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La chasse à la proie [Verith]

le Ven 2 Fév - 16:45
le 13 aout 1762,


Une grande ombre noire s’étendait sur la forêt enneigée entourant à perte de vue le village des grands félins humanoïdes. Ils étaient habitués à de grandes créatures très dangereuses, les Graarhs savaient fort bien comment lutter contre chaque ennemi de la tribu, de la légion. C’était également pour cette raison que chaque Graarh était des combattants avant tout autre chose dès l’âge de six ans. Cependant cette fois-ci, Asshaal pouvait sentir un calme un peu trop pesant dans la forêt depuis peu, quelque chose n’allait pas. Il était tard dans l’après-midi, la température allait descendre rapidement, mais ce n’était pas un problème pour la féline habituée au froid et avec la capacité de garder très longtemps la chaleur. Elle était une des gardiennes des lieux, mais elle sentait que quelque chose d’inhabituel se passait. Il fallait qu’elle soit prudente.

Asshaal confia alors aux autres combattants disponibles de rester attentif au village, qu’elle allait voir seule. C’était une manière de protéger le village contre toute menace et de risquer sa vie seule si jamais un malheur devait arriver. Inutile d’armes pour la gardienne des lieux, ses griffes seules étaient capables d’abattre les pires ennemis. Il était facile de savoir où aller, il suffisait de s’enfoncer  au milieu du calme quasi surnaturel qui s’imposait à la forêt. On n’entendait plus d’oiseaux, les prédateurs se faisaient discrets, il ne pouvait s’agir que d’une grosse bête dangereuse. Elle fila alors ventre à terre en utilisant la région et le paysage à son avantage pour se déplacer plus rapidement et se camoufler. Son camouflage naturel était pour des teintes plus chaudes, mais elle y arrivait bien tout de même.

Asshaal avançait rapidement par à-coup  avant de se cacher dans des fourrés, de la neige ou n’importe quoi d’assez gros. La féline faisait après tout deux mètres de haut avec un matériel surtout utile que beau. Tout était ainsi chez la Graarh. Elle avait les oreilles baissés, méfiante, poussant ses sens au maximum et la truffe au vent. Elle sentait qu’elle était de plus en plus proche, tant et si bien que ses griffes sorties toutes seules se glissant dans les fourreaux de ce qui servait à renforcer ses coups. Il y avait même des runes magiques, choses assez rare chez les siens.

 « Allez … sort de là …je te sens … »  

Se dit à elle-même la féline à voix basse, comme si cela pouvait l’aider à trouver la bête. Elle sentait le rythme de son cœur battre la chamade, la tension de plus en plus grande. Elle devait trouver de l’aide, et elle avait bien une idée, même si c’était peut-être mal venu. Elle se mit alors accroupi au niveau du sol et elle traça comme une rune étrange et unique dans la neige. Elle ferma les yeux en se concentrant, laissant ses deux mains au-dessus, alors qu’elle commença une sorte d’incantation.

 « Par le symbole de Jebbhal Sag le seigneur des animaux, je fais appelle à vous mes amis. Indiquez-moi l’intrus … guidez-moi parmi la toundra … »  

Quelques temps plus tard, quelques animaux semblaient montrer à leur façon une direction, il était temps de débusquer la proie.
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Re: La chasse à la proie [Verith]

le Sam 10 Fév - 16:02
¤ Deuxième contact ¤

Du plus haut que son museau pouvait atteindre, Verith observait l’endroit où le trouvait. Nyn-Tiamat, à cette île de glace, les vampires avaient donné une partie du nom de sa fille. Comme c’était ironique. Surtout venant de la part de ce peuple impie qui avait tué l’oncle de cette même dragonne. Les bipèdes étaient décidément stupides au possible, et encore le mot était faible. Quoi qu’il en soit, le rouge avait appris que cette place ne se nommait pas en réalité Nyn-Tiamat mais Paadshail. C’était assez flatteur de voir que le nom de sa descendance était attaché à une terre, mais c’était en même temps assez fâcheux. Car cette terre n’appartenait pas aux dragons. Certes, les dragons étaient partout chez eux, mais par là le rouge voulait dire que ce n’était pas cette terre qui avait vu naitre sa race. Aussi changer le nom d’un lieu appartenant à d’autres en utilisant le nom de sa progéniture le fâchait énormément. Les dragons n’étaient pas des envahisseurs contrairement aux bipèdes. Oui, ces races inférieures étaient décidément bien stupides et chacun de leur acte enrageait un peu plus le dragon. Désespérant … tout bonnement désespérant.

De sa hauteur le rouge observait ce territoire où c’était installé les vampires, occupant une fois de plus l’espace vital des créatures originaires de ce lieu : les Graärh. Il s’agissait de créature intrigante avec lesquelles les intérêts du rouge pourraient peut-être coïncider. Mais plus que cela, c’était peut-être une race qui mériterait vraiment l’intérêt et l’amitié des dragons. Du moins si tout se passait bien. Du moins s’ils ne commettaient les mêmes fautes que les bipèdes envers eux. Verith espérait que non. D’ailleurs il avait bien l’intention d’essayer d’aller à leur rencontre en premier afin d’éviter cela. Il devait les prévenir avant que le contact avec les bipèdes ne les corrompe lui aussi.

Montagne écarlate au milieu de la toundra qui, il y a quelques heures encore, n’avait pas de montagne à cet endroit, et regorgeait de vie. Le colérique sentait que sa présence perturbait grandement l’équilibre de ce lieu. Il faut dire qu’ici il était un peu l’équivalent d’un super prédateur. Certes, l’archipel connaissait un écosystème très particulier avec des … animaux ? Non plutôt créatures magiques, diverses et variées, mais dans ce genre d’endroit les dragons pouvaient être apparente à l’être se trouvant au sommet de la chaine alimentaire de ces dites créatures magiques, les dragons en étant, à certains points de vue, eux-mêmes certains.

Alors qu’il songeait à cela, l’esprit de l’enfant de l’orage vagabonda. Dans les temps reculés, et oublier de tous hormis de lui et des rares Tarenth encore vivant, avant que les dragons ne se voient offrir par conscience par les dieux, du temps où ils n’étaient encore que de vulgaire créature sauvage, il y avait-il des bêtes magiques autres qu’eux sur Ambarhùna ? Peut-être son espèce les avait toutes détruites. Mh, cela lui paraissait un peu gros.

Quoi qu’il en soit, un profond silence régnait dans la toundra. Les Fenrisúlfr s’en étaient retournés dans les montagnes en voyant qu’un prédateur plus dangereux qu’eux était déjà sur place. Les rhinocéros laineux, eux, avaient pris de bonnes distances. Les licornes, elles, demeuraient profondément cachées dans la forêt. Quelque chose d’étrange et de malveillant rôdait autour de ces créatures-ci. Verith n’en avait jamais vu personnellement, et même pour quelqu’un comme lui, il n’était pas pressé d’en voir une. Oh, il ne doutait pas être en mesure de les tuer sans problème. Mais cette profonde étrangeté régnant dans leur sillage le laissait perplexe. Il y avait des forces qui dominaient ce lieu, des forces qui lui étaient inconnues. Il n’était pas en terrain conquis ici. Il devait se fonder prudent et apprendre, avant de pouvoir espérer un jour dominer.

Quoi qu’il en soit, sa présence perturbatrice semblait avoir néanmoins attiré quelques curieux. Même s’il ne les regardait pas directement, ou ne regardait pas avec son esprit, il pouvait les sentir. Il y avait quelques regroupements de ces autochtones félidés dans les environs. S’il perturbait l’écosystème en brisant l’équilibre des forces entre proie et prédateur, alors il devait assurément rompre leur tranquillité et leur train de vie. Est-ce qu’il en était dérangé de faire cela ? Non pas vraiment. Si cela permettait de créer une réaction chez eux, alors c’était bien.

Le rouge devait entrer en contact avec eux. Mais se pointer directement auprès de leur village n’était peut-être pas la meilleure idée du siècle. D’après ce qu’il avait cru comprendre, il s’agissait d’une race chasseresse. Ils ne verraient sans doute rien de plus qu’un prédateur effroyable. Il fallait leur présenter un visage amical. Or il n’était pas certain du moyen à adopter pour y parvenir.

L’un des curieux s’approchait de plus en plus, semblant braver sa peur, sans doute porter par sa curiosité. Lentement, le rouge tourna le museau derrière lui. Le curieux, ou plutôt la curieuse était encore loin. Elle se déplaçait de tas de neige en tas de neige, d’arbuste en arbuste, de buisson en buisson. Tentant de se cacher, de dissimuler sa présence à mesure qu’elle approchait.

Le colosse de flamme finit par se redresser, venant se mettre sur ses quatre pattes, et commençant à se tourner afin d’être en face de la direction d’où venait le félin. Ses prunelles dorées scrutèrent l’endroit avant de se poser là où son esprit indiquait que la curieuse se trouvait. Il ne fallut que quelques pas au géant pour combler la distance et arriver là où se trouvait dissimulée la félidée. L’esprit du rouge vint frôler le sien avant de parler directement à l’intérieur de ce dernier.

« Tu es habile pour te dissimuler à mes yeux. Mais seulement à mes yeux. »

Verith leva une patte et d’une griffe dégagea le monticule de neige et d’arbuste derrière laquelle la Graärh se trouvait, la révélant.

« Je suis Verith de l’ire. Dragon libre. Tu n’as rien à craindre de moi chasseresse … du moins tant que ne fait pas l’erreur de me considérer comme une proie. »
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Re: La chasse à la proie [Verith]

le Mer 14 Fév - 16:32
La Graarh ignorait passablement les noms que donnaient les étrangers à chaque chose, ce langage commun ignorant. Les grands félins avaient leur propre manière de communiquer, et bien souvent des mots étaient inutiles. Sa détestation du règne vampirique était aisément visible à mesure de lui parler, mais pour le moment, elle se contentait de chasser. Les peaux lisses se croyaient déjà en terrain conquis, alors que ce n'était qu'un refuge pour des lâches n'ayant pas eu le courage d'affronter leur destin. Elle n'aimait pas du tout ce peuple, qui a ses yeux n'en était qu'un seul. Elle les traitait à la manière Graarh, avec les lois Graarh.

