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Des Griffes et de Crocs - Aïasil & Alauwyr

le Mer 17 Jan - 12:50
18 juin 1762

La rencontre avec les Graarhs n’avait pas été de tout repos. La Meute s’était éloignée de leur territoire pour éviter de les froisser et respecter l’intimité qu’ils réclamaient avec tant de ferveur. C’était compréhensible en un sens. C’était chez eux, ils ne voulaient pas d’étranger. Mais d’un autre côté s’était exagéré. Toutefois, les Loups n’avaient pas le choix et avaient donc déplacé leur campement. Erdrak allait devoir trouver une excuse pour justifier l’absence d’information sur une partie de la zone à explorer sans avoir à trahir ses nouveaux alliés. Enfin ses nouveaux non-ennemis.

Ils avaient donc monté un nouveau camp, avec palissade pour se protéger un peu du vent glacial, et des prédateurs. De plus les équipes tournaient au ralenti, à cause du froid. Le Loup Solitaire préférait conserver le plus d’homme en forme, si bien que presque la moitié des Loups restaient au camp pendant que les autres trios exploraient des zones réduites. La région ainsi couverte était moins importante, mais les risques étaient plus faibles, le Loup Solitaire conservait des hommes en forme, et prêt à intervenir à tout moment. Mais il ne comptait pas s’éterniser dans le coin. Il n’y avait rien à voir, rien à faire. La cartographie était simple, même pas besoin de faire venir les Aigles pour ça. Même un Chien arriverait à dessiner la carte de la région. Pas de relief, des découpes assez net. La monotonie en quelque sorte. Une monotonie, qui, ajoutée à la tension constante et à l’ennui, rendait les Loups nerveux.

Les entrainements dans le froid et l’entretient permanent des équipements, ne suffisaient pas à maintenir les hommes et les femmes de la Meute occupaient. Mais il fallait prendre son mal en patience. Le Loups Solitaire entrainait Gauvain pendant ce ton. Le jeune homme était passionné mais n’avait aucun talent pour les armes. Il avait d’abord voulu imité le Loup Solitaire en s’armant d’une hallebarde mais son maniement était trop complexe pour lui et il s’était révélant redoutable à la lance pour se défendre, mais son attaque restait à désirer. Il avait aussi essayé des armes plus petites pour le corps à corps. L’épée ne lui allait pas, de même que la hache ou la masse. C’est par hasard et surtout pour rire que des Loups lui ont donné un fléau à piques. Ce qui devait arriver dès son premier mouvement, la boule qui se balançait au bout de la chaine vint lui fracasser la jambe, sans pour autant la casser. Mais l’instant d’après, le jeune homme avait saisi le fonctionnement et maniait l’arme avec une surprenante agilité pour un débutant. Malgré sa blessure qui saignait abondamment, le garçon s’était entrainé une heure avant que son Capitaine ne l’arrête. Depuis, il s’entrainait quotidiennement au fléau avec les Loups et à la lance avec Erdrak.

C’était un jour comme les autres pour la Meute, jusqu’à ce que…



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Re: Des Griffes et de Crocs - Aïasil & Alauwyr

le Sam 24 Fév - 20:43
Nyn-Tiamat était d'une certaine beauté aux yeux d'Aïasil, la dragonne aimait ses plaines gelées, ses glaciers, ses montagnes. Peut-être que de tout l'archipel, c'était l'endroit ou elle se sentait le mieux à sa place. Isolée de toutes formes de vie, seule avec elle même et son cœur de pierre. Elle était à l'écart et personne ne viendrait souffler sur la flamme qui brûlait en elle, enflammer le brasier de passion qui ferait alors fondre la banquise toute entière. Elle était seule, c'était ce qui lui importait, mais outre ce paysage à la hauteur de sa majesté et un froid mordant qui remplaçait en elle, de manière tout à fait inavouée, les caresses de sa tendre et déchue liée. Outre cet espace infini de méditation que cette île lui offrait, Aïasil se sentait peut être si bien à sa place parce que c'était cet endroit qui l'avait vu naître.

Elle reprit un peu d'altitude, le contrevent gelé était parfait pour la porter, de loin, son œil perçant décela l'épave gelée du vaisseau bipède par lequel elle et Mëryl avaient voyagé sur les mers déchaînés, c'était là bas que Mëryl était morte, et c'était là bas qu'elle s'était libérée du joug du lien, qu'elle avait massacré les hommes qui l'avait accompagnée, et que l'écarlate l'avait prise sous son aile. Pouvait-elle imaginer une pire tragédie que sa propre histoire ? Aïasil répondait : sans aucun doutes, puisqu’à cet instant ou elle y pensait, elle vivait.

