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descriptionNaal du Néant [Terminé] EmptyNaal du Néant [Terminé]

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Naal du Néant


   
   

Identité de votre personnage


Race : Humain
Nom : du Néant – Né Sarawyn
Prénom : Naal – Traduction littérale de l'Almaréen signifiant 'Personne'
Surnom : L'Oracle – Roi d'Almara
Date de naissance : Hiver -263 avant l’ère des Hommes
Age réel : 2000 ans dont environ 40 ans comme humain, 200 ans dans le non-être, absorbé par Néant, le reste comme Serviteur du Néant
Age en apparence : Une trentaine ou quarantaine d'années
Lieu de naissance : Angelan – Cité de Valahd
Lieu de vie : Délimar
Rang social : Noble (royauté) – Roi Almaréen – Oracle du Néant
Poste/emploi : Réfugié

   

Caractéristiques


   
> Caractéristiques physiques
Force : Moyen
Endurance : Moyen
Coordination (agilité/réflexe) : Très Bon
Furtivité : Moyen
Perception : Bon

> Caractéristiques mentales
Force mentale : Maître
Éducation : Très Bon
Charisme : Moyen
Intuition : Bon
Espérance/chance : Grand-Maître (foi)

> Résistances
Résistance physique : Moyen
Résistance magique : Moyen

> Compétences
Magie : Impuissant
Expertise :
  Arme 1 : Dagues et poignards – Bon
  Arme 2 : Pugilat – Moyen
  Arme 3 :
  Arme 4 :
Habileté : Très Bon
Navigation : Médiocre
Équitation : Faible
Dressage : Médiocre

Bonus : Almaréen : Résistance physique
   

   
   

Équipement


   Armes principales :

Valar Dohaerys – ''Tous les hommes doivent servir'' en almaréen (Lance brisée du Prêcheur – Dague)
Jadis, elle fut la longue lance de verre noir d'Aldakin du Néant, dotée d'une pointe à chaque extrémité, le manche gravé de prières à la gloire du Néant. Elle possédait la propriété d'annuler la magie sur plusieurs mètres autour du Prêcheur. Aujourd'hui, elle a perdu toute sa puissance.
Rompue par Naal après avoir assassiné son précédent propriétaire, la lance brisée du serviteur est devenue une dague composée pour un tiers de la lame (20cm environ) et de deux tiers du manche, octroyant une maniabilité remarquable. Outre une certaine allonge, il permet d'enfoncer l'arme au travers un corps pour la récupérer de l'autre côté sans avoir à refermer la main sur la lame mais bel et bien sur le manche qui dispose une longueur adéquate pour cela.
La lame est plate, d'un noir de jais, presque irréelle dans la perfection de sa couleur, lisse. Le manche est recouvert d'un cuir ténébreux, durci autour de son socle métallique. Les prières à la Gloire de Néant, qui y sont gravées, sont tronquées comme un serment brisé, une promesse révolue.
Sur l'extrémité, est enchâssée une petite sculpture de marbre en forme de tête de serpent.
(Non glyphé – objet de background)

Valar Perzys – ''Tout les hommes doivent supplier'' en almaréen (Main-gauche – Dague)
Arme du Roi, cette dague est faite pour être tenue en main faible.
La lame est large, plate et robuste mais rarement aiguisée et pour cause : elle ne sert pas à se battre mais à parer. Fleuron de l'artisanat almaréen, la richesse de ses gravures révèlent le rang hiérarchique qui fut jadis de sien. On y trouve en outre un serpent et un rameau d’olivier. Lame du suppliant, elle a été consacrée lors de rites à la gloire de Néant pour être le bouclier de son Oracle.
(Non glyphé – objet de background)

Valar Morghulis – ''Tous les hommes doivent mourir'' en almaréen (Percemaille – Dague à rouelles)
Arme d'estoc issue des forges de l'Almara, cette dague ne l'a jamais quitté depuis qu'il sait manier cet indispensable de l'assassin.
Le pommeau est cerné de deux rouelles métalliques qui ont pour but de former une masse inattaquable lorsque le poing est refermé dessus. La lame de 30cm est très épaisse pour être rigide, mais étroite afin de passer entre les défauts de l'armure adverse et même de percer les côtes de maille. Sa section est triangulaire, perforante, causant en Almara des blessures mortelles, puisque profondes et donc impossibles à soigner avec la médecine traditionnelle.
Sa maigre constitution ne permet pas de parer avec en main faible, il ne s'en sert qu'occasionnellement, lors d'assassinat discret. Il a tué Aldakin du Néant avec cette arme.
(Non glyphé – objet de background)

   Autres objets :

Bosys Bantis - ''Longue nuit'' en almaréen (Coule – vêtement)
La longue tunique allant jusqu'aux pieds, de couleur noire aux manches évasées, serrées à la taille par un cordon rituel décoré de perles d'ambre et de verre noir, est l'unique vêtement porté quotidiennement par Naal, le capuchon rabattu sur la tête, tel un priant voué au Néant.
(Non glyphé – objet de background)

Kivio Syndro – ''L'habit du Roi'' en almaréen (Chasuble – vêtement)
Le vêtement sacerdotal à deux plans et sans manches, avec une ouverture pour la tête est la tenue de célébration de l'Oracle de Néant. Il est revêtu par dessus une aube blanche.
D'un bleu céruléen, il est richement brodé de fils argentés formant des prières en langue ancienne, pour la gloire de Néant. Porté pour les offices, il n'a plus aucune utilité aujourd'hui, si ce n'est l'attachement que Naal lui porte, dans un deuil difficile à achever.
(Non glyphé – objet de background)

Odrikatas – ''Épargner'' en almaréen (Komboloï – accessoire)
Ce petit objet est composé de magnifiques perles d'ambres d’environ un centimètre de diamètre, percées en leur centre et au travers desquelles passe un cordon dont les extrémités son reliées par un nœud enchâssé d'une gravure d'argent, le sceau des élus du Néant.
Les perles du komboloï sont mobiles et peuvent librement glisser le long du fil. L'objet sert à se détendre ou à s'occuper les mains en déplaçant les perles, lentement, l'une après l'autre à l'aide de ses doigts, ou en le faisant tourner plus rapidement autour de ses doigts étendus pour produire un son régulier.
Il est un moyen pour Naal de temporiser ses décisions et choix, lui qui est si impulsif, mais également de s’apaiser. On le trouve très souvent avec Odrikatas dans les mains et sans lui, il serait probablement déjà mort plus d'une fois à foncer tête baissée.
Glyphe 1 – Fanatique – glyphe unique : Le glyphe se nourrit de la foi extrême du croyant pour la convertir en ''magie''. Cette "magie" facticement créée ne peut pas être utilisée pour lancer des sorts. En revanche, elle peut tout à fait nourrir tous les glyphes et alliages de Naal en "magie" et les faire fonctionner, malgré son impuissance.(Niveau Maître minimum en Chance/Espérance)

   

   
   

   

Description physique


   


Le pied était à plat, sur le bois brûlant. Le tatouage almaréen s’était jadis étendu jusqu’ici, prenant  racine au creux de la plante de ses pieds. Les marques noires, sur la peau d’ambre sombre, étaient telles des arabesques tentaculaires qui agrippaient à cette extrémité. Il avait tant et tant prié : cela n’était pas étonnant. Naal était un adorateur. Il marchait très souvent nu-pieds, ne trouvant aucune liberté dans l’écrin compressé d’une chaussure, pas plus que dans le textile tendu d’un vêtement. La peau y était dure en surface, presque comme un sabot. Il veillait à les nettoyer très régulièrement pour que pas qu’ils deviennent complètement repoussants. Il tenait sa royauté en habitude tout en acceptant son imperfection. Il ne faisait qu’essayer de la rendre plus acceptable.

