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« Une inconnue dans la mare des jours qui passent. » - Kaithiel.

le Ven 3 Nov - 2:25
10 Avril, 1762.

Elle traînait bien loin des villes, elle avait laissé un peu son compagnon à l'écart pour vagabonder - ou plutôt elle avait prestement échapper à la vigilance de l'ancien lieutenant. La vie était douce à l'époque, elle profitait de ses maigres permissions pour explorer avec celui qui était l'homme de sa vie ses terres encore toutes nouvelles, elle s'était apaisée, elle parvenait mieux à se contrôler et à présent le Fléau Rouge n'était plus murmurer que sur les champs de bataille, comme le nom d'une époque à présent révolue, vestige d'un passé que tous préféraient oublier. Ils erraient, parcouraient les terres de ces nouvelles îles sur leurs montures, la jument noire - Louve - fidèle à elle-même et au caractère ombrageux.

La gamine rousse avait profité du soleil une partie de la matinée, sur une pierre, elle aimait le soleil sans vraiment savoir d'où cette fascination lui venait, sans doute son totem ? Le chat était un animal paresseux qui aimait la chaleur après tout, ça n'avait pas grand chose d'étonnant.

Aphaia avait repéré un navire qui accostait sur un semblant de petit port, loin de tout, et son côté chapardeuse se mettait doucement en route, elle s'approchait à pas de loup, sa curiosité maladive l'obligeait à se faufiler dans toute sorte d'endroit plus interdit et étranges les uns que les autres. Et elle devait bien avouer qu'elle détestait ces énormes bateaux, et puis tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à l'eau en général.

Une fois à bord, discrète et profitant du fait que personne ne l'ai remarquée, et par-dessus tout, l'humeur taquine, elle ne comptait rien voler, juste égayer cette morne journée, semblable à toutes les autres, elle déplaçait soigneusement et discrètement quelques objets - en tant qu'enfant elle savait se satisfaire de choses simples -. Et se cachait derrière une caisse en attendant que quelqu'un remarque son méfait.



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Re: « Une inconnue dans la mare des jours qui passent. » - Kaithiel.

le Mar 7 Nov - 14:38
"Toujours la nuit excite l'imagination, et enivre l'espoir du doux poison des rêves" Stefan Zweig


L’expédition de l’Hermione sur la pointe sud du Calastin s'était déroulée sans véritable encombre. La missive qu’avait reçu l’amiral Fitzaald lui demandait de faire une mission de repérage pour pouvoir assurer la sécurité d’une bourgade qui allait certainement voir ses ambitions portuaires se réaliser. La mission consistait surtout à trouver les points susceptibles d’abriter des écumeurs ou les lieux où les courants étaient quelques peu trop agités pour des navires de commerces. Puis il ne fallait pas oublier les récifs…

A plusieurs reprises, les matelots possédant peu d'expérience avaient pris peur lors de moments périlleux, néanmoins, les capacités de l’amiral en terme de navigation n’étaient plus à prouver. Les ordres qu’elle intimait à son équipage étaient suivis à la lettre et malgré quelques réticences et doutes de la part de ces jeunots, ils surent calmer les ardeurs de leurs scepticismes pour le bien commun.

Néanmoins même une expédition “facile” n’en restait pas moins éprouvante et la vue de la terre provoquait toujours un sentiment de liesse dans les équipages. Cela signifiait la fin du rationnement, la fin des alcools infects, des biscuits à se briser les chicots ainsi qu’une échappatoire à quelque chose d'impossible à tempérer: les mers.  L’arrivée d’une tempête arrivait si vite.Les conditions climatiques pouvaient très rapidement changer, les flots aisément gronder, la coque céder… Et qui pourrait se souviendrait de vous si vous couliez en mer?

Quoiqu’il en fut, l’Hermione venait de s'amarrer. Les personnes qui resteraient de garde sur le navire avaient été désignées pendant la traversée et cette fois-ci, Kaithiel allait rester sur le navire avec six autres marins. Certainement allaient-ils profiter de ce moment de répit pour festoyer entre eux à leur manière. Comme d’habitude, certains membres d’équipages allaient leur apporter en douce quelques petites gourmandises et surtout de l’alcool. Toutefois la dame de fer s'autorisait à fermer les yeux tant qu’il n’y avait pas d’abus. Après tout chacun avait besoin de se détendre à sa manière.

