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Lunorfraie (FB, an 1761) | PV : Lunachoue

le Dim 10 Sep - 4:07
5 février de l’an 1761 du quatrième age – Campement provisoire des trois races

La nuit était sombre et froide, semblable à cette terre nouvellement découverte. Échoués sur les rochers ou à l’ancre près des terres, les navires vomissaient un flot continu d’hommes, de femmes et d’enfants de toutes les races et de tous les âges. Accompagnant ces bipèdes, l’équipement et les denrées encore comestibles. D’un côté, des outils, des armes. De l’autre, pains, eaux et tonneau de sang. Sans lune pour s’éclairer, le débarquement était compliqué, mais personne ne voulait faire de pause et attendre le matin, tous ayant trop peur que la nuit ait raison des vivants. À moins que ce soit la crainte des êtres qui peuplaient, sans doute, ces terres.

Orfraie gardait en mémoire ce moment magique où ses yeux s’étaient posés sur les îles. Perché sur le dos de Firindal, cet archipel lui avait semblait accueillant. Mais avec de la neige jusqu’aux chevilles et un vent glacial faisant claquer les pans de son manteau des ombres, la vampiresse était en train de réviser son jugement. Pourtant, en tant que Vampire, elle n’était pas si mal loti. Contrairement aux vivants, le froid avait peu d’emprise sur elle et c’était avec une certaine agilité qu’elle aidait au débarquement. Sa chevelure enflammée contrastait sur le blanc de la neige et les bipèdes, surtout les Humains, ne manquaient pas de se retourner sur son passage.

La présence de la dragonnière semblait aider les cœurs et Orfraie surprit quelques sourires sur ces visages burinés par le soleil, le sel et la fatigue. Bien entendu, avoir trouvé une nouvelle terre, une terre d’accueil, était la raison principale de ces sourires… Mais, impossible de mentir, le climat avait vite briser bien des cœurs. Déjà, la vampiresse entendait les murmures des plus téméraires, de ceux qui voulaient pousser l’exploration plus avant. Rester ici, vivre dans ce froid, subir ce climat peu clément…

- Je suis trop vielle pour tout ça, fis Orfraie en déposant une caisse à ses pieds.

Le matériel arrimé entre les planches de bois tinta d’une désagréablement façon, lui tirant une grimace. Les oreilles partiellement écorchées, la dragonnière se tourna vers le reste du campement. Des tentes avaient été montées et, à quelques pas à peine, Orfraie devinait la trace très fraîche qu’un Dragon avait laissé dans la neige en s’y allongeant. Avec les Vampires, ces derniers étaient sans doute les mieux lotis dans toute cette histoire.

Les mains sur les hanches, le regard de la pluri-centenaire balaya les environs, visiblement à la recherche de quelque chose, ou de quelqu’un. L’épée au côté, Orfraie ressemblait à une sentinelle immobile. C’était un peu son rôle, en vérité. Un rôle qu’elle avait pris à cœur durant toutes ces épreuves… Mais pour l’heure, son cœur cherchait sa moitié, une tignasse blonde dans la foule, une odeur bien particulière, un sourire unique.

- Mais où es tu, Aminmeldor (mon amour) ?




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Re: Lunorfraie (FB, an 1761) | PV : Lunachoue

le Lun 11 Sep - 21:25
Combien de temps avaient-ils passé sur ces eaux? Trop et ce, même pour une jeune femme qui aimait cet élément. C’était l’avis de bien des gens, d’ailleurs. Le moral n’était pas toujours là, bien que l’espoir faisait battre encore des cœurs. La blondinette avait confiance, elle aussi. Confiance qu’ils finiraient par accoster à un endroit sympa qu’ils pourraient appeler « chez eux », mais surtout espoir que les Chimères ne voudraient pas les suivre. C’était de toute naïveté…

- Orfraie ! s’exclama-t-elle.

Pas besoin de s’exclamer puisque la vampiresse l’avait perçue avant l’humaine, mais impossible d’opprimer la joie qui sortait des poumons de Luna. C’est qu’il y avait de la terre en vue! Les gens autour d’elle commencèrent à s’agiter également. Le capitaine du navire l’avait déjà annoncé et les préparatifs avaient déjà été amorcés, mais la nouvelle n’était rien comme de pouvoir en saisir la réalité et de pouvoir le voir de ses propres yeux.