Ici, dans cette cabane en bois surchauffée pour la purification par sudation, sa peau se détendait, ses sens l’invitaient à un voyage intérieur. Il focalisait sa concentration sur l’ici et maintenant, sur ses contemplations. Naal est assez sensible au contact, si bien que lorsque sa main remontait le long de son mollet marbré d’encre de foi, il percevait le grain dilaté de son derme d’où s’échappait le mal iodé dont il se purifiait.  Les muscles étaient noueux, sans être vraiment très développés. Il n’avait jamais été un combattant hors pair. Il comptait d’avantage sur la souplesse de son corps et sa réactivité pour se battre. Ainsi était-il d’avantage nerveux et il sentait le nœud qui scellait son ventre d’un mal-être à exorciser.

Entre ses cuisses tout aussi tatouées, de longues plaies nettes avaient tranché sa peau. Les chevauchées de dragons, jadis, ne laissaient pas le tueur sans blessure. Naal avait toujours été doué pour parvenir à monter rapidement sur leur dos, quand les autres se battaient au sol pour faire diversion et blesser. De là, le Roi d’Almara pouvait aisément trancher la fine membrane des ailes et gagner le cou de ces monstres pour espérer leur crever les yeux. Il en avait aussi de moins flagrantes, de ces plaies, sur le reste de son corps. La médecine almaréenne les avait recousues mais elle étaient toujours là comme un message à me pas oublier : sa force et sa faiblesse à la fois.  Son poignet gauche avait éte brisé et mal réparé. Il faisait toujours un angle légérement étrange.

Sur son torse, perlait la transpiration d’un souffle allongé par la chaleur. Ses lèvres entrouvertes étaient pâles, assez épaisses. La bouche s’en trouvait presque trop large pour un orateur qu’il n’était pas. Sa mâchoire formait un angle très doux, presque enfantin, que sa barbe soigneusement rasée ne fait qu’accentuer. On lui donnerait facilement vingt ans si ses traits n’étaient pas durcis par son tatouage omniprésent et par quelques rides au coin des yeux et des lèvres, encore discrètes… Mais lui qui se trouvait à présent marqué par le temps ne tarderait pas d’y goûter. Il n’était plus un serviteur du néant.

Ses yeux d’un noir totalitaire avaient laissé place, lors de son dernier retour à la vie, à deux perles d’un bleu céruléen très captivant, à l’instar de la mine blême de son visage. Ils exsudaient un fanatisme poussé à outrance, là où la folie était persuadée de détenir la raison absolue. L’éclat y était vif et aigu, sur un fond de mélancolie ravageuse. Ces deux saphirs intenses étaient pris au piège dans une chair en forme d’amande, à la fois douce, racée et passive. Le nez rectiligne était un trait héréditaire qui avait percé jusque Thélem tout comme les pommettes aplaties et larges.

D’une main aux symboles ésotériques annoncés, il passait ses cheveux épais et lisses en arrière. Ils arboraient un châtain grisonnant tel un éclat métallisé et terne. Peu longs, ils tombaient régulièrement dans son regard, collant à son front par la sueur de l’endroit. Il se relevait, quittait la pièce surchauffée pour rejoindre un bain glacé. Son corps se tendait à la différence de température, mais appréciait la délivrance. Il n’était pas très grand, en particulier à Délimar. Son mètre soixante dix était respectable pour un almaréen, mais plus ridicule aux yeux d’un glacernois. Il quittait l’eau pour se sécher, enfilant sa coule noire posément. Elle était quelconque et il ne portait pas d’avantage de vêtements. Les bijoux n’étaient pas son fort, il avait été un roi sans extravagance, très minimaliste sur ce plan là.

Naal parlait peu. Mais lorsqu'il le faisait, sa diction était maîtrisée, courte, grave et basse. Son timbre vibrant avait un accent très guttural et claquant comme nombre d’almaréens, mais aussi une intensité douce et calme. Son ton était souvent régalien, pourri de jugements et d’ordres à exécuter, net et sans appels. Il ne s’adoucissait que pour psalmodier des prières et ne prenait confiance que pour répéter des arguments religieux appris par cœur depuis deux mille ans. Il priait, énormément. Il n’était pas rare de le trouver à genou près d’un autel. Sa dévotion n’avait jamais tari.

   

   

Description mentale


   

Fanatique. C'est premier mot qui vient à la bouche lorsque l'on pose son regard sur Naal, tant dans l'intensité religieuse de son regard, que par les prières qui le mettent régulièrement à genoux, à divers moments de la journée. Naal est un adepte du Néant depuis sont plus jeune âge et il a baigné dans cet amour de Dieu pendant 2000 ans. Difficile à ce point culminant de s'en départir et même en ayant planté l'épée déicide dans le cœur du Tout Puissant, il ne saurait accepter sa perte. Pour lui, la mort de Néant n'a aucune logique, aucune réalité. Non pas qu'il nie son acte car il sait très bien ce qu'il a fait, mais son sens profond, lui, ne peut avoir complétement disparu. Les chimères elles-même utilisaient essence du Néant, comme jadis les Serviteurs, alors cette puissance hors du commun ne pouvait avoir disparu. A la compréhension de Naal, le Dieu qu'il a tué, n'était qu'un ersatz lié au Contrat Originel, qui avait été pris d'un tout Néantesque bien plus grand encore. Son Dieu avait été un avatar, un fragment du Néant complet, destiné à périr au terme du contrat après avoir guidé l'Almara vers la croyance véritable.

Naal ne perçoit pas le Néant comme une entité néfaste et destructrice. Si cette dernière peut se montrer nécessaire, le Néant est pour lui une temporalité éphémère présent au commencement. Le Néant est créateur, car de lui est issu tout ce que ce monde à de bon à offrir. Les Sept ne sont nées qu'au sein du Néant, comme des sœurs héréditaires et moins puissantes destinées à habiller le Néant. Elles tirent leurs créations du vide pour former des terres et des océans, des vents et des flammes, une végétation luxuriante ainsi que la vie et la mort. Le Néant devient le pendant nécessaire à tout l'Être, l’Équilibre bafoué et récrié mais sans qui tout ce monde n'aurait jamais pu exister. Les Esprits-Liés, quant à eux, sont d'autres Entités Inférieures, tels des messagers accomplissant la volonté du Néant originel, pour accompagner les bipèdes, les favoriser et les aider.

