Orfraie Ataliel





Identité de votre personnage

Race : Vampire, mais Orfraie est née Elfe
Nom : Ataliel
Prénom : Orfraie
Surnom : De part sa naissance, ses réalisations ou ses faits d’armes, Orfraie fut surnommé de plusieurs façons. Autrefois, on entendait beaucoup « Riel » (Princesse en Elfique), Majestée, Altesse ou Générale
Date de naissance : 16 décembre de l’an 1089 de l’âge d’argent
Age réel : 673 ans
Age en apparence : De visu, Orfraie semble avoir tout juste la trentaine. Elle a été transformé en vampire à l'âge avancé de 671 ans, ses traits conserveront donc cette apparente jeunesse pour l’éternité.
Lieu de naissance : Ancien Royaume des Elfes
Lieu de vie : En tant que dragonnière, Orfraie a la possibilité de voyager facilement avec son Lié. Toutefois, elle a ses quartiers à Endëaerumë.
Rang social : De part sa naissance, Orfraie est de sang noble.
Poste/emploi : Générale des Rôdeurs Elfique

Caractéristiques


Force physique : Moyen
Agilité : Très bon
Furtivité : Bon
Réflexes : Maître
Endurance : Moyen
Résistance : Bon

Force mentale : Grand Maître
Perception : Très Bon
Intelligence : Moyen
Prestance/charisme : Très bon
Mémoire : Moyen
Navigation : Moyen
Magie : Très bon

Epée : Très Bon
Dague et poignards : Moyen
Armes d'hast : Très faible
Armes contondantes : Très faible
Hache : Médiocre
Fouet : Médiocre
Art du lancer : Bon
Bouclier  : Bon
Armes de trait : Exceptionnel
Mains nues/pugilat : Faible
Equitation : Moyen
Dressage : Moyen


Equipement


Arme principale : Palantir - Arme Légendaire : Son nom signifie « Celui qui regarde au loin et partout ». C’est un arc conçu par les Elfes il y a plusieurs siècles. Il est reconnaissable à son bois presque argenté. Finement sculpté et décoré de discrètes arabesques rappelant des feuillages, il offre une excellente prise en main en plus d'une puissance et d'une portée exceptionnelle. Cette arme a eu une seule propriétaire depuis qu'il fut taillé dans le bois de la Forêt Elfique, c'est pourquoi il lui est intimement lié.

Autres objets :
Voir après la fiche pour l'inventaire au complet. Contient entre autre :
- Armure d'Everelle (reforgée et glyphée)
- Laurelin, épée (reforgée et glyphée)
- Fëalocë, épée (reforgée et glyphée)
- Serarna, dague
- Simple dague elfique
- Exaltation de la nuit éternelle
- Manteau des Ombres (personnalisé + glyphée)
- Corset en os de baleine





Description physique



Née Elfe et devenue Vampire depuis, Orfraie a conservée la beauté des premiers et gagné la grâce prédatrice des seconds. A l’instant où le venin vampirique prit possession de son être, les traits de la princesse des ombres se figèrent dans leur apparente jeunesse, conférant à Orfraie un visage hors du temps. Pour beaucoup, elle n’est plus qu’une erreur de la nature. Pour quelques autres, elle est la princesse immortelle des Elfes.

« Une main de fer ...»

De part son passé tumultueux et chargé, Orfraie est une femme aux multiples facettes et une guerrière aguerrie. Autrefois Générale du prestigieux corps des Rôdeurs Elfique, elle aligna les flèches et participa aux missions les plus dangereuse. Soutenue par un corps puissant, elle possède l’agilité d’un chat et, du haut de son maître quatre vingt-dix, elle semble parfois observer le monde avec le recul des plus anciens.


Sa silhouette indéniablement féminine est fine et élancée, bien proportionnée. Sa poitrine est suffisamment développée pour être attirante, mais également suffisamment petite pour ne pas la gêner lorsqu’elle utilise son arc. Les années écoulées depuis sa naissance ont forgés le corps de la vampiresse pour en faire une véritable guerrière, capable de prouesses physique parfois hors du commun de part sa dextérité et son agilité tout particulièrement. Sous sa peau anormalement claire, il est possible de deviner ses muscles qu’elle entretient avec des exercices quotidiens. De part son éducation, Orfraie apprit à toujours se tenir parfaitement droite, il en résulte donc une démarche rapide et toute en souplesse. En combat, elle se montre également rapide et très agile, tirant ses flèches avec une dextérité et une précision diabolique.