C’était encore loin, mais les gens avaient déjà hâte de mettre pied à terre. Luna avait hâte de pouvoir être enfin seule avec sa Lune. Ce n’était pas évident de vivre avec tous ces gens tandis que la seule chose qu’elle voulait faire c’était de passer du temps avec l’Ataliel.

Maintenant qu’ils arriveraient sur un nouveau monde, que leur arriverait-il? Que deviendrait Luna? Elle avait délaissé volontiers son poste de régente lorsque Nolan, fut en âge de régner comme l’avait demandé son père adoptif. C’était son frère l’empereur et ce dernier bâtirait le nouveau royaume. Elle l’aiderait, bien sûr, par choix et non pas par obligation. Désormais, elle était libre de prendre la voie qu’elle désirait. Par quoi commencer…?

Qui aurait cru qu’il aurait fait si froid? Leur terre d’accueil était un gros bloc de glace. Malgré tout, les gens s’empressèrent de descendre et de bâtir le campement. La dragonnière perdit de vue Orfraie à travers cette vague bipède. Il y avait plusieurs raisons pour cela, mais inutile de les détailler.

L’important fut que ses petites oreilles captèrent la voix de la princesse des Ombres et que ses pieds agiles accoururent en sa direction. L’air qui sortait de ses lèvres se transformait aussitôt en nuage. Qu’est-ce qu’il faisait froid et ce, même emmitouflée dans son manteau glacernois!

Pas un seul mot ne s’échappa de ses lèvres. Les seuls son provenant d’elle venaient de ses bottes sur la neige et de son cœur qui battait la chamade. Son corps se propulsa finalement vers Orfraie et ses bras s’enroulèrent autour de son cou en une « attaque caline ». Tout ce qu’il y a de plus normal entre deux amies, non? Cela aurait pu passer ainsi si les lèvres de Luna ne s’étaient pas collées à celle de la vampiresse.

Les gens réagiraient certainement. Mais heureusement, un dragon cuivré d’une taille définitivement notable empêcherait quiconque d'approcher les deux amoureuses.


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Re: Lunorfraie (FB, an 1761) | PV : Lunachoue

le Jeu 14 Sep - 4:03
Le camp s’agrandissait de minute en minute, accueillant en son sein toujours plus de bipèdes. Les Humains et les Elfes, les premiers, montaient leurs abris, tandis que les Vampires prenaient davantage de temps où, s’ils étaient d’humeur, aidaient. Le froid, pourtant, s’insinuait sous les vêtements d’Orfraie et celle-ci se surprit à resserrer les pans de son manteau sur elle. Il était rare qu’elle ressente un inconfort dû à une faible température, et pourtant…

À cet instant, Orfraie aurait apprécié les bras de Luna autour de sa taille et tout son petit être contre elle. La chaleur de l’humaine était bienvenue, mais, surtout, son amour! Bien quelles aient fait le voyage ensemble le plus souvent, se trouver seule à bord d’un navire était une entreprise ardue et les deux femmes avaient eu peu de moments seules, au final. Orfraie en avait vite ressentit une certaine frustration, si bien que les moins passants, les deux femmes avaient de moins en moins fait attention à leurs gestes en présence d’autres personnes. Leur amour n’était plus tant un secret…

Mais, n’était-ce pas l’odeur si caractéristique de la jeune femme que l’Ataliel venait de sentir? Et son coeur qu’elle entendait battre à la chamade? Orfraie se retourna d’un bloc dans la direction de Luna – du moins le supposait t-elle – et eut tout juste le temps de mettre un pied en arrière pour réceptionner la blonde au creux de ses bras. La spontanéité du geste tira un grand sourire à la vampiresse, qui accueillait avec plaisir ce câlin. Et si ce geste pouvait paraître étrange entre une humaine et une vampire – ancienne princesse des elfes qui plus est – Orfraie s’en moquait totalement.