Ainsi, si Naal ne nie pas l'existence des autres entités, elles ne sont pour lui que de vagues puissances qui ont commis des erreurs, imparfaites, incomplètes, contrairement au Tout-Puissant. A tous ceux qui nient l’existence et la suprématie de Néant, Naal répondra aisément : « Et qui de tes Sept est la source des sentiments et des émotions ? De la créativité, des idées et du génie ? Toutes ces choses qui naissent à partir de rien, inexplicables et merveilleuses... Bien plus sublimes que toute l'eau des océans, toutes les terres, tous les arbres, tous les vents. Plus brûlantes que toutes les flammes. Plus vivantes que la vie elle-même, plus intemporel que la mort. Ces choses là ne seront jamais l’œuvre des Sept. Même réunies. C'est la générosité de Néant qui s'offre comme source mère. »

Découlant de son fanatisme, Naal hait les dragons. Si son écœurement pour la magie s'est apaisé avec les années, il n'en demeure pas moins vrai qu'il ne la tient pas dans son cœur. Mais ce n'est pas la raison pour laquelle il hait les dragons : à ces yeux, il s'agit d'un fléau assoiffé de pouvoir et qui, à cette fin, en est venu à voler le cœur de Néant pour se servir de sa toute puissance. Ce sont des créatures perfides qui se lient majoritairement à des rois où à des êtres destinés à le devenir. Sa liste d'exemples est longue, à commencer par la gangrène qui s'est installée chez les Kohans auprès d'Esmelda, Korentin, Nolan et Luna, mais également chez les vampires et les elfes. La liste des noms de puissants de ce monde qui se sont fait prendre au piège par le Lien fait pâlir l'ancien Roi. Orfraie, Kylian, Achroma et tant d'autres. Rien que d'y penser, il s’interroge sincèrement sur le comment les Ambarhùniens ont fait pour ne pas voir cette bon sang d'invasion. Depuis de retour des dragons, les guerres, jusque là absentes, avaient repris de plus bel. Ces bêtes pouvaient mesurer des centaines de mètres, pourvues d'écailles tranchantes et une gueule plein de crocs affamés. Comment ? Comment avaient-ils pu être aussi immobiles face à une menace d'une telle ampleur ? Qu'est ce qui ne tournaient pas rond chez eux ?

Naal en était effaré. En Almara, ils n'avaient eu de cesse de repousser ces monstruosités dangereuses. Ici, ces idiots étaient inconscients... Ou du moins, ils n'avaient pas eu la chance d'être guidés par Néant. Qu'à cela ne tienne, il leur montrerait la voie. La récente mise en cause du Lien est une aubaine : enfin, un premier pas était franchi vers la compréhension de la nature rédhibitoire de ces aberrations. Et si Naal est si convaincu en disant cela, c'est certainement parce qu'il a vu  périr sous les flammes d'un dragon trop d'être chers. Plus que quiconque, il sait combien ces choses sont dévastatrices. Il s'agit même de sa plus grande peur.

Roi d'Almara pendant des siècles, Naal voue un amour profond pour son peuple. Il avait offert son existence pour être leur guide et il le demeurerait, en déplaise à ceux qui pourraient se dresser sur son chemin, car outre sa mélancolie étreignant, il reste un Roi qui a pris goût à ce qu'on ne lui refuse rien. La place que lui avait conféré Néant, il la chérissait sincèrement, tant par devoir que par facilité. Son comportement régalien ne saurait faire que des émules, assurément, bien qu'il n'en abuse à outrance. S'il apprécie volontiers la rhétorique et le partage d'idées, il déteste que les décisions qu'il prend pour son peuple soient remises en cause. A n'en pas douter, le spectre d'Aldakin y est pour quelque chose et il repoussera l'idée qu'on vienne bafouer sa légitimité à nouveau. Naal n'est pas un orateur, pas un guerrier, mais son éducation et sa foi lui ont conféré des armes redoutables en politique. Il sait se servir des bonnes personnes et des bons outils pour venir à bout de ses desseins. Il est, de fait, très calculateur, patient et observateur. Bien qu'il soit de nature impulsive, surtout lorsque cela touche ses émotions, il se jugule pour éviter des débordements désastreux. Il ne refuse pas les concessions, les petits pas en avant, bien que ce soit plus difficile pour lui de concéder lorsqu'il est question de Néant, de son peuple, ou de sa famille. Son affection pour eux, le conduit à désirer le meilleur et non la moitié du meilleur.

Naal est un homme très secret. S'il n'a pas hésité à écrire l'histoire d'Almara pour qu'elle puisse se transmettre de génération en génération, il est un homme très discret dans sa vie privée. Il ne donne que peu de signe d'affection à ceux qu'il aime, en public, et cette pudeur s'étend également sur ce qu'il a pu commettre par foi comme le meurtre d'Aldakin ou ses déboires avec les chimères pendant tant d'années. Néanmoins, il ne cache pas sa foi débordante ou même ses doutes humains. Il se montre pédagogue à qui l'écoutera.

Naal apprécie la science Almaréenne qu'il a vu évoluer au fil des siècles jusqu'au perfectionnement actuel. Il en a appris les sources, petit à petit. Il est manuel et tactile, ses doigts sont capables de minutieux petits miracles. Il se plait les arts et la science, allant du façonnage de petits objets mécaniques à la sculpture. Il joue de plusieurs instruments de musique, principalement à cordes. Entre devoirs royaux, arts, sciences et prières, Naal mène une existence simple. Il n'amasse pas des richesses à outrance, ne dévore pas de mets exquis à chaque repas, il ne se pare pas d'un milliers de bijoux et de vêtements, ne s'enorgueille pas de ses possessions.  Il prend le temps de vivre au présent et d’apprécier les choses les plus simples et les plus élémentaires de la vie, loin du raffinement outrancier d'une habituelle noblesse. Il n'est d'ailleurs, pas rare de le voir méditer.

Naal a tendance à se montrer misogyne malgré lui. Il préfère de loin la compagnie d'un homme à celle de femmes. Les Esprits, bien que dénués de sexualité, véhiculaient une iconographie pourtant assez genrée. Néant était appelé Dieu, là où on appelait les Sept Déesses. Pour simplifier, il faut, aux yeux de Naal, au moins sept femmes pour égaler un homme. Seules les Glacernoises semblent échapper à la règle : Naal ne sait trop  à quel sexe les affilier. Il ne dénigre pas les femmes pour autant, mais il les prendra souvent de haut et s'y intéressera moins, sans aucune autre raison valable.

Naal poursuit deux objectifs pour l'heure :
- Tuer les dragons. Tous.
- Reformer la foi auprès des almaréens et s'il le peut, convertir l'archipel au Néant

Bref, il y a du travail.

   Alignement : Difficile à jauger. Naal est un fanatique du Néant, il fera toujours selon la volonté de son Dieu et dans l'intérêt de son peuple. Il est d'une extrême loyauté et cela peu passer autant par une aide courtoise et désintéressée qu'un meurtre de sang froid.

Proposition d'esprits-lié :  

Corneille (Très rare) : C'est probablement l'esprit-lié pour lequel Naal remplit le plus de pré-requis, si ce n'est tous. Fanatique, il a été contraint de tuer son Dieu (traumatique), il est mort deux fois et à l'intellect d'un noble, qui plus est almaréen (science). Je trouve cet esprit-lié très intéressant dans le background du personnage. Naal ne vénère pas les esprits-liés, il les voit comme des entités inférieures. S'il a la Corneille, Naal croira qu'il s'agit d'un messager de Néant destiné à lui montrer des visions... Comme jadis puisqu'il était l'Oracle de Néant. Ce serait son moyen d'obéir aux ordres de Néant, il chercherait toujours à comprendre pourquoi et quel lien faire entre toutes ces images.