Comme à son habitude, la maîtresse du navire allait s’installer dans sa cabine où une lanterne posait sur son bureau éclairait la pièce en fonction de la mouvance de la flammèche de la bougie. Sur les murs de la cabine se dessinait l’ombre de l’amiral qui écrivait sur son journal de bord avec une fine plume. Avec le plus grand soin, elle trempait délicatement sa plume dans l’encrier et prenait le temps d’écrire ce qu’elle avait à noter en prenant certaines libertés artistiques pour la calligraphie. Pour Kate, il était hors de question que l’écriture de ces rapports journaliers soit un fardeau au contraire, elle prenait cette exercice comme un moyen de se détendre.

Tandis qu’elle poursuivait sa tâche, un bruit alerta son ouïe. Des bruits de bois qui craque se firent entendre devant la porte de sa cabine. Elle leva un sourcil et se leva délicatement de sa chaise afin de s’approcher de la porte et de l’ouvrir. Cette dernière grinça doucement. Elle jette des regards à droite et à gauche. Rien. Certainement avait-elle dû rêver. Elle s’attarda à observer le ciel nuageux pendant quelques instants puis referma la porte. Certainement serait-elle rester plus longtemps dehors si les étoiles avaient souhaitées faire acte de présences.

Néanmoins, à peine l’endroit clos, de nouveau le bruit se fit entendre de nouveau. Elle ouvrit promptement la porte et cette fois-ci sortit pour observer les alentours. Au loin, les matelots festoyaient sur l’avant du navire. Ils étaient donc hors de cause. Pourtant elle aurait juré entendre des bruits de pas. Peut être était-ce l’un de ses maudits matous qui partait à la chasse aux rats lorsque les navires étaient à quai. Il ne restait plus qu’à espérer qu’il descende avant le départ le lendemain matin. Kate remarqua néanmoins qu’une longue-vue se trouvait à six pas d’elle. Étrange…

Elle jeta un oeil à sa cabine, son long manteau était sur le dossier de la chaise tandis que la plume trempait dans l’encrier. Un frisson, causé par la fraîcheur de la nuit, parcouru son échine. Elle hésita à aller le récupérer, puis décida finalement de fermer la porte de sa cabine, de prendre la longue-vue et de la ramener au poste de la vigie. Une désagréable sensation s’éprenait de la dame de fer, celle d’être observait. Ses yeux sondaient l’obscurité de la nuit. Petit à petit, ils s'adaptaient aux conditions de visibilité que lui imposait la nuit ce qui lui permettait de discerner grossièrement des formes pour enfin remarquer quelques détails grossier. Une fois la tâche accomplie, elle s’en retourna à sa cabine et trouva la porte ouverte...




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Re: « Une inconnue dans la mare des jours qui passent. » - Kaithiel.

le Lun 13 Nov - 1:15
Il fallait qu'elle se repose une dernière question, toujours la même, qu'est-ce qui l'avait décider à grimper dans ce bateau ? Était-ce la curiosité ? L'ennui ? Retrouver le frisson qu'elle n'avait plus eu depuis des lustres ? Elle aimait se battre, elle aimait le sentiment de peur, le stress avant la bataille, c'était ça qui la faisait vibrer, elle piaffait d'impatience avant chaque bataille, sans que jamais son trop-plein d'ardeur ne l'épuise, à partir du moment où un combat se profilait et qu'elle était sur sa monture ou avec son épée en main, c'était toujours une bonne journée qui s'annonçait. Elle qui avait vécu par et pour la guerre, ressentait une exaltation morbide à chaque poussée d'adrénaline. Elle qui avait été déchirée et n'avait été qu'une enfant pleureuse pendant toute cette enfance, le sang était devenu son seul moyen d'atteindre ses objectifs et tout allait bien quand elle avait Stratia en main, fidèle amie, un esprit lié qu'à son épée, pas d'émotion.. Pas de question.. Pas de réponse.. Pourquoi les hommes se complaisent-ils uniquement dans des activités sanglantes ?

