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Cawr

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Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Jeu 8 Mar - 14:26
Le 8 Janvier de l'âge d'Obsidienne

Janvier venait de débuter et les cimes Elfiques qui abritaient le domaine Baptistral étaient recouvertes d’une épaisse couche de neige et de glace, faisant ressembler ce lieu sacré à un écrin de cristal. Au cours de ces derniers mois, une terrible menace avait frappé le continent d’Ambarhùna, prenant la forme de créatures issues du plan astral et portant le nom de chimères. Pour l’heure, nous ne disposions que d’éléments lapidaires à leur sujet, hormis que leur déferlement au sein de notre univers représentait la conséquence de la rupture du contrat originel et d’une dramatique erreur, commise par les peuples bipèdes…

Désormais la paix si chèrement acquise après des années de bataille était de nouveau rompue et ce constat amer m’attristait. Néanmoins, je tentais de relativiser ce sentiment en songeant que l’existence se composait de cycles immuables, semblables au passage des saisons et qu’il fallait s’adapter aux inévitables changements, en adoptant la souplesse du roseau et sa capacité à plier face à la tempête sans jamais se briser.

Depuis mon retour au domaine, après un périple de plusieurs mois qui m’avait mené jusqu’aux confins des terres désolées et précipité à l’intérieur du plan astral, je tentais de reprendre paisiblement le cours de mes activités. En dépit de la guerre qui se préparait en dehors de l’enceinte de ce havre de paix, je désirais continuer à mener une existence la plus normale que possible et me consacrer à mes élèves. Me plonger corps et âme dans cette tâche me permettait d’oublier, ne serait-ce que l’espace de quelques heures, mes soucis et l’angoisse qui parfois envahissait mon cœur.

Aramis, mon ancienne Cawr, m’avait parlé d’une nouvelle venue au sein de notre ordre et répondant au doux prénom d’Aurore. Malheureusement, j’étais absent lors de son arrivée et je n’avais pas encore eu l’occasion de faire sa connaissance, malgré les propos dithyrambiques que j’entendais à son sujet.  Cette jeune humaine, en plus de dispositions évidentes pour l’art des maître-bardes, semblait animée de grandes qualités d’âme, aussi étais-je impatient à l’idée de la rencontrer.

Je décidais donc de partir à se rechercher et me rendis tout d’abord à la bibliothèque où j’espérais la trouver, penchée sur l’un ou l’autre grimoire. Hélas, j’eu beau arpenter de long en large les couloirs, emplis de rayonnages et les salles de lecture, la jeune fille demeurait introuvable. Sans compter que dans mon étourderie, j’avais oublié de demander à Aramis de me décrire la jeune apprentie…Fort heureusement, certains Enwrs eurent l’obligeance de m’informer que celle-ci se trouvait dans les jardins.

Je déambulais à travers le dédale végétal, à présent enseveli sous une épaisse couche de neige, sans plus de succès. Décidément cette « fameuse » aurore demeurait introuvable et ma quête avait de plus en plus l’allure d’un jeu de cache-cache.

C’est alors qu’une apprentie, me voyant bien marri suite à mes recherches infructueuses me dit avoir vu Aurore sortir seule du domaine quelques heures auparavant afin de se rendre dans les bois environnants. Cette information ne m’étonna pas outre mesure car j’avais moi-même pour habitude de me réfugier dans la quiétude de la forêt pour y rêvasser en paix ou jouer de la musique, entouré de petits animaux.

Je m’enfonçais sans crainte à l’intérieur des profondeurs sylvestres, admirant la beauté givrée du paysage hiémal. Tout d’un coup, je remarquais des traces du pas sur la neige vierge et décidait de les suivre jusqu’à ce que j’entende résonner une voix mélodieuse, fredonnant un chant.

En m’avançant, j’aperçus une forme encapuchonnée dans une épaisse cape, pour se protéger des rigueurs de l’hiver et perchée sur la large branche d'un d’arbre. A sa vue, un sourire de joie illumina mon visage en songeant qu’il s’agissait probablement de la jeune Aurore.

Je m’approchais lentement de la silhouette encapuchonnée, qui me tournait le dos et paraissait absorbée par sa musique, à tel point que j’ignorais si cette dernière avait remarqué ma présence. D’un ton empli d’aménité et de bienveillance, je dis avec douceur, par crainte de la faire sursauter ou de l’effrayer :

- Veuillez m’excuser d’interrompre votre chant et de déranger votre retraite solitaire dans cette forêt, mais j’ai j’aimerais beaucoup m’entretenir avec vous. Mon nom est Ilyanth Neolenn et je suis l’un des douze maitres Baptistrels.

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Re: Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Sam 10 Mar - 11:09
La vie au Domaine est calme. Elle est reposante et sereine. Je n’ai pas à m’inquiéter de demain, ni d’où je vais dormir et ce que je vais manger. Déjà qu’avant, je ne m’en préoccupais pas énormément, surtout après avoir intégré l’armée, mais aujourd’hui, je me rends vraiment compte que c’est absolument sorti de mon esprit. Je regrette juste l’absence de contact humain, dans le sens où nous sommes relativement isolés, et que peu de gens font l’effort de venir à nous pour demander de l’aide. C’est là mon seul regret, celui de ne pas pouvoir aider les gens autant qu’avant.

A la place j’ai accès à une quantité de connaissance extraordinaire. La présence elfique, par contre, ne me gêne pas. Il y a très peu d’humain autour de moi, par rapport au bon peuple, mais nous partageons tous les mêmes besoins, les mêmes envies et en grande partie la même façon de voir le monde. Elfe et humain, finalement, il n’y a pas vraiment de différences. J’imagine qu’en retirant leur faim, les vampires ne seraient pas très différents aussi.

La neige tombe sur le domaine. Son blanc manteau immaculé vient recouvrir la terre et absorbe les bruits. J’aime l’hiver. Tout est calme, reposant, immobile. C’est une saison qui nous permet de récupérer avant le printemps et les futurs aventures. C’est la saison des feux, des histoires et des jeux d’enfants. Pour conserver cette sensation de paix et de nostalgie, je me suis tenue volontairement loin des informations sur la période actuelle. Les rumeurs de guerre et de monstres. Non, je veux d’abord m’installer pleinement dans ma nouvelle maison avant de penser aux horreurs. Ou alors, je partirai tout de suite pour venir en aide aux autres. Ce n’est pas le bon plan puisqu’ici, je peux grandement améliorer mes compétences en de guérison et en magie afin d’être plus efficace auprès des gens.

Ce matin, je me suis levée tôt. Bien avant que le soleil ne se lève. J’ai travaillé d’abord dans ma chambre qui me sert aussi d’atelier. Un peu de sculpture, le matin, pour me réveiller. Enfin pas vraiment, puisque je fais un travail de précision. Mais je suis plutôt du matin et le calme du domaine, surtout la nuit, est prompte à une concentration complète. Mon ouvrage signera mon entrée réelle dans la rhapsodie, et sera unique.

Une fois que j’ai estimé avoir suffisamment avancé sur mon ouvrage, j’enfile une robe chaude, et longue, de couleur bleu clair, cyan. La laine protège plutôt bien du froid et j’ajoute une longue cape épaisse, bleu elle aussi, à capuche. Le doublage en fourrure me protège définitivement du froid. Je me dirige ainsi habillée vers l’une des bibliothèques du domaine. L’herbologie est très bien illustrée parmi les ouvrages du domaine et je découvre des choses dont je n’avais pas connaissance sur les plantes que j’utilisais. Mais sans vouloir me vanter, ni même mettre maman en avant, le livre que je transporte toujours avec moi contient des informations bien plus précises et complètes que bon nombre de livre du domaine. Peut-être sont-ils un peu dépassés ou la présence de la magie limite la nécessité d’utiliser les plantes. Je ne saurai le dire. Mais c’est toujours intéressant de lire.