Si jamais les guerriers félins étaient dans l'entièreté de leur peuple des combattants, ce n'était pas pour rien. Les terres étaient dangereuses, des créatures magiques implacables qu'il fallait connaître. Il était important également de respecter les esprits gardiens, ces guides depuis la nuit des temps, qui a titre personnel la protégeaient et lui permettaient de vivre ici. Le peuple félin vivait avec ce monde, il faisait partie de cet écosystème et il n'était pas question de le dominer par la force. C'était peut-être pour cela que les Graarhs étaient encore en vie. Ils étaient un peuple nomade, pas d'attache réellement, mais c'était sans doute pour cela également que les peaux lisses prenaient avantage sur eux.

Asshaal s'approchait de plus en plus tant et si bien que l'étrange colline avec des ailes devenait plus visible avec des contours plus nets. C'était une sorte de lézard géant, et il était évident qu'il n'y en avait jamais eu auparavant. Le peuple Graarh portait leur sagesse aux plus jeunes avec des histoires, ces contes, des leçons de vie le soir au coin du feu. Les Graarh devaient se débrouiller très jeune, considéré adulte à six ans. Cette créature qui se dressait au milieu de nul part semblait comme attendre quelque chose. Elle était venue avec ces peaux lisses, mais ce dragon était bien différent de ces créatures rampantes sans honneur. À son approche, la grande créature se redressa de toute sa longueur, mais ce n'était pas pour si peu qu'elle allait rebrousser chemin. Elle se tourna dans sa direction ce malgré son camouflage pourtant efficace d’habitude, cela prouvait que cette créature avait d’autres moyens de détection, et que ce n’était pas nécessaire de continuer à ramper sur le sol.

Asshaal était bien en présence d’une créature intelligente, et pas simplement d’un lézard géant mangeuse de gentilles boules de poils. Elle sortit alors de la neige dans son pelage digne de la savane avec ses muscles tendus et ses griffes toujours sorties. Ce n’était pas là dans l’idée de lui sauter dessus tout de suite, ses appuis étaient stables et ne montrait pas tant que cela de l’agressivité, mais elle ne souhaitait pas paraitre faible face à une créature pareille. Elle comptait bien traiter avec cette chose d’égal à égal, au moins socialement, ce qui était très important dans la culture Graarh. Elle la fixait alors dans les yeux directement sans aucune hésitation.

« Nous sommes sur notre terrain, et nous avons l’habitude de la chasse. Ainsi, c’est vous qui troublez la quiétude de la toundra ? »

Demanda alors directement la féline sans tourner autour du pot pendant deux heures, ce n’était pas le genre des Graarhs. Ce peuple n’était sans doute pas fait pour des négociations difficiles pendant des semaines, il disait ce qu’il avait à dire directement sans ombrage, si coup fourré et avec une honnêteté directe. Elle put alors admirée ainsi la patte massive avec des griffes plus ou moins similaires aux siennes, sauf que la féline avait des gants de combats magiques et avec des runes pour les renforcer. On pouvait remarquer d’ailleurs que l’équipement qu’Asshaal portait était surtout pour l’utilité et non pour la beauté ou l’harmonie des couleurs.

« Je suis Asshaal Sitaare-ke-Tahat, membre de la légion de ces terres neigeuses, évidemment libre. Comment pourrait-on ne pas l’être ? L’esclavage est une honte contre toutes nos lois et une honte à notre honneur. En ce qui concerne votre statut de proie ou d’inviter sur ces terres, cela ne dépend que de vous. Que faites-vous ainsi ici ? Que recherchez-vous ? J’ai l’impression que vous agissez autrement que les autres peaux lisses qui nous envahissent. »
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Re: La chasse à la proie [Verith]

le Mar 20 Fév - 11:01
¤ Proie ou invité ? ¤

Le dragon de l’ire avait ses deux grandes mirettes dorées posées sur la féline tachetée qui se tenait fièrement debout face à lui. Il avait beaucoup de choses à apprendre au sujet de cette espèce jusqu’alors inconnue. Il espérait que ce qu’il découvrirait lui plairait. Cependant, il doutait apprendre quelque chose qui le froisserait au point de souhaiter leur destruction, à eux aussi. Cette race était innocente de tout crime envers les dragons, il n’avait donc supposément rien à craindre du rouge. La félidé ne tourna pas autour du pot, venant insinuer qu’il troublait la tranquillité de cet endroit. Le dragon n’en prit pas grippe, au contraire il ricana quelque peu.

« Les bêtes de cette région n’ont jamais vu un membre de mon espèce, elles sont cependant assez intelligentes pour savoir que je peux représenter un danger. Cependant, ils s’habitueront bien vite à ma présence et pourront vivre en harmonie avec moi. Mon espèce apporte la magie en ce monde et la magie apporte la vie. Je ferais par ma simple présence pousser l’herbe dont ils se nourrissent. Et de temps à autre je prendrais l’une de ses grosses créatures au poil laineux et à la corne au milieu du nez. Elles sont un goût assez particulier que j’apprécie. »

Le regard du colosse de flamme passa des bêtes au loin, à la Graärh. Il remarqua son équipement, assez rudimentaire par rapport à ce qu’il avait pu observer sur les bipèdes. Mais ne s’en inquiéta pas plus. Elle n’était pas en mesure de représenter un danger pour lui, et lui ne souhaitait pas en être un pour elle. L’inconnue se présenta par son nom et se dit libre elle aussi. C’est vrai, il ne devrait pas employer le terme libre pour se désigner auprès de cette espèce, ils ne comprenaient pas encore ce que cela signifiait pour lui. Du moins pas totalement, car son concept de liberté pouvait être rapproché de celui de ces félins. Lui luttait contre les chaines magiques et idéologiques que les bipèdes avaient mises aux siens. Les Graärh luttaient contre les chaines physiques que les bipèdes avaient mises sur les leurs. Verith révéla ses crocs. Cette petite avait du cran, elle lui plaisait bien. Mais il fallait tout de même faire attention à ne pas aller trop loin.

« Je te prierais de ne pas me comparer aux bipèdes. Qu’ils soient humains, vampires ou elfes, ce sont tous les mêmes. De la vermine sans honneur utilisant les plus viles manières afin de parvenir à leurs fins. Alors que moi je suis un dragon. »

Verith n’en dit pas plus, peut-être prendrait-il le temps, plus tard, de lui expliquer le passé. Si elle lui demandait.

« Ce que je fais ici ? Ce que je cherche ici ? C’est une bonne question. Les dragons sont de très anciennes créatures et lorsque l’un d’entre nous meurt, ses souvenirs rejoignent la mémoire collective ancestrale de mon espèce. Permettant à tout à chacun d’y accéder. Or … jamais mon espèce n’a rencontré la tienne. Je suis donc curieux. Cet archipel et tout ce qui s’y trouve me sont inconnus. Je recherche donc la connaissance. Mais pas seulement … »

Le rouge vint tranquillement s’asseoir, faisant un peu trembler le sol sous lui. Il pointa de la griffe la féline.

« Les Graärh n’ont jamais rencontré les dragons. Et les dragons n’ont jamais rencontré les Graärh. Jamais votre espèce n’a fait de mal à la mienne. Vous êtes donc innocent de tout crime. Jamais vous n’avez attaqué les miens, jamais vous n’avez tué les miens, jamais vous n’avez volé nos œufs, jamais vous ne les avez détruits, jamais vous n’avez étiez lier à l’un des notre, jamais vous ne nous avez amenés à nous battre les uns contre les autres, jamais de par votre folie vous ne nous avez amenés à quitter nos terres. »

Le colérique baissa sa patte, la reposant au sol.

« Vous êtes innocent de tous les crimes que les bipèdes ont commis envers les miens. De ce fait, ma colère et ma haine ne peuvent vous atteindre. Je n’ai aucune raison de vous faire du mal, je n’ai aucune raison de souhaiter vous annihiler et de mettre tout en œuvre pour y parvenir. Jamais je n’aurais pensé rencontrer une autre créature, différente des miens, avec qui je pourrais converser sans avoir le moindre ressentiment contre elle. Alors qu’est ce que je recherche ? »

L’enfant de l’orage dodelina de la tête.

« À préserver cette innocence qui est la vôtre. À apprendre à vous connaitre. Et peut-être même à vous aider à vous préserver de la folie des bipèdes et du danger qui les a poussés à quitter l’ancien lieu où ils se trouvaient : Ambarhùna. »

Le rouge haussa légèrement ses épaules.

« Alors pour le moment je me contentais d’observer vos petits nids de loin. Afin de voir ce qu’une première observation pouvait m’apprendre. Ma vue, mon ouïe, mon odorat et mon esprit portent plus que n’importe quelle créature en ce monde. Je doutais sérieusement que me présenter à la porte de votre nid ne provoque autre chose qu’une violente panique. »
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Re: La chasse à la proie [Verith]

le Jeu 22 Fév - 16:26

C'était bien la première fois que la féline voyait une pareille créature, c'était un énorme lézard doté d'une grande paire d'ailes et d'une force sans doute énorme. Cependant, elle n'était ni impressionnée ni intimidée, ce n'était pas la première créature d'une grande puissance qu'elle rencontrait dans sa vie de gardienne des terres de sa tribu. Les Graarhs n'étaient pas du genre à se complaire en politesses, en petites phrases inutiles, ils allaient toujours droit au but. Cela pouvait sans doute paraître agressif aux yeux de ceux qui ne connaissaient pas ce peuple, mais il n'en était rien.

« Ces froides contrées n'ont pas pour habitude de voir une créature comme vous en effet. Vous êtes venus en compagnie des peaux lisses, j'imagine ou alors vous venez d'un autre continent ? Les nôtres n'ont pas pour usage d'explorer plus loin que le continent de glace. Si vous êtes venu jusqu'ici en bonne intelligence, alors vous pourrez rester dans le coin. »

Dit alors sans hésitation Asshaal, et à la différence des vampires ou humains, cette race n'avait pas prit de force des terres qui ne leurs appartenaient pas. Alors, elle restait plus ouverte à la discussion, et quand quelqu'un de deux mètres rencontrait un autre de cinq ou six, le premier écoute.