Des héros elle en avait tuer, un bon héros est un héros mort comme on dit, elle avait fait des ravages durant la théocratie, elle avait coulé des rivières de sang d'innocents. Mais si la lumière devenait trop lumineuse, les ténèbres se devaient d'être encore plus épaisses, c'était ainsi que ses sœurs avaient atteints leur seuil de paroxysme dans une violence extrême. Et elle-même n'avait pas été épargnée. Et après ça ? Avait-elle était punie ? Non. Jugée ? Non. Traitée comme une criminelle de guerre ? Non plus. Pourtant, des crimes de guerre, il y en avait eu.. Mais elle restait un soldat utile, dévoué à son pays, et par-dessus tout, fidèle à la chaîne qu'on lui imposait.

Qu'est-ce qui l'avait transformé ? La justice ? Une vengeance ? Rien de tout cela. Sa rédemption avait été construite dans l'amour, la délicatesse. Le bonheur pour sauver le monstre qu'elle était, trouver dans un de ses anciens lieutenants bien avant l'ère du Tyran Blanc. Mais par-dessus tout la débâcle causée par l'échec de l'expédition punitive, mais plus tard, après la bataille, elle retrouva une de ses sœurs ainées qui lui infligea le prix de la trahison, et encore aujourd'hui elle en gardait les cicatrices et parfois la douleur.

Ainsi, elle cherchait une excitation dans sa vie, en jetant un pavé dans la mare des jours qui passaient et ce pavé se résumait à chercher une innocente préoccupation et sans verser la moindre goutte de sang, alors elle profitait de la sortie du capitaine pour entrer dans son bureau, changer de place de quelques objets et retourner sa cacher dans l'ombre grâce à sa cape près du coin de la porte. Attendant que la femme ne rentre, que la tension monte. Et une fois que cette dernière avait atteint son paroxysme, elle bondissant devant la femme en lâchant un grand : BOUH ! Tonitruant et de sa voix enfantine si caractéristique.

L'enfant en question faisait à peine un petit mètre quarante, d'environs douze ans, des cheveux d'un roux flamboyant et des yeux bleu acier. Elle ne portait rien de plus qu'une veste en cuir fourré et bien trop grand pour elle ainsi qu'une cape en laine d'un bleu azur. Parfaitement inoffensive en somme.



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Re: « Une inconnue dans la mare des jours qui passent. » - Kaithiel.

le Lun 13 Nov - 17:08
“Dans chaque cri d'effroi d'un enfant, j'entends les chaînes forgées par l'esprit.” William Blake


Si sa première envie fut de rentrer à toute vitesse dans sa cabine, elle n’en fit rien bien au contraire. Elle jeta dans un premier temps un regard vers les marins restés sur le navire avant de poser la main sur la poignée de son épée qu’elle n’avait pas prise. Si ce n’était pas l’un d’eux qui cela pouvait être? L’un des hommes sous son commandement partit dans une taverne? Peu probable, ils devaient déjà tous être saoul d’autant plus qu’ils savaient pertinemment qu’il ne fallait pas jouer au cul rouge avec la dame de fer. Et même si certains marins étaient de fortes têtes il lui semblait improbable que l’un d’eux essaye de lui jouer pareil tour. Entrer sans autorisation dans la cabine du capitaine était un acte lourd de conséquences et la punition de ce genre de délit pouvait être lourd. Si, l’un de ces hommes avait pénétré dans la cabine, elle lui ferait amèrement regretter.

La seconde hypothèse plus logique mais d’autant plus inquiétante serait qu’un passager clandestin se soit introduit sur le navire. Dans ce cas-ci, Kate sermonnerait, à sa manière bien à elle, l’équipage de garde. La question restait donc de savoir qui. Un vagabond, un habitant du village? Pourquoi? Pour fuir un danger? Pour piller le navire? Il existait tant de genre de personnages et de raisons pour lesquels ils se rendraient sur un navire à la tombée de la nuit.Toutefois, peut-être le vagabond était-il déjà partit… Ou peut-être était-il encore à l’intérieur…  Prudemment, la dame de fer faisait un pas après l’autre. Ses talons faisaient doucement craquer le bois qui travaillait encore. Le bruit du vent se mêlait à la douce symphonie des flots qui venaient s’écraser sur la coque de l’Hermione.