Puis, la sacoche battant mon flanc, je fais un tour dans le jardin, mais l’envie d’y rester ne m’effleure pas. L’appel de la forêt est plus fort, et malgré la proximité de la nature au sein du domaine, le besoin de courir et simplement de me poser dans les étendues sauvages est toujours très forte.

A peine sortie, un éclair roux surgit à travers les feuillages pour me faire la fête. Le renard m’a retrouvée il y a peu, m’ayant suivie de notre lieu de rencontre jusqu’à ici. Peut-être à cause du lien magique que j’ai créée sans vraiment penser à mal, ou par amitié. En tout cas, le voir me fait toujours un grand plaisir et nous batifolons et jouons dans la neige un instant. Malgré le froid de l’hiver, l’animal n’ose pas encore entrer dans le Domaine et se nourrir est difficile. Alors je lui apporte un peu de nourriture tous les jours.

Après une bonne heure de jeu, je m’enfonce dans les bois et grimpe dans un arbre et m’installe sur une branche épaisse. Là, un pied dans le vide, je sors une petite amulette, sur laquelle je travaille. Il s’agit d’un oiseau, les ailes ouvertes, le tête haute, comme surpris en train de s’envoler. Je fredonne en travaillant les détails de l’amulette presque terminée. A ce niveau, la moindre erreur peut détruire l’objet, mais ce ne serait pas grave, je recommencerai. Mais je me débrouille assez bien pour ne pas rencontrer de problèmes.

Je chantonne ainsi un air doux et mélancolique, ma voix étouffer par la neige :

La richesse intérieure des gens est
Comme une vive lumière qui brille à travers les verres colorés
La vie quotidienne est agréable
Telle une chaude bougie

Les vastes plaines vertes
L’eau, riche et belle,
La nature grandiose subvient toujours aux besoins de ses enfants.

J’espère que nous pourrons le comprendre un jour
Nous allons de l’autre côté de l’horizon
J’espère que nous pourrons le comprendre un jour
Nous avançons d’un pas ferme

Tout ce qui vit meurt un jour.
Que nous soyons prêt à mourir ou non,
Ce jour va inéluctablement arriver.

Est-ce un ange qui est descendu du ciel qui s’assombrit ?
Est-ce un démon qui a rampé hors d’une crevasse ?

Les larmes, la colère, la pitié, la cruauté,
La paix, le chaos, la croyance, la trahison,
Nous nous battrons contre notre destin.
Nous ne devons pas nous abandonner à notre destin.

Portant le chagrin et la confiance dans nos cœurs,
Nous affichons notre volonté de passer à autre chose
Nul ne doit obstinément être privé de sa vie.

Concentrée dans mon ouvrage, je n’entends pas les pas arrivés et sursaute lorsqu’une voix douce et me parle. Je tourne mon regard sur l’elfe qui vient d’arriver. Je lui souris, range mon matériel de sculpture et saute lestement au sol. Je le salue en me penchant vers l’avant. Bonjour. Je vous connais, vous êtes le Chantefeu, n’est-ce pas ? C’est un honneur de vous rencontrer. Je suppose que vous me connaissez et me recherchiez si vous souhaitez me parler en particulier. Navrée de vous avoir fait explorer la région par ce froid. Je n’ai pas vraiment l’habitude qu’on me cherche. Que puis-je faire pour vous ? De quoi souhaitez-vous m’entretenir ? rien de grave j’espère ?


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Re: Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Jeu 15 Mar - 18:47
Le chant que la jeune fille fredonnait d’une voix douce et mélancolique ressemblait aux sanglots étouffés d’une mélopée, mêlant chagrin et espérance. Je m’approchais lentement et le manteau neigeux étouffait le bruit de mes pas, et soudain, presque à regret je décidais de rompre la quiétude silencieuse de la forêt.

Dès l’instant où je fis résonner le son de ma voix, la jeune fille sursauta et tourna ses mires d’azur dans ma direction. Tout d’abord la surprise se lut sur ses traits fins, avant que ses lèvres rosées ne s’étirent en un sourire radieux, aussi lumineux qu’une journée d’été.
Rangeant à la hâte son matériel de sculpture, elle s’empressa de sauter au pied de l’arbre, avec une agilité féline, rappelant celle d’un chat sauvage. Et je ne pus m’empêcher de m’amuser de son exubérance, qui revêtait presque un caractère enfantin, et que me rappelaient mes propres facéties juvéniles. Puis soudain, je fus frappé par la pensée que même devenu adulte et maitre Baptistrel, je n’avais aucunement renoncé à ce plaisir futile qui consistait à escalader les arbres jusqu’à leur cime afin d’admirer la flamboyance du soleil couchant ou la beauté d’un paysage sylvestre. Après tout, le monde n’est-il pas plus beau vu d’en haut ?

La jeune fille me salua respectueusement en s’inclinant vers l’avant et je remarquais que sa chevelure possédait la couleur du blé mûr ; elle semblait âgée d’une vingtaine d’années, bien qu’il m’était souvent difficile d’évaluer avec précision l’âge d’une race différente de la mienne. De même que pour elle, mon visage satiné, couleur de miel chaud, dépourvu de la moindre ride, évoquait peut-être l’aspect d’un éternel adolescent, en dépit du fait que j’ai dépassé les 500 ans. Mais pour nous les elfes, le passage du temps ne revêtait pas la même importance que pour les humains qui en raison de leur nature éphémère étaient plus prompts à en calculer la durée, même infime.

Affichant un doux sourire, j’acquiesçais d’un signe de la tête aux paroles de la jeune apprentie :

- En effet, je suis bien le Chantefeu. Cela me fait plaisir de faire votre connaissance jeune Aurore Lapsida. Nul besoin de nous encombrer de formalités protocolaires, nous pouvons discuter avec simplicité et nous tutoyer du moins si tu l’acceptes. Je te connais sans te connaitre, grâce à Aramis qui fut jadis ma Cawr avant que je ne devienne maître baptistrel à mon tour. Elle m’a parlé de toi et je crois qu’elle t’apprécie beaucoup car elle ne tarit pas d’éloges à ton sujet. Dès lors j’étais désireux de te rencontrer car j’étais absent lors de ton arrivée au domaine.

Quand l’humaine émit une remarque sur le fait que j’avais bravé le froid hivernal pour partir à sa recherche ; j’éclatais d’un petit rire cristallin, comprenant soudain qu’à mon habitude, j’étais vêtu d’une manière étonnamment légère pour la saison, habitué à délaisser les étoffes épaisses et la lourdeur des manteaux. En effet, je me promenais tête dénudée et portant une simple cape, luisant d’un léger halo bleuté.
Et la jeune humaine devait certainement s’en étonner d’où sa remarque:

-  Quant au froid n’ai crainte, mon corps en raison de son lien avec le feu possède une température plus élevée que celle de la plupart des êtres vivants et dégage lui-même de la chaleur. Si tu restes à mes côtés, tu te sentiras peut-être réchauffée.