« Dans un gant de velours… »

Un gant de velours, car Orfraie dégage une indéniable douceur lorsque ses traits s'y prêtent. Son visage est de forme ovale, ses traits sont fins et délicats, harmonieux. On sait sa peau d'une grande douceur, une peau autrefois légèrement dorée par le soleil et aujourd’hui d’une importante pâleur, une pâleur qui fait ressortir ses prunelles améthystes et lui confère un regard magnétique. Ses sourcils parfaitement dessinés viennent les souligner et lui confèrent ce regard parfois déroutant, mais qui peuvent aussi être rempli de malice, de joie ou d'amour tandis que ses lèvres pulpeuses peuvent attirer les regards et les convoitises.
Toutefois, son visage n'est pas parfait, car il comporte deux fines balafres. La première cour du milieu de son front jusqu’au bas de sa joue gauche en passant par le coin de son œil, tandis que la seconde – plus petite – part du dessous de son œil gauche et s’arrête au niveau de sa pommette. Les deux résultent d’un seul et même affrontement. Néanmoins, en raison des très nombreuses années qui se sont écoulées depuis cette blessure, celle-ci s'est presque effacée et seul un observateur averti pourra la remarquer sans dévisager l'Elfette, auquel cas celle-ci gratifiera l'impoli d'un regard noir. Enfin, sa chevelure, percée de chaque côté de sa tête par ses oreilles pointues, est d'une couleur bien singulière reconnaissable entre toutes. Ni rousse, ni brune, la chevelure d'Orfraie est lie-de-vin et consiste en son principal signe distinctif. Celle-ci, plutôt longue, cascade sur ses épaules jusqu'au bas de ses omoplates et encadre son visage, quelques mèches tombant de temps en temps devant ses yeux.

Enfin, Orfraie est une personne humble, pour qui la richesse n'a que peu d'intérêt. Pour cette raison, l'Elfette préfère des tenues plus pratiques et mieux adaptées à sa vie tumultueuse. De ce fait, elle délaisse généralement tout ce qui a pour seule et unique fonction l'embellissement de la personne. Ainsi, elle possède et porte principalement des tenues fonctionnelles de fabrication Elfique qui restent, selon elle, les plus adaptées à sa personne et à son style. De couleurs sombres, elles épousent ses formes et ne la gene pas dans ses mouvements. En cas de combat, la princesse des ombres possède une armure personnalisée.


Description mentale



Qui est Orfraie Ataliel ? Cette question la ferait sans doute sourire si quelqu’un la lui posait. En effet, de part son vécu, la princesse des ombres se qualifie elle même d’atypique et elle se différencie autant des Elfes, son ancienne race, que des autres Vampires. Semblable à l’eau, son élément de baptistrel, elle est en perpétuel mouvement.

Autrefois connue pour son calme et sa patience, ces traits se sont quelque peu estompés depuis sa transformation en vampire, son instinct parfois incontrôlable la poussant à agir sur le coup des émotions. Toutefois, il reste difficile de la faire sortir de ses gonds et seuls les sujets les plus sensibles semblent y parvenir. Elle sait se montrer aussi douce que ferme et autoritaire en cas de besoin, s’adaptant continuellement. Disponible pour les siens, Orfraie est une femme très compréhensive et ouverte et il est tout à fait possible de venir la trouver afin de bénéficier de sa sagesse acquise au fil des siècles, cette dernière prenant souvent son rôle de guide très à cœur.

Toutefois, son âge ne l'empêche en rien de profiter de la vie comme au premier jour. Orfraie est d’ordinaire une femme douce et paisible, ouverte aux changements comme elle le démontra elle même de la plus belle des façon en acceptant de devenir un vampire. Peu hautaine, contrairement à beaucoup de ses anciens semblables, elle est prompte à travailler avec les autres races. Malgré son immortalité, rien n’est éternel à ses yeux, y compris les tensions et rivalités ayant lieux entre les races. Elle met donc un point d’honneur à se montrer égale avec tous et ne pas juger un livre à sa couverture. Cet état d'esprit pousse son esprit curieux à en découvrir davantage sur la race autochtone de Tiamaranta, les  Graärh. Enfin, étant assez humble, Orfraie est ouverte aux critiques et conseils, tant que cela reste constructifs et utiles.

