de participer à l’effort de guerre, il se rendit à Estelin, où l’armée Elfique s’était rassemblée pour repousser l’invasion des Chimères. Fëanturi s’y trouvait également et combattait l’ennemi au péril de sa propre existence. Cependant lors d’un combat, l’elfette fut gravement blessée et Neolenn se précipita à ses côtés. Alors qu’elle se trouvait inanimée, il utilisa sa magie jusqu’à être au bord de l’épuisement pour la sauver. Et resté auprès d’elle, le lié du feu lui murmura ses mots :

- Je t’en supplie, ne meurs pas…ne me laisse pas seul…Je t’aime.

Pour un maitre barde, ces paroles étaient lourdes de signification car son serment de vérité lui imposait de ne jamais mentir. Ilyanth laissait enfin parler son cœur, avouant les sentiments qu’il gardait secrets jusqu’à présent.

Dans la capitale assiégée, tout espoir semblait perdu, lorsque soudain des cris résonnèrent et une violente tempête magique se déchaîna. En entendant ce bruit tonitruant, le Cawr quitta le chevet de sa bien-aimée et aperçut dans le ciel orageux la forme majestueuse d’une dragonne inconnue. Plus tard, ce dernier apprendrait que celle-ci se nommait Keetech la dragonne de Quartz.

Les semaines qui suivirent le Chantefeu resta auprès de son aimée, veillant sur elle pendant sa convalescence et lui cuisinant de bons petits plats. La femme-elfe accepta son amour, d’autant plus que ce sentiment était réciproque et les deux amants devinrent inséparables.
Etant donné que la situation était devenue critique sur Ambarhùna, les membres des trois peuples unirent leurs forces afin de construire une flotte gigantesque et de fuir ces terres dévastées. Ilyanth et Fëanturi, quant à eux, officialisèrent leur relation en se mariant sur le bateau qui les menait vers une nouvelle vie.

Après huit mois passés en mer, une terre apparut à l’horizon et les deux amoureux la contemplèrent le cœur rempli d’espoir.

A partir de l'An 8 de l'âge quatre: Tiamantara, archipel de l’amour et de l’espérance


A leur arrivée, ils débarquèrent sur une contrée glacée et inhospitalière et bientôt des tensions naquirent entre les trois peuples. Fort heureusement, un explorateur découvrit d’autres îles car ce qu’ils avaient pris pour un continent était en réalité un archipel. Celui-ci fut nommé Tiamantara et les îles partagées entre les trois nations. Ilyanth et Fëanturi s’installèrent sur Néthéril et la jeune Elfe qui attendait un heureux événement mit au monde un garçon qu’ils prénommèrent Elros. Ce joli prénom poétique signifiait écume d’étoile, car celui-ci était né sur une plage lors d’une nuit étoilée.
Leur bonheur semblait parfait, pourtant un funeste événement était sur le point de le faire voler en éclat. Alors que les Baptistrels travaillaient à la construction d’un nouveau domaine, Ilyanth remarqua qu’un de ses Enwrs demeurait introuvable et décida de partir à sa recherche car cette île comportait d’innombrables dangers.

Son épouse insista pour l’accompagner, malgré les réticences du Cawr, qui craignait pour sa sécurité, d’autant plus que son accouchement ne remontait qu’à quelques mois. Cependant, Fëanturi le rassura en lui disant qu’elle savait parfaitement se défendre, en fière et farouche guerrière qu’elle était. Ensemble, les deux Elfes se rendirent dans la forêt et commencèrent à l’explorer afin de retrouver l’Enwr perdu. Le silence régnait lorsque tout d’un coup un rugissement retentit et ils aperçurent derrière des buissons des yeux rougeoyants qui les fixaient.
Bientôt, d’autres créatures, ressemblant à des grands félins, apparurent de derrière les arbres et s’élancèrent sur eux.

Neolenn, en sa qualité de Baptistrel, ne portait aucune arme et n’eut guère le temps d’utiliser son chant, avant qu’un Smilodon ne bondisse sur lui.
Fëanturi sortit son épée et les combattit afin de protéger son compagnon. Après une rude bataille, elle parvint à terrasser les monstres, hélas, cette dernière avait épuisé presque toutes ses forces et souffrait d’une grave hémorragie.