Les chantefeu possédaient cette particularité d’avoir une peau délicieusement chaude et lumineuse, de dégager de la chaleur, ainsi que de contrôler toutes les manifestations du feu et d’être immunisés à ses effets. Mais en tant que novice peut-être qu’Aurore l’ignorait. Cette constatation me rappela cette cérémonie initiatique, pleine de mysticisme, où après être entré en transe je reçus la bénédiction du feu et que cet élément se lia à moi, en raison de mon tempérament empli de passion, de fougue et d’indestructible optimisme, me faisant lutter pour mes idéaux.

- Puisque tu te demandes pourquoi j’ai choisi de te rencontrer, c’est parce que j’imagine qu’il n’est guère aisé de débuter la formation de Enwr et de découvrir un nouvel univers, surtout situé dans une région reculée des cimes elfiques, comme l’est le domaine baptistral.

Je m’interrompis un bref instant avant de poursuivre :

- Pour moi c’est un peu différent car je suis né dans une famille de Baptistrels, au cœur de l’ancien domaine Baptistral. Depuis ma plus tendre enfance, je baigne dans cet environnement plein de savoir et je suis initié depuis l’enfance à la magie des maîtres bardes.

J’ignorais quel avait été le parcours d’Aurore jusqu’à présent mais je m’imaginais sans peine que sa nouvelle existence au domaine constituait sans doute un changement important voire un tournant décisif.

- Que direz tu que nous fassions une petite promenade dans les bois et aussi que tu me parles de ta vie au domaine. Est-ce que tu t’en sors avec ton apprentissage de Enwr et la lecture des grimoires de la bibliothèque ? Aramis est fort prise par ses multiples obligations de Cawr et d’impératrice. Mais, si tu le désire tu peux venir me trouver lorsque tu rencontres des difficultés dans ta formation car en tant que Baptistrels nous appartenons à une communauté soudée et solidaire.
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Re: Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Sam 31 Mar - 21:08
Ilyanth confirme mes dires. Je ne me suis pas trompée, mais d’un autre côté, c’eut été étonnant. Il n’y avait pas beaucoup de Chantefeu, ni même de Maître Baptistrel en général. Et puis rare était les personnes que se baladaient si peu vêtu en hiver. Sans vraiment connaitre l’étendu du lien qui uni les maîtres chanteurs à leur élément respectif, il n’était pas difficile de reconnaitre un lié du feu. Aramis n’a pas eu le temps de tout m’expliquer en détail, j’avoue ne m’être finalement très peu intéressé à cet aspect du domaine, ma curiosité allait plutôt sur les connaissances des plantes médicinales et médicales que recelaient les grandes bibliothèques. Ai-je eu tort au final de si peu m’intéresser au vrai rôle des baptistrels ? Il est vrai que j’en suis une maintenant.

Je réponds à l’interrogation d’Ilyanth sur ma potentielle difficulté à m’intégrer à la vie du domaine. Ce n’est pas si compliqué que ça en fait. C’est certes très différent de ce que j’ai vécu jusqu’à présent. Une enfance entre mon père et ma mère et jouant avec les quelques enfants du village, puis quelques années de voyages, d’errance, de ville en ville, pour soigner les gens et apprendre tout ce qu’il y a à apprendre sur le monde. Je dois avouer ne pas vraiment avoir eu d’attache et que cela me fait un peu étrange comme situation. Ici, j’ai une chambre, je mange à ma faim, je vois toujours les mêmes personnes et elles sont toujours en bonne santé. C’est à la fois agréable et déconcertant. Il n’y a personne dont il faut s’occuper ici et… ce sont les malades qui ont rythmé ma vie. Maintenant j’ai plus de temps pour lire, étudier et surtout sculpter. J’ai peut-être un peu trop de temps libre d’ailleurs. Je le passe à la bibliothèque ou à suivre différents apprentissages. Le plus difficile fut l’apprentissage de l’elfique, mais maintenant ce n’est plus trop un problème. Je le lis très bien et ne le parle pas trop mal. Je te remercie d’ailleurs pour ta proposition. Comment devient-on Chantefeu ? Et est-ce qu’Aramis reviendra bientôt ? D’ailleurs, tu as été son Ewr comme moi, mais combien a-t-elle d’Ewr ? Est-ce qu’on reste, comment dire, rattaché à un Maître chanteur toute notre vie, ou est-ce qu’il arrive un moment où, tout en restant Ewr, on ne dépend plus d’un autre baptistrel ? Je ne sais pas si c’est clair. Oh, j’ai découvert les possibilités qu’offrait la magie aussi. Maman et Papa m’ont appris beaucoup de chose, mais jamais rien sur la magie. Alors, c’est une découverte récente pour moi.


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Re: Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Lun 9 Avr - 21:04
J’écoutais d’un air attentif les paroles de cette jeune humaine, si pleine de gaieté et d’innocence, dont les mires couleur saphir pétillaient de malice pendant qu’elle me relatait la manière dont se déroulait sa vie au domaine Baptistral. Elle n’était guère la première humaine à avoir quitté une existence profane pour rejoindre l’ordre des maîtres soigneurs et je me sentais fort aise de constater que celle-ci s’en accoutumait parfaitement. Son enfance et sa jeunesse semblaient fort ordinaires, bien que laissant deviner qu’elle eut connu précocement le spectre de la faim et de la pauvreté. Par ailleurs, son ancienne fonction de guérisseuse itinérante, voyageant de ville en ville pour soulager les maux d’autrui l’honorait et j’esquissais un sourire chaleureux.

- En un sens j’ai été chanceux de n’avoir jamais connu la faim ni la pauvreté et de bénéficier d’une jeunesse dorée dans ce lieu sacré qu’est le domaine. Mais en contrepartie, je n’ai pas eu autant d’expérience du monde que toi durant mon enfance. Mes parents me surprotégeaient en raison du fait que j’étais leur unique enfant et également car les elfes possèdent une fertilité faible qui transforme chaque naissance en un événement sacré. Ce n’est qu’après être devenu adulte que j’ai commencé à voyager et à découvrir le monde, même si parfois j’ai eu envie de fermer mes yeux face à certaines souffrances qui régnaient à  l’extérieur et ce n’est que grâce à la flamme qui brûle en moi que je me suis battu pour les soulager.

Je laissais échapper un petit rire amusé en entendant les questions suivantes de la jeune fille, qui paraissait débordée de curiosité :

- Les chantefeu sont généralement des individus possédant un tempérament ardent et passionné. Lors de la cérémonie initiatique qui permet de devenir Cawr, le Baptistrel entre en état de transe et est lié à un élément. On ne choisit pas, c’est l’élément qui nous choisis en fonction de notre tempérament. J’ignore quand Aramis va revenir et combien de Ewrs elle a eu, mais certainement un certain nombre en raison de sa longue existence Elfique. Pour ma part, bien que Cawr depuis quelques années je suis débordé par mon travail et j’ai de nombreux élèves.

A la dernière question d’Aurore, je demeurais un bref instant silencieux, avant de répondre d’une voix douce :

- Avant d’avoir Aramis comme Cawr, j’ai été le Enwr d’un autre maître Baptistrel, une chantepluie. Malheureusement, la mort l’a emporté et Aramis est devenu ma nouvelle Cawr afin que je puisse poursuivre ma formation. Est-ce que cela répond à ta question ? La magie est une chose étonnante et très importante pour nous les maitres-bardes, bien que la Magie Baptistral soit différente de celle de la trame et se base sur les vibrations du monde. Est-ce que tu as déjà commencé ton apprentissage à ce sujet ?