« La magie n'est pas une grande spécialité des nôtres, certains le peuvent en effet, comme moi, mais c'était avant votre arrivée. Sans doute un bien fait des esprits gardiens. »

Asshaal était assez perplexe sur le coup de faire pousser l'herbe dans la région par sa simple présence. Bon après tout pourquoi pas, ce n'était pas plus idiot qu'une autre magie, mais la féline regardait alors autour d'elle avec toute cette neige et la glace, la pauvre herbe allait avoir du mal à s'en extirper.

« Si vous chassez des rhinocéros laineux, il faut prendre un malade ou un blessé, pas de femelle pleine, mais vous devez déjà le savoir. »

La ressource était précieuse et elle n'était pas infinie. Il fallait faire attention et ne pas faire n'importe quoi. Les tribus de Graarhs vivaient en partis de cela depuis la nuit des temps, ils avaient appris guidé par les esprits gardiens à comment faire les choses de la bonne façon. Son matériel pouvait paraître rudimentaire, il n'en restait pas extrêmement efficace dans les circonstances de la rudesse de la vie en ces terres gelées. D'ailleurs, elle ne semblait pas craindre la morsure du froid, sans doute à cause de sa fourrure. Elle ne cherchait pas être un danger au dragon, mais elle se défendrai elle et son honneur sans aucune hésitation quand bien même elle devrait rejoindre les esprits gardiens. Elle ne savait pas du tout ce que pouvait dire libre pour un dragon, car elle ne pouvait imaginer une relation avec un bipède si poussé que cela. L'esclavage était un non sens total à ses yeux, c'était contre toute forme d'honneur, et rien n'était plus important que cela. Elle observa la démonstration de force et de mécontentement du dragon en montrant ces crocs. Les Graarhs communiquaient également avec de subtils petits signes de la sortes, alors elle bandit un peu ses muscles tout en baissant un court instant ses oreilles, alors que sa queue était parfaitement calme. Elle ne montrait pas de faiblesse, mais elle ne comprenait pas, alors elle ne voulait pas blesser cette créature qu'elle ne connaissait pas.

« Hmmm oui je vois, je n'aime pas non plus ceux que j'appelle les peaux lisses, ils sont pour ainsi dire tous mauvais et sans honneur. Surtout les morts qui marchent, j'aime à les dévorer lorsqu'ils approchent de notre territoire. Les humains comme des enfants ignares, et les... Elfes ? Cela ressemble à quoi un elfe ? Je ne crois pas en avoir rencontré. Tous autant qu'ils sont utilisent des moyens lâches et sournois, je ne pense pas qu'ils soient digne de confiance. D'ailleurs, sans rien demander ils ont volés nos terres de nos ancêtres en arrivant des mers sur leurs grandes barques flottantes. »

Ashaal ne pouvait qu'apprécié les dires du dragon, vu qu'elle ne disait qu'une petite partie de sa rancœur envers les peaux lisses, et les vampires plus encore. Elle ne put que légèrement s'incliner en entendant le dragon parler de l'étrange fonctionnement de la mémoire des dragons.

« Vous devez avoir une bonne connexion avec vos esprits gardiens et vos ancêtres, je trouve cela admirable. Notre peuple quant à nous transmette leur savoir par des histoires au coin du feu le soir, mais je n'ai jamais entendu parlé des dragons. »

C'était clairement une manière de transmission par voix orale, ce qui limitait la qualité des connaissances, mais c'était bien et bien présent.

« Archipels ? J'aurai dit continents, mais sans doute que les terres dont vous venez doivent être plus grandes. »

Dit alors la féline à deux pattes sans être du tout vexée. Elle ne comprenait pas du tout où voulait en venir le dragon, qui pouvait réellement faire du mal à toute une espèce de créatures si grandes imposantes.

« Voler des œufs ? Mais pourquoi faire ? Ce n'est pas de la bonne chasse, cela ne cause que des soucis à l'espèce, sans de gain. Il vaut mieux manger un vieil animal ou malade, cela aide l'espèce. Les Graarhs ne chassent que pour manger et se vêtir, on ne fonctionne pas ainsi. Se lier à un dragon ? De quoi parlez-vous ? Être ami ? »

Asshaal ne pouvait décidément pas du tout comprendre ce que pouvait être un lien entre un dragon et un bipède.

« J'ai interrogé un humain, et il m'a dit que les peaux lisses ont fuit un grand mal sur leurs grandes barques, je trouve ça très lâche, mais je n'en sais pas plus. »

La Graarh comprenait la hargne de ce dragon, si jamais tout ce qu'il disait était juste, et il n'avait guère de raison de mentir de toute manière, les peaux lisses étaient encore pire que ce qu'elle pensait.

« les peaux lisses sont mauvaises, et je compte parler au chef de toutes les tribus du continent glacé pour réunir tous les Graarhs afin d'exiger le départ des peaux lisses de nos terres, sans quoi nous les ecraserons. Vous n'êtes pas sans savoir que chez nous, chaque Graarh est avant tout combattant. Nos griffes et nos crocs seront suffisamment acérées. »

Asshaal fit un mouvement de tête.

« Ne recherchiez vous pas un allié ? Un ami après toutes ces personnes douteuses ? »

La féline croisa ses bras après avoir rentrer ses griffes.

« Je ne sais pas le danger de votre terre précédente, mais nos esprits gardiens nous protégerons tant que nous vivrons dans le respect des règles de nos ancêtres. Quoi qu'il en soit, votre approche est mieux ainsi, nous sommes simples, mais pas dénué d'intelligence. Ces terres peuvent être dangereuses, surtout pour les peaux lisses s'ils ne m'a traitent pas comme il le faut. »

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Re: La chasse à la proie [Verith]

le Dim 25 Fév - 13:16
¤ Mise en garde ¤

Les Graärh avaient leurs propres façons de penser et de parler. Plus il en côtoyait et plus le dragon s’en rendait compte. Il y avait certaines choses qu’il ne comprenait pas parfaitement, mais son esprit analytique lui permettait rapidement de combler cette lacune avec un peu plus d’informations. Mais il y avait également des choses que les Graärh ne comprenaient pas. Verith devrait alors prendre la peine et le temps d’expliquer. Après tout, s’il voulait nouer autre chose qu’une relation conflictuelle avec ces derniers, il devrait nécessairement le faire. Cette race semblait néanmoins très fière, mais aussi désireuse d’apprendre. C’était assez intéressant. Le rouge espérait seulement que les choses ne finiraient pas mal comme avec les bipèdes. Pour le moment, la balle était dans les deux camps. L’enfant de l’orage laissa la petite créature féline parler, il ne l’interrompit pas, quand bien même elle posait des questions. Il préférait faire un tir groupé, en effet il avait le pressentiment que certaines questions se regrouperaient et l’apport de réponse serait bien mieux ainsi pour une parfaite compréhension. Il s’amusa presque de la réponse de la félidée, quand cette dernière lui dit que s’il était venu en bonne intelligence, alors il pouvait rester dans le coin. Comme si elle faisait figure d’autorité ici. C’était assez amusant, tout bipède qui lui aurait dit cela, des paroles aussi arrogantes, il l’aurait déchiqueté, bruler ou faire bien pire encore dans la seconde qui suivait. Or là, il n’en fit rien. Verith était un dragon, et un dragon est une créature fière. Il était aussi un peu arrogant. Cependant, il n’était pas du genre à se montrer agressif envers ceux qui ne le méritaient pas. Et c’était bien cet élément qui différenciait cette race animale des races bipèdes. Tant que cette différence demeurait, alors tout se passerait bien.

Il était également amusant de lui donner conseil quant à la manière de chasser. Les dragons étaient sans nul doute meilleur chasseur que toute créature sur cette terre et plus soucieuse de l’équilibre de monde et de la nature que tout autre. Cette race avait beaucoup à apprendre à leur sujet.

« Il y a là de nombreuses interrogations, mais c’est fort normal. Je sens en toi une curiosité ainsi qu’une volonté de défendre les tiens. Je vais répondre à tes questions, autant que possible bien sûr. »

Du bout de l’une de ses griffes, l’enfant de l’orage fit un petit trou dans le sol. Puis de l’extrémité de sa queue il attrapa quelques buissons, les arrachant du sol avant de venir les jeter dans le trou précédemment formé. Inspirant légèrement, l’enfant de l’orage cracha une petite gerbe de flammes qui vint enflammer les végétaux, créant ainsi un feu sommaire. Il ignorait la résistance au froid de ces créatures, même si on pouvait penser qu’avec leurs fourrures ainsi que le fait qu’ils vivent dans cette région de glace, ils avaient une certaine tolérance à cette dernière. Mais un feu lui serait sans nul doute bénéfique, si elle devait rester plantée là, immobile, à l’écouter.

« Je viens en effet d’un autre continent. Et pour être plus précis que je n’ai pas vu le jour sur le même continent que les bipèdes qui sont ici aujourd’hui. L’endroit où je suis né est … tout bonnement gigantesque. En effet, vos territoires ne sont pour moi que des îles. Là-bas, les dragons libres vivent en paix et en harmonie, à l’écart de toutes autres races. Le continent d’où viennent les bipèdes s’appelle Ambarhùna. Si l’on devait mettre les cinq iles côte à côte, je dirais que le tout ferait à peu de chose près la même taille que ce premier. Ambarhùna est la terre où ma race a vu le jour il y a de très nombreux siècles. Les elfes et les vampires sont arrivés bien plus tard, et les humains encore plus tard. Mes ancêtres les ont accueillis, car comme à leur arrivée ici, ils étaient en pleine errance sur l’océan. Mais la folie des bipèdes a engendré la guerre et la désolation. Si bien que mes prédécesseurs ont décidé de partir, abandonnant leur terre natale pour un meilleur endroit, le plus loin possible des bipèdes. »

Il y avait une certaine amertume dans la voix mentale du colérique. Il n’était clairement pas d’accord avec la décision de ses ancêtres, mais le ton laissait supposer que les choses étaient plus compliquées et que, quand bien même il n’acceptait, il pouvait comprendre la décision.

« Les elfes sont des créatures qui, à bien des égards, s’accordent et vivent en harmonie avec la nature. À l’inverse des humains qui la maltraitent et la détruisent. Ce sont des herbivores aux oreilles pointues et leur chair me donne des aigreurs d’estomac. Je ne me suis pas encore décidé s’ils sont pires que la chair froide des vampires. Mais ce sont des créatures bouffies d’arrogance et de suffisance, surestimant grandement leur place en ce monde alors qu’ils ne sont en réalité que de misérable insecte qui, sans l’existence des dragons et de la magie que nous apportons dans ce monde, seraient bien incapable de survivre. Ils sont plus subtils que les vampires, mais ils n’en sont pas moins méprisables. »

Un soupir s’échappa du colérique.