Cobra (Rare) : Naal colle assez bien à deux des critères puisqu'il a été roi et qu'il n'a pas trop d'état d’âme à tuer. Il ne s’intéresse pas au bien ou au mal, il ne fait qu'appliquer la volonté de Néant. La capacité de contrôle du cobra lui offrirait une bienvenue compétence pour contrôler son entourage, à défaut de savoir le faire à la force de son charisme. Naal ne vénère pas les esprits-liés, il les voit comme des entités inférieures. Il verrait ces compétences comme un don conféré par Néant pour assouvir sa volonté à travers lui. Et donc de plier autrui au creux de sa poigne.

Lombric (Rare) : Naal n'est pas un guerrier, il tire sa force de sa coordination, sa rapidité et son agilité.En cela le lombric lui donnerait un avantage certain pour  se mouvoir et résister à la douleur des coups qu'il pourrait prendre. Naal le verrait comme un reliquat de ses pouvoirs de Serviteur du Néant, lorsque sa résistance était décuplée, et donc un retour du soutien de son Dieu, même à travers la mort.

Chat (Répandu) :
Naal colle ici aussi à tous les critère d'élection. Ce n'est pas un guerrier, il tire sa force de sa coordination, sa rapidité et son agilité. En cela le chat lui donnerait un avantage certain pour  se mouvoir. La capacité a se faire accepté du chat lui offrirait une bienvenue compétence pour amadouer son entourage et le convertir à Néant, à défaut de savoir le faire à la force de son charisme. Naal ne vénère pas les esprits-liés, il les voit comme des entités inférieures. Il verrait ces compétences comme un don conféré par Néant pour assouvir sa volonté à travers lui. Et donc de plier à la religion absolue.

Cafard (Très Rare) : Naal est mort deux fois, et est revenu deux fois : si ce n'est pas du survivalisme ? Il correspond assez bien aux critères de sélection comme sa débrouillardise ou son pragmatisme. Naal verrait ces dont de résistance comme un reliquat de  ses pouvoirs de Serviteur du Néant, lorsque sa résistance était décuplée, et donc un retour du soutien de son Dieu, même à travers la mort.


   

   

   

   
   

Liens


   

Tryghild Svenn : Une chose est sûre, c’est que la pilule avait eu du mal à passer quand Thelem, son descendant et Prince, lui avait annoncé ses fiançailles avec cette hérétique. Naal mit quelques semaines à digérer la nouvelle et à l’accepter. Il avait fait voler des tables, il avait frappé du poing, il avait pesté toute la déchéance et la honte que cela représentait pour leur auguste lignée sans que Thelem en démorde. Il voulait unir leurs peuples pour le bien de l’Almara. Pour mettre fin à la guerre et si Naal trouvait ces intentions louables… Elle restait une bon sang d’hérétique ! En mettant un peu d’eau dans son vin, il avouait qu’elle était une moins pire hérétique que les autres : elle était incapable de magie et sa carrure virile lui donnait plus de valeur, aux yeux misogynes de Naal, que n’importe quelle autre femme. Il les maria et s’il lui arrive encore de ronchonner contre sa foi répugnante, elle fait partie de sa famille à présent. Elle est la mère de sa descendance et celle à qui il octroie son respect.

Nahui et Kaiikathal : Elles doivent une bonne part de leur traumatisme de coquille à Naal. Il a essayé des les briser, pendant la longue traversée, en vain. Il s’est promis de les retrouver et de les détruire avant qu’elles ne deviennent capables de lui tenir tête et de se venger.

Ilhan Avente : Il avait trahi le peuple d'Almara. Si Naal lui en voulait, il se tempérait par l'idée que les siens s'étaient montés particulièrement virulents, guidés par Aldakin. Il était prêt à lui pardonner, s'il l'aidait.  Naal savait qu'il avait des araignées et il avait besoin de retrouver quelqu'un. Le destin a voulu que ce soit un ennemi commun : Naal lui confiait ses projets de meurtre d'Aldakin, là où il avait annoncé à tous les autres qu'il désirait simplement retrouver le Prêcheur pour le remettre sur le droit chemin. Il a accepté et l'almaréen avait retrouvé Aldakin grâce à lui,  leurs secrets réciproquement bien gardés. Maintenant que Naal est de retour, après avoir si longuement disparu, les deux hommes s'observent et se calculent. Naal a même une araignée dans son ombre, curieuse et avide de comprendre... La glace finirait par être brisée.

   

   
   

Derrière l'écran


   

   Petite présentation : Cf Aldaron

   Particularités rp ? : Cf Aldaron

   Rythme RP ? (Une réponse RP dans les 7 jours est attendue) : Cf Aldaron

   Comment avez vous découvert le forum ? : Cf Aldaron

   Avez vous signé le règlement ? : (Clic!) Oui !
   

   

   


Dernière édition par Naal du Néant le Sam 13 Juil - 13:27, édité 2 fois

descriptionNaal du Néant [Terminé] EmptyRe: Naal du Néant [Terminé]

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Histoire


 


« Est-ce qu'il a parlé ? - Non, toujours pas, si ce n'est pour des prières. » En effet, je priais beaucoup et je ne parlais pas. Pas de ce qui s'était passé. On m'avait retrouvé sur les navires des chimères et on m'avait demandé comment j'étais arrivé là. Comment j'avais survécu. Je n'ai pas voulu répondre. J'ai préféré me taire. Ô Néant, c'est si douloureux. Je suis resté des mois entiers dans le néant des mots, ce fut salvateur. J'ai bien failli y rester, encore, et avec moi la mémoire et l'Histoire d'Almara. Je l'ai écrite, pour qu'ils n'oublient pas d'où nous venons. Je laisse en ce monde la relique de notre âge d'or, brisé par une trahison.... Brisé par un dragon. Je ne veux pas qu'ils oublient ce que ces créatures ont fait à notre peuple, à notre Dieu. Je voudrais qu'elles disparaissent toutes, qu'elles ne diffusent plus leur poison.

Monstres.  


Extraits des Mémoires du dernier Roi d’Almara
– écrites en mai et juin 1763, pendant sa convalescence à Délimar –
(histoire connue et divulguée)



Mon nom signifie Personne. Je suis né en Angelan, dans la glorieuse cité Valahd, berceau de la naissante civilisation des Hommes, il y a… 2000 ans, je crois... Je n’ai pas toujours été humain et la mémoire me fait défaut. Ma race n’est pas faite pour vivre aussi longtemps et mes incorporations au Néant n’ont pas aidé à préserver tout mes souvenirs intacts. [...] J’ai oublié le visage de ma première épouse et parfois celui de mes enfants s’estompent au profit de quelques instants félicités vagues. Je les aimais pourtant, démesurément. J'aurais tout donné pour eux.