Mais quelque chose lui manquait encore, rongée par le froid et son propre feu intérieur, elle s'était aujourd'hui envolée à la recherche de ce qui la rendait réellement vivante : les sentiments intenses, la faim dévorante, la passion. Elle ne pouvait pas satisfaire ces besoins là toute seule, elle avait besoin d'autres personnes, et en ce qui concernait sa faim, elle avait besoin de proies. Elle longeait donc la banquise et la toundra, désormais loin des rives gelées et de l'épave bipède qui lui avait servit de coquille, étendant son esprit à la recherche d'être de chair et de sang, d'être conscients qu'elle pourrait s'approprier. La région était si vide, la vie y était si minime, mais elle était présente : des bipèdes, des hommes, tout un campement. Elle pouvait les sentir, ils n'étaient pas nombreux, mais il n'étaient pas loin... Ses grandes ailes se replièrent et la neige amortit autant son atterrissage que le rendit silencieux, connaissant l'oreille des humains, elle n'avait pas peur d'être repérée ainsi, mais s'il s'agissait d'elfes, se faire discret serait la moindre des précautions. Ses serres brûlantes chauffaient déjà la neige, et la dragonne se fondait au travers, ils n'étaient qu'à une cinquantaine de mètres tout au plus. Elle se dirigea vers eux, chassant la nappe blanche au passage de ses écailles noires, puis rapidement, ses traces dans la neige se firent de plus en plus légères, ses écailles de moins en moins sombres, consistantes, apparentes. Une énergie pure parcourait tout le corps de la traqueuse d'hommes, et bientôt elle progressait dans la nappe blanche sans y laisser une trace de son passage, elle n'était plus qu'un spectre de fumée noire qui s'infiltrait dans la blanche neige, comme des racines émergeant puis replongeant dans la terre pour s'étendre, elle, elle s'étendait, et en direction de proies.

L'attaque fut violente, rapide, aucun d'entre eux n’eut le temps de voir quoi que ce soit arriver ni même de comprendre ce qu'il se passait. Des palissades de bois jaillirent un spectre obscur qui s'enroula autour du premier venu, un jeune homme qui s'entraînait à manier une masse piquante au bout d'un chaînette avec ses compères. Avant que tous ne puissent réagir, elle était déjà sur lui, autour de lui, en lui. Ses crocs fantomatiques plongèrent dans la gorge du jeune humain et elle lui injecta à l'instar d'un serpent son venin, une dose de sa propre magie, transformant la pauvre petite proie en un spectre éthéré qui viendrait grossir le sien. Ses griffes sombres se rétractèrent autour de lui, et la dragonne l'enveloppa dans un voile obscur pour traverser le camps , se faufilant entre les bipèdes, pour s'enfuir à nouveau dans les étendues de glace avec son repas.

C'était un piège, bien évidemment... combien d'entre eux sortiraient pour la suivre ?




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Re: Des Griffes et de Crocs - Aïasil & Alauwyr

le Dim 11 Mar - 9:31
Le cri d’alarme fut donné. Sans même qu’un ordre ne fuse, les loups forment leur trio, puis se regroupèrent en groupe de six ou neuf, surveillant les alentours. Les témoins de l’attaque transmettaient ce qu’ils avaient vu en se dirigeant vers le Loup Solitaire. Un spectre avait emporté Boris. Personne ne l’avait vu venir et personne n’avait pu réagir. Cette attaque était-elle préméditée par une forme spectrale vivante ou était-ce une nouvelle forme animale jusque-là inconnue ? Qu’est-ce que c’était que cette chose.

Elle état partie dans les bois, emportant le jeune homme pourtant prometteur avec elle. Avait-il souffert ? Avait-il eu peur ? Est-il mort ? Oui. Hors de question de sortir pour essayer de retrouver son corps, si corps il y avait. La menace était bien trop proche encore et s’enfonçait dans les bois n’était clairement pas une bonne idée. La vraie question était : fallait-il rappeler le reste des loups, ceux partis en exploration ? Oui, sûrement, car qui sait ce qui rôdait un peu plus loin. Et en sonnait le rappel, le Loup Solitaire pouvait les prévenir du danger.

Le Capitaine de la Meute saisit son cor de chasse et souffla dedans, une première fois, appelant les loups au camp, puis une deuxième fois, signalant un danger, enfin une troisième fois, précisant que le danger était inconnu ou/et dangereux. Il espéra que le spectre ne fera pas de victime parmi les hommes et femmes de la Meute qui rentrerai au camp. Mais Erdrak assumait cette décision qui valait tout autant l’inaction.

