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Renaissances [PV : Aeglos]

le Sam 10 Fév - 21:15
25 juillet 1762, aux abords du Tampocuilë.

Il avait été aperçu par certain, côtoyé par d’autres. Porté par le vent où par les ailes d’un dragon nacré, son fils était en vie et sur cette île. Le soulagement était venu étreindre le coeur d’Orfraie lorsque son second lui avait rapporté la nouvelle, à elle seule. Elle lui en avait été reconnaissante, car le masqué n’était pas le bienvenu sur le territoire des elfes. S’il était pris par les Rôdeurs, la Liée de Feu n’aurait d’autres choix que de faire son devoir.

En début d’après-midi, elle avait quitté la protection et la fraîcheur des murs de la cité pour la chaleur du désert. Tout du moins, pendant un temps, car bien vite elle se rendit au bord du fleuve là où l’air était plus respirable. Les champs fertiles accueillaient les travailleurs qui avaient la lourde responsabilité de nourrir le peuple tout entier et la végétation offrait un certain camouflage. Cela n’empêcha pas quelques elfes de se redresser à son passage, l’observant avec curiosité, respect ou animosité.

Son fils était-il encore sur Keet-Tiamat? C’était une hypothèse qu’Orfraie ne pouvait écarter. Peut-être était-il déjà reparti. Selon les rumeurs, il avait été aperçu en compagnie d’un dragon nacré qui ne pouvait qu’être Kaalys. Serait-il lié? Songea t-elle en observant le ciel bleu. L’idée même qu’il soit partit sans venir la voir lui brisait le coeur, mais leur lien n’était plus ce qu’il avait été. Le masqué le lui avait dit trois ans plus tôt : Aeglos n’était plus, il n’était qu’une coquille vide. La guerrière avait tenté à ce moment-là de lui faire entendre raison… sans succès.

Orfraie s’arrêta finalement et se tourna vers le fleuve. Elle en apercevait l’autre rive, au loin, et quelques bateaux empruntaient cette voie jusqu’au port qui se trouvait plus haut. Combien de temps avait-elle marché, absorbée par ses pensées? Quelques heures à en juger par le changement de luminosité, bien que celui-ci ne gênât absolument pas la vampiresse. Celle-ci décida de s’asseoir au bord de l’eau et quitta donc le sentier qu’elle avait suivi. Il suivait plus ou moins le même tracé que la voie royale, mais au bord du fleuve. Il était surtout emprunté par les agriculteurs mais c’était un endroit sympathique où marcher lorsqu’on voulait un peu de calme.

La terre était humide, gorgée d’eau, mais la guerrière sauta agilement sur un rocher plat. La pierre était sèche et, sans attendre, elle s’y assit. De ses doigts agiles, elle délassa alors ses bottes et les posa à côté d’elle. Ce fut ensuite au tour de son pantalon d’être remonté sur ses chevilles, qu’elle laissa ensuite tremper dans l’eau fraîche du fleuve. À cause de la chaleur, Orfraie ne portait qu’une fine chemise en lin blanche qui dévoilait agréablement ses épaules. Son corset en os de baleine soulignait sa taille fine et maintenait le vêtement en place. À son cou, une fine chaîne d’argent retenait non pas un, mais deux pendentifs. L’un était une pierre rougeâtre, comme un rubis, tandis que l’autre était une écaille de dragon appartenant à Firindal et de laquelle provenait une puissante magie qui venait fortifier celle d’Orfraie.

C’était agréable de profiter ainsi de la quiétude du lieu. Les paupières de la vampiresse tombèrent sur ses améthystes tandis que son esprit voyageait loin de son corps, rampent entre les hautes herbes. La télépathie était un art compliqué qu’Orfraie pratiquait régulièrement de cette façon afin de s’y habituer. Sa conscience rencontra rapidement celle d’autres Elfes dont elle pouvait deviner l’humeur ainsi que d’animaux. Sentir l’esprit d’un animal était toutefois plutôt étrange car à miles lieux de celui d’un bipède. Puis soudain, elle rencontra une nouvelle conscience qui dégageait un sentiment de déjà vue.


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Re: Renaissances [PV : Aeglos]

le Lun 19 Mar - 23:03
C’était une conscience développée, sensible, supérieure... elfique peut être, elle le frôlait, elle pouvait presque se lier avec lui. L’archétype de sa pensée, la structure de son esprit, elle pouvait le reconnaître. Elle avait déjà pu le voir, le ressentir quelque part. Elle était profonde mais simple à la fois, comme si elle abordait deux visages. Orfraie était peut être une dragonnière épanouie, mais elle ne pouvait pas approcher cet esprit sans s’y perdre, elle ne pouvait pas se souvenir de lui, quelque chose avait changé depuis qu’elle s’était mêlée à lui. Était-ce sa forme effilée, élégante ? Son étrange capacité à esquiver chacune de ses approches, comme si il jouait avec elle, s’effaçant à chacune de ses tentatives quel qu’en soit le nombre ou la façon. Ou était-ce le peu qu’elle arrivait à connaître de lui qui était erroné ? Qui ne correspondait donc pas avec ce qu’elle pouvait connaître d’antan ? Cette étrange dualité, cette double conscience, deux opposés, ces deux visages, les a-t-elle connu auparavant ? Que représentent-ils ? Le doute, peut être ? Est-ce que l’un des visages prône sur l’autre ?