Toutefois, derrière son tempérament posé, Orfraie peut se révéler être quelqu'un prompte à l'action tant que celle-ci est réfléchie. A l'instar de la rivière dont le courant s'accélère et emporte tout sur son passage, la Liée est aussi une femme sachant se battre. Son calme peut alors faire place à une farouche détermination voir une froide colère lorsque l’on touche à ses propres. Rôdeur dans l'âme, être observatrice est une qualité indispensable. De ce fait, Ataliel n'est guère de ceux qui foncent sans réfléchir ou qui se laisse aisément surprendre. Cependant, une fois lancée, Orfraie s'avère être une redoutable adversaire. Tenace, l'abandon ne viendra qu'après avoir épuisé toutes les solutions. Néanmoins, cette ténacité est tempérée par une vision réaliste des choses. La vampiresse ne se lancera pas dans un combat perdu d'avance au nom de la gloire dont elle se contrefiche. Mort, on ne sert plus à rien. Elle sait donc lorsqu'il est temps de battre en retraite face à un adversaire trop puissant.

Alignement :  Orfraie est clairement quelqu’un de bénéfique car le bien du plus grand nombre lui tient à coeur. Toutefois, sa vision parfois froide des évènements peuvent laisser les gens perplexe. Parfois capable d’une grande froideur ou d’un détachement cruel, il est aisé de la voir comme quelqu’un de mauvais. Seuls les personnes qui prendront le temps de la connaître - et qui ne seront pas ses ennemis - pourront le comprendre.




Histoire




La nuit était claire, le vent était frais mais il gonflait les voiles et cela, personne n’allait venir s’en plaindre. Les étoiles guidaient les marins, à moins que ce soit les allées et retours des dragons qui permettaient aux capitaines de se décider sur la route à suivre, conduisant ainsi l’armanda sur le vaste océan. Le bois du navire, quant à lui, craquait au rythme de la gite et les gréements cliquetaient de temps en temps lorsqu’une bourrasque se prenait dans les cordages. En cette belle nuit, il régnait sur le pont une atmosphère confortable, propice à la contemplation des étoiles pour ceux qui n’étaient pas de quart.
C’était le cas d’Orfraie, dont le pas silencieux la faisait passer pour une simple ombre. Emmitouflée dans un long manteau noir, le nez vers le ciel, la dragonnière semblait bien pensive... A moins de guetter le retour prochain de Firindal, ce qui était plus que probable.

Soudain, une main pale immergea des pans du manteau qu’elle avait simplement jeté sur ses épaules. Les doigts délicats s’enroulèrent autour d’un cordage et, quelques instants plus tard, la vampiresse grimpait agilement dans la mature. La corde était rêche sous ses doigts, mais en contrepartie cela offrait une bonne prise. La dernière chose que les marins souhaitaient été bien de finir à la mère en ayant bêtement glissé.

Avec aisance, Orfraie se glissa dans le nid-de-pie et sortit de sa sacoche une longue-vue dorée sertie de saphirs. L’objet entre ses mains, elle fit faire un tour d’horizon à son regard, mais une légère tension sur un bout lui fit baisser l’objet. C’est alors que, sous son regard améthyste, apparu un jeune marin, un humain. Un unique sourcil haussé, la dragonnière observa le jeune homme se glisser près d’elle, un air contrit sur le visage.

« Bonsoir »

Le visage du jeune marin s’éclaira à ces mots. Il ne devait pas avoir plus de vingt ans jugea Orfraie. Ses yeux clairs et ses cheveux pleins de sel semblaient démontrer un intérêt certain pour l’océan, de même que ses bras musclés et ses mains calleuses. Un marin, un vrai, pas comme elle songeait-elle.

« Bonsoir… princesse. »

Le ton était incertain, de même que le titre utilisé. Toutefois, il n’était pas dans la nature d’Orfraie de s’en offusquer, bien au contraire. Celle-ci offrit un sourire au jeune homme tandis qu’elle repliait d’un geste la longue-vue dorée.

« Vous aussi, vous aimez cet endroit ? »
« Tout particulièrement, oui. »

Et cela était vrai. Si haut dans la mature, la vampiresse se sentait bien. Lorsqu’elle ne pouvait pas voler avec Firindal, elle aimait se percher ici, au dessus des flots. Le silence s’étira entre les deux bipèdes, chacun admirant l’océan, la voûte céleste, sans oser parler. Puis soudain :

« On dit beaucoup de choses sur vous. Surtout les Elfes. Je comprend que vous veniez chercher du calme ici. »
« Et que dit-on ? Répliqua Orfraie, semblant s’amuser de ces mots. Mais avant qu’il réponde, elle reprit, doucement. Il ne faut pas faire attention à eux. »
« Pourquoi une telle rancoeur envers vous ? »
« C’est une histoire à la fois longue et terriblement courte : la mienne. Veux tu l’entendre ? »

Le passage au tutoiement s’était fait naturellement et cela ne sembla choquer ni l’un, ni l’autre. Les améthystes étaient toujours tournées vers l’océan, mais Orfraie sentait le regard du jeune homme parcourir son profil et s’attarder sur les cicatrices de son visage qu’il parvenait à percevoir dans la pénombre.