Les manches retroussées de Kaithiel laissaient entrevoir sur ces avant-bras, des fins poils bruns dressaient en réponse à la fraîcheur nocturne. Puis par un phénomène naturel des plus banales, les rayons lunaires atteignirent le vaisseau qui mouillait. Ceci ne dura que quelques secondes avant que de nouveau, les sombres nuages ne recouvrent cette mystérieuse chose glaciale qui remplaçait chaque nuit le soleil.

L’amiral finit par atteindre l’entrée de sa cabine, le regard furtif cherchant la moindre trace d’une présence autre que la sienne. Elle apposa sa main sur le cadre en bois de la porte avant de faire le premier pas pour pénétrer dans sa cabine, les sens en alertes. Elle tentait assez vainement de ne pas créer de bruits intempestifs qui viendraient gêner son ouïe.  Il ne lui fallut que peu de temps pour remarquer que certaines choses avaient bougées alors qu’elle se trouvait sur le pas de la porte.

Son encrier se trouvait désormais sur le petit banc qui se trouvait près des carreaux de l’arrière de l’Hermione. Ce lieu lui servait de substitut à son lit. En effet, elle l’avait modestement aménagé, en ajoutant deux cousins et ce qu’il semblait être une fine couette parfaitement pliée en carré, pour rester en ces lieux au calme à écouter et observer le navire qui transcendait la mer et ses vagues. D’une certaine manière, elle avait l’impression en étant ici de continuer à être proche de ces immensités d’eau salée. Les douces ondulations de la “grande bleue” la berçaient lorsqu’elle posait sa tête sur le bois tandis que lorsque cette dernière grondait, elle se réveillait pour quitter son innocente torpeur et guider l’Hermione. Ce phénomène était tel, que désormais, elle avait du mal à dormir sur des lits plus “classiques”... et il était pour elle un calvaire de dormir sur la terre ferme au milieu de la dysharmonie des sons de la ville.

Son manteau de cuir brun, compagnon de toujours, c’était quant à lui retrouver sur le dossier de sa chaise et mis de telle sorte que le coupable avait dû penser qu’il ne s’agissait que d’une simple chiffonnière. Pour une personne maniaque comme Kaithiel, cela la dérangeait fortement et en perdit presque son objectif de vue. Toujours avec prudence, elle s’avança vers ledit objet afin de le placer de manière plus convenable en trois mouvements rapides. Avant de faire un tour sur elle-même afin de ne pas se faire surprendre par quelqu’un. Elle balaya la pièce du regard puis continuant à observer son bureau, elle recula pour aller fermer la porte à taton.

Elle se demandait si ce n’était pas un Kablautermann, petit elfe des navires, qui lui jouait un sale tour. Selon les légendes qu’elle avait pu lire, ces créatures représentaient les âmes des navires et pouvaient être aussi bien bénéfiques que maléfiques. Mais dans ce cas là pourquoi ne se manifester que maintenant… s’ils existaient…

De sa main gauche Kaithiel tâtonna pour attraper la porte, qui était toujours dos à elle et commença à la refermer. Une fois ceci fait, un cri pour le moins tonitruant et fluet se fit entendre:


“BOUHH”

La dame de fer tenta promptement de se retourner, néanmoins sous l’effet d’une soudaine montée d’adrénaline, son corps ne put prévoir le moyen d'atterrir sur le plancher sans chuter. Ainsi cette dernière finit par se retrouver sur le sol, une montée acide se fit ressentir et tenta de remonter son oesophage, néanmoins, elle parvint à la contrôler. L’intensité du cri combiné à la peur firent siffler ses oreilles pendant quelques instants tandis que son coeur qui battait la chamade résonnait dans sa tête. Néanmoins si son corps trahissait ses émois, son visage quant à lui resta presque figé, ou presque… certainement avait-il montré une forte inquiétude toutefois, celle-ci ne dura que trop pour être véritablement perçus et il ne fallut que peu de temps à son regard pour se durcir et observer la jeune fille qui se tenait devant elle.

Il ne fallut que peu de temps pour que des bruits de pas se firent entendre sur le pont. Certainement était-ce ses hommes qui accouraient. Continuant à observer la bouille juvénile de l’intruse elle entendit tambouriner à la porte:


- Amiral Fitzaald, vous allez bien? Amiral?

Elle tenta de balbutier quelque chose toutefois rien de bien intelligible. Elle se pinça rapidement la paume de sa main gauche pour chasser le déluge de pensées contraires de son esprit par la douleur et se concentrer.