L’espace d’un instant elle pu peut être l’approcher assez pour lui poser toutes ces questions, ce à quoi, s’il lui donnait l’occasion de répondre, il ne lui rendrait qu’une douce sensations, chaude mais volatile, éphémère. Comme un baiser sur le front. Cela lui rappelerait-elle le dernier qu’elle a reçut de lui quelques années auparavant ? Cela ne lui reviendrait-il pas à l’esprit en un éclair fulgurant de désir, ou elle ressentit soudainement le besoin intense de savoir à quel corps appartenait cette âme errante ? IL ne lui avait pas dit ou IL était, mais elle savait qu’il était proche.

Orfraie ouvrit-elle les yeux ? Orfraie sentit-elle le mouvement de l’eau à ses chevilles ? Sentit-elle la brise du vent caresser sa joue, ses cheveux ? Vit-elle l’homme qui se tenait devant-elle, les pieds dans l’eau. Vêtu d’une longue robe noire et blanche, constituée de longs bandeaux de soie pâles, presque transparent, se laisser enveloppé d'air chaud et vif, ondulant en harmonie avec cette brise, son col ouvert, largement, laissant respirer sa peau mate, sa poitrine masculine, forte.

Vit-elle ses cheveux attachés en de longues nattes qui traînaient derrière lui, noués, noirs comme la nuit ? Vit-elle son visage couvert d'un masque blancs, élégant. Recouvrant son visage et ses joues, le bas de son front derrière une superbe sculpture en marbre, laissant de fins traits pour que deux grands yeux bleus profonds, remplis d'émotions, puissent la fixer, entourés de marques d'or pour souligner sa beauté. Vit-elle, ressentit-elle ce vent surnaturel qui se levait et tournoyait autour d'eux ?

Reconnut-elle le grand guerrier du détroit d’Ëoma, elle reconnu le masqué, reconnu-t-elle son fils ?



- Rédemption -



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Re: Renaissances [PV : Aeglos]

le Sam 31 Mar - 5:11
Un sentiment de déjà vue et, pourtant, elle peinait à le reconnaître. Son fils… N’était plus Aeglos. Il n’était plus son fils. Il était celui du vent. Orfraie sentit sa gorge se serrer tandis que son esprit regagnait son siège, soudainement attristé. Les améthystes rencontrèrent la surface de l’eau, limpide, et s’y perdirent. La douleur refit surface, la colère, l’amertume. Tout devint noir, la dragonnière fermant les yeux comme pour refouler ses larmes, un trop-plein de sentiments. Ses petits poings se serrèrent, ses jointures blanchirent. Puis soudain, elle le sentit. L’eau lécha ses chevilles, plus haut qu’avant. Quelque chose bougeait près d’elle, doucement, comme pour ne pas la déranger. Mais c’était peine perdue. Comme une brise, elle sentit la caresse de son esprit, la chaleur de sa présence malgré ce masque glacial. Elle détestait ce masque, cet écrin protecteur qui dissimulait le visage de son fils. Pourtant, les améthystes vinrent recouvrir ce visage pâle, nacré, avec douceur et dureté. C’était un étrange regard dans lequel deux sentiments contraires se mélangeaient, se battaient en duel,

Le regard de la princesse se fit plus tôt, malgré elle, lorsqu’elle l’observa plus longuement. Ses longs cheveux noirs, sa robe, ses pieds dans l’eau, ce torse musclé qu’elle devinait. Les améthystes se promenaient sur le Fils du Vent, se moquant totalement de ce manque de savoir vivre. Cela ne se faisait pas, de dévisager ainsi les gens, mais Orfraie s’en moquait.

Mais invariablement, son regard revenait vers ce masque. Il était magnifique et, en d’autres circonstances, sans doute l’aurait-elle avouée. Mais elle ne le pouvait. Elle haïssait ce masque, ces quelques millimètres blanchâtres qui, pourtant, étaient une véritable armure, un gouffre entre elle et son fils. Des années auparavant, elle avait pardonné à Aeglos, elle lui avait tendu la main dans l’espoir qu’il la saisisse. Mais il l’avait quitté, sans se retourner, et avait laissé sa mère blessée en son coeur, Alors, la colère et l’amertume continuaient à se battre dans son regard, malgré cette douceur caractéristique d’une mère.