Mon nom est Naal Sarawyn. Je n’étais pas destiné à être Roi, je n’étais pas un orateur glorieux. Mes apparitions publiques relevaient plus de la maladresse et du fiasco que de la grande fierté. […] Fort heureusement l’aîné de notre fratrie faisait cela mieux que moi, le second était bien bâti pour la guerre… Quant à moi, en vérité je n’avais rien pour moi. J’étais petit et frêle et quand je parvenais, rarement, à gagner mes duels aux dagues, ce n’était que par une dextérité agile et rusée, plus que par la maîtrise et la force de mes coups. Qu’à cela ne tienne, je fus ravi d’embrasser le Néant.

J’eus la chance d’être encadré par les grandes prêtresses qui soufflaient des conseils à l’oreille des rois. Elles placèrent en moi un culte indéfectible et une foi indélébile. […] [s’en suivent 27 pages explicatives des rites initiatiques et quotidiens de son apprentissage]. Je me montrai bon élève et à ma majorité, j’arborai un tatouage d’une propension rarement égalée pour mon âge, puisqu’il couvrait mon bras droit, une très large partie de mon dos, de mon torse et de mon bassin, et commençait à grignoter le bas de mon visage. Mon père, le Roi, était fier, mais je l’étais encore plus que lui.

Les complots emportèrent mon frère aîné, les guerres firent trépasser le second. […] Je me souviens ne pas avoir aimé quand les regards se sont tournés vers moi. L’Angelan n’avait pas été un peuple soudé, tant pour la religion qu’autre chose. Les prêtresses de Néant faisaient loi auprès des Rois, mais l’orgueil de certains d’entre eux venaient rejeter leur suprématie. Ainsi étaient-ils contestés par la noblesse consternée et par les autres peuples peu enclin à laisser un hérétique régner.

J’avais l’opportunité de lier ces deux mondes qui devaient être assemblés. Le sang bleu coulait dans mes veines et la foi inondait mon âme, promesse que je ne m’écarterai pas du droit chemin. [...]J’étais terrorisé. A chaque décision d’importance, j’allais me réfugier dans le temple en quête de réponses. Il m’arrivait de jeûner plusieurs jours en priant, jusqu’à ce que Néant m’inspire. Mon incapacité à prendre une décision rapidement inquiétait la noblesse. J’ai pourtant toujours été quelqu’un impulsif, vif et direct… Mais lorsque mes choix impactaient tout mon peuple, j’avais terriblement peur. J'aimais tellement mon peuple et je l'aime toujours. Je ne savais pas si je faisais les bons choix.

Fort heureusement pour mes détracteurs, je trouvais la mort. Poison, il parait. Ils avaient fini par en arriver là. Qu’à  cela ne tienne, j’avais pris épouse et elle m’avait donné deux fils en âge de gouverner, qui eux-même avaient eu une belle descendance. Le sang bleu pouvait demeurer, stable et fort comme je le rêvais. Je suppose que cela a su combler le peuple. Cela ne m’importait plus. J’avais voué ma vie au Néant et je ne regrettais pas les questionnements qui avaient ralenti mes prises de décisions. Elles ont fait de moi un roi de foi. Mon tatouage avait gagné mon corps tout entier. Il n’existait plus la moindre parcelle de peau qui ne soit parcouru de ces symboles divins. J’étais complet, il était l’heure pour moi d’être incorporé au Néant.

De toutes les drogues que mon peuple a pu inventer, aucune n’égalait la plénitude du vide. L’immensité obscure ne me faisait pas peur. Sous l’aile de l’Unique, j’étais en paix. Je goûtais au non-être. Chaque jour, mes prières et ma dévotion m’avaient rapproché de Dieu et dans son étreinte, toutes les vérités que je recherchais étaient à portée de main...



Je n’allais pas plus loin, cela devenait trop intime. Ma main tremblait. Ma relation avec Néant était bien trop intrinsèque, bien trop profonde. Et je portais toujours mon deuil. Je posais la plume et je priais. Doux refuge que cela, mon cœur ne battait plus que par cela. J'étais fatigué mais je ne m’épuiserais jamais à t’adorer, Néant. A tout jamais.


Était-ce une coïncidence si Néant me donnait vie à l’instant même où les Kohans posaient le pied sur Ambarhùna ? Je n’y crois pas. Néant est tout puissant, il ne peut qu’avoir coordonné tout cela. Les Kohans pour le règne des 7 sœurs, dans le berceau de la magie, et moi protecteur d’Almara, Oracle de Néant. Par le don de l’Unique, j’ai porté la couronne des siècles durant lesquels les Kohans se succédaient. J’en éprouve une certaine fierté : il n’aurait pu en être autrement. L’Unique est bien plus puissant et n’avait besoin que d’un unique homme pour gouverner, là où les Kohans s’en trouvaient aussi imparfaits et changeants que leur si médiocre panthéon. Ainsi je revins au monde en l’An 1 de l’Âge des hommes, dans le corps de l’un de mes dévoués descendants. Il avait été brave et croyant car le processus s’était avéré particulièrement douloureux, alors que mon âme, sublimé par le Néant, envoyait celle du Prince dans le royaume de mort duquel j’avais été épargné. […]

Mon ascension au trône se fit sans heurts. J’étais appuyé par les prêtresses qui valorisaient la volonté de Néant auprès des Rois en place. Je fusionnais cet Empire disparâtre sous ma coupole et mon règne fut bien plus aisé que le précédent. Je n’avais plus besoin de me retirer au temple pour prier lorsqu’il fallait prendre une décision d’importance : Néant me parlait et j’appliquais sa volonté. Je n’avais pas besoin d’une carrure de soldat. Je n’avais pas non plus besoin de talents d’orateur puisque Néant me donnait la pleine et entière crédibilité. J’étais de sang bleu et j’étais idéalisé par le Néant, j’étais son Oracle, son Porte-Parole pour les mortels. Il me montrait ce que j’avais à savoir, les visions étaient pleines de sens. Je consumais mon existence immortelle dans ce savoir omnipotent.

Ceux qui disaient que j’étais prétentieux et que je me pavanais avaient raison. J’étais un véritable paon dans mon apparat sacerdotale et royal. L’on me trouvait même exécrable par moment. J'étais une plaie de fierté arrogante, j’aimais tellement avoir raison, avoir ce dernier mot régalien. N’auriez vous point aimé, à ma place ? Ne vous en seriez-vous pas enorgueilli ? C’était si grisant et l’on me pardonnait parce que j’étais dévoué. Infiniment dévoué. Si je m’étais attendu à ce qu’un jour cela ne soit plus le cas… L’on ne me questionnait pas du pourquoi de mes décisions. On les prenait pour sacrées, de volonté divine. L’Unique me guidait, comment aurais-je pu me tromper ?

[...]Nous tuions les dragons, nous les chassions de nos terres pour qu’ils ne répandent leur malfaisante magie. En les voyant, je ne pouvais m’empêcher d’être parcouru d’un frisson de peur à la mémoire de ma dernière mort. En plus d’être l’objet de ma haine, ils étaient le sujet d’une peur viscérale. Celle de l’échec. J’étais bien plus fort, bien plus puissant… Mais je les craignais au demeurant. Je sentais encore leur flammes dévorer la chair et mes os de mes proches comme si c’était hier. [...]Néant me donnait la puissance de les détruire, mais plus je tuais de ces monstres avec mon peuple, et plus j’avais le sentiment que ce n’était pas la bonne voie. Pas exactement. Le Néant ne signifiait pas que nous devions réduire ce monde en poussière. Le Néant n’était pas une fin. Il était l’essence de la création. Le divin incréé créateur. Il était l’horizon au-delà duquel rien n'existe, d'une origine temporelle, d'un mouvement d'énergie créatrice procédant au sein même des origines de l'être. Au commencement, il y avait le Néant et de lui ont été tirés toutes les choses de ce monde : les Océans, les Airs, le Feu et la Terre. La Végétation luxuriante, la Vie et la Mort… Tout cela est né de rien.