- Amiral je rentre.

D’un geste rapide, elle enleva sa botte et la lança sur la porte qui était en train d’être ouverte:

- Vous ai-je autorisé à rentrer non d’une écrevisse des plaines je vais bien!

- Bi-bien Amiral…
bafouillait-il. Il 'excusa tout aussi rapidement qu'il était venu et lui et ceux qui l'accompagnèrent rejoignirent leurs postes... ou presque...

Le lancer de la botte n’était pas aléatoire et elle savait que ce n’était pas fini. Certains marins savaient ce que cela voulait dire… Elle se releva promptement, ouvrit la porte et d’un coup sec, en fermant le poing frappa le haut de la caboche de Frederik.

-On joue les voyeurs comme cela!  Allez me récurer les cales, si à l’aube elles ne sont pas nettoyées vous ne retournerez pas sur la terre ferme avant un moment. D’une voix plus forte elle poursuivit: Et dites aux trois capons qui vous accompagnaient et qui croient que je ne l'ai vois pas s'enfuir, de vous aider où je me chargerai personnellement de leurs sentences.

Elle referma la porte calmement puis se tourna vers la jeune demoiselle qui devait avoir dans les alentours d’une dizaine d’années. La première chose que remarqua Kate, se sont ses yeux bleus qui nuançaient sa chevelure rousse. Son visage paraissait presque angélique. Certainement était-ce une vagabonde au vu de son trop long manteau de cuir qu’elle portait néanmoins quelque chose gênait la capitaine de l’Hermione. Un pressentiment, une drôle de sensation qu’elle ne parvenait à expliquer. Comme si, elle essayait de garder l’eau fuyante dans les paumes de ses mains.

Si en temps normal Kaithiel n’aurait absolument pas hésité à envoyer valdinguer le passager clandestin à coup de pied hors de son bâtiment de guerre, elle n’allait pas pouvoir traiter une enfant de cette manière… aussi polissonne soit-elle...


- On ne vous a jamais appris à ne pas pas monter sur un navire sans la permission jeune fille?

Kate fronça les sourcils, non pas qu’elle était particulièrement en colère contre l’enfant mais plutôt qu’elle était désappointée par son introduction qui était pour le moins ratée. Elle observa la chérubine quelques brefs instants avant de tenter d’adoucir les traits de son visage avant de reprendre:

- Je suis la capitaine de l’Hermione, Kaithiel Fitzaald. Tu te trouves actuellement sur ce même navire qui appartient à la marine de guerre, de fait, les civils non nullement le droit de monter à bord de celui-ci. Mais j’en oublie la politesse. Comment t’appelles-tu et d’où viens-tu comme cela?

L’Amiral affichait un léger sourire et tendit sa main à ce qui semblait être une simplette jeune fille.




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Re: « Une inconnue dans la mare des jours qui passent. » - Kaithiel.

le Lun 20 Nov - 22:50
La vampire était une enfant, il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'elle cache un esprit espiègle, une certaine innocence et méprisait parfois le sérieux des adultes, elle n'était pas en service et donc pouvait se permettre d'être moins sérieuse, sans pour autant sans pour autant le faire au détriment des autres. Elle ramassait le chapeau de la dame et le posait avec un geste plutôt mécanique sur sa propre tête, se cachant un peu dessous par la même occasion lui donnant un air désolé. Elle lâchait néanmoins un éclat de rire lumineux quand elle envoyait sa chaussure dans la porte, et au moins autant pour l'insulte lancée sur le pauvre homme.

- Pas vraiment, mes parents sont morts à la guerre. Quelque chose qui aurait pu être vrai, même si elle n'en était pas sûre et n'en avait cure, ou du moins ça l'était il y a des dizaines d'années. Avant le cataclysme, je n'avais jamais vraiment voyagé en bateau, je n'aime pas vraiment l'eau.

Est-ce à cause de son totem ? Elle aimait la chaleur, les pierres qui chauffait sous le soleil, les prés remplis de renoncules et les étendues sauvages qu'elle pouvait parcourir seule ou avec sa monture et à son grand malheur l'eau n'en faisait pas parti. Pourtant, elle ne pouvait pas mourir noyée ou de froid dans l'eau, mais l'eau avait quelque chose de particulièrement inquiétant.