Sa conversation avec Aldaron lui revint en mémoire. Orfraie avait alors souhaité si fort retrouver l’homme qui, désormais, lui faisait face. Lui était si paisible quand elle bouillonnait à l’intérieur, tachant tout de même de garder son calme. Elle soupira, retira ses pieds de l’eau, et se mit en tailleurs. Ses mains vinrent se poser sur ses cuisses, doucement, tandis qu’elle cherchait ses mots. Voilà qu’elle se retrouvait muette face à lui. N’avait t-elle pas, pourtant, tant de choses à lui dire ? Combien de fois avait-elle imaginée cette conversation avec lui ? Et voilà qu’elle était incapable de formuler ses pensées.

Il y eu un nouveau soupire, résigné cette fois-ci, puis la Liée releva son visage qu’elle n’avait eu conscience de baisser.

“ Tu en as mis du temps. “

Etait-ce un reproche ? Peut-être. Mais il y avait dans le ton utilisé quelque chose de profondément… Soulagé. Elle ressemblait soudainement à ses mères incapables de gronder leur enfant et, si elle en avait été capable, sans doute aurait t-elle rougie. Mais elle devait se résigner : Son cœur ne pouvait demeurer en colère envers lui. Derrière le masque se trouvait son fils, elle était persuadée, et Orfraie était femme d’espoir.


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Re: Renaissances [PV : Aeglos]

le Dim 20 Mai - 16:17
Oui elle l'avait vu. Elle mit le temps, c'étais certains, son esprit errait encore quelque peu à l'instar d'une faible brise. Mais lorsqu'elle aperçut les draps de sa robe, sa lame qui effleurait l'eau, son torse revêti et son masque d'argent, elle se changea en pierre, immobile, et elle l'observa. En moins d'une demi-seconde, ses yeux irent droit à leur but, au plus profond des siens. Les profondeurs abyssales d'un océan, dont, quelque part, il lui tenait le bleu.  La vampire, qui se reposait dans un endroit si paisible, habillée si simplement, en qui il plaçait l'espace d'un instant sa totale contemplation, sa totale concentration. Par quelle étrange sorcellerie ses yeux avaient-ils pris cette couleur si perçante ? Avait-elle encore.. changé ? Il s'en sentit presque perturbé, presque. Il était imperturbable. S'il était mort, il ne pouvait pas être pertubé. Son regard acceuillait le sien en son sein, mais il était fixe et droit, inerte, vide : Cet océan de couleur semblait dissocié du temps, comme si toute vie y était figée, en plein mouvement, arrêtée sur un moment, parmis tant d'autre, comme une peinture. De quoi faire comprendre à la princesse des ombres que son visage était aussi immobile que son masque, s'il n'était le masque en lui même. Que la tempête pouvait s'abattre sur lui, et il ne bougerait pas... Jusqu'à ce qu'il cligne des yeux, et qu'une lueur naquit au plus profond de sa pupille. Qu'une vague de son océan déferla.

La dernière fois qu'il l'avait vue, ils se trouvaient tout deux sur l'ancien continent. Il s'était revêtu de son masque, il avait brisé la dernière chose qui le reliait à son passé, l'amour d'une mère. Mais il avait fait ce qu'il avait à faire. Il n'avait pas pu être celui qu'elle aurait voulu, il avait alors laissé cette personne derrière lui, délaissant son cadavre côtes à côtes à celui de Hieba. Il n'était pas Aeglos, et il l'avait affronté en même temps qu'elle. Il était un fantôme, une ombre, peut être même moins. S'il n'existait pas, il n'avait pas le droit de faire croire à une innocente qu'il puisse l'être. Lorsque sa dernière parole, son dernier soupire, étais celui de mourrir en paix pour le bien des siens, il ne pouvait faire naître l'espoir dans le coeur mort mais pas éteint d'une mère, encore moins au profit de son propre bonheur, encore moins avec pour mobil la joie de voir le sourire se dessiner sur le visage de l'être cher. Un bonheur malsain, dont il aurait mille fois préféré mourrir que de l'acquérir sans le mériter.

Il ne fuyait pas son passé, ni ses responsabilités, il payait son triste fardeau en oeuvrant pour le bien commun, sous aucune autre identité que celui du vagabond à la flûte de paix. Nu, pur.