Et finalement, tous ses sens se tournèrent vers les lèvres de la blonde qui se retrouvèrent contre les siennes pour son plus grand plaisir! Tout son monde, en une fraction de seconde, venait de se résumer à Luna au creux de ses bras et ses lèvres sur les siennes en un délicieux baiser que la Princesse des Ombres prit grand plaisir à faire durer, jouant gentiment de sa langue pour y parvenir. Autour d’elles, les gens s’arrêtèrent et observèrent ce couple. Il y avait des regards choqués ou dégoûtés – Humain et Vampire! Eurk! - ou d’autres tout simplement heureux ou amusés. Dans tous les cas, la présence d'Alkhytis à côté des deux femmes empêchait quiconque de faire un commentaire à voix haute. Mais, de ce qu'Orfraie parvenait à capter grâce à son ouïe très fine, les gens étaient heureux d’observer un semblant de normalité dans l’irréalité et la dureté de leur quotidien…

Puis les deux femmes se séparèrent, ou s’écartèrent, car elles restèrent dans les bras l’une de l’autre. Orfraie souriait tendrement, son regard rendu brillant. Elle était heureuse malgré leur situation précaire. Oui, temps qu’elle aurait Luna et Firindal, elle serait heureuse, où qu’elle soit…

- Te voilà, Anoramin (mon soleil). Je pensais t’avoir perdue dans cette cohue. Ainsi, voilà notre nouveau départ… Qu'en penses tu ?

Mais parlait elle des peuples? Ou de elles deux? Ou peut être les deux à la fois …




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Re: Lunorfraie (FB, an 1761) | PV : Lunachoue

le Mar 19 Sep - 5:06
Les lèvres de Luna se délièrent de celles de la Flamboyante et l’azur accrocha l’émeraude sans pouvoir s’y détacher. Elle avait perçu le bruit des lourdes pattes d’Alkhytis se déplaçant sur la glace autour d’elles. Il faisait un mur de sa présence imposante entre les amoureuses et le reste du monde. Liés constamment, le Cuivré savait à quel point ce moment était important pour elle. Il avait été le tout premier à prendre connaissance du plan de la dragonnière et ce, dès la formation de la toute première pensée.

Les bras d’Orfraie étaient réconfortants. La chaleur qui s’y dégageait – vive les colliers magiques – était agréable avec cette température inhospitalière.

- Je pense qu’il est fait pour nous. Répondit-elle.

La jeune femme se détacha un peu plus et recula d’un pas. Par la suite, elle se mit à fouiller dans les pans de son manteau. Ses mains tremblaient. Était-ce par le froid? Non, c’était par une toute autre chose et par la même raison que son cœur ne voulait pas se calmer. Ses doigts se refermèrent finalement sur un objet qu’elle continua de cacher dans sa poche. Un sourire s’accrocha aux lèvres, sourire qu’elle espérait être contagieux.

- J’en ai assez de ne pas être moi. Je n’en peux plus de me cacher. Je veux que ce nouveau départ se fasse à deux… Toi et moi. Toutes les richesses… Tous les titres. Tout. Ça n’en vaut pas la peine si ce n’est pas avec toi. C’est avec toi que je veux faire ce nouveau départ et avec personne d’autre.

Elle avait saisi la main de la dragonnière de jade et l’avait serré dans la sienne. Son regard ne décrochait plus du sien.

- Lune de mes jours… Prononça-t-elle en elfique.

L’ancienne régente posa un genou au sol et en même temps dévoila ce qu’elle cachait : un écrin bleu foncé. Son cœur allait exploser dans sa poitrine. Elle savait que la foule les regardait et qu’elle chuchotait, mais elle n’avait d’yeux et d’oreilles que pour Orfraie. C’était probablement très humain comme demande, mais c’était ce qu’elle était : une humaine qui aime passionnément et inconditionnellement une vampiresse.

- Me permets-tu de t’aimer jusqu’à la fin de mes jours, sans mensonges ni cachettes? Demanda-t-elle en faisant référence à leur « relation interdite » et à leurs sentiments dissimulés dans l’ancien monde. Nouveau départ. Ces deux mots faisaient vibrer son être. Orfraie Ataliel, veux-tu m’épouser, moi, Luna Duruisseau?

L’ancienne régente avait prononcé la demande en langage commun afin que le plus de gens réalisent que ce qui se passait devant eux était bel et bien réel. Ils ne pourraient pas rester indéfiniment aveugles. Et s’ils voulaient être outrés, ils pouvaient passer dans la gueule d’Alkhytis immédiatement ! Qu’ils ne viennent pas déranger ce beau moment !