Tout en discutant avec la jeune fille aux cheveux couleur de miel, je laissais vagabonder mon regard sur le paysage hiémal ; soudain j’écarquillais grand les yeux, en apercevant une forme blanchâtre apparaître derrière les arbres, avant de s’évanouir comme par enchantement.

- Tu as vu ça Aurore ? J’ai crû apercevoir quelque chose là-bas, comme une forme blanche, est-ce que tu l’as vu aussi ?
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Re: Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Dim 29 Avr - 21:25
Entendre parler Ilyanth de son enfance aussi facilement me touche. Finalement, nous n’avons pas vécu des vies si différentes au début. Nous avons tous deux grandis dans un milieu protéger, couvés par l’amour de nos parents et de notre entourage et ne connaissant que notre environnement proche. Je suis aussi fille unique et bien qu’il m’ait transmis toutes les ficelles de son métier de bucheron et de chasseur, il ne m’a jamais laissé couper un arbre ou abattre un animal. Mais je passais beaucoup de temps à sculpter le bois et apprendre auprès de maman.

Au final, on a vécu la même chose ou presque. J’ai aussi commencé à découvrir le monde une fois adulte. Avant je ne m’étais jamais vraiment éloignée de mon village natal et mon père a toujours beaucoup veillé sur moi. Je n’ai pas trop connu la faim non plus dans mon enfance et puis, le monde est vaste.

Je suis heureuse qu’Ilyanth prenne le temps de répondre à mes questions. J’avoue que cela fait un certain temps que je n’ai pas eu l’occasion d’en poser autant. Je crains de déranger les Baptistrels pourtant si gentils. Mais même s’ils restent très ouverts, je rends compte en discutant avec le Chantefeu à quel point il y a tout de même une distance entre moi et ma nouvelle famille. Peut-être pourra-t-il m’aider à la faire disparaitre. C’est étrange comme certains détails nous échappent et pourtant deviennent évident une fois mis en avant. J’ai dit que je m’intégrais bien au domaine, ce qui est vrai, mais d’un autre côté, je ne voyais pas que je n’ai pas créé de lien faire, comme c’était le cas dans les bas-quartier des villes. Probablement parce qu’ici je ne suis pas aussi indispensable. Cela ne me gêne pas, il faut juste que je trouve un moyen de mieux me lier aux gens.

Oui j’ai déjà commencé à apprendre les fondements de la magie du Chant, bien que je ne puisse pas y avoir accès. Mais je dois avouer que cela reste encore fort obscure pour moi, car ne pouvant pas m’en servir, les sensations qui sont évoquées restent très floues. Surtout que j’apprends surtout par moi-même, les baptristrels enseignant dans les différents sujets ne vont pas assez vite à mon goût. Ils sont tous très bien, mais ma curiosité est beaucoup plus rapide. C’est pour ça que je passe beaucoup de temps à la bibliothèque. Et puis j’aime naviguer entre les nombreux sujets et ouvrages qui reposent dans les rayons du Domaine.

Je fronce légèrement les sourcils en me rendant compte que la neige s’infiltre dans mes chaussures et me rends compte que je n’ai pas mis mes bottes, pourtant plus adaptées pour l’hiver. J’ai dû oublier de le mettre, ce qui est une bêtise que je ne devrais pourtant pas faire. Bien qu’au début, je ne pensais pas aller me perdre dans les bois pour chantonner à l’envie tout en sculptant. Encore moins discuter avec un Chantefeu.

Soudain, je vois dans le regard d’Ilyanth une expression étrange confirmée par ses dires. Une forme blanche ? Dans les bois ? Non, je n’ai rien vu qu’est-ce que ça pourrait bien être ? C’était grand comment ? Quel genre de créatures peuvent bien vivre en hiver ? Attends, là le buisson bouge. A peine ai-je fini ma phrase que le renard surgit du buisson pour venir se cacher derrière moi. C’est étrange qu’il vienne ainsi vers moi pour de la protection. Il aurait mieux fait de se cacher, car je ne suis pas sûre de pouvoir me protéger moi-même.


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Re: Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Lun 2 Juil - 22:57
La voix d’Aurore était douce comme une brise printanière et je constatais avec joie qu’elle et moi partagions plus de points communs que je ne l’avais supposé d’emblée ; tout comme moi, celle-ci avait grandi au sein d’un milieu protégé, choyée par ses parents et son entourage familial. En l’entendant parler de son enfance dans son village natal, mes lèvres esquissèrent un sourire et mon esprit se prit à imagine une petite bourgade dans les montagnes, près d’un lac paisible et entouré d’une forêt.

- A quoi ressemble ton village d’enfance ? Est-ce que tu peux me le décrire ? Je l’imagine perdu dans les montagnes, à proximité d’un lac et à l’ombre d’une magnifique forêt.

J’écoute la jeune fille me narrer le début de son apprentissage de Baptistrel et le déroulement de ses journées, souvent occupé à étudier ou à lire des ouvrages à la bibliothèque.

- Je trouve que c’est une excellente chose que tu aimes autant lire, pour ma part j’apprécie de lire aussi bien pour acquérir de nouvelles connaissances que pour me distraire. Je passe des après-midi entières à la bibliothèque et si tu veux n’hésite pas à venir me voir pour poser des questions ou bavarder avec moi.

En effet, je prenais toujours un vif plaisir à aider les apprentis, en particulier les nouveaux, à s’accoutumer à leur nouvelle existence et d’avance je me réjouissais à l’idée de pouvoir aider la jeune Enwr dans ses études de magie Baptistral. Je pouvais certainement lui être d’une grande aide car à force d’efforts j’étais parvenu à me hisser à rang de maitre-barde.

Alors que je discute avec Aurore, mes prunelles bleutées aperçurent une forme évanescente de couleur blanchâtre, qui disparaît presque aussitôt à tel point que je me demande si je ne fais pas l’objet d’une hallucination. Lorsque j’en parle à la jeune fille, cette dernière semble intriguée et se demande quel genre de créature pouvait bien se trouver dans les bois en hiver. Tout d’un coup, la blonde m’indique un buisson en train de bouger et quelques secondes plus tard un renard bondit dans notre direction.

- Un renard, il a l’air encore tout jeune, dis-je à l’attention de l’apprentie.

Je m’approche de lui et je remarque soudain qu’il est frigorifié et parait souffrir d’une blessure à la patte.

-  Aurore ce renard est blessé et je crois qu’il s’est pris la patte dans un piège posé par des braconniers. Je vais utiliser un sort pour le soigner.
Je décide d' utiliser un sortilège de soin afin de guérir la patte de l’animal. Et quelques minutes plus tard l'animal est parfaitement remis et se blottit près d'Aurore.
- Il semble beaucoup t'aimer, est-ce que tu voudrais l'adopter ?
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Enwr

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Re: Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Sam 4 Aoû - 23:02
Décrire mon village ? Ce pourrait être un exercice difficile car cela fait longtemps que je n’y suis pas retournée et pourtant, il est encore parfaitement clair dans mon esprit. Chacun de mes souvenirs là-bas sont comblés d’exactitude.