Détruire en devait pas être notre vocation. J’ai essayé de l’inculquer à ceux que je formais, du mieux que je le pouvais. Mes enfants, mes descendants, et même le Prêcheur Aldakin du Néant. Je leur montrais la voie.[…] Aldakin était un excellent Prêcheur, j’étais fier de l’avoir pour frère. Il avait une belle parole, il savait impacter a foule. Je me servais de lui car il avait été choisi par Néant pour nous accompagner.

[…]

Notre différent au sujet du message de Néant était devenu chaotique. Je ne parvenais plus à parler à Aldakin sans que l’un de nous ne monte le ton. Il voulait partir, je lui ordonnais de rester. Il pestait dans les rues et la colère grondait. Il était si persuasif. Même Thélem, mon descendant et Prince, avait fini par douter de moi. Moi-même je venais à douter de ma décision. Pourquoi servions nous le même Dieu et ne parvenions à nous mettre d’accord ? Pourquoi une telle divergence ? Pourquoi Aldakin refusait de m'entendre ? […] Bientôt, on me prenait pour un menteur. Ô Néant, on disait que j’usurpais ta parole pour imposer ma loi, que j’étais un imposteur. Je savais qu’Aldakin était derrière ces mensonges. […] Les prêtresses m’avaient renié. J’ordonnais de rester en Almara et la colère montait encore. J’étais désemparé. Etais-je un imposteur ? Je jurais que Néant ne pouvait pas vouloir de cette guerre, de cette domination exécrable. Le Néant était le commencement, pas une fin. Et si je m'étais trompé... Et si j'avais pris la mauvaise voie ? [...]

Nous eûmes un échange très houleux avec Aldakin. Notre peuple se déchirait et je perdais ma légitimité. Nous en vînmes aux mains alors que je le giflais d’impatience. Je n’en pouvais plus de ses manœuvres perfides et de ses blasphèmes. Ô Néant, je n’aurais pas du nourrir sa colère. Il est repartit mais je me doutais qu'il n'en resterait pas là. Je t'ai prié, Néant, jour et nuit. Je ne savais plus comment agir […] Une nouvelle fois, nos volontés s’affrontaient et ce fut la foi de trop. D’un hoquet, je sentis la lance noir me transpercer : la sentence d’un hérétique. Je m’écroulais, si plein de doutes, tandis qu’Aldakin partait avec mon peuple. […]

Je ne sais si je fus soulagé ou profondément effrayé lorsque Néant m’absorba à nouveau. S’il m’aimait toujours au point de m’arracher à Mort, s’il désirait encore me voir servir sa cause, c’était que je ne m’étais pas trompé. Je me rassurais à cette pensée et je pleurais le sort des miens qui avaient été bernés. Ô Ambarhùna, aies pitié des miens qui versèrent le sang sur tes terres. Aies pitié du peuple d’Almara : il avait vu tomber son dernier roi.



Ma main tremblante reposait la plume et je refermais l’ouvrage achevé. Aujourd’hui, je ne suis plus un roi. Je suis tombé mais ma civilisation ne s’est pas éteinte. Le peuple d’Almara vivrait toujours tant que la foi qui le caractérisait perdurait. Je fais la promesse de ne jamais la laisser se faire étouffer.




Décembre 1757 – Ambarhùna, auprès du peuple de Glacern et d’Almara



« Au commencement, il n’y avait rien. C’est comme cela que prélude notre croyance, et c’est comme cela qu’elle aurait du indéfectiblement demeurer, loin de l’abâtardissement de son sens premier. Nous avons commis une épouvantable erreur, aveuglés par un Dragon Blanc. Puisse Néant nous absoudre d’avoir collaboré avec son insidieux bourreau. Il nous a abusé et dans notre obstination à servir, nous n’avions su faire la lumière sur ses boniments. Pour mon peuple, j’implore pardon. Il a pêché par excès d’adoration. » Des larmes vinrent à couler, d’autres hères se mettaient à genoux. Nos fautes étaient exécrables. Beaucoup s’en étaient rendu compte à l’époque de la Théocratie du Tyran Blanc. Ils s’en étaient mordu les doigts. Je trouverai le coupable, celui qui avait poussé à croire en des mensonges. Le Prêcheur. Le Traître. Mais pour l’heure c’était à moi de refaire leur éducation et les remettre sur le droit chemin. Celui de notre Seigneur à tous, Néant.

Je posais la main sur la tête de Thelem, pour le bénir. Il était à genoux et sa femme Tryghild m’avait fait l’honneur de le rejoindre pour recevoir le sceau de notre lignée. Je les mariais. Si je réprouvais l’idée que ma descendance se lia à une hérétique, je ne pouvais qu’être soulagé qu’elle ne soit un berceau de magie et qu’elle ait dans le cœur cet honneur brillant qui la poussait à l’union des peuples. A défaut d’accepter les préceptes de Néant, j’espérais qu’elle soit capable d’éduquer son enfant et de répondre à ses questions… Lorsqu’il en aurait. Car je ne serai pas là pour le faire. J’avais échoué. Face à Aldakin du Néant, j’avais perdu la vie et mon peuple. Je ne rêvais que de vengeance et je pleurais le Dieu que j’avais tant adoré. « Au commencement, il n’y avait rien. Cela ne s’est jamais signifié qu’au terme, il n’y aurait rien non plus. Le Néant n’est pas la destruction, il n’appelle pas le vide. Il n’existe qu’au commencement, il est l’origine de toute création, la matière première invisible d’où naît le monde. Il est le socle de l’inventivité et du génie, tout ce qui se forme à partir de rien. Toutes les émotions, tous les sentiments, cela vient du Néant. Puisse votre amour, né de Lui, perdurer jusqu'à la fin des temps. »

J’avais appris cela à mes dépens, en faisant mes propres erreurs. Il était si facile de tomber dans le faux d’une croyance basée sur l’annihilation du monde. Ô Néant, puisses-tu les pardonner...



Octobre 1758, quelque part à l’ouest d’Ambarhùna




« Aldakin, pourquoi as-tu réduit en cendres toutes ces conceptions ? Pourquoi as-tu cru que nous avions besoin de la belligérance et de l’annihilation? Pourquoi m’as-tu tué en croyant avoir raison ? Tes mots si charismatiques n’étaient que le poison d’un dragon que tu répandais aveuglément. Le Néant est au commencement. » La traque s’était enfin montré fructueuse. Mes suivants avaient débusqué ce rat déguisé en mendiant, menant sa pathétique campagne solitaire. La Théocratie du Tyran avait fait des adeptes et Aldakin les trouvait pour les réduire à néant. Pauvre fou. Croyait-il pouvoir ainsi se racheter ? C’était fini, à présent. Nous le tenions.