À la question de la femme l'insolente aux cheveux de feu se contentait de hausser les épaules non sans ajouter du ton typique de ces enfants qui ne veulent pas être ennuyé et que les plus obtus adultes prenaient pour de l'insolence :

- Juste Aphaia. Le fait d'être sur un bateau de la marine ne la dérangeait pas vraiment.À la question de la femme l'insolente aux cheveux de feu se contentait de hausser les épaules non sans ajouter du ton typique de ces enfants qui ne veulent pas être ennuyé et que les plus obtus adultes prenaient pour de l'insolence : Je ne suis pas une civile. Ainsi, la jeune fille lui offrait seulement la vérité, mais sans plus de détail, jouant la carte du mystère.

Elle acceptait néanmoins de serrer la main de la femme, sa main gauche, gantée. Minaudant de manière si naturelle pour baisser la garde de la femme, puisque parfois, elle aimait vivre sa vie de simple enfant. ~



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Re: « Une inconnue dans la mare des jours qui passent. » - Kaithiel.

le Mar 21 Nov - 20:35
La guerre, c'est comme la chasse, sauf qu'à la guerre les lapins tirent. Charles de Gaulle


L’amiral commençait à se baisser pour remettre sa botte, lorsque la passagère clandestine prit enfin parole. Elle continuait à l’observer tandis qu’elle remettait son soulier et remarqua qu’elle avait pris son chapeau pour se le mettre sur la tête, ce qui faisait sourire intérieurement la capitaine. La trop large coiffe donnait un air ridicule à l’enfant qui s’essayer à jouer les adultes. Ces derniers se tardaient de grandir le plus rapidement possible tandis qu’à l’inverse, nombre de personnes adultes enviaient l’innocence et l’insouciance des enfants…

La nouvelle de la mort des parents fit lâcher à l’amiral un air de sympathie:


- Je suis désolée… contait-elle avant de se relever.  

Elle n’avait pas compté le nombre d’enfants orphelins pendant la traversée, mais elle était certaine qu’il y en avait beaucoup trop… Les guerres successives avaient volé de nombreuses vies. Le sang appelle le sang, la haine appelle la haine, et toute l’énergie des combats avait pénétré le sol laissant une marque écarlate. Au final, ce n’était peut-être qu’un moindre mal d’avoir quitté l’ancien continent et ses sanguinaires vestiges.

La jeune demoiselle donna néanmoins un indice à la dame de fer quant à son âge. Selon ses dires, ses parents seraient morts il y a une dizaine d’années ce qui coïnciderait avec la période où la magie s’est de nouveau faite plus forte et où les vampires commencèrent leurs assauts sur les terres de l’Empire Kohan... la première guerre d’une longue série…. Kate en avait occis plusieurs et elle les redoutait sans doute. Leurs raids sur des innocents avaient profondément bouleversé la jeune capitaine Fitzaald et leur traîtrise légendaire avait rendu la dame de fer extrêmement méfiante vis-à-vis des membres de cette race. Par ailleurs, ce manque de confiance généralisable à l’espèce humaine s’était fait ressentir à la fois pendant l’avènement du Tyran Blanc et particulièrement lors de l’arrivée des chimères rendant toute manoeuvre commune difficile à effectuer. Et à vrai dire, si Kate n’avait pas rencontrait Orfraie Ataliel, certainement aurait-elle conservé un avis extrêmement négatif de ces êtres moralement répugnants.  

La capitaine de l’Hermione ne fut pas vraiment surprise lorsque la jeune pousse lui indiqua qu’elle n’appréciait pas particulièrement l’eau et les bateaux. C’était le cas d’une majorité de personnes et ceci malgré le fait est qu’aujourd’hui les trois habitaient dans un archipel. Les mers représentaient un tout que les races ne pouvaient décemment contrôler. Ainsi celles-ci et peut-être même les dragons étaient remis à leurs places par ces immensités d’eau qui n’en finissait pas. L’orgueil était véritablement l’élément qui avait entraîné une suite tragique d’évènement. L'amiral en venait même à se questionner  sur le fait est que les chimères n’étaient après tout plausiblement qu’une simple punition.