Ne viendrais-tu pas de décrire un village de roman ? Avec une forêt, un lac et une montagne ? Pourquoi pas un magnifique château où vivrait un prince charmant qui se serait épris de moi au détour d’une fête de village ? Mon ton est taquin et j’ai un sourire moqueur. En réalité, mon village ressemble à tant d’autre. Une vingtaine de grandes maisons au toit de chaume et au mur de torchis. Une maison plus vaste et ronde en son centre, accueillant des fêtes et des banquets. C’est là que nous passions certaines soirées, à écouter des histoires, chanter, danser… C’était merveilleux. Il n’y avait pas tant d’enfants que cela, car il n’y avait pas tant d’habitant, mais nous étions six à pouvoir jouer ensemble. Mes parents avaient, ont une masure à l’écart, un peu enfoncer dans les bois. C’est un bois vaste et sombre. Mais c’est un endroit magique. On y trouve toute sorte de plantes, d’essence de bois et d’animaux. J’y ai passé énormément de temps que ce soit à apprendre à reconnaitre et cueillir des plates avec maman ou à couper du bois et chasser avec papa. Papa avait d’ailleurs un établi à l’extérieur, où je sculpter souvent avec lui, et maman avait une remise dans laquelle nous faisions sécher des plantes pour de remèdes. C’était merveilleux, nous vivions calmement au rythme des saisons. Mais l’appel de l’aventure et la curiosité m’ont poussée à quitter ce paradis. Je n’ai pas encore eu vraiment à le regretter. Parfois, cela me manque. Mais dans ces moments-là, je pense à tout ce que j’ai découvert depuis que je voyage et je sais alors que j’ai fait le bon choix. Et toi ? A quoi ressemble une enfance chez les baptistrelles.

Le renard s’est blotti contre moi et il est en effet blessé. Cela m’inquiète. Comme a-t-il pu être blessé ? Ce n’est pas son genre de se mettre en danger. Ilyanth le soigne pendant que je continue à scruter les bois. J’élude la question sur l’adoption involontairement. Un pli soucieux me barre le front et mon cœur commence à accélérer. Quelque chose de dangereux approche, mais je ne saurai dire quoi, ni quand.

Ce n’est pas normal. Le renard ne fait jamais ça d’habitude. Il préfère rester cacher que venir chercher ma protection. Il sait bien que je ne peux pas le protéger. Et c’est un renard, un animal sauvage. Il n’est pas question d’adoption. Nous nous sommes déjà apprivoisés. C’est pour ça qu’il est là. Là, regarde !

J’ai vu quelque chose bouger dans les buissons. Maintenant, je ne suis plus soucieuse, mais j’ai peur. Je recule doucement regardant dans toutes les directions dans l’espoir d’apercevoir le prédateur ou quoi que ce soit qui pourrait nuire à mon ami ou à Ilyanthe et dans une même mesure, à moi. Sans m’en rendre compte, je me rapproche du Chantefeu en ramassant le renard, trop heureux de se cacher dans mes bras.


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Re: Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Ven 17 Aoû - 21:02
En entendant le ton taquin d’Aurore concernant l’idée pour le moins pittoresque et empreinte de romantisme que je me faisais de son village natal, je ne pus m’empêcher d’éclater d’un rire amusé. Sans doute, avais-je lu trop de romans et mon imagination fertile me conduisait à idéaliser ces modestes bourgades de campagnes situés dans le monde extérieur, leur prêtant des traits qui n’existaient nulle part ailleurs que dans mes rêveries, moi dont l’enfance et la jeunesse s’étaient déroulées au sein du cocon douillet que constituait le domaine Baptistrel et qui m’en évadait en pensée.  

- Pour le prince charmant que tu attendais dans ton château, tu pardonneras mon erreur mais je trouve que ta chevelure blonde comme les blés mûrs, tes prunelles de saphir et ton visage angélique te font ressembler à une princesse, du moins de l’idée que je m’en fais mais peut-être ai-je lu trop de romans.

Ayant achevé ma phrase, je sentis mes joues dorées s’empourprer légèrement et si mon compliment se révélait sincère, peut-être mettrait-il la jeune fille mal à l’aise et à l’avenir devrais-je faire preuve de plus de retenue dans mes propos.

J’écoutais émerveillé le récit plus authentique que celui que me brossait mon imaginaire de la vie dans son village natal et constatais qu’Aurore malgré la simplicité de son mode d’existence semblait avoir été parfaitement heureuse là-bas. Quand elle évoquait sa famille et les moments de bonheur passés en leur compagnie, des lueurs de joie pétillaient dans ses prunelles claires. Ensuite, cette dernière aborda les raisons qui l’avaient amenées à quitter le havre de paix de sa jeunesse afin de courir à l’aventure et de découvrir le monde extérieur.

Une fois qu’elle eut terminé de me décrire une partie de sa jeunesse au sein de son village d’origine, Aurore me questionna à son tour sur mon enfance parmi les elfes, sans doute désireuse d’en apprendre davantage sur ce pan de mon histoire.

- Je suis né et j’ai grandi dans le premier domaine Baptistral, celui qui se trouvait dans l’ancien Royaume Elfique aujourd’hui détruit à cause des perles du Néant.

En repensant à cette catastrophe qui avait ravagé les terres natales des Elfes et réduit en centre le premier domaine Baptistral, nous conduisant à nous réfugier au sommet de ces cimes enneigées et d’en rebâtir un nouveau, la mélancolie et la nostalgie envahir mon cœur. Les prochaines générations d’Elfes ne connaitraient jamais la magnificence des forêts qui recouvraient jadis notre ancien Royaume. Désormais ce lieu était frappé d’interdit et répondait au nom funeste de terres désolées. La faune et la flore luxuriante avaient été remplacées par des arbres à l’aspect maladif et sinistre et des créatures horrifiantes, telles des loups vampiriques.

Toutefois, je préférais chasser rapidement d’aussi sombres pensées afin de ne pas ternir la sérénité de ce moment passé ensemble et préférais-je aborder un thème plus positif. Mes lippes esquissèrent un sourire et je poursuivis d’un ton empli de douceur :

- C’est là-bas que j’ai passé mon enfance et des moments merveilleux dont je garde à jamais des précieux souvenirs. Je suis fils unique et en raison de cela mes parents Niniel et Aerandir Neolenn m’ont beaucoup choyé voire surprotégé car la fécondité est faible chez notre peuple et chaque enfant qui né est considéré comme une véritable bénédiction, un don des Dieux. Je pense qu’ils ont toujours crains qu’il ne m’arrive malheur comme beaucoup de parents aimants j’imagine. Je crois que j’ai eu de la chance de vivre dans un tel environnement aussi riche de savoir et prônant des idéaux de paix.

Je songeais à mon père et à ma mère qui m’avait élevé avec tendresse, en me prodiguant leur amour et leurs soins. Par ailleurs, outre leur éducation, j’avais pu bénéficier de la protection et de l’enseignement de la Rhapsodie dès ma prime jeunesse. Sans cela peut-être ne serais-je jamais devenu un maitre Baptistrel.

- Le domaine Baptistral est un endroit multiculturel c’est la raison pour laquelle j’ai pu très jeune côtoyé des individus d’autres races que les elfes ce qui m’a ouvert l’esprit au sujet des autres cultures. Mon enfance s’était déroulé à apprendre les rudiments de l’art des Baptistrels et à lire les différents ouvrages des bibliothèques et j’ai aussi été initié très jeune aux formes artistiques que sont le chant, la danse et même la peinture. Est-ce que toi-même tu pratiques un art ? demandais-je avec curiosité.

Tout d’un coup, un bruissement, suivi du mouvement d’un buisson, interrompit notre conversation et l’instant d’après nous vîmes en surgir un jeune renard à la fourrure flamboyante et à l’allure aussi vive que l’éclair. Cependant, mon œil aguerri de maitre-soigneur remarqua rapidement que celui-ci avait une blessure à la patte que j’entrepris de soigner à l’aide d’un sort. Tout en m’exécutant, je remarquais l’expression soucieuse qu’arborais le visage de la jeune fille et l’instant d’après cette dernière attira mon attention sur l’imminence d’un danger, dissimulé derrière les buissons.