« Avec plaisir. On en apprend toujours beaucoup de ses aînés, n’est-ce pas ? »

La voix du jeune homme n’était qu’un souffle tandis qu’il venait s'accouder aux côtés de l’ancienne générale. Celle-ci percevait les battements de moins en moins frénétiques de son coeur, comme si la réponse d’Orfraie était tout ce qu’il avait attendu. Pourtant, la légère rougeur de ses joues démontrait un intérêt certain pour toute sa personne, alors que la nouvelle de ses fiançailles avec Luna était connue dans toute la flotte.

« Je suis née il y a 673 ans… »




En cette époque reculée, alors que le ciel était encore obscurcis par les dragons, la princesse Nerwendë Ataliel donna naissance à son troisième enfant, à sa seconde fille. L’altesse était d’une grande beauté, pourvue d’une longue chevelure à la particulière couleur lie-de-vin, tandis que ses yeux étaient d’un vert éclatant. De sa mère, Orfraie obtint toute sa beauté, bien que ses yeux furent ceux de son père. Déjà petite, ils lui conféraient un indescriptible regard, à la fois pénétrant, dur et doux. Ils étaient les miroirs de son âme, mais ce reflet semblait condamné à s’assombrir.

L’enfance de la jeune princesse se déroula toutefois dans la plus grande quiétude. Son temps était partagé entre les jeux d’enfants de la Cour et entre ses leçons. En tant que membre de la famille Impériale, Orfraie avait tout ce dont elle avait besoin et contrairement aux clichés, elle ne manquait même pas d’amour. Sa famille était soudée et avec ses deux frères et soeurs, elle fit les quatre-cent coups.

C’est à l’âge de cent ans - la majorité chez les Elfes - que le destin de la jeune et belle princesse prit un tournant inattendu. En effet, Elessar Ataliel, le père de la demoiselle, décida de promettre - sans l’avertir et donc contre sa volonté - la main de sa fille à nul autre que le meilleur ami de cette dernière. La réaction d’Orfraie, lorsqu’elle l’apprit, fut sans appel et ne laissa guère le temps à son père de réagir : la nuit de son anniversaire, Orfraie quitta le Royaume des Elfes sans un regard en arrière, refusant catégoriquement de nouer son destin à une personne qu’elle n’avait pas choisi. Profondément blessé par Elessar, c’est le coeur emplit d’aigreur qu’elle s’approcha de la lisière de la forêt. Là, ne sachant encore quoi faire exactement, elle fit la rencontre de Melendil, un Elfe Baptistrel qui la prit sous son aile et apaisa son coeur emplit de colère et de chagrin.

Cent années durant, Orfraie suivit les enseignements de ce sage, écoutant et analysant chacune de ses paroles. Son coeur était serein et, lorsqu’elle pensait aux siens, la princesse ne ressentait plus une once de contrariété.

L’enseignement de Melendil toucha finalement à sa fin, mais il était nécessaire pour la princesse de poursuivre sa formation de Enwr. Ce dernier confia donc sa protégée à d’autres Baptistrels qui, à leur tour, laissèrent leurs traces dans l’âme de la jeune Elfe, jusqu’à ce que celle-ci soit conviée à rejoindre le Domaine Baptistral près de cent ans plus tard. Situé au coeur de la forêt des Elfes, elle vint y prêter serment. Le cercle très restreint des douze Cawr s’ouvrit à elle et l’eau fut son élément.