Pourtant, les choses avaient changées depuis. Entre hier et aujourd'hui, beaucoup d'eau s'était écoulée depuis le sommet des montagnes. L'interdit du masqué l'avait amené à l'impasse. Et lorsqu'il reçu la larme, il su que le sacrifice d'une mort ne lui apporterait pas la paix, mais bien le sacrifice d'une vie. Entière, complète, au service de sa cause. Jusqu'à ce que le monde à qui il dédiait sa lame décide qu'il ait payé sa dette. Kaalys le dragon de nâcre, son ami mais aussi son mécène, vint à lui lui présenter l'épreuve ultime. Pour sauver le monde, il lui faudrait commencer par accepter qui il est, pour préserver la paix dans le coeur de son peuple, il lui faudrait apaiser la douleur de tous, y compris, et surtout, celui de ses propres victimes.

Il n'avait pas le pouvoir d'effacer le passé, il ne pouvait pas guérrir les blessures qu'il avait infligé, mais il y en avait une dont son empreinte pouvait encore faire basculer le coeur. Il y avait quelqu'un pour qui il tenait. Kaalys n'avait en réalité désigné personne d'autre. Aeglos devait s'occuper de sa famille, voilà l'épreuve, accepter qu'il ait une famille, qu'avec ou sans masque, il était et n'avait jamais cessé d'être une seule et même personne. Encore fallait-il le comprendre.

“J'avais à faire”

Il finit par dire. Dans une vie antérieure, il n'avait pas été élevé pour trouver des excuses, il n'était pas bon à ce jeu là, la plupart du temps, il n'en trouvait pas. Peut-être était-ce la pire chose qu'il ait pu dire, il ne se battait pas avec lui même pour s'améliorer dans ce domaine, il avait déjà compris qu'on ne change pas qui l'on est, bien qu'il ne se rend pas compte encore de l'étendue de cette affirmation, et ce même s'il aurait préféré être personne.

“Comment vas-tu ?”

Une question légitime, mais peut-être mal venue, et si froide pour une telle retrouvaille, sur un ton si effroyablement neutre pour la chaude intension du souci de l'autre derrière ces mots. Son sourire avait perdu de sa vigueur, il paraissait moins faux, il évoquait plus un air désolé, mais avec de tels masques accrochés au visage, il était bien trop dur de lire en lui.



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Re: Renaissances [PV : Aeglos]

le Ven 25 Mai - 2:41
Soulagée de le revoir, elle n’avait pas eu conscience de retenir son souffle - pas que cela lui fut utile - aussi ne tarda t-elle pas à relâcher, doucement, l’air contenu dans ses poumons. Si elle était en colère, elle ne le montrait pas. Son visage exprimait un sincère soulagement de le revoir entier et en vie, quoique cela n’était pas certain. Pouvait-on réellement dire que l’homme qui lui faisait face, tranquillement debout les pieds dans l’eau, était en vie ? Son coeur battait, certes - et elle pouvait l’entendre distinctement - mais cela faisait-il du Masqué un homme vivant ?

Les yeux dans les yeux, il répondit. Sa voix était totalement neutre et cela blessa la guerrière, plus encore que la réponse très évasive du gamin, mais elle ne sourcilla pas un seul instant.
Comment allait-elle ? La question la laissa pantoise un instant. Pendant une fraction de seconde, Orfraie se demanda si elle avait bien entendue. Était-ce réellement tout ce qu’il avait à dire, à demander ? Il s’agissait d’une question de circonstance, certes, mais posée sur un ton si neutre que la dragonnière se disait inévitablement qu’Aeglos se moquait de la réponse.

— Bien, s’entendit-elle répondre. Devait-elle - et voulait-elle ? - donner plus de détails ? N’allait t-elle pas se marier bientôt ? Une partie d’elle souhaitait le partager avec son fils, l’autre avait trop peur de faire face à une froide indifférence. Du moins, jusqu’à ce qu’Orfraie avise ce sourire - fade certes ! - sur le visage du Masqué.

Elle ne parvenait pas à en saisir le sens, car une moitié du visage manquait. Elle pouvait tout juste apercevoir ses lèvres, son menton et ses yeux. Toutefois, elle décida de le prendre comme une bonne chose, une amélioration.

— Et toi, comment vas-tu ? lui demanda t-elle, réellement curieuse de le savoir. Sa voix manquait d’entrain, certes, mais son regard brûlait d’une véritablement curiosité, d’une inquiétude propre aux parents. Il ne cessera jamais d’être son petit garçon, celui qui se blottissait contre elle avant de dormir, à qui elle avait chanté une berceuse, soigné les blessures causées par les jeux…

— L’on t’a aperçu avec Kaalys, reprit t-elle, sans réellement poser la question qui lui brûlait les lèvres. Le dragon Nacré avait-il quelque chose à voir avec sa soudaine apparition devant elle, lui qui avait - semble t-il - mis tant d’énergie à l’éviter ? La colère dans son regard s’était dissipée totalement, ne restait plus qu’un amour sincère et l'appréhension de le voir encore disparaître.


Orfraie's voice


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Re: Renaissances [PV : Aeglos]

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