Il rassembla ses hommes, et ordonna de surveiller les alentours, de ne jamais se séparer de son trio et de ne pas charger dans les arbres sans prévenir un autre groupe. La discipline de l’unité faisait d’elle une force qui pourrait inquiéter des pays si elle était plus conséquente et si la guerre était réellement leur objectif. Les Loups resteraient en place sans pour autant se laissait faire. Il fallait d’abord identifier la menace en limitant la casse autant que possible. Puis il allait voir les mages de la Meute. Bien que mage soit un grand mot pour les désigner. Les deux hommes étaient juste plus proches des flux magiques et l’avaient étudiée rapidement. Le premier était le médecin de l’unité, qui avait appris les sorts de soin essentiellement. Le second était magicien de foire avant la guerre et avait décidé de changer de vie et de suivre le Loup Solitaire, c’était un des premiers loups.

Les deux répondirent par la négative. Ils n’étaient pas assez bon pour ce genre de chose et n’avait aucune connaissance sur les spectres et ce genre de chose. De plus, leur magie offensive n’était pas assez bonne pour espérer faire pencher le combat en leur faveur, même plutôt l’inverse. Erdrak les remercia et se mit à réfléchir sur la situation. Il allait falloir agir mais que fallait-il faire ? Être immobile était une bonne position défensive mais s’ils ne pouvaient pas combattre cette créature, la fuite serait la meilleure solution. S’ils pouvaient battre le spectre à la course. Sinon, il faudra accepter leur destin en combattant l’invisible. Maintenant, l’attente commençait. Quarante-cinq hommes et femmes attendaient un ennemi inconnu.


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Re: Des Griffes et de Crocs - Aïasil & Alauwyr

le Lun 9 Avr - 12:31
Sa première proie prise, elle vint serpenter au loin voir si son piège fonctionnerait. Elle avait déjà rencontré des regroupements d'humains comme celui-ci. Des « expéditions » selon le terme bipède, la dernière fois qu'elle en avait rencontré, il s'agissait d'un équipage marin à la recherche de pirates qu'elle avait au préalable massacré un peu plus tôt, elle n'en avait donc tué aucun, ne les avait chassé que pour le plaisir, et par curiosité. Le plus amusant pour elle fut de constater la proximité de  la capitaine auprès de ses hommes, au point que dans l'espoir de retrouver ceux qu'elle lui avait enlevé, elle s'était avancée seule entre ses griffes, sans aucun espoir de . Aujourd’hui encore, Aïasil ignorait si c'était une force à respecter, ou une stupidité à punir. Ce jour là, elle avait fait les deux.

Quoi qu'il en soit, les guerriers de glace n'étaient pas de se penchant là, l’œil rivé vers le camp humain, elle ne vit rien ni personne sortir chercher le pauvre enfant qui se débattait faiblement dans ses serres, il ne lui fallut pas longtemps pour briser son esprit par la domination du sien et en faire une proie vaincue, docile et soumise. C'était avec une pointe de sadisme qu'elle lui fit appréhender sa situation. Personne ne viendrait pour lui, tout ce qu'il restait à ce petit humain, c'était un prédateur affamé et sans pitié. Ou presque, car elle lui accorda tout de même une mort rapide, reprenant forme physique, il ne lui suffit que de planter les crocs dans son thorax et d'en arracher une moitié. De là, elle dévora rapidement les parties les plus appétissantes et nourrissantes, à savoir ses muscles, ses organes .

Au delà , dans le campement humain, l'alarme sonna, mais plusieurs fois. Aïasil avait apprit, lorsqu'elle vivait auprès des bipèdes, le fonctionnement de celle-ci, évidemment, il s'agissait d'un son fort produit par une corne, comme pour un cris de guerre, qui visait à alerter les alliés de quelque chose. Mais lorsque le son était reproduit plusieurs fois en peu de temps, cela pouvait avoir un sens, comme celui de désigner le type d'ordres à suivre. Plus que repérée, probablement que les humains du camps se préparaient à se défendre. Etait-ce une invitation à y retourner chercher quelques proies supplémentaires ? Après tout, le garçon était un repas plutôt maigre, alors en arrachant un dernier morceau, couvrant un peu plus ses écailles de liquide écarlate, elle reprit appuit dans la neige pour s'envoler et, à nouveau, prendre la forme d'une brume obscure, d'un dragon éthéré, qui fonçait vers le campement. celui-ci était primitif, une simple pollution humaine utilitaire, mais bien remplit. Aïasil étendait son esprit, et elle sentait grouiller dans la neige plusieurs dizaines d'entre eux, que de proies potentielles. Bien trop de nourriture pour elle, alors il y avait trois solutions possibles quand à la suite de la chasse, se vouerait-elle simplement à la prédation ? Au jeu ? Ou au massacre ? Elle avait une bonne raison de se livrer à chacun de ces choix, mais elle ne se décidait pas.