« C’est parfaitement le style des bipèdes de s’arroger des droits qu’ils n’ont pas, de prendre et de s’imposer, pillant aux autres ce qu’ils ont de plus cher à leur cœur. Lâche, oui les bipèdes le sont, cependant, je ne saurais dire si la fuite face au grand mal qui s’est abattu sur Ambarhùna était de la lâcheté. J’étais moi-même sur ce continent et je suis parti avec eux. Je hais les bipèdes, mais je ne suis pas aveugle au point de confondre lâcheté, bon sens et instinct de survie. Ce qui s’est abattu sur Ambarhùna n’était pas un mal conventionnel. Bien des maux se sont abattus sur cette terre maudite. Gagnant à chaque fois en force et en intensité. Celui-ci était sans doute celui de trop. Celui auquel les bipèdes étaient les moins bien préparés. Même moi, en dépit des connaissances que j’avais dessus, je n’ai pas été en mesure de le repousser, seulement de le blesser et de le ralentir. Si tu le désires, je pourrais t’en parler plus en détail plus tard. Car ce mal n’est pas propre à Ambarhùna, il va s’étendre sur la totalité de ce monde, tôt ou tard. »


L’enfant de l’orage marqua et une pause, puis reprit.

« La mémoire ancestrale des dragons est en effet un don. Esprit-gardien … surement fais-tu référence aux esprits-liés. Des créatures animales de magie pure qui accordent certains pouvoirs. Les dragons n’ont pas accès à cette magie, sans doute n’en ont-ils pas besoin.  Les esprits-liés sont des créatures créées par les divinités ayant créé ma race et celles des bipèdes. Si les esprits-liés ne nous concernent pas, c’est sans doute parce que notre puissance est déjà suffisamment grande. »

Verith dodelina de la tête. Les Graärh partageaient leur histoire oralement. Voilà un mode de transmission avec de terribles lacunes et pouvant engendrer de très grandes pertes. Lui qui pensait peut-être trouver un moyen de combattre les Chimères auprès de cette race, ça commençait déjà mal. Si piste il y avait, elle serait très difficile à suivre. Mais il ne désespérait pas, il avait déjà fait avec moins que ça. Et puis, il n’était pas ici pour émettre un jugement sur le mode de vie de ces derniers. Mais il y avait quelque chose d’autre de très intéressant. Les Graärh n’avaient jamais vu de dragon, cependant il pouvait utiliser la magie ainsi que les esprits-liés. Or, sur Ambarhùna, lorsque sa race avait quitté le continent, la magie avait périclité, tout comme les esprits-liés. Cela ne pouvait dire que deux choses : soit il y avait des dragons ici, et dans ce cas là, les Graärh mentaient et il n’avait pas accès à la partie de la mémoire des dragons mentionnant l’espèce félidé. Soit il y avait autre chose ici, dans cet archipel, qui fournissait de la magie.

Les deux options étaient envisageables. Les dragons n’avaient pas intégralement accès aux souvenirs de leurs ancêtres et la mémoire des Graärh était transmise oralement ce qui pouvait causer des trous importants dans celle-ci. Mais, l’enfant de l’orage n’avait que peu foi dans celle-ci. S’il y avait un dragon ici, il l’aurait senti. La deuxième option était plus envisageable, mais aussi plus souhaitable. Peut-être était-ce là son moyen de défaire les Chimères. Il s’intéresserait à cela plus tard.

Le colérique finit par se rendre compte qu’il avait faire durer sa pause un peu trop longtemps et reprit.

« Les dragons ne sont pas des proies que l’on chasse et encore moins que l’on mange. Tuer l’un des nôtres c’est commettre un crime contre la magie elle-même et donc contre la vie elle-même, car sans magie il n’y a nulle vie. Boire notre sang, c’est volé la magie elle-même, dès lors on s’expose à un terrible châtiment, on devient un être maudit. »

Verith ferma les yeux, soupirant.

« Avant de continuer, il est temps de t’expliquer quelque chose, une différence fondamentale. Celle qui existe entre dragons libres et dragons liés. Un dragon lié, est un dragon qui est lié à un bipède. Cela ne signifie pas qu’ils sont amis, non. Cela signifie que leurs âmes ne font plus qu’une. Cela veut dire que blesser ou tuer l’un, revient à faire subir la même chose à l’autre. Leurs âmes, mais aussi leurs esprits ne font qu’un. Le dragon tombe sous le joug du bipède. Vois cela comme une  chaine magique d’esclavage. Le dragon ne peut plus se passer du bipède, il est affaibli par lui. Mais pire encore, il est corrompu par lui, car la folie des bipèdes vient le souiller. Le dragon lié n’a d’autres choix que d’obéir au bipède auquel il est lié. Et au fur et à mesure des générations, les dragons liés ont fini par accepter ces chaines, cet esclavage, cette absence de liberté. Ils se sont avilis. Ils défendent les bipèdes en dépit de leurs crimes et pire encore, ils deviennent complices de cesdits crimes. Cette magie esclavagiste s’appelle la magie du lien. C’est une très ancienne et puissante magie, un tabou ultime, créé par la violation d’un ultime interdit. Elle fut la cause de terribles maux pour les miens. Si les dragons libres ont décidé de quitter leur terre natale, ce n’est pas par lâcheté, c’est bien par tristesse. Les dragons libres ne connaissent pas la guerre, ils sont unis. Mais le lien a créé une scission au sein de notre espèce. Et contrairement au lié, les libres ne souhaitaient pas combattre et verser le sang des leurs. »

L’enfant de l’orage marqua une pause.

« Un dragon libre, c’est exactement l’inverse. Ce n’est pas un esclave. Son âme est pure. Tout comme son esprit. Et sa seule limite est là où peuvent le porter ses ailes. »

Le ton du colérique devint un peu plus grave.

« Voilà ce que tu dois craindre par-dessus tout,  Asshaal Sitaare-ke-Taha. C’est la souillure des bipèdes. Si celle-ci atteint les tiens, alors une scission se créera au sein de ton espèce. Certains s’habitueront et aimeront les chaines que les bipèdes leur ont mises pour les entraver. Ils les défendront et deviendront complices de leurs crimes. Ils se retourneront contre ceux désirant protéger leurs libertés, terres, mœurs, modes de vies, mémoires et honneurs. »

De petites flammes s’échappèrent des naseaux du colérique.

« Même le plus grand guerrier, peut se faire tuer par la lame de la fourberie. Aujourd’hui, j’essaye de réparer ce qui est arrivé aux miens, j’essaye d’apporter justice, et plus encore, j’essaye de faire en sorte que cela cesse. Mes ancêtres ont décidé de partir. Moi, je décide de combattre, même si cela signifie avec tristesse devoir tuer les liés. Mais je préfère voir un dragon mort, plutôt qu’un dragon qui aurait perdu tout honneur en s’accoutumant aux chaines qui entravent sa liberté. »

Le rouge rouvrit les yeux.

« Je suis Verith de l’ire, et partout on me dépeint comme un destructeur. Ce n’est pas totalement faux, car face à un mal incurable, il ne reste plus qu’une solution, celle du feu. Tu me demandes si je cherche un ami, allié ? La dernière expérience de fraternisation des dragons avec d’autres espèces, c’est soldé par le carnage que tu connais aujourd’hui. Cependant, comme je l’ai dit, vous êtes innocent. Vous n’avez pas à subir les crimes qu’une autre espèce a pu commettre. Vous qui êtes innocent, vous avez le droit à votre chance auprès des dragons libres. Et c’est pour cette raison, qu’aujourd’hui, je te mets en garde, afin que ton espèce puisse être préservée. Que les Graärh ne finissent pas comme les bipèdes. »

Le regard de braise de l’héritier de l’orage dardait la félidée.

« Le mal qui s’est abattu sur Ambarhùna viendra, tôt ou tard, ici. C’est une certitude. J’ai l’intention de le combattre, de toutes mes forces, pour défendre les miens. Si je cherche un ami, un allié ? Je cherche tout ce qui me permettra de défaire ce mal d’Ambarhùna nommé Chimère, je cherche tout ce qui m’aidera à faire payer aux bipèdes leurs crimes, je cherche tout ce qui me donnera le moyen de détruire la magie du lien et libérer les miens. Et surtout, je cherche le pouvoir de défendre les miens et ceux placer sous ma protection. Bien entendu, tant que cela ne met ni en danger ceux que je cherche à protéger, ni ne viendrait souiller mon honneur. »

Verith marqua une ultime pause.

« Ta volonté d’unir ton peuple est emplie de sagesse. Mais ne sous-estime pas les bipèdes. Ils sont vils et sans scrupules. J’espère que ce que tu pourras apprendre de moi aujourd’hui t’aidera à considérer l’ampleur de la menace qui pèse sur les tiens. Et qu’il permettra aux tiens d’agir en conséquence. Je ne peux qu’espérer que vos esprits-gardiens vous protègeront. »
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Re: La chasse à la proie [Verith]

le Lun 5 Mar - 10:52
Asshaal était la gardienne des terres de sa tribu, alors quelque part, elle faisait en effet autorité dans la région, mais pas comme un garde dans une ville, une chasseresse plutôt. Malgré l’apparence de la créature, elle trouvait ce dragon de flammes plutôt bon et agréable. Elle ne voyait pas alors pourquoi elle devrait le juger sur son apparence, ce n’était pas le genre du peuple Graarh. Peut-être était-ce le style plus animal que les peaux lisses, mais la conversation s’installait avec plus de facilité.

« C’est mon rôle de défendre les miens, et j’y ai à cœur la survie de mon peuple plus que tout. »

La féline s’installa alors devant le feu rapidement effectué par l’immense créature, c’était sûre que c’était assez pratique sur le coup. Elle se posa devant le feu, et son corps absorba toute la chaleur afin de la restituer petit à petit plus tard. C’était l’avantage d’être protégée par les esprits gardiens. Elle était capable de résister pendant longtemps dans la neige et le froid, mais elle ne rechignait pas à l’agréable présence d’un feu. Elle écoutait avec sagesse en hochant la tête légèrement, mais elle ne pouvait tenir plus longtemps, elle sortit de la viande séchée et mordit dedans. C’était un autre problème d’esprit gardien, cette faim insatiable.

