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Bourgmestre de Caladon

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Ton Aurore, mon Crépuscule [Seö & Aurore]

le Sam 12 Mai - 13:03
    12 octobre 1762


    « Leur navire arrive, Sir. » vint le prévenir l'un des fonctionnaires de la ville, visiblement essoufflé. Aldaron lui avait demandé de l'avertir aussi vite que possible... Et il ne s'était pas douté que le pauvre bougre obéirait au pied de la lettre. Avec certaines personnes, il fallait être plus ferme, pour palier à leur laxisme et malheureusement, c'étaient les plus prompts au travail bien fait qui en subissaient les pots cassés. Pour toute réponse, le bourgmestre lui tira une chaise et son messager improvisé s'y écroula sous les yeux et le sourire désabusé d'Aldaron. L'elfe rangea plume et encre avant de passer une cape aux couleurs bleues et dorées de Caladon sur ses épaules.

    Suivi de sa garde qui lui emboîta le pas lorsqu'il quitta son bureau, l'elfe traversa la quartier intérieur, non sans se faire saluer à tous les coins de rue et comme bien des potiches royales, il se contentait d'un doux sourire de réponse, un signe de la main ou de la tête avant de poursuivre son chemin, sans avoir froissé son peuple. C'est qu'il avait à faire ! Il prit la direction bien connue des embarcadères, alors que la garde se frayait un chemin dans la foule pour qu'on ne vienne pas planter un couteau malheureux dans le ventre de leur dirigeant. Les mats des navires, défaits de leurs voiles de navigation maritime, s’alignaient verticalement dans tout le port, plus ou moins hauts. L'elfe s'arrêta non loin de lieu d'accostage du navire de son ami, sans pour autant aller sur les quais de bois. Non pas qu'il aime particulièrement la terre ferme et la pierre dure du port, mais il n'allait pas s'infiltrer au milieu d'un déchargement. Connaissant sa chance, il pouvait bien de prendre un coup de caisse et finir à l'eau en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire.

    Bras croisés, droit comme la justice, il patientait, tête haute. Si on ignorait qui il était, sa posture régalienne, autoritaire et noble aurait tôt fait de confirmer son rang, dans la hiérarchie de cette ville. De ses prunelles d'un vert émeraude tranchant, il cherchait cette forte silhouette aux cheveux immaculés et le visage bien connu de son ami. Lorsqu'il le trouva, un fin sourire vint fendre le marbre froid de son visage lisse dévoilant jusqu'à l'ivoire sa satisfaction de le retrouver. Il retint ses pas d'aller vers lui, laissant plutôt Seö approcher, l'accueillant plutôt de son regard devenu pétillant en sa présence. Lorsqu'il ne fut plus qu'à deux mètres de lui, il s'approcha et ouvrit les bras pour l'étreindre amicalement dans une accolade sincère : « Bon retour à Caladon, c'est un plaisir de te revoir. »

    Curieux, l'elfe cherchait la promise dont son ami lui avait parlé. Une main vint se poser sur l'avant-bras du chevalier, une main délicate et... Flétrie. Une vielle femme se détacha de derrière le Sainûr, avec un sourire tendre et patient. L'elfe resta coi de la découverte et regarda alternativement Seö et la vielle dame. Il était sérieux ? C'était elle Aurore ? Il ne savait pas Seö gérontophile et... Bon sang, les humains avaient une vie suffisamment courte par rapport à la leur, pourquoi fallait-il qu'il se soit épris d'une dame en fin de vie ? « Vous avez oublié votre livre, Monsieur. » fit la dame âge en tendant l'ouvrage et Aldaron manqua de pouffer de rire. Ses lèvres pincées et son sourire retenu tendaient à juguler l'envie de rire de la méprise. Il s'assagit lorsque qu'une demoiselle aux cheveux blonds s'accrocha à l'autre bras de son ami, après avoir, visiblement, discuté avec quelqu'un en arrière qui l'avait retenue.

    Il prit délicatement sa main de la baptistrelle pour y déposer un baiser plus de réserve, venant à peine effleurer sa peau. Il n'était pas le genre de dandy à exagérer l'acte et à baver plus qu'il n'en faut sur la moindre dextre. La maîtrise soulignait sa parfaite éducation. Il referma sa seconde main par dessus, pour la serrer doucement, mais chaleureusement : « Bienvenue à Caladon, Aurore. Il me tardait de vous rencontrer. » Il coula un regard sur son ami et ne put s'empêcher de railler : « L'espace d'un instant, j'ai cru qu'au lieu de me présenter une Aurore, tu me faisais rencontrer un Crépuscule. » C'était plutôt Aldaron le gérontophile quand on savait qu'Achroma avait plus du double de l'âge déjà conséquent du bourgmestre. Il était son Crépuscule.