L’enfant déclina son identité par suite ou du moins partiellement. Aphaia, un joli prénom pensait la capitaine de l’Hermione. De nouveau elle se tût avant laissant planer le silence. Les deux dames se faisaient face dans un étrange silence. Alors que Kate s'apprêtait à prendre, Aphaia reprit la parole… paroles qui glacèrent le sang de la dame de fer.

Un lointain souvenir remontait dans la mémoire de Kaithiel, l’un de ceux que vous cherchiez à effacer en vain. Ce dernier appartenait à la nuit de la bataille de Tyamarente, lorsque les vampires organisaient des raids nocturnes pour reprendre le contrôle des campagnes sur le territoire impérial. Ladite nuit, alors que les combats faisaient rage dans la modeste ville fortifiée plusieurs des hommes sous le commandement de la dame de fer furent tués par une vampire ayant les traits d’une personne ayant de quelques années. Cette dernière finit par se retrouver avec la lame de la capitaine de l’armée de terre dans la tête, néanmoins, l’épisode fut assez traumatisant puisque les apparences enfantines de certains ennemis avaient entraîné de graves erreurs et condamnées de nombreux hommes…

Ce phénomène avait montré à quel point les vampires étaient des créatures vicieuses capables de mettre aux points d’immondes stratagèmes touchant la sensibilité des plus braves gaillards. Kaithiel leur imputait la faute d’avoir déshumanisé les hommes pour en faire de véritables bêtes sanguinaires qui causèrent tant de dommages lors des guerres suivantes… Si les vampires pour un prétexte des plus sots n’avaient pas tenté de prendre le contrôle, les choses auraient pu drastiquement différentes… mais avec des “si” l’on pouvait refaire l’Histoire.

Kate empoigna de manière ferme la main de l’enfant, certainement avait-elle l’habitude de serrer assez fortement la main de ses officiers qui la défiait sans cesse. Toutefois, si cette gamine était une vampire comme elle l’hypothésait, elle ne devrait rien sentir… au contraire c’est plutôt Kate qui aurait mal. Cet acte assez fou était guidé par une certaine logique. En effet, si la prétendue vampire avait voulu la tuer, elle l’aurait déjà fait. De plus en combat singulier, il était certain que l’amiral n’aurait aucune chance. Même si elle ne portait pas d’arme apparente, avec un peu de malchance, il s’agissait de l’une des magiciennes… Et dire que son épée se trouvait juste derrière elle… Sa maîtrise de la rapière aurait peut-être tendu à rendre l’éventuel combat plus équilibré, néanmoins, fallait-il encore l’attraper. Et ce n’était pas avec une demi-douzaine de matelots saouls que la dame de fer abattrait un vampire.

De nouveau son visage se durcit et son regard plongea dans celui de la prétendue enfant:


- Vous n’êtes pas humaine j’imagine. Vous faites partie de ces personnes qui ont étaient empoisonnés par les créatures de la nuit durant les premiers raids n’est ce pas? Les armées humaines et elfiques n’emploient nullement d’enfants tandis que les flibustiers sont bien trop couards pour s’en prendre directement à la marine impériale.

L’amiral conservait un air neutre et ne laissait nullement paraître trace d’inquiétude. Si certes, elle était intérieurement inquiète, elle était d’une certaine manière préparait à mourir.... même si elle aurait aimé que cette date soit plus tard. De plus, l’antagoniste en face d’elle n’avait nullement fait preuve d'agressivité… mais cela signifiait assez peu au final. La dame de fer réfléchissait à un moyen de pouvoir prévenir ses hommes de telle sorte qu’ils soient obligés de faire fuir le navire au cas où les choses tourneraient mal… ses pensées se dirigèrent vers la bougie avant de revenir sur l’antagoniste qui lui faisait face:

- Votre inopinée visite serait-elle le fruit du hasard ou avez vous une raison à m’offrir pour votre venue s’il vous plaits de répondre.

Si cette vampire attaquait, elle provoquerait certainement le retour de la guerre, et pour Kate, il en était tout bonnement hors de questions. Il fallait ouvrir le dialogue malgré ses négatifs émois vis-à-vis des créatures de la nuit.... toutefois, elle n’avait aucunement le libre arbitre sur ce qui allait se passer par la suite...




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Re: « Une inconnue dans la mare des jours qui passent. » - Kaithiel.

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