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Re: Lunorfraie (FB, an 1761) | PV : Lunachoue

le Dim 24 Sep - 6:27
Tout sourire, Orfraie se détacha de sa tendre moitié, mais ses mains demeurèrent positionnées dans le creux de ses reins. L’ancienne princesse des Elfes ne craignait plus les ragots, les regards, les « on dit ». Et de toute façon, Alkhytis empêchait quiconque d’approcher par sa simple présence.

- Je l’espère sincèrement, répondit-elle à son tour.

Puis Luna se détacha de ses bras et Orfraie la laissa s’éloigner. Peut-être que cette proximité et tous ces gens gênaient la petite blonde, finalement. Ou avait-elle quelque chose derrière la tête? N’étaient-ce pas les battements un peu plus rapides de son cœur que l’Ataliel entendait ? Du coin de l’œil, celle-ci vit clairement la demoiselle chercher quelque chose dans son manteau, mais cela ne l’aidait toujours pas à savoir ce qui se tramait. Puis le discours de la jeune femme attira toute l’attention de la Princesse des Ombres, car celle-ci ne pouvait qu’être en accord avec elle. Et si Orfraie avait été coutumière des traditions des Hommes, de l’une d’elle en particulier, peut être aurait-elle compris plus rapidement ce qui se passait.

Le temps semblait avoir ralenti. La vampiresse n’avait d’yeux que pour son humaine, dont les doigts vinrent enlacer les siens avec douceur. Comme pour garder un pied dans la réalité, Orfraie resserra son étreinte tandis que leurs regards ne se quittaient pas.

Puis Luna posa un genou au sol, dans la neige, et d’un même mouvement, dévoila ce qu’elle cachait : un écrin bleu foncé qu'Orfraie reconnu comme étant porteuse d’une bague. Tout s’assembla alors dans son esprit : Alkhytis qui faisait barrage de son corps, la fébrilité de sa compagne… Puis, d’un coup, tandis que Luna prononçait les mots, la guerrière se sentit partir des siècles en arrière, alors qu’elle avait à peine cent ans. Le souvenir de cette soirée, où son père l’avait fiancée contre son gré, s’imposa à elle avec force et détails. À l’époque, elle avait refusé de lier son destin à un autre, elle avait fuit sa forêt natale. Mais était-ce parce qu’elle voulait vivre libre ou parce qu’elle n’avait pas trouvé la personne? Orfraie s’était souvent posé la question par la suite, imaginant qu’il s’agissait un peu des deux… Et alors qu’elle rouvrait des yeux qu’elle n’avait pas eu conscience de fermer, elle sentit la peur étreindre son cœur. Si elle acceptait, Luna et elle, ainsi que Alkhytis et Firindal… Deviendraient… une famille? Cette idée était fort étrange, mais aussi fort plaisante.

Les gens, tout autour du couple, avaient cessé leurs activités, d’autres, ayant entendu la rumeur qui se propageait déjà, arrivaient. Orfraie entendait distinctement leurs pas dans la neige, ainsi que les murmures des conversations. Tous, absolument tous les sons, étaient aussi clair que du cristal… Et surtout, l’Ataliel entendait le cœur de sa compagne battre à tout rompre. L’émotion étirait doucement ses bras tentaculaires, enserrant l’ancienne princesse dans un carcan bien étrange, où elle se sentait… bien, presque euphorique, comme si elle réalisait à l’instant que c’était là tout ce qu’elle avait toujours désiré. Alors, elle se laissa choir à genoux dans la neige, face à son Soleil et avec une indescriptible douceur, les mains légèrement tremblantes, elle prit le visage de Luna en coupe. Puis elle l'embrassa. C’était à peine une caresse, ses lèvres rendues tremblantes par l'émotion, mais cela ne l’empêcha pas de donner sa réponse, bien que celle-ci fut désormais évidente.

- Je le veux.

Elle cligna des yeux, puis les améthystes croisèrent les saphirs. Il y eu une seconde de flottement, un sourire éblouissant puis …

- Oh oui, pour les siècles à venir, je le veux.




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