A mon tour, je pouvais ressentir l’approche d’un prédateur et son hostilité à travers ses vibrations. Instinctivement, Aurore se rapprocha de moi, tenant le petit renard blotti dans ses bras dans un geste de protection.

Quelques secondes plus tard, une forme blanchâtre surgit des buissons et s’avança dans notre direction en dardant sur nous son regard menaçant. Il s’agit d’un énorme loup blanc et je me rappelle avoir entendu des rumeurs faisant état d’une telle créature, hantant les forêts et que nul chasseur ne parvenait à capturer.




- Aurore ! Sauve-toi avec le renard ! Je vais tenter de le retenir en l’immobilisant pour couvrir votre fuite ! m'écriais-je à l'attention de la jeune fille, tout en réfléchissant à la hâte à quel sort j'allais pouvoir utiliser pour retenir cette bête imposante, sans la blesser, en raison du respect absolu que je vouais à toute forme de vie et pour lequel que j'avais prêter serment de ne jamais tuer.
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Re: Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Mer 29 Aoû - 8:05
Un éclat de rire résonne dans les bois quand Ilyanth me répond. Nous avons manifestement les mêmes références de contes, ou bien d’une race à l’autre, d’une région à l’autre, ou d’une enfance à l’autre, toutes les histoires racontent la même chose : héros, amour et beauté. Le beau prince ; la belle princesse, l’un sauvant l’autre. Mon rire dissimule aussi ma gêne et mon rougissement devant ses compliments. Des prunelles de saphir et un visage angélique. Ce n’est pas le premier à me dire ce genre de choses et ce n’est pas le premier à me faire rougir pour ça.

Une princesse à la longue chevelure cloitrée dans une tour sans porte ? Ou une princesse mourant à cause d’une malédiction et ressuscitée par le baiser d’un prince charmant ? Je te taquine, j’avoue mettre toujours imaginer en princesse étant petite. Pas celle des châteaux, plutôt une princesse des bois, amie avec tous les animaux et les plantes. Je rêvais de pouvoir parler avec les animaux, chanter avec les oiseaux, dormir au creux d’un ours. Pour cela, il faut se méfier. La plupart des ours sont de gros ronchons, mais certains sont très gentils si on les approche correctement t surtout si on les laisse tranquilles.

Il y a une certaine tristesse tout de même dans l’enfance d’Ilyanth, une tristesse que je ne croyais pas trouver chez lui. Comme cela doit être difficile de perdre son chez soi, de voir disparaitre les traces physiques de ses souvenirs. Bien que je sois loin de chez moi, je sais que quelque part, mon village existe toujours et que je pourrai y retourner si besoin. Ilyanth ne le peut pas. Mais le Chantefeu change de sujet pour revenir sur quelque chose de plus gai.

Je me débrouille en chant et surtout, mon père m’a appris à sculpter le bois, là où ma mère m’a transmis ses connaissance en herbologie. Mais je n’ai jamais eu l’occasion de faire l’apprentissage d’un instrument de musiques, bien que j’eu sculpté de nombreuses flutes.

L’interruption fu renard coupe notre conversation. Ilyanth le soigne rapidement et alors que je m’interroge sur l’origine de sa blessure, la réponse vient d’elle-même.

Une ombre tapit dans l’ombre surgit pour apparaitre, blanchâtre, chasseur des neiges, venu se nourrir. Un loup blanc, sûrement affamé bondit hors de sa cachette et nous fixe avec menace et envie. Face à une telle créature, il n’y a rien que l’on puisse faire. Fuir ne servirait à rien puisqu’il nous rattraperait aisément, d’autant qu’un loup n’est jamais seul à moi que ce dernier soit abandonné ou chassé par sa meute.

L’animal était énorme, avec une épaisse fourrure blanche abîmée par endroit, là où des cicatrices et des blessures fraîches avait laissé leur marque. Son regard était presque fou, la faim devait lui tenailler le ventre, car je vois sa poitrine palpitée fortement. Le loup blanc était probablement désespéré pour s’attaquer à un renard et sa course poursuite lui a couté beaucoup d’énergie. Pauvre créature.

Il gronde agressivement envers nous et une peur instinctive m’étreint le cœur. C’est dans l’ordre des choses qu’un prédateur chasse et tue sa proie. Papa me l’a appris et maman aussi. On tue pour se nourrir. C’est pour ça que les hommes sont souvent punis par des maladies car certains le font par plaisir.

L’animal me rend triste car nous n’allons pas le laisser se nourrir, car notre vie ne vaut pas moins que la sienne. Nous serons trois à survivre et un à mourir. Dans tout bien, il y a toujours un retour en mal.

Ilyanth semble s’inquiéter bien plus que moi et me crie de m’enfuir ce qui excite le loup. L’animal se croit agresser et passe à l’attaque. Hors de question que je laisse Ilyanth seul. Le renard serait dans les bras, je fixe le loup qui se trouve à un bond d’Ilyanth. Sans m’en rendre compte, je me décale pour m’abriter légèrement derrière lui et me recroqueville et me tends en même temps.

Je sens la magie parcours mon corps, partant de mon poignet, pénétrant par mon bracelet pour sortir pleine d’énergie et de force. L’animal s’apprête à bondir sur l’elfe mais transforme son attaque en petit saut et secoue la tête surpris, comme si je venais de lui taper sur le museau.

Quand il redresse la tête, la folie de la faim peut toujours se lire dans son regard, mais il est vide d’agressivité. Il fixe Ilyanth avec méfiance et le contourne pour venir se camper devant moi, un peu surpris et intéressé. Le renard se renfonce contre moi et essaye même de s’éloigner en grimpant sur mon épaule pour bondir si le prédateur passe à l’attaque. Mais moi, je n’ai plus peur.

Je m’accroupis pour essayer de mettre mon visage à sa hauteur, mais l’animal maintenant me domine. Je tends doucement une main que le loup regarde en penchant la tête et s’approche pour la renifler avant de reculer méfiant. Je souris tendrement. Tu as faim. Je te comprends, mais tu ne peux pas nous manger, pas aujourd’hui. Je suis désolée pour toi. Peut-être pourrions-nous te donner quelque chose en échange, mais je n’ai hélas rien d’autre que mon matériel de sculpture.

Mon regard se pose sur Ilyanth pour voir sa réaction. Sur mon poignet, je sens la puissance magique de mon bracelet continuait à se diffuser dans l’espace. Le cadeau d’Aramis est d’une grande beauté et d’une grande puissance. Je suis heureuse qu’elle me l’ait offert.

objet utilisé:

Chaleur Maternelle
Objet unique
Un large bracelet aux couleurs de bronze et aux reflets dorés, fait de multiples anneaux entrelacés et qui se porte à l'avant-bras. Souvent porté par les femmes, une aura chaleureuse semble émaner du porteur et attire la bienveillance ainsi que la confiance des gens.

Une fois par jour, le porteur pourra canaliser l'aura et en augmenter l'intensité pendant une heure. Tout ceux se trouvant à l'intérieur d'un rayon de 3 mètres et ayant une force mentale inférieure à la gentillesse du porteur seront affectés: submergés par l'aura bienveillante, ils accorderont leur confiance et leur aide au porteur. Une fois l'heure passée, les effets du bracelet se désactiveront durant 24 heures.