Le Domaine était un lieu de paix, propice à l’enseignement et la méditation. Devenue Chantepluie, Orfraie y demeura quelques années avant de reprendre la route, quittant la forêt pour aller à la rencontre du peuple des Hommes. C’est à Gloria, en plein coeur du territoire Humain, qu’elle fit la rencontre de Thristan, une Lame Noire. Le jeune homme et elle nouèrent une solide amitié, loin de toute attirance physique comme c’était souvent le cas pour Orfraie, dont l’apparence faisait des ravages chez les simples humains.
Toutefois, le destin était fourbe et, alors qu’elle avait quitté la Capitale, Orfraie rencontra de nouveau son ami. Ce dernier était en mission officielle et la Baptistrelle décida de l’aider. C’est de cette façon que la princesse se retrouva dans une fâcheuse position, une position impossible qui la força à commettre un geste impardonnable : tuer. En toute connaissance de causes, Orfraie leva la main et déchaîna sa magie pour sauver la vie de son ami, rompant ainsi le serment Baptistral.
A peine avait-elle cessé de chanter que les conséquences de son acte tombèrent sur elle à la façon d’une chape de plomb. Un poids incommensurable sur les épaules, la Chantepluie fut contrainte de plier sous la douleur tandis qu’elle sentait son âme se déchirer, son élément la quitter. Lorsqu’elle se redressa après avoir tant hurlé, Orfraie ne sentait plus les vibrations du monde, il avait cessé de chanter. Pour la première fois depuis plus de deux-cent ans, elle se sentit terriblement seule.

Sans ses pouvoirs, Orfraie se sentait perdue. La douleur, quant à elle, était bien trop intense pour qu’elle entreprenne un nouveau voyage. Thristan décida donc de ramener la jeune Elfe à Gloria, où il veilla sur elle jusqu’à son rétablissement. Face à une telle gentillesse, il paraît évident que Orfraie se confondit en excuses et en remerciement avant de prendre le chemin de la forêt, perché sur le dos d’un destrier humain.

C’est en 1400 qu’elle traversa la frontière Elfique, un beau matin. Ce fut toutefois en soirée que la princesse entra dans la ville Sylvestre, s’attirant immanquablement des centaines de regards curieux. Face à ce malaise, Orfraie se réfugia rapidement auprès de sa mère, pour qui les retrouvailles furent particulièrement savoureuses. Peu après, alerté par les rumeurs, le frère et la soeur de l’ancienne Baptistrelle arrivèrent à son chevet, particulièrement heureux de retrouver leur cadette. Les retrouvailles avec Elessar, compte à elle, furent froides et distantes.
Plusieurs jours furent nécessaires à Orfraie, pour que celle-ci rassemble son courage et affronte les foudres de son géniteur, non sans prendre grande soin de lui exposer ses propres arguments. Au terme d’une longue soirée ponctuée de cris et de pleurs, père et filles revinrent main dans la main.

Afin d’aider sa fille à reprendre pied au sein du peuple Elfique, Elessar s’arrangea pour que celle-ci siège au Conseil. Etait-elle réellement faite pour la politique, elle qui avait toujours jugé celle-ci particulièrement éreintante ? Il semblerait que oui, car Orfraie siégea pendant près de trois cent cinquante ans, révélant ainsi une facette supplémentaire de sa personnalité déjà haute en couleurs.

Ces trois siècles furent ponctués par de nombreux événements, dont la naissance de son unique enfant. Malheureusement, le nouveau-né fut victime des complications de la grossesse et fut incapable de survivre à l'accouchement, ce dernier laissant Orfraie particulièrement faible. La perte de son enfant, alors même qu’elle n’était pas mariée, plongea la princesse dans une spirale sombre dont elle eut bien du mal à sortir. Toutefois, en 1424, la vie offrit à la mère une seconde chance en la personne de Aeglos Evanealle, qu’elle adopta et éleva comme son propre enfant. Les circonstances de sa naissance étaient floues, mais cela importait peu à Orfraie, qui se fit un point d’honneur à offrir tout ce qu’elle pouvait à ce fils illégitime, qu’elle aima du plus profond de son être.
Malheureusement, les choses tournèrent mal et l’enfant fut victime de la paranoïa de son père biologique, qui parvint à le faire bannir malgré tous les efforts d’Orfraie pour le tirer de ce mauvais pas. Une fois de plus, le destin semblait s’acharner sur les frêles épaules de la princesse.




La vie reprit son court jusqu’en 1750 du troisième âge. Plus de trois siècles après son retour auprès des siens, de tragiques évènements poussèrent la princesse à sortir du rang, une fois de plus.

Voyant les villages humains se faire dévaster les un après les autres, Orfraie fut incapable de rester immobile face à leur détresse. Alors que le conseil refusait d’entrer en guerre, la princesse quitta ce dernier et - avec le concours de ses alliés politiques - prit la tête des Rôdeurs Elfiques, l’élite de l’armée sylvestre. A leur tête, elle fut la première à se lancer dans la guerre contre les immortels, ne recevant d’ordre que de l’Impératrice. Celle qui avait été une Cawr semblait bien loin, remplacée par une farouche guerrière dont le talent à l’arc était inégalé parmi les siens.