Puis, elle repéra vite quelques humains qui ne se trouvaient pas à l'abris des défenses du camps. Elle comprit alors, le campement était une base d'expédition, et des hommes partaient et revenaient au dehors, pour chercher quelques chose, ou explorer. Et l'alarme était sonnée non seulement pour mobiliser les hommes du camps, mais aussi pour rappeler les patrouilles sans défenses. Pour Aïasil, c'était plutôt amusant comme système, elle ne doutait pas de son efficacité, mais elle ne pouvait s'empêcher de ricaner à la tactique humaine, qui mettait en œuvre leur très fameux et vanté talent d'adaptation, en une stratégie qui ne pourrait absolument rien contre elle, le prédateur parfait.

En quelques secondes à peine elle changea de cap et fonçait sur les hommes qui courraient dans la neige. C'était d'autant plus amusant que celle-ci les freinait très largement, malgré tout leur équipement, ils s'y empêtraient et ne pourraient donc jamais la fuir. Aussi elle pouvait prendre son temps, lorsqu'elle passait dans leur dos, leur laisser le temps de se retourner, de la contempler, de fuir ou de rester hypnotisé par son regard lumineux, deux grandes étoiles dans ce nuage de ténèbres, qui s'abattait sur eux un a un .




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Re: Des Griffes et de Crocs - Aïasil & Alauwyr

le Mer 18 Avr - 8:32
Vétéran pestait du poids du chamois qu'il portait sur ses épaules. L'animal avait été facile à tuer, mais il pesait son poids. Les Loups de la Meute allaient pouvoir se régaler ce soir. Et là, on serait en droit de se demander pourquoi il ne s'était pas contenté de porter les pièces de viandes les plus nobles et les plus appétissantes, au lieu de porter tout l'animal. Et en plus, il n'était pas tout seul. Comme tout membre de la Meute sortant hors du camp, il avait formé un trinôme et était parti chassé. Dans le lot des deux jeunes qui l'accompagnait se trouvait Ssyl. Du moins, c'était le nom qu'elle lui avait donné, qu'il croyait se rappeler. Chose certaine était qu'elle paraissait en connaître sur lui, bien qu'elle cherchait à le cacher. Un jour prochain, il devra la prendre à part et avoir une conversation avec elle....Mais pour l'instant, il jura encore. Avec les deux autres loups, il avait osé commettre l'inhabituel : parier. Et pour les rares fois qu'il pariait, il avait perdu. Autant vous dire qu'il ne tenait pas à détailler ce qu'avait été ce pari, mais il avait eu le droit de porter le chamois entier sur ses larges épaules. Heureusement qu'il n'était pas un frêle. Et il fut d'autant ravi quand ils commençaient à discerner les palissades sommaires du campement de la Meute.

Mais son sourire se perdit vite, quand il entendit le son bien connu du cor de Loup Solitaire. Il se figea, comme ses deux camarades. Puis le son retentit une seconde fois, puis une troisième fois. Vétéran avait jeté dans la neige leur banquet pour la soirée.Ce n'était pas bon... Il connaissait assez Loup Solitaire pour savoir qu'il n'aurait pas soufflé dans son cor sans raison. Il y avait un danger et il avait agi pour prévenir tous ses hommes se trouvant en dehors des remparts en bois, s'ils étaient à distance d'entendre l'avertissement. Sans attendre, il guetta les environs.

Le troisième Loup qui était avec lui paraissait se laisser déborder par la peur.

''Qu'est ce qui se passe, pourquoi le cor a retenti...''
''Je ne sais pas, et pour l'instant, je réfléchis. On ne voit rien de notre position. Et si tu as bien entendu, il y a trois coups de cor....''


Trois coups qui précisait que le danger n'était pas déterminé ou était dangereux. Dans les deux cas, le trinôme de Vétéran ne pouvait pas se permettre de courir tête baissé vers le campement pour apporter de l'aide. Et Vétéran devait prendre une décision.