• Aura chaleureuse (+ 1 en gentillesse) qui attire la bienveillance d'autrui.
• Bienveillance maternelle (1 fois par jour)


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Re: Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Dim 21 Oct - 23:59
J’écoute les paroles d’Aurore où elle évoque les contes de fées qui berçaient son enfance et cela me rend soudain nostalgique de la mienne. C’est alors que je me rappelle que je suis un elfe de plus de 500 ans et que les mirages de ma prime jeunesse semblent soudain bien lointains. Pourtant, à l’instar, de la jeune fille, j’ai su conserver une grand part de mon âme d’enfant et je ne me suis pas départi de mon côté rêveur et espiègle.

Tout comme elle, je prends encore un grand plaisir à escalader les arbres et à me jucher sur une branche afin de contempler les paysages environnants. Toutefois, mon cœur abrite aussi des regrets et une part de mélancolie suite à la perte du premier domaine et d’êtres chers et en m’en ouvrant à Aurore j’ai pu lire dans ses prunelles d’Azur une grande compassion à mon égard, ce qui me réchauffe le cœur.

Soudain, nos palabres sont interrompus par l’arrivée impromptue d’un jeune renard blessé à la patte et je m’empresse d’utiliser un sort de soin afin de guérir sa plaie. Hélas, nous n’avons guère le temps de nous occuper davantage du petit animal, qu’une ombre apparaît laissant deviner la présence d’un prédateur. Dès après, une énorme créature ressemblant à un loup blanc fait son apparition et ses vibrations montrent qu’elle manifeste de l’hostilité, ce qui m’inquiète et je conseille à Aurore de fuir avec le petit renard pendant que je la retiendrais en utilisant l’un de mes sortilèges de magie Baptistrel.

Mais à mon grand étonnement, la jeune fille décide d’intervenir en utilisant un bracelet dont la mystérieuse aura parvint à apaiser le loup. Apparemment ce dernier était tenaillé par la faim et il s’agissait de la raison de son agressivité.

- C’est dommage que nous n’ayons rien à lui donner, ce pauvre loup semble affamé et je comprends qu’en nous voyant il ait sans doute eu envie de nous manger.

Tout d’un coup, mon regard se posa sur le bracelet qui se trouvait à son poignet et qui continuait à diffuser cette aura apaisante.

- Ce bracelet est très beau et il émane de lui une chaleur réconfortante. Comment l’as-tu eu ?

En effet, il s’agissait probablement d’un objet très rare et très précieux mais qui possédait une grande utilité pour une future Baptistrel. Tout d’un coup, le loup se mit à pousser un hurlement et d’un signe de la tête, celui-ci sembla nous inviter à le suivre.  

- J’ignore où il veut nous emmener mais je crois qu’il veut qu’on le suive. Que faisons-nous ? demandais-je, encore interloqué par cette étrange situation dans laquelle nous nous retrouvions coincé tous les deux.
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Re: Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Lun 29 Oct - 12:07
L’animal est très grand, très grand mais très maigre aussi. Famélique même. L’hiver n’est pourtant pas si rude, mais peut-être est-il blessé et épreuve des difficultés à chasser. Ce serait terrible pour lui car il essayerait de manger ce qui lui tombe sous a main et la chasse était avec lui de tomber sur nous plutôt qu’une troupe armée. Une chance aussi pour nous qu’Aramis m’ait offert ce bracelet.

La main tendue, je le regarde renifler avec méfiance ma paume ouverte. Je sais qu’il ne m’attaquera pas. Pas maintenant. Il est encore méfiant, mais c’est plus la méfiance de l’inconnu que du danger. Finalement, il retire sa tête et je me relève. Je regarde Ilyanth. (color=#0099FF]Je ne comprends pas d’où peut lui venir cette faim car les bois regorgent encore de proie et il semble survivre ainsi depuis longtemps. C’est inquiétant. Peut-être est-il malade ou blessé ? [/color]

Ilyanth me pose une question sur mon bracelet, mais je suis tellement concentrée sur le oup à présent que je ‘écoute que d’une oreille. Pardon ? Oh, ce bracelet. C’est un cadeau d’Aramis, pour célébrer mon entrée au Domaine et le début de mon apprentissage. Il permet d’apaiser les cœurs et d’attirer la confiance de ce que j’en ai compris. Réponds-je distraitement. Le loup fait un drôle de manège et nous demande de le suivre, toujours avec méfiance mais avec insistance.

Ilyanth aussi semble l’avoir vu. On devrait le suivre, mais peux-tu t’occuper du renard avant s’il te plait.

Après les soins appliqués, nous nous enfonçons dans les bois. Le renard me colle les jambes. Au début, il avait attiré sur ma tenue pour m’empêcher de suivre le prédateur mais un soruire et quelques cajoleries l’ont résigné et maintenant, il nous accompagne, toujours inquiet, prêt à fuir à tout moment.

Notre avancée est parfois ralentie par des monceaux de neige qui se sont accumulés sous les arbres lorsque les branches ont cédé. Mais cela ne gêne pas notre guide, ce qui n’est pas mon cas. Malgré mes vêtements adaptés au froid, je ne m’attendais pas non plus à vadrouiller dans la neige et mes vêtements commencent à devenir mouillés et moi je commence à trembler de froid.

Finalement, nous arrivons à un immense arbre dont le tronc est assez large pour permettre à cinq personnes de l’enlacer tendrement. Ses racines, certaines larges comme un petit humain, dansaient en surface, comme des vignes rigides. Ses ramures oblitéraient toute lumière tant son feuillage était important. Mais le plus surprenant était ce qui dormait à ses pieds.

Comme un protecteur ou un père généreux, l’arbre semblait avoir ouvert un passage sous son corps massif, comme des bras tendus. Un abri pour tous les malheureux en quête de protection, tel u père appelant ses enfants. Et des enfants, j’en vois plusieurs. Le loup nous mène vers la raison de sa maigreur. A peine s’est-il approché, que de petites têtes sortent de la cavité formée par l’entrelacs des racines, une maison sauvage. Les louveteaux regardent leur père arrivait car un instant plus tard, une tête plus grande sort à son tour. Elle aussi a l’air affaibli. Vu l’état de santé des bébés, ils reçoivent la nourriture de leur parent mais n’ont tout de même pas assez pour pouvoir avoir des forces. Ils essayent de nous rejoindre, mais trébuchent dans la neige. Leur mère grogne dans notre direction mais se calme en voyant le male à nos côtés, comme si une discussion muette avait eu lieu entre eux.

Doucement je m’approche des chiots sous le regard méfiant de la femelle. Je me penche près de l’un deux qui vient me voir par curiosité, pendant qu’un autre recule en grondant. Le renard lui n’est pas aller plus loin que l’arbre le plus proche du père de la forêt.
Le téméraire explorateur vient renifler ma tenue et quand je tends la main, il recule précipitamment, avant de voir que je ne lui veux aucun mal. Un autre louveteau se joint à lui et ils finissent presque par tous venir me voir.

Je regarde Ilyanth, à genou dans la neige. Ils meurent de faim et de froid ici. Je sais bien que c’est dans l’ordre des choses que s’ils ne peuvent pas survivre, ils doivent mourir, et que si nous n’étions pas là, ils devraient se débrouiller, mais ne peut-on pas faire quelque chose ?