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Re: Ton Aurore, mon Crépuscule [Seö & Aurore]

le Lun 4 Juin - 22:50
L’instant fut trop beau, fut trop doux. D’une retrouvaille joyeuse, d’une étreinte amoureuse, je n’aurais pu croire mon cœur plus heureux et pourtant. Une voix avait retenti derrière moi, grave profonde, sereine et puissante, remplie d’amour. Je n’avais alors pas réalisé tout de suite la réalité de la chose et il me fallut lâcher mon amant et me retourner pour voir que je ne rêvais pas. La joie de serrer mon amant dans mes bras et de le retrouver pour un temps céda sa place aux larmes. Soulagement, joie, bonheur, tout ce qui est bon et tout ce qui est beau coulèrent sur mes joues.

Il ne fallut pas longtemps à mon père pour venir m’enlacer, incapable que j’étais de le serrer dans mes bras ou de marcher vers lui. Je respirais son odeur, cette transpiration si forte, si puante et pourtant si agréable tant elle était aussi pleine de souvenirs. A travers mes larmes, une seconde silhouette s’était formée et approchée. La douceur d’une autre étreinte me fit étendre un autre bras pour enlacer maman. Je n’arrive pas à croire ce qu’il m’arriva ce jour-là. Seö, l’amour de ma vie, avait retrouvé mes parents pour moi et les avait ramenés jusqu’à moi.

Mais si je n’arrivais pas à croire ce qu’il venait de faire, j’étais loin d’imaginer la suite. Pourtant, il était évident que cela devait se terminer ainsi, ou bien commencer, cela ce qu’on voulait y voir. Nous ne pouvions continuer ainsi, à vivre comme nous le faisions. Pas pour des raisons morales ou légales. Simplement parce que cela ne suffisait pas. Nos âmes s’accordaient parfaitement, nous étions faits l’un pour l’autre, j’en suis sûre. Nos races différaient peut-être, mais nous avions surpassé l’absence de fruits futurs grâce à ce don du monde, du nom de Läpse. Et Seö finissait ce qu’il avait commencé. Tout me semble étrange dans ce souvenir tant mon bonheur me noya, ce jour où il demanda ma main, sous le regard souriant de mes deux parents. Je ne me souviens pas lui avoir répondu, mais était-ce seulement nécessaire ?

Il ne fallut pas longtemps pour que nous ne quittions le domaine. Seö voulait me présenter quelqu’un et voulait faire ce mariage en un lieu qui comptait pour lui. Pour moi, ce qui comptait, c’était d’être avec lui. Peu importe l’endroit, mon cœur sera content de sa présence.

Caladon, tel était notre destination. Le voyage allait être un peu long, mais j’avais tellement de temps à rattraper avec maman et papa, mais aussi avec Seö. Mes parents sont devenus fous en voyant Läpse, surtout mon père. Il osa à peine le prendre, le considérant comme un nouveau-né fragile alors qu’il était tout de même plus solide que les enfants humains plus âgés. Il poussa jusqu’à lui trouver tous les points communs possibles avec Seö et moi. Maman fut plus réservée mais heureuse de recommencer à s’occuper d’un enfant. C’était aussi agréable de pouvoir recevoir des conseils, de l’aider de sa part. Et nos moments passés rien qu’à deux me rappellent à quel point c’est comme à la maison.

Le voyage en bateau se passe paisiblement. Que peut-il bien arriver sur les flots ? L’océan est une entité capricieuse, parfois doux, parfois violent, mais il semble que l’univers a décidé de continuer à me combler et ne vient pas troubler mon bonheur. Pas un nuage n’est venu troubler le ciel ni notre voyage. Läpse a babillé devant l’immense étendu d’eau. J’aurais pu vivre plus d’un millier d’année dans cette paix. Le temps avait beau s’être immobilisé, ces instants ont été trop court, ces nuits trop belles pour des lendemains bien trop radieux. Chaque inspiration était une félicité et chaque expiration une promesse d’un instant meilleur.