Malheureusement, la guerre s'enlisa rapidement. A la tête de ses forces, Orfraie devait veiller sur les frontières de son Royaume et ne pouvait pas pénétrer au coeur des terres des Hommes afin de les aider. Cet immobilisme avait un côté particulièrement agaçant, mais la générale connaissait son devoir et en était fière.
En 1753, la guerre prit un nouveau virage lorsqu’un peuple inconnu acosta sur les côtes d'Ambarhùna. Vénérant le Dieu du Néant, la magie était inefficace contre eux et leurs armes étaient en mesure de tuer un Elfe ou un Vampire d’un seul coup. Ils mirent rapidement en déroute les armées d'Ambarhùna, forçant les trois peuples à revoir leur stratégie et faire front commun, poussés en ce sens par l’Ordre Baptistral. Suite à la bataille des Bois Sombre - qui vit la première défaite de l’envahisseur - Orfraie et ses Rôdeurs furent présents à toutes celles qui suivirent en tant que membre de la Rébellion de Korentin Kohan jusqu’à l’Aube Rouge.




Les semaines passèrent, la reconstruction avancée, puis la rumeur arriva aux portes d'Aigue Royale. Le Tyran Blanc s’était échappé de sa prison et, sans pitié, il était en train de ravager le monde. Son avancé était inéluctable et, alors qu’Orfraie et les siens avaient trouvé refuge dans le désert - comme des milliers d’autres -, le Tyran parvint finalement jusqu’à eux. La bataille fut terrible, l’horreur de la guerre se dessina sous les yeux de la guerrière dans sa plus pure expression. Le sang, le vacarme des armes, les hurlements des femmes violées, des enfants tués… Mais au cour de cette ultime bataille, la générale protégea l’homme porteur du Contrat Originel confié par Néant. C’est ainsi qu’elle eut l’immense honneur de rencontrer les Déesses… Et d’assister à leur suicide.




La bataille terminée, Orfraie accompagna son peuple au coeur des montagnes afin d’y bâtir une nouvelle cité. Fermant la boucle, la princesse assura le rôle de conseillère et de générale jusqu’au mariage de son neveu, ou une tentative d'assassinat manqué la propulsa dans ce qui allait être sa chute.

En effet, parti à la poursuite de l’assassin, la belle princesse fut l’une des premières victimes connues du mal sombre des Terres Désolées. Un mal encore sans nom à l’époque, mais qui fut baptisé Chimère par la suite. Entre la vie et la mort, Orfraie offrit sa gorge à son meilleur ami, un vampire, et embrassa la ténèbres alors que ce dernier plongeait ses crocs dans sa gorge. Le coeur de la guerrière cessa de battre, marquant sa mort, tandis que la princesse des ombres s’éveillait.

Les premiers temps furent particulièrement difficiles pour la nouvelle-née, qui n’arrivait pas à canaliser son instinct. Sa sauvagerie était toutefois matée par Lewyn, son ami demeuré à ses côtés pour l’éduquer. Grâce à lui, Orfraie pu rapidement revenir à la civilisation et fut accueilli par Luna Duruisseau, alors Régente. Les deux femmes s’étaient déjà rencontrées, mais la mémoire effacée d’Orfraie ne lui permit pas de s’en rendre compte.

Les ténèbres s'éclaircirent en juillet de l’an 7, lorsque les doigts fins et délicats de l’ancienne princesse entrèrent en contact avec la coquille de Firindal. La naissance du dragon de jade bouleversa la vie d’Orfraie, la faisant pénétrer dans une toute autre dimension. Quelques temps plus tard, un second chamboulement eux lieux en la personne d’Aramis, Impératrice des Elfes. Alors en visite dans la ville humaine, celle-ci offrit à Orfraie de retrouver ses souvenirs, ce que cette dernière accepta.

Le chant nom de celle qui fut jadis une princesse était long et tortueux, une seule note manquée pouvant la précipiter dans la mort. Mais Aramis était une maîtresse barde. Ce 15 août, lorsque les paupières d’Orfraie se soulevèrent, lorsque Aramis eut fini de chanter, ce fut comme une renaissance. D’un seul coup, d’innombrables souvenirs vinrent assaillir l’esprit fragile de la nouvelle née. Sans l’aide de Firindal, sans doute aurait-elle eu bien des difficultés à faire le tri, mais elle ne regretta jamais d’avoir recouvrait son identité, bien que la « nouvelle » Orfraie demeurât différente de l’ancienne par bien des points. Après tout, elle n’était plus une elfe. Elle était une vampire et, surtout, elle était dragonnière.