« En pleine errance sur des navires ? Alors cela veut dire que les peaux lisses ont détruit déjà un monde, avant de détruire le vôtre. Ils sont encore plus dangereux que je ne pensais, pourtant les histoires des ancêtres devraient être là pour les guider. Comme pour le peuple Graarh, il serait dangereux que les deux légions se réunissent, c’est une règle, mais face à ses envahisseurs … »

Asshaal était ennuyée pour tout dire de la manière de tenter d’unir son peuple face aux tribus des humains, des vampires et des elfes. Elle plissa les yeux légèrement en hochant la tête doucement envers le dragon. Elle sentait sa peine, cette torture, et elle serait sans doute dans un pire état que lui si jamais elle avait dû abandonner ses terres comme lui.

« Ne vous en faites pas, les peaux lisses n’arriveront pas à faire la même chose ici. Les Graarh ne l’accepteront jamais. Les morts qui marchent sont très dangereux et mauvais, ils devraient tous être tués sans sommation, quant aux humains, ce sont des enfants qui savent à peine marcher. Les elfes comme vous le décrivez semblent être plus acceptables, vivre avec la nature est obligatoire, la détruire ne permet pas de vivre, c'est une évidence. L’arrogance ne permet pas de pouvoir observer les choses telles qu’elles le sont. Je me méfierais d’eux, je vous remercie de votre avertissement. »

Dit alors la féline, qui ne proposa pas un morceau de viande, elle n’en avait pas beaucoup et vu la taille du dragon, cela ne risquait pas de le sustenter.

« Les Graarhs ne sont laisseront pas faire ! Ces envahisseurs sont comme des tribus ennemies, nous devons nous unir pour les affronter et les faire fuir. Leur histoire de fuir leurs terres ne m’intéresse en aucune façon, ce sont leurs problèmes. Les esprits protecteurs nous aideront face à ce mal, je ne crains pas votre mal. Qu’ils viennent. »

Dit alors la féline en agitant vaguement une main. Elle haussa les épaules légèrement en entendant parler d'esprits liés, pourquoi pas cette appellation, cela ne changeait pas grand-chose au final.

« Les esprits gardiens sont nos guides, nos protecteurs depuis la nuit des temps. Nous leur faisons des offrandes, nous les remercions, mais je ne pense pas que nous puissions en parler comme des dieux. Est-ce que vous auriez besoin de les remercier uniquement pour leur don ? Nous les remercions tous de la même manière, peu importe. »

La magie n’était clairement pas une spécialité des Graarhs, mais ils pouvaient l’utiliser. Asshaal même en était capable, mais ce n'était qu'un outil parmi tant d'autres. Ce peuple ne voyait que l’utilité de chaque élément, il n’y avait pas vraiment de superflu. Ils étaient bien innocents sur ce fait, la magie existait et c’était tout. Sans doute, il y avait-il une source quelconque quelque part, mais cela fonctionnait ainsi depuis la nuit des temps, alors pourquoi risquer de provoquer un trouble ? Asshaal n’était pas du genre à mentir, quel aurait été l’intérêt de mentir à un inconnu ?

« Si c’est si grave de tuer des dragons, alors comment souhaitez-vous procéder pour délivrer votre frère en esclavage ? Car si ma légion part en guerre contre les envahisseurs, il se peut qu’il y en ait n’est-ce pas ? »

Asshaal n’était pas plus motivée que cela de chasser et manger du dragon, il y avait des proies bien plus simples, mais ces menaces de briser la vie et la magie la dépassaient totalement. Elle n’arrivait pas à imaginer la corrélation tout simplement.

« En voilà un procéder étrange, ce que vous appelez être lier à vos frères. Fusionnez des âmes, cela doit rendre difficile le fait de pouvoir se réincarner, cela est dangereux et stupides et uniquement pour avoir davantage de pouvoir ? Les peaux lisses sont bien fous, avides de toujours plus, cela ne m'étonne pas qu'ils détruisent systématiquement leur propre monde. Les morts qui marchent prennent des Graarhs de force comme esclave, c’est contre toute notre culture, c’est impensable. Alors je parlerais de cette pratique à mes frères, il faut se méfier de ce rituel, les nôtres ne doivent pas le faire. J’imagine que le dragon vit normalement plus longtemps que les autres peaux lisses, alors le dragon se condamne, voilà un rituel bien étrange pour le dragon. »

Asshaal voyait cela comme une autre preuve de la folie des peaux lisses. C’était incompréhensible, elle ne cherchait pas à être plus forte, cela ne menait à rien.

« Vous et vos frères libres sont libres de venir parmi nous. Nous parlerons de votre histoire et de votre avertissement. N’ayez crainte, les Graarhs malgré leur vie tribale sont unis derrière les mêmes idéaux. La folie des peaux lisses ne sera pas, mais ils tentent de nous détruire depuis leur arrivée. »

La féline hocha la tête lentement.

« Si votre tribu a été attaquée, il est normal de mordre, mais que comptez-vous faire exactement ? Nous, les Graarhs ne voyons que l'honneur, ceux ayant des chaînes sur, eux doivent être libérés, mais s'ils acceptent ces chaînes, alors ils doivent être bannis. C'est pire que tout et en général, ils ne survivent pas longtemps seul dans la nature. Les Graarhs survivent, car ils sont ensemble, c'est cela depuis la nuit des temps. »

Asshaal hocha les épaules légèrement.

« Le vent colporteur de rumeurs n’intéresse pas les Graarhs, seuls les faits comptent. Lorsque nous affrontons nos frères pour un problème de territoire, on sait en général s’arrêter, car rapidement le vainqueur est désigné. Les chimères dites-vous, jamais entendu parler. Si vous voulez nous aider, alors venez quand je vais parler à notre Aaleeshaan, vos connaissances sur les peaux lisses nous permettront de les forcer à libérer nos frères et partir de nos terres. »
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Re: La chasse à la proie [Verith]

le Lun 12 Mar - 22:43
¤ Echange ¤

« C’est mon rôle de défendre les miens, et j’y ai à cœur la survie de mon peuple plus que tout. »

Ces paroles firent écho en Verith. Lui aussi plaçait la prospérité, la défense, la survie des siens au-dessus de toute chose. C’est une position aussi noble que dangereuse. Car une fois qu’une personne se voue pleinement à cet objectif, elle est capable de toute, absolument tout, pour y parvenir. Cela demande une détermination inébranlable afin d’accomplir des actions capables d’ébranler les fondements mêmes du monde seulement pour protéger ce que l’on souhaite protéger. Par ces simples mots, le Graärh s’était acquis une parcelle de respect de la part du rouge, mais aussi une part de méfiance. Car si ces paroles étaient vérités, alors elle serait capable d’aller aussi loin que lui. Et donc écraser tout ce qui se mettrait sur sa route sans la moindre pitié. Et si un jour leurs routes devaient se croiser de manière contraire, alors un rapport de forces violent pourrait se produire. Toutefois, le rouge n’était pas plus inquiet que cela dans l’immédiat.

La suite fit tiquer le colérique. Il est vrai, les elfes et les vampires avaient déjà ruiné une terre de par leur combat. Il n’avait jamais véritablement considéré le passé de ces deux espèces sous cet angle. Mais cela jouerait en sa faveur. Les bipèdes étaient aussi fous que dangereux et à maintes reprises ils le prouvaient.

« Les bipèdes oublient très rapidement. Ils n’apprennent jamais rien. Peu importe le nombre d’erreurs, ils les répèteront de génération en génération. Ils sont désespérément indécrottables. En un sens, si je souhaite les détruire, c’est bien aussi parce qu’ils ne me laissent pas le choix. Ils sont un fléau que seul le feu peut arrêter. »

En dehors de ca, la féline avait mentionné le fait que les deux grandes légions Graärh ne pouvaient se réunir. Pourquoi cela ? La curiosité du colérique s’éveillait. Bientôt les rôles s’inverseraient et il serait celui qui poserait les questions. Mais pour l’heure, il garde le silence et écouta. La Graärh semblait avoir une foi inébranlable dans les esprits-liés. Le rouge restait quelque peu dubitatif. Après tout, il avait déjà rencontré les déesses, ceux qui avaient créé les bipèdes et les dragons. Et cette rencontre n’avait pas été plaisante. Pas le moins du monde. Il avait rencontré des créatures d’une suprême arrogance loin des réalités. Des individus méprisables se contenant d’être spectateur et pourtant s’arrogeant le droit de juger des actions des autres.

Aussi la légèreté avec laquelle la Graärh traitait les Chimères était inquiétante. Le colérique considérait que jamais il ne fallait sous-estimer une menace. Cependant, la race féline n’avait pas rencontré les Chimères, et rien ne valait mieux que se confronter soi-même à un danger pour l’évaluer. Il ne pouvait les juger sur ce point, simplement les avertir, après à eux de voir. Cependant, la position de la Graärh l’arrangeait également. Mieux valait que la race féline laisse les bipèdes encaisser les assauts des Chimères, ainsi seuls les bipèdes en seraient affaiblis. Avec une bonne stratégie, il serait possible pour eux d’en tirer parti.

« Dans mon cas, je ne suis pas concerné par les esprits-protecteurs et les dieux n’ont pas été bons avec moi. Je ne suis peut-être pas le mieux placer pour un parler. »

Le rouge éluda rapidement la question avant de poursuivre sur la suivante.

« C’est effectivement un risque et c’est pour cette raison que je tenais à venir vers vous. Si vous entrez en guerre avec les bipèdes. Alors il serait possible que j’intervienne pour m’occuper moi-même des dragons liés. De préférence, j’aimerais éviter que vous n’ayez à en combattre un et à en tuer un. »

L’idée de voir un Graärh tuer un dragon, même s’il s’agissait d’un lié, ne lui plaisait pas du tout. Il préférait que cette race reste innocente de tout crime.

« Pour les libérer, je n’ai que trois options. Premièrement, trouver et détruire cette magie qui les enchaine. Deuxièmement, tuer les bipèdes auxquels ils sont liés en espérant que cela ne les tuera pas. Troisièmement, souiller mes griffes de leur sang. Je préfère encore voir un dragon mourir de ma propre main plutôt que de le voir sans liberté. J’espère cependant ne jamais être obligé d’en arriver là. »

Verith finit sa phrase avec une certaine tristesse mêlée à de la détermination. S’il devait en arriver là, alors il y arriverait.