"Vous deux, vous allez redescendre dans la vallée, en attendant que j'aille voir ce qui se passe. Je ne tiens pas courir de risques inutiles. ''
''Je reste avec vous ! Il est hors de question que...''
''Il suffit Ssyl ! Ce sont mes ordres ! Ce n'est pas le moment de les contester ! ''


L'adolescent ouvrit la bouche pour protester et écarquilla les yeux, fixant quelque chose derrière Vétéran. L'épéiste se retourna et ce fut à son tour d'écarquiller les yeux en voyant ce qui leur arrivait dessus. Une brume ténébreuses, qui paraissait ressembler à un dragon, était en train de fondre sur eux. Deux orbes lumineux étaient fixés sur eux.

''Courez !  ''

Là, cet ordre percuta de suite. Les deux jeunes gens se mirent à courir, suivi de Vétéran. Il serrait les dents pendant que son esprit bouillonnait de trouver une solution. Sur l'instant, il n'avait pas joué de raison, mais plus de réflexe de survie ! Et cela, il savait au fond de lui que ce n'était pas une habitude ancrée en lui.

''Courez et ne vous retournez pas !  ''

Il stoppa sa course, attrapa son épée et se retourna. Il croisa ce qui devait servir de regard à cette engeance brumeuse qui fondait sur eux. La question de savoir comment se battre contre cette chose lui frôla l'esprit, mais il était trop tard de toute façon. Il s'était fixé un but  : donner du temps pour les deux jeunes de se sauver et de rester en vie ! Surtout pour Ssyl. Et sans perdre de temps, ne pouvant réprimer un étrange frisson devant cette chose éthérée et qu'il savait mortelle, il tendit sa main gauche, non armée, vers la brume ténébreuse, paume ouverte, pour libérer un sortilège : une boule de feu. S'il pouvait à gagner du temps, il le fera !

Spoiler:
Boule de feu
Création d'une boule de feu qui peut causer de graves brûlures à l'adversaire

Geste clé : Paume ouverte vers l'adversaire


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Re: Des Griffes et de Crocs - Aïasil & Alauwyr

le Dim 29 Avr - 19:42
Les Loups du camp avaient formé des rangs serrés, et malgré une certaine disparité dans les armes de chacun, présentaient une ligne de défense forte et résistante. Devant la facilité avec laquelle la palissade était tombée, Erdrak avait décidé qu’il ne servait à rien d’essayer de défendre les murs du camp, cela ne ferait qu’étirer ses hommes pour rien. Il avait déjà perdu un Loup, le pleurer ne servirait à rien mais cela le contrarier et surtout l’attrister. Il ne devait pas se laisser aller à la colère et aux désespoirs, sous peine de perdre bien plus. Il fallait se montrer patient, et identifier l’ennemi.

La tension dans les rangs des Loups était à son maximum. Chacun se demandant ce qui allait surgir de derrière le mur, comme l’affronter. Les explications et la description des quelques témoins de l’attaques étaient trop confus pour être utiles. Un gaz, une ombre, un monstre. Cela n’apportait aucune certitude, ni nouvelle stratégie. Soit, la Meute pouvait y faire face, soit il fallait fuir. Dans le cas de la seconde option, le Loup Solitaire avait demandé que les chevaux soient regroupés au centre de la zone défensive et surtout solidement attaché. C’était une manœuvre dangereuse car si l’attaque les faisaient paniquer, ils ne leur seraient d’aucune aide, mais en les gardant sous la main, en plus de les protéger, si les Loups pouvaient les calmer, il serait plus simple pour eux de déguerpir. Erdrak pourra toujours donner la position de la Meute avec son cor magique.

Des cris et une explosion retentit hors du camp. Une voix qu’Erdrak avait reconnu entre toutes, malgré la distance. Erdrak et surtout Asmo. Laisse-le mourir. Il retiendra la bête pendant ce temps-là. Tu serais prêt à rater un bon combat juste pour ne pas voir mourir Vétéran ? L’absence de réponse de la Colère fut éloquent. Restez en formation, tenez la position ! Sunr, à toi le commandement, si la situation devient intenable, bat en retraite et souffle du corps pour qu’on puisse vous retrouver. Et pas de discussion. C’est le moindre mal.

Lançant son corps à son lieutenant, le Loup Solitaire, Solstice à la main, se mit à courir en direction de l’explosion. Il croisa deux Loups à qui il intima l’ordre de rejoindre les autres. Il avait reconnu l’équipe de Vétéran et accéléra le pas de course. Il le voyait non loin et arriva légèrement essoufflé. Une ombre se glissait hors des flammes créer par magie. Qu’est-ce que…


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Re: Des Griffes et de Crocs - Aïasil & Alauwyr

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