Avec ses souvenirs retrouvés, la dragonnière de Jade ne tarda pas à se rendre compte que la Régente et elle-même se connaissaient depuis près de deux ans déjà. En colère, Orfraie alla confronter cette dernière, avec la ferme intention de lui faire comprendre qu’elle lui en voulait de ne pas lui avoir dit … Et de cette confrontation naquit leur amour. Là où Firindal était la moitié de son âme, Luna était la moitié de son coeur.




En octobre, le problème des Chimères prit de l’ampleur. Après avoir sauvagement attaqué le Domaine Baptistral, il était inconcevable de ne pas répliquer.

Ainsi, sous la demande de l’Empereur des Elfes, une grande armée composée des trois peuples fut levée et, en accord avec le traité, celle-ci se dirigea vers les Terres Désolées afin d’y combattre les Chimères. Orfraie participa à cette bataille aux côtés des Humains, veillant sur Luna comme tel était son devoir. Celle-ci prit fin avec l’intervention de l’esprit-dragon, qui ordonna la fin des combats. Afin d’appuyer sa demande, la dragonnière de jade fit entendre sa voix sur tout le champ de bataille, s’assurant ainsi que tous les combattants se repliaient.

En décembre, alors que tous les éléments du plan de l’esprit-dragon étaient en place, l’armée des trois peuples subit un assaut sans précédent. Les rives du Wylorel furent victimes de la plus importante bataille ayant eu lieux contre les Chimères et, faisait l’objet d’une chance incroyable, les elles parvinrent à détruire l’obélisque sensé sauver les habitants d'Ambarhùna. Orfraie, présente à cette bataille comme à toutes les autres, n’eut d’autre choix que de battre en retraite. Les mois qui suivirent furent terribles pour tout le continent et, rapidement, les deux royaumes humains tombèrent. Respectant son devoir, Orfraie mit sa régente de compagne à l’abri, l’emmenant personnellement jusqu’au ruine de Fort Espérance, à l’intérieur de la vielle forteresse de Sandur.
Le calme s’installa, mais tous les combattants étaient à cran. Usant de tout son savoir-faire d’ancienne générale – et grâce à son statut de dragonnière – Orfraie parvint à assurer un semblant d’ordre dans les rangs humains, offrant ainsi un peu de répit à la jeune régente et le futur empereur. Toutefois, ce répit fut de bien courte durée, car quelques mois plus tard, alors que les forces des trois armées peinaient encore à se rassembler, une gigantesque armée se dressa soudainement devant les portes de Sandur. L’impression de revivre la bataille finale contre le Tyran-blanc parvint à arracher de funestes frissons à la dragonnière de jade, juste avant que celle-ci se jette dans la bataille.

La défaite se profilait à l’horizon lorsque les silhouettes draconiques se dessinèrent dans le ciel rougi par le sang. Si Firindal se trouvait déjà là, avec sa Liée, il fut rapidement rejoint par ses semblables. Orfraie n’avait jamais assisté à un tel rassemblement de dragons, mais cela permit aux guerriers de retrouver un peu d’espoir et repousser leurs limites. La victoire fut leur, mais l’heure n’était pas à la célébration. Tous avaient conscience que cette victoire n’était qu’illusoire. Les trois peuples avaient perdu pied, perdu Ambarhùna. Les mots se comptaient par milliers, les défenses étaient inexistantes,,,

Faire un choix était nécessaire, et malgré les tensions naissantes, une décision fut prise. Une décision historique, bien plus encore que lors de la guerre contre le Tyran-blanc, à laquelle Orfraie assista de près. Comme tous les autres dragonniers, elle donna son avis sur la marche à suivre et, ce fut le cœur lourd qu’elle préconisa de quitter Ambarhùna. Elle évoqua ce jour là le premier exil des Elfes, qui quittèrent leur terre natale pour échapper aux vampires. Elle parla ensuite de la capacité des Hommes à s’adapter aux changements, puis elle précisa que les Vampires étaient immortels et auraient l’occasion de se venger, même dans mille ans. Ainsi, les trois peuples se mirent d’accord – et bien que beaucoup préféraient mourir sur leur terre – une grande flotte fut battit afin de voguer vers des terres meilleures.