« Le lien est en effet un procéder très étrange et totalement incompréhensible. J’ai discuté avec de nombreux dragons liés, mais jamais aucun n’a su m’expliquer clairement ce que cela pouvait leur apporter. Au final, cela ne fait que les affaiblir et les enchainer. Tout ça pour ne pas être seul, comme ils disent. C’est grotesque. Ils ont troqué les membres de leur espèce contre des bipèdes qui les affaiblissent et les tuent. Cet échange est parfaitement abusif. Il est vrai que je préfèrerais qu’aucun Graärh ne soit un jour un dragonnier. Cela serait fort fâcheux. Et je n’ai pas la moindre envie de me fâcher avec vous. »

Oui, les Graärh devaient rester innocents de tout crime. Il le fallait.

« Je te remercie pour cette invitation. Peut-être que si je suis accompagné d’un ou de plusieurs Graärh en m’approchant de vos nids, je ne serais pas vu comme une menace. Peut-être aussi que mes paroles auront plus de poids que celle d’un parfait inconnu à l’allure menaçante. Tu n’es pas la première Graärh que je rencontre. Tu es la deuxième. Il y a quelques jours, plus au nord, dans les montagnes, j’en ai rencontré un autre Graärh, un mâle ayant la capacité de se transformer en animal ailé. Il m’a aussi proposé de l’accompagner pour compter mon histoire. Je lui ai dit qu’avant d’accepter sa proposition, je préférais vous observer un peu plus, et que je prendrais à nouveau contact avec lui une fois ma décision prise. »

Oui, c’est ce qu’il lui avait dit. Et il ne pensait pas décliner l’offre de ce dernier au vu ce qu’il découvrait aujourd’hui.

« Mon objectif est pour le moment clair. Je cherche. Je cherche un moyen de combattre les Chimères. Je cherche aussi un moyen de détruire le lien. Ce sont mes deux objectifs principaux. Apportez justice aux miens en punissant les bipèdes n’est que le troisième. Il ne nécessite guère de recherche. Ma puissance suffit à elle seule tant que je demeure sur mes gardes. À mon premier et deuxième objectif s’attache un quatrième : vous, les Graärh. Je souhaite en apprendre plus sur vous. Peut-être que parmi vos connaissances ou même vos objectifs, je pourrais remplir les miens. Bien sûr, je ne suis pas seulement là pour prendre, mais aussi pour donner. Les avertissements et connaissances dont j’ai pu de faire part aujourd’hui sont un gage de ma bonne foi. »

L’enfant de l’orage allait recourir à la chose la plus élémentaire qui soit : l’échange. Une information contre une autre, avant de pouvoir obtenir une certaine forme de confiance.

« Maintenant que tu sais tout cela. J’aimerais que tu me parles un peu des Graärh. Mais aussi de ces terres sur lesquels vous vivez. Certaines choses m’interloquent. Jusqu’il y a peu, il n’y avait aucun dragon. Cependant, la magie est belle et bien présente en cet archipel. Qui plus est tu as dit qu’il était dangereux que vos deux légions se réunissent. Pourquoi cela ? »

D’autres questions affluaient dans l’esprit du dragon rouge, mais il les taisait pour le moment.
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Re: La chasse à la proie [Verith]

le Mer 14 Mar - 18:47
En plus du rôle de guerrier, elle avait choisi un rôle de gardienne. Elle devait explorer le territoire proche de sa tribu, faire attention au moindre changement, car elle avait la lourde tâche d'être en éclaireuse. Elle prenait très à cœur son travail, c'était quelque chose d'important à ses yeux. C'était ainsi qu'elle se retrouvait en première ligne, en contact avec les nouveaux envahisseurs, ces damnées peaux lisses. Sa seule envie actuellement était de chasser de gré ou de force les envahisseurs des terres de sa légion. Dans doute n'avaient-ils pas utilisé la meilleure méthode pour s'installer de force à des endroits qui n'étaient pas à eux. Peut-être que s'ils avaient été plus diplomates, la situation n'allait pas dégénérer comme la Féline l'espérait.

« Les Graarh ont beau ne pas avoir l'habitude de gratter des lettres sur des feuilles d'arbres ou la pierre, nous n'oublions pas les leçons du passé. S'ils sont si irrécupérables que cela, nous ne devons pas leur faire quartier, comme je le pense d'ailleurs. »

Pour le moment, la féline était seule avec quelques-uns, elle devait absolument rencontrer les dirigeants de sa légion rapidement, afin de demander la levée des troupes pour les faire fuir. Plus le temps passait, plus cela devenait dangereux pour les siens. Comme les traitaient les peaux lisses, ils ne risquaient pas d'obtenir la moindre aide du peuple félin, sauf si cela les touche directement. En général, les Graarhs étaient plutôt bons, ils cherchaient à bien faire dans leur survie, mais le fait de côtoyer d'autres races étaient tout nouveau. Aucune politique n'avait été décidée sur la manière de traiter ce problème. Elle sentit que parler avec ce lézard géant des esprits gardiens n'était pas une bonne idée pour le coup. Elle ne comprenait pas vraiment, car son peuple était protégé et guidé par eux depuis toujours.

« la dirigeante de notre légion va être selle qui déciderait si nous devons entrer en conflit, mais peut-être vont-ils accepter de partir de nos terres glacées. Ce sera un honneur que de vous compter avec nous, mais notre Aaleeshaan doit approuver cela. Nous n'avons pas l'habitude de chasser avec d'autres que des Graarhs. Je pourrais même peut-être tenter de demander aux prédateurs de la région s'ils acceptent de nous aider. D'une certaine manière, je sais communiquer avec nos frères animaux. Les dragons pour les dragons, je comprends. »

Concéda alors Asshaal au dragon. Selon l'histoire que le rouge lui avait dite, c'était totalement compréhensible. Elle-même préférait chasser les Graarhs, après pourquoi le refuser à un futur ami ?

« Et comment peut-on détruire toute une magie ? Cela me semble particulièrement étrange non ? C'est un petit peu comme si on interdisait le feu de brûler. Il pourrait peut-être exister un rituel ou quelque chose qui permettrait de suspendre la liaison entre la peau lisse et le dragon esclave. Cela permettrait de tuer la peau lisse sans craindre pour votre frère, mais malheureusement, je ne peux pas vous aider pour cela. Notre magie est rare et surtout dans l'utile que la recherche. »

Cela touchait moins évidemment la Graarh que le dragon, mais elle comprenait tout du moins. Ce dragon était du genre à avoir des convictions, ce qui n'était pas si mal, bien au contraire.

« Peut-être que c'est une manière d'aider quelqu'un de plus faible, le guider, comme un instinct maternel. Moi par exemple, je ne voudrais pas forcer une créature de la toundra à me suivre en permanence, cela ne servirait que mon ego et cela ne l'aidera pas à être ce qu'elle doit être. Nous les Graarhs aimons ce qui sont forts, ceux qui se battent, ceux qui sont honneurs, mais j'ai remarqué que les peaux lisses s'entraident même les faibles plutôt que les pousser à devenir fort. C'est une autre manière de voir j'imagine, mais ce n'est pas la nôtre. Si un jour vous rencontrez un Graarh seul sans tribu, cela veut dire qu'il a été banni des nôtres pour faute grave. Nous ne tuons pas les nôtres lors de graves manquements, ils doivent tenter de survivre seuls, ce qui est quasiment impossible vu la rudesse de notre toundra. »

Répondit alors Asshaal au dragon, en expliquant un petit peu leur système judiciaire. Ils ne s'arrogeaient pas le droit de vie ou de mort, mais vu les conditions de vie, c'était quasiment identique.

« Je répéterai ce qui a été dit et je proposerai une entrevue avec vous, surtout si vous dirigez les vôtres. C'est étrange que ce ne soit pas une femelle, chez nous, seules les femmes dirigent, elles ont assez de sagesse pour cela. »

La féline plissa les yeux et hocha la tête lentement.

« Oui je pense savoir de qui vous parlez, peu de Graarh sont protégés par un esprit gardien capable de donner ce genre de pouvoirs. Il a été banni de notre peuple, mais c'est une personne louable. Il essaie simplement... Une autre voie. »

Ashaal semblait être gênée de parler de ce Graarh qu'elle connaissait au final plutôt bien. Elle se méfiait grandement de la voie qu'il tentait de suivre, car elle croyait encore en son peuple.

« Les chimères nous sont inconnues, je doute que nous puissions vraiment vous aider, mais peut-être dans une de nos histoires, qui sait ? Je crois en votre parole, vous n'êtes pas fourbe comme les peaux lisses. »

Indiqua alors très clairement Asshaal, les Graarhs n'étaient pas connus pour leur subtilité. Ils n'aimaient pas parler pour ne rien dire. Elle hocha la tête lentement.

« Il y a plusieurs continents, mais les Graarhs vivent uniquement sur deux. La légion du Nord dont je fais partie vive sur le continent gelé, tandis que la légion du sud vit dans le continent où il y a de la savane. Nous vivons entre tribu, mais une tribu dirige la légion. C'est toujours une femelle qui dirige les tribus, l’Aaleeshaan. N'importe quelle femelle peut défier ma dirigeante actuelle pour tenter de prendre le contrôle si elle se sent prête et soutenue. C'est un duel très important et il faut bien réfléchir, car ma perdante sera banni à jamais de la légion de la tribu, car elle aura perdu son honneur et on ne survie pas seul dans nos terres. Elles sont bien trop dangereuses. »

Asshaal releva alors son visage pour regarder le dragon à travers le feu.

« Rien n'est plus important que l'honneur de nous, la parole est sacrée, car nous n'avons que cela. Tous les Graarhs sont des guerriers avant tout autre chose, chaque membre de notre peuple doit savoir tuer pour défendre la tribu, la légion. Quand un petit naît, le père doit s'en occuper seul jusqu'à ses six ans. Ensuite, le Graarh est un adulte, il doit se débrouiller. Nous vivons peut-être à la dur, mais c'est ainsi que l'on peut survivre sur nos terres. La plupart des tribus sont nomades, sauf la nôtre, car ma Aaleeshaan dirige la légion du nord. Nous sommes les plus puissants, mais une autre tribu peut tenter de nous prendre le pouvoir parlé à force, mais vous connaissez déjà la sentence si elle échoue... »

La féline hocha les épaules.