« Ô Aldakin, mon frère, tu as fait couler tant de sang au nom du Tyran, mais sur tes lèvres, il n’y avait que le Néant. Te voilà maintenant à chasser les derniers adeptes du Blanc. Peut-être as-tu enfin compris toute l’aberration que tu as prêché… » Mais j’en doutais. Il était au-delà de toute raison. Il était l’abjecte outil qui avait conduit mon peuple en Ambarhùna. J’étais le Roi et l’Oracle d’un monde croyant et nous prospérions dans la gloire de Néant. Nous, les Serviteurs, entretenions un lien privilégié avec l’Unique. Nous avions droit à des messages, et moi, l’Oracle de  Néant, en bénéficiait d’avantage. J’étais l’être qui dirigeait Almara, c’était assez normal que je reçoive directement les volontés de l’Esprit Supérieur. Néant nous avait demandé d’envahir Ambarhùna, de convertir le berceau de la magie et de tuer tous les hérétiques qui se dresseraient en travers de notre chemin. Je ne voulais pas y croire, cela ne ressemblait pas au Néant que j’avais connu des siècles durant. Mais Aldakin n’avait pas la même réserve que moi. Il obéissait. Et l’Homme que j’avais formé aux préceptes de la foi me reniait.

« Ô Aldakin, comme tu parlais si bien. Ta voix a porté plus loin que celle de ton Roi. Tu as détourné le peuple de la raison et de sa véritable foi.Tu as servi les desseins du Tyran Blanc. Tu es un traître. » La lance du Prêcheur fut brisée, d’un geste sec et j’en étais satisfait. J’aurais voulu le rompre de la même manière. Ô Néant, comme je suis désolé… Le Tyran Blanc avait pris ton cœur, et il avait corrompu tes serviteurs. Aldakin lui a obéi et moi, je n’étais pas un aussi bon orateur. Mon rôle légitime de roi, il l’a massacré, il l’a piétiné, il l’a décrédibilisé et lorsque j’ai donné l’ordre de rester en Almara, il m’a tué. Pardonne ma faiblesse… Aujourd’hui, je mets un terme à l’existence de ce monstre que tu avais gracié d’une vie éternelle et qui t’as été déloyal. Je respire mieux, l’affront est lavé par son sang impur et blasphémateur.

« Moi, Naal du Néant, Roi d’Almara, je te condamne à mort. Que Néant ait pitié de toi et puisse-t-il te pardonner tes crimes. » Mais j’en doutais. Néant était mort. Je le sais… Ô Néant, je le sais. Pourquoi m’as-tu infligé cela ?



Octobre 1757, quelque part en Ambarhùna



Respirer. Calmement. C'était la deuxième fois que je revenais à la vie... Mais cela restait toujours aussi perturbant. Mon corps me semblait plus fragile cette fois, plus faible. Mon cœur s'emballait, je toussais, mes yeux rivées sur mes mains crispées au sol. Il y avait quelque chose d'étrange dans cette situation : je reconnaissais mes propres dextres, mon propre corps. Celui qui avait péri dans les flammes d'un dragon voilà près de 2000 ans. En mon for intérieur, je louais déjà Néant de ce prodige : j'étais persuadé que cela ne pouvait qu'être de lui.

Respirer. Calmement. Je fermais les yeux pour me concentrer sur ma respiration, je ne devais pas me hâter. Une chose à la fois. Lorsque je me sentis un peu mieux je me redressais, mais une nouvelle fois mon cœur et ma respiration s'emballèrent à la vue de l'être Tout Puissant qui se tenait à mes côtés. Je n'avais pas besoin qu'Il se présente : je savais déjà qui Il était. La beauté de son avatar n'avait d'égal que le caractère divin de Celui qui l'empruntait. Je tombais à genoux, le souffle coupé. Si je m'étais attendu un jour à Le rencontrer. Je sentais Son aura hors du commun et toutes ces vibrations à laquelle ma foi s'accrochait.

Je tremblais de tout mon être lorsque je relevais les yeux sur l'Unique. Il se montrait patient. Cela n'avait rien d'étonnant : contrairement à moi, Il avait toute l'éternité. Du moins le croyais-je. Il posa un genoux à terre pour se mettre à ma hauteur. Hypnotisé, je ne le lâchais pas des yeux, la bouche stupidement ouverte, incapable de former le moindre mot. Je n'avais jamais été très charismatique et je pense que si Néant l'ignorait encore, cela venait lui prouver. Ce qui m'avait rendu unique à ses yeux, c'était ma foi. « Apaise-toi... Nous avons du temps devant nous. »

Effectivement, nous en avions, j'avais la sensation d'être hors du temps. J'obéissais à Sa volonté. Je lisais dans ses yeux une fatigue en détresse, je crois que je ne pourrai jamais oublier cette émotion qui me traversait. J'avais tellement mal de savoir Néant à l'agonie. Que lui était-il arrivé ? Il répondait à mes questions, une à une. Il me parlait du Tyran Blanc,  de la façon dont il avait abusé de Lui pour être à la hauteur d'un Esprit. Il me confirmait ce que je savais : Il avait été le premier et il avait été le pendant de toutes ses sœurs. L'Unique aussi puissant que les déesses réunies comme les représentantes du Temps. Il me parlait des dragons et des chimères. Il me parlait du peuple d'Almara, ce qu'il était devenu depuis ma dernière mort, ce qu'ils avaient fait sur Ambarhùna. Il me parlait du Contrat Originel. Il me parlait de Sa fin.

Mes épaules s'effondraient devant le désastre et la culpabilité. Elles s'effondrèrent plus encore à ce qu'Il m'ordonnait. Tout l'or de notre glorieux passé n'était plus que des cendres. J'étais accablé, jusqu'au plus profond de mon âme. Lorsqu'Il me tendit l'épée déicide, je m'effondrais. Ô Néant, tu savais que je t'obéirais. Ce n'était que pour cela que tu m'avais fait revenir. Tu étais incapable, privé de cœur, d'y parvenir par Toi-même. Tu savais que je T'aimais, que je ne T'aurais pas laissé souffrir, dussé-je me repentir pour l'éternité pour que Tu reposes en paix. Je T'ai supplié, je T'ai imploré mais Tu avais cette même rigueur implacable que je Te connaissais. Les Enfants des Dieux avaient échoué, seul le respect du Contrat Originel demeurait pour ultime option. Les Chimères allaient se déverser sur notre monde... Mais, à mes yeux, cela ne m'était pas aussi grave que Ta disparition.

Je me souviens de t'avoir conjuré de nous laisser notre foi, de m'aider à la préserver au sein de notre peuple, jusqu'à ce que les Chimères nous anéantissent. Ô Néant, tu étais un  Dieu bon. Tu apposais tes doigts fin le long de mes tempes pour m'offrir ton présent. Par toi, j'étais béni. J'ai lutté longuement contre moi-même, mais ma foi était forte et ma dévotion totale. J'ai hurlé, j'ai pleuré et dans ton cœur j'avais planté cette foutue épée astrale. Ta volonté, Ô Mon Dieu... Ta volonté était mes ordres. Ta volonté était exhaussée.