La vie sur un navire ne fut pas aussi horrible qu’Orfraie l’imaginait. Placée à la tête d’une frégate, elle noua rapidement une amitié solide avec son quartier maître, un homme avec qui elle parvint à garder une excellente discipline à bord malgré la présence et la promiscuité entre les membres des trois races.
Plusieurs semaines après le départ de la flotte, la vampiresse officialisa sa relation avec l’ancienne régente d’Aldaria, provoquant quelques remous chez les Hommes et les Elfes les plus conservateurs, mais une si bonne nouvelle donna également du baume aux cœurs meurtri, assurant ainsi un semblant de paix aux deux femmes…




Près de huit mois plus tard, perchée sur le dos d’un Firindal désormais suffisamment grand et fort pour la porter, Orfraie aperçue quelques choses dans sa longue-vue. Comme tous les autres, son regard demeura perdu dans les vagues lorsqu’il découvrit la terre. Puis une joie immense s’empara de tout son être, lui faisait pousser un hurlement de joie sur le dos de son Lié, qu’elle s’empressa de serrer. L’escadrille fit ensuite demi-tour et apporta cette magnifique et inespérée nouvelle au reste de la flotte.

Les premiers temps furent toutefois compliqués, car la petite île glacée où la flotte avait débarquée n’était pas assez grande pour les trois peuples. L’idée d’en venir aux armes flottait à la surface des esprits les plus belliqueux, il était donc urgent de trouver une solution. Celle-ci se profila en mars, lorsque quatre aux iles furent découvertes.

Alors que les Elfes partaient s’installer sur Keet-Tiamat, Aegnor Evanealle surprit l’ensemble de son peuple en réintégrant sa tante, une vampire, à celui-ci. Plus encore, il lui offrit la place de générale qu’elle avait occupée jadis. Son retour parmi les Rôdeurs fit autant d’heureux que de malheureux, mais son statut de dragonnière et la présence continue d’un dragon adulte au sein du peuple Elfique finirent par faire taire les plus réticents. De plus, la princesse des ombres avait depuis longtemps démontré son désir d’unité et de paix.

Toutefois, l’appel des cieux et le désir de liberté étaient impérieux chez elle. Il n’était donc pas rare d’observer l’envol de Firindal, sa Liée de Feu perchée sur son dos, puis le duo disparaissant à l’horizon.





Liens principaux



Firindal : Son lié, son amour, sa demi-âme. Rien ne saurait séparer les deux liés qui ont affronté bien des dangers ensemble.

Luna Duruisseau : Si Firindal est la moitié d’âme d’Orfraie, Luna est la moitié de son coeur. La jeune femme est la compagnie de l’ancienne princesse depuis près de deux ans maintenant et sa fiancée depuis quelques mois. Elles ont traversés de nombreuses épreuves ensemble, leur amour ne cessant de se renforcer au fils des ans.

Aegnor Evanealle : Son neveu. Orfraie tient beaucoup à lui, la famille étant très importante. Transformée en Vampire, l’Empereur continua à la soutenir jusqu’au jour où il décida de la réintégrer au peuple Elfique contre l’avis du conseil.

Aeglos Evanealle : Fils adoptif, Aeglos est la plus belle chose qui soit arrivée à Orfraie, mais aussi la plus terrible. Elle aima ce fils de tout son être, lui qui représentait cet enfant qu'elle n'aurait sûrement jamais eu naturellement. Il représenta également son plus profond chagrin, venant même supplanter le déchirement de son âme lorsqu'elle brisa son serment. Son bannissement, profonde injustice, laissa la mère adoptive folle de chagrin, à tel point qu'elle cessa d'évoquer son fils, bien qu'elle le gardât toujours au plus profond de son cœur.

Elessar et Nerwende Ataliel : Ses parents. Ils commencent tout les deux à compter, mais ils ont encore des choses à revendre. Ils ont combattus les Chimères et prit part au voyage vers Tiamaranta. Lucide, ils savent qu'ils ont bien peu de chance de revoir Ambarhùna un jour. Enfin, ils sont particulièrement heureux d'avoir de nouveau leur fille cadette à leur côté, au sein de la cité des elfes.



Derrière l'écran



Petite présentation : Orfraie, 21 ans et toutes mes dents Very Happy

Particularités rp ? : Heeeu ... Nop !

Rythme RP ? (Une réponse RP dans les 7 jours est attendue) : Ca va l'fair m'sieur !

Comment avez vous découvert le forum ? : *pointe son rang sous son avatar*

Avez vous signé le règlement ? : (Clic!) Preums !




Rien n'est éternel



— Dialogue en langue commune : cramoisie
— Dialogue en Elfique : #cc4949
Pensées en italique