« Je crois que les nôtres ont toujours connu la magie, depuis la nuit des temps, mais peu de Graarh la maîtrise. Moi je sais l'utiliser, on sait faire quelques trucs, mais mes griffes sont bien plus puissantes ! Je suis d'ailleurs un cas à part... Je viens de la légion du sud, ma fourrure en est la preuve. Les teintes sont plus pâles comme la neige dans le nord, alors que le sud, c'est plus coloré et chaud comme moi. Cela a été difficile pour moi d'être acceptée ici. La tribu où je suis née a été décimée par des créatures, ils devaient manquer de force. Cependant, je n'étais pas adulte, j'ai pu fuir exceptionnellement vers le Nord, et j'ai dû me battre pour me faire accepter, mais pour comprendre, vous devez en savoir plus. »

Ashaal soupira légèrement alors.

« Premièrement, il est dit qu'une autre légion a existé avant, la légion des cendres. C’était une légion très puissante, elle avait conquis l’ensemble des continents. Ils étaient arrogants, puissants. Ils ont même essayé d’imiter les esprits gardiens, car ce sont eux qui nous ont aidés à s’éveiller de créatures telles que les smilodons. Ils nous ont apportés la civilisation et nos premières lois. Cependant, cette légion s’est détruite elle-même en essayant d’ignorer les esprits gardiens, à en devenir également, aussi puissant. Elle a été détruite en sept jours et cinq nuits. Leurs villes étaient faites d'or et d'acier, ils ont essayé de devenir des gens que les Graarhs ne sont pas. Alors, ils se sont fait dévorer par une nuée d'insectes carnassiers, et on les a appelées la légion des cendres, car tout a été brûlé et détruit afin d'effacer ces fautes auprès de nos esprits gardiens. C'est un avertissement de l'histoire, sur ces terres, il ne faut pas être autre chose que ce qu'il faut, sinon cela arrivera au Graarh ou à un autre peuple. »

Dit la jeune guerrière en agitant une main vague, mais elle visait bien quelques peuples en particulier en disant cela.

« Les deux légions vivent en paix, chacun de son côté. Il n’y a quasiment aucune communication entre les deux légions et c’est très bien comme cela, mais cela ne fut pas toujours ainsi. Les deux légions n’arrêtaient pas de se faire la guerre, mais le sort a valu les mettre à l’épreuve, alors le destin a voulu séparer deux jumelles, une dans chaque tribu. Elles s’affrontèrent encore et encore, Mia-Manate et Aura-Kalisha, mais elles étaient de forces égales. Il était impossible de les départager. C'était un temps de ruine, de malheurs, de grands dangers pour notre peuple, alors un jour lors d'un duel, celle du sud défia de nouveau sa sœur, et Mia-manate se planta sa lame dans son cœur pour se tuer, pour arrêter tout cela. Cependant Aura-Kalisha mourut dans l’instant également. Elles étaient liées encore plus qu’elles ne pouvaient le comprendre. Cependant, et grâce à ce sacrifice, depuis la paix règne entre les deux légions. Nous vivons séparés, loin l’une de l’autre et c’est très bien ainsi. »

Asshaal se gratta la gorge doucement en relevant le visage.

« Une autre histoire concernant de la magie, il y a l’histoire de Bâoli évidemment. Il y a un lieu, un …. Une sorte de puit dit-on, où se sont réunis les plus puissants spirites de notre peuple et les esprits gardiens. Ce puit d’énergie colossale est une frontière entre notre monde et celui des esprits gardiens. C’est un lieu maudit, il ne faut pas y aller ! En ce lieu, un très grand danger règne en maître, personne ne doit s'en approcher. Il … il a le pouvoir de modifier les esprits. Il est capable de modifier le plus courageux et nobles des Graarhs en la pire des espèces, le plus lâche, fourbe et assassin. On dit aussi que la destruction par la horde d’insecte pourrait venir de là si quelqu’un dérange ce lieu, mais je ne saurais dire où il se trouve, et c’est très bien ainsi. Personne ne doit le trouver ou y aller, personne, ou ce sera la ruine. »
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Re: La chasse à la proie [Verith]

le Mar 20 Mar - 15:05
¤ Histoires anciennes ¤

« Oui, tu fais bien. Va parler à celle qui dirige ton peuple vivant sur cette ile. Conte-lui ce que j’ai pu te dire. Essaye de la convaincre que, pour le bien de son peuple, elle se doit d’agir. Si tu souhaites que je t’accompagne, je le ferais. Si elle souhaite me parler, alors je viendrais m’exprimer. Je ne vous forcerais à rien, je ne puis que vous prévenir du danger qui vous guette. C’est à vous et à vous seul de décider de votre destinée. À vous et à vous seul de décider si vous voulez vous battre pour vivre. Et seulement à ce moment-là, si vous me demandez mon aide, alors je pourrais consentir à vous aider. »

L’enfant de l’orage posait ainsi les bases d’une discussion future avec la dirigeante de la tribu d’Asshaal. Il était prêt à les aider, mais les Graärh devraient faire le choix de se battre et lui demander son aide. Sans quoi il ne ferait rien. Il n’interviendrait pas personnellement dans la vie ces créatures au risque de fouler aux pieds leurs libertés.

« Tout chose peut être détruite, petite féline. N’en doute jamais. Certaines choses plus difficilement que d’autres. La mort, c’est bien la seule chose face à laquelle, nous sommes tous égaux. Que l’on soit vivant, inerte ou magique. Et la destruction peut prendre bien des formes. J’aviserais donc quand j’aurais trouvé le moyen. Cependant, ceci est ma quête. Je ne vous demanderais que des informations. Inutile que vous soyez impliqué là-dedans. C’est une affaire forte complexe et dangereuse. Or, vous aurez déjà bien à faire avec les bipèdes. »

Ce n’était pas tout à fait vrai. Si les Graärh décidaient de se battre, le lien pouvait parfaitement les regarder. En effet, le lien était une arme des bipèdes, une arme de leur potentiel futur ennemi. Et chercher à les en priver serait une tactique de base. Mais le rouge ne leur demanderait pas d’aide pour cela. Si jamais ils voulaient s’impliquer, alors cela devrait venir d’eux-mêmes.

« Les dragons libres sont justement libres. Ils vivent toujours par couple. Mais il se peut, et c’est la majorité des cas, qu’ils soient rattachés à une nuée. Or celui qui dirige la nuée peut aussi bien être un mâle qu’une femelle. Ce qui compte, c’est la force de celui qui dirige. Toutefois, n’appréhende pas la notion de force comme restrictive. Au contraire, interprète-la de la manière la plus extensive qui soit. »

Le rouge marqua une courte pause avant de reprendre.

« Je suis un dragon libre bien loin de chez lui. Je suis seulement accompagné de ma femme et de ma fille. Nous ne sommes qu’un couple sans nuée. Je ne dirais pas que je dirige, mais je sais que celles-ci me suivront si je vous apporte mon aide. »

Verith poursuivit sur leur ami commun, Vaakin.

« Je lui ai dit ce que je t’ai dit. S’il décide de privilégier la parole, c’est tout à son honneur. Cependant, ce n’est qu’en faisant des erreurs que l’on apprend. Malheureusement, certaines erreurs ne pardonnent pas. »

L’enfant de l’orage partageait sa mise en garde. Les bipèdes étaient dangereux, on ne pouvait avoir le luxe de commettre une erreur en leur faisant confiance, car celle-ci était bien souvent fatale, ou pire encore.

Asshaal se mit à parler et le colérique ne l’interrompit pas. Cette dernière lui faisait part de certains éléments. De la manière dont fonctionnait la société Graärh. Comment ceux-ci vivaient. Verith se garda bien d’émettre un quelconque jugement de valeur. C’est ainsi que cette race vivait. Celle des dragons ne pouvait pas être adaptée à tout le monde. Les femelles avaient une place importante dans la société des félidés qui était matriarcale. Peut-être ferait-il mieux de demander à Keetech d’aller directement parlementer avec eux ? De femelle à femelle ? Non, c’était une fausse bonne idée. Les Graärh devaient comprendre que les autres races ne fonctionnaient pas comme eux. Faire preuve d’un minimum d’ouverture d’esprit. Sa rencontre avec leur chef serait un premier test pour jauger cette race. Le fait que la féline devant lui ne soit pas originaire de cette île, mais qu’elle ait néanmoins pu être acceptée ici était un signe encourageant. Au final, seuls l’honneur et la force comptaient ici. Voilà qui était bien pratique, lui qui partageait ces valeurs.

Les anciennes histoires qu’Asshaal lui conta furent fort intéressantes. Cela expliquait leur mode de vie assez rudimentaire comparé aux bipèdes. Plus encore, ce peuple avait déjà connu une grande catastrophe, un grand évènement traumatisant. Les Graärh savaient que l’arrogance précède la destruction. Mais aussi, et surtout, les Graärh semblaient avoir été capable d’en retenir la leçon. C’est extrêmement encourageant. Les bipèdes avaient frôlé l’anéantissement avec le départ des dragons et la disparition de la magie, mais avec le retour de ceux-ci, ils avaient recommencé leur carnage. Contrairement à eux, les Graärh étaient capables d’apprendre. Peut-être que l’individu les ayant créés les avait fait capable d’apprendre d’eux-mêmes. Contrairement aux bipèdes qui, à la base, devaient être placés sous la coupe des Tarenth. La race félidée n’était donc pas une cause perdue.

La suite fut tout aussi intéressante. Bien qu’étant traversé par des conflits inter espèce, les Graärh avaient été capables d’y mettre fin et surtout d’empêcher les conflits de trop grande envergure, à l’inverse des bipèdes. Toutefois, ce qui fut le plus intéressant fut la dernière légende. Celle d’un puits, celle du Bâoli. Serait-ce un puits de magie ? Serait-ce la source de la magie en ce lieu ? La curiosité, mais aussi l’intérêt du rouge fut piqué à vif. Verith rassembla le peu d’information qu’il avait à sa disposition, mettant en œuvre son esprit analytique afin d’en tirer des conclusions, mais aussi des hypothèses.