Ilyanth lui-même n’était guère sorti indemne de cette lutte acharnée et son corps comportait de multiples blessures. Il parvint à grand-peine à ramper jusqu’à sa bien-aimé et tenta de la soigner, mais sa magie était trop faible. La jeune Elfe esquissa un léger sourire et ses lèvres laissèrent échapper un filet de sang. D’une voix éteinte, celle-ci murmura :

- Je...je veux que tu vives et que tu veilles sur notre enfant. Je t'en supplie promets le moi avant que je meurs...

En entendant ses mots, le chanteur déglutit péniblement et des larmes ruisselèrent le long de ses joues. A grande peine, il parvint à articuler:

- Je t'en fais la promesse, quoiqu'il arrive je veillerai sur lui et le protégerai...

Puis, ce dernier serra la main de sa bien-aimée, juste avant que ses paupières ne se referment et qu'il sombre dans l'inconscience.

Lorsque le Chantefeu reprit connaissance, il se trouvait allongé sur son lit, dans sa chambre et le visage inquiet de sa mère se tenait au dessus de lui. Sa première réaction fut de demander des nouvelles de Fëanturi. Hélas, la douleur que celui-ci lut dans les yeux clairs de Niniel Neolenn fut la plus éloquente des explications.

L’Elfette avait succombé à ses blessures, sacrifiant son existence pour sauver celle de son aimé. Le lié de feu, quant à lui, ne devait son salut qu’à l’aide de ses frères Baptistrels venus à la hâte pour leur porter secours. Cette nouvelle tragique déchira l’âme du jeune Elfe et les semaines qui suivirent, il ne quitta plus sa chambre, demeurant prostré et refusant même de s’alimenter. Ce n’est que grâce au soutien et à l’amour inconditionnel des siens et au souvenir de la promesse faite à Fëanturi que ce dernier parvint à remonter la pente.

A présent que son épouse n’était plus de ce monde, le maître barde devait veiller seul au bien-être de son fils. Epoux esseulé et père éploré, Ilyanth était prêt à se donner corps et âme à cette tâche ainsi qu’à celle de répandre sa lumière sur le monde, en voyageant et en soignant les nécessiteux.




Liens




Ses parents: Aerandir et Niniel Neolenn, l'elfe les aime beaucoup et entretient d'excellentes relations avec eux.

Les Baptistrels et la Rhapsodie qu'il considère comme sa famille et qu'il est prêt à défendre bec et ongles ! Les Enwrs, ses petits chouchous à qui il adore donner cours et dispenser son savoir avec passion et dévouement.

Fëanturi Neolenn: son épouse aujourd'hui décédée. Avant de mourir, celle-ci a fait promettre à son bien-aimé de veiller sur leur fils Elros. Le chantefeu l'aimait profondément et sa mort lui a déchiré le cœur. Il chérira à jamais son souvenir et sa mémoire.

Elros Neolenn: Le fils de Fëanturi et du Baptistrel. Il est né sur Tiamantara et n'avait que quelques mois lorsque sa mère est décédée. A présent, c'est son père qui s'en occupe et l'élève seul.

Valmys Neolenn: Le cousin d'Ilyanth, même si, pour l'instant, celui-ci ignore jusqu'à son existence.




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Ilyanth Neolenn (Terminée) Empty Re: Ilyanth Neolenn (Terminée)

le Dim 3 Sep - 21:40
Rappel: Vous avez jusqu'au 14 septembre pour terminer votre fiche


Ilyanth Neolenn (Terminée) 1517763557-luna
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Ilyanth Neolenn (Terminée) Empty Re: Ilyanth Neolenn (Terminée)

le Mar 12 Sep - 20:10

Bienvenue sur tes nouvelles terres Invité

Tu as été choisi(e) par l'esprit-lié du Oiseau du paradis dont tu as atteint le niveau 2. Tes compétences ont été validées, tu pourras les faire évoluer tout au long de ton aventure.

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