Que n’aurait-je donné pour garder cela pour toujours ? Rien. Car je n’arrive pas à imaginer une fin à tout cela. Ce voyage n’est qu’un avant-goût de quelque chose de plus beau, de plus grand. Ce n’est que les prémices d’une vie avec la personne la plus chère qui m’ait été donnée de rencontre, avec qui partageait, même de brefs contactés, est un délice et dont l’espérance d’une nouvelle rencontre rend la séparation plus délicieuse encore. Que demander de plus, quand nos natures profondes nous empêcher de jouir de la joie de la parenté et que l’harmonie trouve un remède à ce mal. Que reste-t-il à vouloir lorsque tout n’est que promesses d’amour.

Qu’un coucher de soleil est beau lorsqu’il se fait sur l’océan. Quand les dernières lueurs du jour enflamment le ciel de pourpre et de bleu comme dans un dernier sursaut d’orgueil de cette journée qui s’achève sur un paradis. Que ces moments sont sublimés lorsque l’on sent contre soi le doux contact de l’être aimé, la simple présence de son ombre, la pure idée de son souffle. Ces instants se cristallisent en ma mémoire tel des diamants étincelants, et si un jour tout devait cesser, alors au moins pourrai-je continuer à chérir ses instants vécus sans regret.

Mais les jours ont passé, sans que je ne m’en aperçoive et la terre vient à venir sous nos regards encore brillants des nuits d’amour. Caladon, la Revenante. La ville qui verra se sceller mon amour pour Seö devant le monde, devant l’harmonie et pour l’équilibre. Mon cœur bat la chamade alors que je tiens Läpse contre moi et que le rivage s’approche. Comment cela va-t-il se passer ? Je n’ai jamais vu de mariage. J’ai voyagé de par le monde mais jamais je n’ai eu la chance de voir un amour se voir exposer aux autres de cette manière. C’est si nouveau qu’une peur vient amplifier les battements que la joie impose à mon cœur.

Le vaisseau accoste alors que je n’ai pas bougé. J’étais perdue dans mes pensées, mon enfant contre moi. Non, ce n’est pas mon enfant, mais il sera tout comme. Une pression contre moi et un baisé me ramène au présent. Je souris à mon amant. Il y a du monde qui nous attend on dirait. Bien que ce ne soit que la vie sur le port, c’est étrange de se croire le centre du monde. Tu me rends heureuse Seö Wënmimeril. Part devant, on dirait qu’il y a vraiment quelqu’un qui t’attend. Je vais confier Läpse à maman.

Je regarde Seö s’éloigner toujours en souriant. Rien ne semble pouvoir retirer le bonheur qui illumine mon visage. Après un instant à regarder mon futur époux marcher, je me dirige vers maman qui attend devant la rampe. Maman… Est-ce que tu as doutais quand tu as épousé papa ?
- Non. Pas une seule seconde. Et pourtant, il a changé tout dans ma vie. Et toi ma chérie ? Doutes-tu ?
- Non. Je l’aime et je sais qu’il ne changera pas ma vie en m’épousant, car il l’a déjà en me rencontrant. Il a changé ma vie en me terrifiant dès l’instant où je l’ai vu.
Je souris mélancoliquement à la remembrance de ce souvenir, de mon erreur. Est-ce un syndrome étrange ? Non, car Seö est bien différent de la première image qu’il m’a montrée bien contre lui.
- Va donc le rejoindre. Il semblerait que quelqu’un soit là pour vous accueillir. Je vais m’occuper de ton fils.
La dernière phrase de maman ne me marque pas. Je n’y prête pas attention. Sachant Läpse entre de bonnes mains, je me dirige le pas léger vers mon amant et m’accroche tendrement à son bras. L’homme, ou plutôt l’elfe devant nous doit être Aldaron, le bourgmestre de la ville.

Je rougis violemment au doux baise-main qu’il me fait. C’est tel qu’écrit dans les romans, juste un effleurement, un souffle, sans contact. Mon rougissement ne cesse de croite en l’entendant jouer sur mon prénom. Je ne sais pas de quoi il parle mais Seö semble comprendre. J’essaye de répondre, mais ne fait que bégayer. En..Enchantée. Je suis Aurore… euh.. Je… Sans m’en rendre compte je m’agrippe un peu plus fortement et me colle à mon amant. Bien sûr qu’il sait qui je suis puisqu’il vient de m’appeler par mon prénom. Je ne suis pas à mon aise et seule la présence de Seö me permet de rester ici.


Merci Vertih pour la signature


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