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Re: Qui a peur de l'abominable apparition des neiges ? (PV Aurore)

le Jeu 8 Nov - 14:45
L’énorme loup qui se tenait face à nous était étique, famélique et on pouvait discerner ses côtes qui saillaient sous son pelage argenté.  Le rude hiver qui prédominait au sein de ses cimes enneigées l’avait fortement affaibli, d’autant plus qu’il était particulièrement difficile pour lui de trouver son gibier habituel, sans doute composé de cerfs, de sangliers et de lièvres. En tant que Baptistrel, j’éprouvais une grande compassion à l’égard de cet animal, qui malgré son hostilité du début, semblait désormais apaisé grâce au bracelet d’aurore. D’ailleurs moi-même, je ressentais cette même sensation de bien-être et quiétude m’envahir et mes appréhensions se dissipèrent. De plus, je pouvais sentir les vibrations du monde qui émanaient de l’animal et me rassuraient sur ses intentions envers nous et le fait que seule la faim l’avait guidé jusqu’à nous.

Curieux de la provenance de bracelet dont l’aura ressemblait à la chaleur maternelle, je m’en ouvrais à Aurore qui me révéla qu’il s’agissait d’un présent d’Aramis. A l’évocation de mon ancienne Cawr, j’affichais un sourire plein de bienveillance.

- Je reconnais bien là sa générosité. Je trouve que ce bracelet sied à merveille à une apprentie Baptistrel et je ne doute pas qu’il te sera très utile à l’avenir. Rien que ce qui vient de se passer à l’instant le montre et je ne serais pas étonné que celui-ci te sauve la vie à maintes reprises.

En effet, la jeune fille qui pour l’instant n’était encore qu’une Enwr n’avait guère la possibilité d’utiliser la puissante magie des maîtres-bardes ; aussi mieux valait qu’elle ait recourt à certains objets afin de se protéger car outre leur serment de vérité, les Baptistrels ne pouvaient faire appel à la violence pour se sortir d’affaire et privilégier des solutions pacifiques.

J’acquiesçais d’un signe de tête quand Aurore m’informa que le loup désirait nous entraîner à sa suite, j’avais moi-même noter son étrange manège et constaté que malgré son état d’amaigrissement, cette créature sauvage semblait dotée d’une certaine vivacité d’esprit.
Avant que nous ne partions à la suite du loup, la jeune fille me demanda si je pouvais me charger du Renard.

- Bien sûr,  je vais m'occuper de lui, dis-je en continuant les soins puis en prenant l’animal dans mes bras et celui-ci se blottit contre moi, visiblement intéressé par la chaleur que dégageait mon corps de Chantefeu avant que je le dépose à nouveau sur le sol.

Ensuite, nous poursuivîmes notre route à l’intérieur des profondeurs sylvestres, curieux de savoir ce que nous réservais ce curieux loup et vers quelle mystérieuse aventure ce dernier nous entraînais. A travers ses vibrations, je pouvais sentir l’inquiétude du renardeau mais peu à peu, son chant-nom me révéla son apaisement. Moi-même, je dois avouer que l’apparition de cet énorme loup m’avait causé, de prime abord, une grande frayeur jusqu’à ce que je lise dans son cœur que son hostilité n’était liée qu’à son état de malnutrition.

Tout d’un coup, je m’aperçus que la pauvre Aurore grelottait de froid et que ses vêtements étaient à présent mouillés. Elle ne pourrait sans doute pas continuer dans cet état, sans que sa santé n’en pâtisse et qu’encourir un sérieux refroidissement.

En tant que Chantefeu, mon corps dégageait une chaleur perpétuelle et je réchauffais les lieux où je me trouvais. Si la jeune fille restait près de moi, elle devrait moins ressentir les rigueurs du climat rigoureux qui régnait dans ces cimes enneigées.

- Aurore si tu restes près de moi, tu devrais moins subir le froid car en tant que Chantefeu et grâce à mon lien avec le feu je dégage une chaleur qui permet de réchauffer ce qui se trouve à proximité de moi.

Nos pas nous conduisirent jusqu’à un immense arbre et je ne pus que m’émerveiller devant cette impression de force tranquille, de grandeur paisible que celui-ci dégageait et devant la largeur de son tronc, assez grand pour abriter plusieurs personnes. Et en nous approchant, nous vîmes à l’intérieur plusieurs louveteaux, maigres et affamés qui nous fixaient de leurs petits yeux, avec un mélange de peur et de curiosité.

- Aurore, je vais utiliser le chant du feu. Son pouvoir est grand et il devrait pouvoir réchauffer cet endroit et leur permettre d’endurer le froid qui règne ici.

Je me concentrais et entonnait le chant du feu afin de réchauffer le lieu et redonner des forces et du courage aux louveteaux, à leurs parents ainsi qu’à la jeune Baptistrelle.

Spoiler:
Le chant du feu
Il réchauffe le lieu où se trouve le chanteur, il permet de renforcer la volonté, de réconforter les êtres et de purifier du mal, associé en général au dragon rouge.
Lorsqu'on utilise le nom du feu pendant le chant, celui-ci peut devenir une arme de grande puissance.

-Renforcée par la note Ys, elle permet au chanteur de participer à une bataille sans être affecté
-Avec Alea le chant est capable de calmer les peurs les plus terribles
-Avec Ela il permet de créer une flamme qui ne s'éteint jamais (le sortilège jadis était utilisé par l'un des premiers Baptistrels pour enchanter la chandelle de Crynella, une flamme enfermée dans un globe d'eau symbole de l'amour éternel)
-Grâce à la note Oen, le chant permet de créer un bucher funéraire saint.
A présent que nous avions régler le problème du froid, il restait un problème à résoudre et non des moindres. Celui de la nourriture car ces loups avaient un régime alimentaire carnivore et il serait difficile de les nourrir de végétaux, d’autant plus que ceux-ci étaient rares en cette saison. En tout cas, nous devions rapidement trouver une solution car ce loup, en venant vers nous, était en quête d’une main tendue pour sauver sa famille et nous ne pouvions décemment pas l’abandonner lui et sa progéniture à leur triste sort.

La pauvre Aurore me regarde et ses prunelles azuréennes sont remplies de tristesse à l’idée que ces louveteaux risquent de mourir de froid et de faim.

- Mon chant va réchauffer ce lieu et cela devrait leur permettre de retrouver des forces et de résister plus longtemps. A présent, il nous reste à résoudre le problème de leur nourriture. A en juger par la maigreur de leur mère, elle ne peut s’en doute plus les nourrir et j’ignore si des louveteaux aussi jeunes sont déjà sevrés. J’imagine que non et il leur faudrait certainement du lait, quant aux parents ils sont carnivores et le gibier se fait rare en cette saison. Peut-être que les habitants des villages alentours possèdent de la viande car certains ont des élevages de poulets, de porcs ou de moutons mais je doute fort qu’ils seront enchantés de nous donner de la viande et du lait pour nourrir des loups, aux yeux de beaucoup ces animaux sont des ennemis à exterminer pour protéger leur troupeau…

C’était la triste réalité et les Hommes peinaient à cohabiter avec les animaux sauvages considérés pour beaucoup comme des rivaux ou des êtres à exploiter. Les elfes en revanche possédaient une relation symbiotique avec la Nature qu’il considérait avec respect et comme une égale et les Baptistrels de par leur serment veillaient à préserver la vie et l’harmonie du monde.

- Mais qui ne tente rien n’a rien, nous pourrions essayer de nous rendre dans l’un des villages les plus proches et demander aux habitants ou aux fermiers s’ils ont de la nourriture à nous donner pour pourvoir au plus rapide. Puis, après cela nous pourrions réfléchir à une solution plus pérenne afin que les louveteaux puisse résister jusqu’à la fin de l’hiver.
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