La légion des cendres, les hordes d’insectes destructeurs, le puits. Tout cela devait être lié. La frontière entre le monde des vivants et celui des esprits-liés. Cette volonté de devenir aussi puissant que les esprits-liés. Cela lui rappelait étrangement le Tyran-Blanc. La quête de puissance n’était pas une mauvaise chose en soi. Néanmoins, il faut prendre garde quant à la méthode employée. Si celle-ci était sans honneur. Si celle-ci consistait en de la tromperie ou du vol, plutôt que l’acquisition d'une force propre … alors oui, cela créait des catastrophes. Et c’est peut-être ce qui s’était produit chez les Graärh. Néanmoins, si un tel puits de magie existait … alors peut-être pourrait-il s’avérer utile pour lutter contre les chimères. Le rouge allait devoir enquêter dessus. Il devait cependant faire attention. Faire attention à ne pas froisser les Graärh. Mais aussi faire attention à ne pas déclencher de nouvelle catastrophe.

« Je te remercie pour toutes ces précieuses informations. Cela m’aide à comprendre beaucoup de choses. Cela m’en fait découvrir beaucoup d’autres. Si un jour je puis approcher de l’une de vos tribus. Peut-être essaierais-je de parler avec l’un de vos érudits ou l’un de vos anciens pour approfondir certains sujets. Si votre culture est essentiellement orale, alors les plus vieux doivent être ceux qui savent le plus. »

Le rouge marqua une courte pause.

« Je vois que vous aussi vous avez connu des catastrophes. Cependant, vous avez été capable d’en tirer les leçons. Je ne porterais pas de jugement sur les erreurs qui ont peut-être été commises par les tiens, je n’étais pas là, ni moi, ni ma race. Les Graärh m’apparaissent comme très prometteurs à mesure que j’en apprends sur vous. Vous êtes bien différent des bipèdes. Pour le meilleur. »

Verith se redressa et étira ses grandes ailes avant de les remplacer dans son dos.

« Asshaal Sitaare-ke-Taha, j’aimerais te remettre quelque chose. »

L’enfant de l’orage porta une patte à son armure et usa de la magie afin d’en extirper une pierre plate de marbre poli bleu gris, sertie en son centre d'un saphir. Il la fit voleter dans le creux de sa patte avant de le faire flotter jusque devant la félidée.

« Prends ceci. Il s’agit d’une pierre permettant de communiquer avec la personne possédant sa jumelle, que j’ai en ma possession. Quand tu auras trouvé ta chef de légion, que tu l’auras convaincu et qu’il faudra que je m’exprime. Ou alors si tu as besoin de mon aide. Utilises la pour me parler. »
Spoiler:
Pierre de communication :
Cadeau Noël Alauwyr
Pierre plate de marbre poli bleu gris, sertie en son centre d'un saphir
Elles fonctionnent par paire, les deux pierres étant strictement identiques. Les deux pierres jumelles permettent à leur possesseur de communiquer entre eux. Pour se faire, la pierre doit être posée sur une surface plane, son possesseur se tenant devant elle, et doit être activée par un mot secret connu de son seul possesseur.

Apparaitra alors, comme sortant du saphir, la projection brumeuse du possesseur de sa sœur jumelle, permettant aux possesseurs des deux pierres de communiquer entre eux, de parler, mais pas de se toucher, et ce quelque soit la distance qui les sépare. La communication peut toutefois paraître brouillée parfois.

Ne peut pas être enchanté.
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Re: La chasse à la proie [Verith]

le Sam 24 Mar - 16:04
 « Je crois en vos mots dragon rouge libre, car vous n'êtes pas arrivé comme les peaux lisses en envahisseur. Je vais colporter vos paroles à ma Aaleeshaan, elle en fera bonne usage.  Je suis déjà bien décidée à réveiller de sa léthargie mon peuple. Il n'a que trop subit sans rien dire, il est temps que les peaux lisses apprennent que nos griffes et nos crocs ne sont pas émoussé. Je pense que vous pourriez être pas loin, il vaut mieux que je commence à lui parler, puis que je vous invite à vous joindre à nous avec son accord.  J'espère bien qu'elle fasse ce qu'il faut et avec l'aide des tiens, nous forcerons les peaux lisses à nous respecter d'une manière ou d'une autre.   »  

Dit alors la féline, mais sans parler de la solution de son frère Vaakin. Elle ne l'aimait pas, elle préférait que les Graarhs montrent sa force sans avoir besoin d'étrangers. Elle garda alors la gueule close par la suite pendant un bref moment. Il était une évidence que selon les termes du dragon, le peuple félin pourrait avoir une dette, ce qui ennuyait Asshaal. Elle désirait un dialogue neutre. Son peuple devait rester uni à tout prix, quel que soit le choix.

Asshaal restait tout de même perplexe, détruire la magie ou le lien avec les esprits gardiens lui semblaient totalement irréel. Elle n'était pas plus attachée que cela à la magie  même si elle en maîtrisait les arcanes de son peuple. Elle ne doutait pas de la volonté du dragon de feu de détruire ce qu'il voulait. Elle ne l'empêcherait pas pour le moment, car cela n'était pas dangereux pour elle ou son peuple.

 «  Faites comme bon vous semble, tant que cela ne met pas en danger mon peuple et sa manière de vivre.   »  

Commenta alors la féline, qui ne souhaitait vraiment pas s'impliquer dans toutes ces histoires. Son seul objectif était d'affronter et de faire fuir les peaux lisses. D'ailleurs, elle ne pouvait avoir d'échec à ce propos, sinon cela voulait dire que son peuple allait mourir. Impossible de reculer, elle ne pouvait qu'avancer. Les peaux lisses avaient poussé trop loin dans leur retranchement les Graarh, et lorsque l'on acculait une bête, elle ne pouvait que mordre. Elle n'avait absolument pas envisagé l'intérêt du lien, cela ne représentait rien à ses yeux. Comment pourrait-elle chasser furtivement accompagnée d'un monstre pareil à ses côtés ? Non, ce ne serait pas pratique, et cela devait manger beaucoup ces bêtes-là. La féline avait confiance en son peuple, ils étaient tous des guerriers rompus à la chasse à des bêtes bien plus grosses depuis la nuit des temps. Si des dragons ennemis attaquaient, il fallait bien se défendre.

 « On est mieux regroupé que seul, cela permet de survivre, mais je ne comprends pas la notion de couple. Les Graarhs ne restent ensemble que pour faire un enfant et l'élever. Ce n'est que utile et nécessaire, mais quand l'enfant à six ans, on se sépare pour reprendre nos vies. Malgré tout, cela n'empêche pas d'être une même tribu unie.   »  

Expliqua alors Asshaal rapidement, avant de reprendre la parole.

 « Légion ou nuée, très bien. Je trouve étrange qu'un mâle dirige, mais après tout pourquoi pas tant qu'il a en l'esprit le mieux pour tout le monde, tant qu'il peut diriger son peuple dans l'honneur et la droiture.     »  

Asshaal fit un léger geste de la main comme pour balayer tout cela de son esprit.

 « Être chez soi peut-être l'endroit que vous préférez être. Je ne suis pas certaine que dans votre cas, il faille s'attacher aux cieux que vous avez sous les yeux. Vous avez une petite tribu, précieuse sans doute, gare à vous tout de même si vous comptez venir risquer vos vies, mais nous vous traiterons comme des frères sur le champ de bataille. Il faudra utiliser le terrain et notre environnement à notre avantage. »

Mise en garde alors le dragon de feu, qui semblait être dans une situation périlleuse d'une certaine manière.

[b]  « Le peuple Graarh n'aura pas l'occasion de faire une erreur contre les peaux lisses, vaincre ou mourir sont nos seules options. Les peaux lisses ne voudront pas négocier, ils sont bien trop imbus de leur propre personne. Vaakin a un bon cœur, cependant c'est un banni, il n'a donc qu'une marge de manœuvre très courte.   »  


Elle ne voulait pas trop en dire à ce sujet, et elle espérait que sa méthode fonctionne et que Vaakin n'est pas besoin de tenter la sienne, trop viciée. Les Graarhs n’avaient pas de dieux, seulement des guides, ils étaient également restés seuls pendant longtemps, alors était-ce grâce à toutes ces épreuves qu’ils avaient su bien évoluer ? Les Graarhs vivaient simplement, mais dans la paix. Ils n’étaient pas corrompus par cette folie, ils ne cherchaient pas plus que cela à inventer de nouvelles armes mortelles. Le Baôli était une légende rare, connue de peu, c’était un endroit très particulier pour les Graarhs. Tantôt maudit, tantôt bon, en tout cas, il ne fallait pas l’approcher. C’était bien trop dangereux. Elle avait donné suffisamment d’avertissement à ce dragon, il ne ferait pas les mêmes erreurs que le ferait les peaux lisses à sa place.

«  En effet, nos anciens ont beaucoup d’informations, cela se passe comme cela. J’imagine que si ma Aaleeshaan vous accepte comme un ami, vous pourriez peut-être partager nos histoire et vous les vôtres. Nous sommes comme nous sommes et nous vivrons comme nous l’avons toujours fait.   »

Commenta alors Asshaal, qui se releva lorsque l’enfant de l’orage le fit également. Elle dressa une oreille curieuse, un cadeau ? Elle ne savait pas trop quoi en penser, quelque chose d’utile ? Oui forcément, cela ne pouvait qu’être quelque chose d’utile, sinon à quoi bon ? Elle regarda flotter la pierre de marbre et elle s’en saisit.

« Ha oui je vois, c’est pratique il faut bien l’avouer. Je vais aller sur le champ voir notre guide, il est temps maintenant. Je sais déjà ce que je vais dire, et quand elle acceptera de vous voir, je vous ferais signe avec cette pierre. Je saurai en faire un bon usage.   »

Cela n’allait pas durer éternellement, Asshaal comme n’importe quel membre de son clan ne parlait jamais pour ne rien dire. Elle allait y aller dès à présent, elle devait voir sa Aaleeshaan. C’était bien trop important, elle espérait qu’il n’était pas trop tard. Son peuple devrait peut être demander de l’aide aux esprits gardiens. La bataille qui s’annonçait ne pouvait être perdu, sinon c’était son peuple dans son ensemble qui allait s’éteindre, du moins, comme il avait toujours vécu.
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Re: La chasse à la proie [Verith]

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