Décembre 1762, par delà les flots, sur un vaisseau des chimères



Je me réveillais à côté d’une créature immense qui n’avait rien d’un dragon. J’étais sonné, avec la sensation d’avoir manqué beaucoup d’heures et de jours de mon existence. Nous avions mis fin à l’errance d’Aldakin du Néant… Et puis nous étions probablement trop près de ce brouillard à l’ouest du continent. Nous avons suffoqué et puis… Plus rien. Jusque maintenant. « Gardez-le moi de côté. » La chose avait parlé et sa voix me hérissait les poils. Plus tard j’apprenais qu’il s’agissait de Gilgamesh. J’avais été son réceptacle le temps qu’il retrouve son propre corps. Je comprenais que ‘Gardez-le moi de côté.’ sous-entendait que j’étais sa solution de retranchement si les choses tournaient mal pour lui. J’imagine que se réserver le favori de Néant, déicide de surcroît, comme poupée de chiffon lui offrait une certaine satisfaction ironique et je n’allais pas m’en plaindre : par cet ordre, j’eus la chance d’être épargné des possessions chimériques. Il me gardait, au cas où. Mes compagnons d’infortune n’eurent pas cette sinistre aubaine.

L’environnement était saturé de néant. Cela me rappelait Almara, en quelques sortes. Ces chimères m’intriguaient mais Vehasiel répondait à mes questions. Je savais bien qu’il jouait avec moi, les informations qu’il me donnait n’étaient destinées qu’à orienter mon esprit dans un sens bien précis : celui qu’il voulait. Il prenait soin de moi pour son Maître. De ma geôle, je le voyais faire ses expériences macabres. Ô Néant, étais-je faible d’avoir parfois fermé les yeux ? La vision était insupportable mais les cris et les odeurs nauséabondes l’étaient d’autant plus. Seigneur Tout Puissant, je l’avoue honteusement : tout cela m’intriguait. L’ancien manipulait le néant, comme nous, jadis, les Serviteurs. Et même plus encore. Si le Contrat Originel avait été respecté et que les nés d’Origine n’étaient plus… Pourquoi les Chimères étaient-elles à ce point liées à Néant ? Ou Néant était-il lié à elles ? Lui, le premier, avait été tiré de ces chimères ?

Je comprenais. Le Dieu que j’avais tué n’avait été qu’un ersatz de l’immense tout du Néant, un avatar, un fragment ô combien puissant. Comme le pendant à tout l’Être, il y avait ce Néant immense qui allait bien au-delà des déesses, bien au-delà de l’Unique. Bien au-delà de tout les Esprits. J’étais transcendé par cette vérité. Le Néant Créateur ne s’était pas éteint. Il perdurait par delà le temps et l’espace, omnipotent. Ô Néant, tu étais bien plus grand que je ne l’avais imaginé et les Chimères, comme Aldakin, l’utilisaient à des fins de destruction. Elles aussi, elles avaient été créées à partir de rien.

« Tu sais ce que c’est ? » Je me rapprochais de mes barreaux, plissant les yeux pour voir ce qu’on me montrait. « Des œufs de dragon. » Je détestais voir Vehasiel sourire. C’était hideux et effrayant. En général, cela ne présageait rien de bon. « Tout à fait. Des œufs liés plus exactement. Ils ont des centaines d’années et de languissent de leur partenaire. » Je reculais de mes barreaux, me renfrognant au fond de ma cellule. « Des monstres. » Parler de dragon me mettait de mauvaise humeur. « Des esclaves. » Il piquait ma curiosité et mon désir de vengeance. Je savais qu’il le faisait exprès, et il savait que je n’étais pas stupide. Mais je n’avais plus rien à vivre vraiment : nous avions comme un accord tacite où j’acceptais qu’il me manipule. Je revenais vers les barreaux pour l’écouter.

« Des créatures auxquelles les Déesses ont donné une vie et une conscience. » Je voyais rouge, la colère battait à mes tempes à cette évocation. Les Entités Inférieurs avaient donné vie à ces monstres destructeurs qui s’en étaient pris à Néant. Je fulminais. Je n’avais jamais eu dans mon cœur les sept,  et cette piqûre de rappel n'était pas en leur faveur. Vehasiel se délectait du courroux qu’il avait insufflé en moi. Une bonne base pour la suite. « Les créations des déesses, les Tarenths… Ont formé un tournant dans l’histoire en créant le Lien. Un ordre contre les déesses, un échec dans la mission que leur avait confié notre père. Un pas de plus vers notre retour. » Le Contrat Originel stipulait qu’en cas d’échec des Huit, les chimères s’échapperaient du plan astral pour détruire les erreurs commises. Le Lien avait été une grave erreur. Une erreur fatidique.

Il me tendait un œuf doré. « Tu as envie de les détruire, n’est-ce pas ? » Je prenais l’œuf entre mes mains et d’un geste plein de violence, je venais l’écraser contre le sol. Je répétais mon geste infructueux plusieurs fois, y joignant une hargne aussi virulente que ma foi. Vehasiel me laissait faire quelques minutes, contemplant ce qu’il avait créé. « Naal… Les détruire comme des monstres seraient une fin bien trop douce. Je t’ai dit que ce seraient des esclaves. Je veux les asservir. » Et je le voulais aussi. Vehasiel avait eu le doigté pour me lier à son projet. J’étais plus acharné et dévoué que ses sbires avec une telle colère.



Fin juillet 1763, Délimar



Cela faisait plus de deux mois que les Délimariens m'avaient retrouvé, sur l'un des vaisseaux chimères où on m'avait placé pour le voyage final. L’œuf de dragon d'un bleu dragée, que j'avais martelé jusqu'alors, m'avait échappé dans une explosion, lors de la bataille, et j'en avais perdu connaissance. Je m'étais réveillé dans la cité fortifiée et si j'avais répondu aux questions de mon médecin pour lui expliquer que j'allais bien, ce furent bien les rares paroles que j'octroyais. Je m'étais levé et j'avais réclamé un autel à Néant sur lequel prier. Mon peuple avait survécu aux chimères. Rien dans les grandes lignes du Contrat Originel ne semblait l'avoir prévu. Leur fuite n'avait été alors qu'un acte désespéré pour échapper à la fatalité. Je n'avais pas imaginé une victoire mais j'en étais satisfait. J'ai prié Néant pour le remercier d'avoir veillé sur eux et je lui ai demandé pardon de n'y avoir vu aucun espoir.

J'apprenais que Thelem était mort et comment il était mort. Les nouvelles me parvenaient aisément quand on venait dans mes appartements en espérant avoir des réponses de ma part. L'on engageait la discussion, ou plutôt le monologue, avant de se heurter à mon silence et mon regard lointain. On me demandait ce qui s'était passé avec les chimères, comment j'avais survécu alors que tous ceux qui avaient été possédés sur Ambarhùna étaient morts, comme des coquilles vides, lorsque les chimères avaient été aspirées par le Baôli. Je me disais rien, je ne voulais pas parler, malgré l'insistance des uns, et l'inquiétude des autres. J'avais besoin de digérer ce qui s'était passé, maintenant que je n'étais plus sous l'emprise de Vehasiel. J'avais besoin de ce temps pour moi.

Je passais mes journées entre la méditation, les prières, l'écriture, parfois les arts, et les besoins nécessaires à ma survie et à mon hygiène. Il m'arrivait de sortir pour découvrir la ville, mes pieds nus sur les pavés encore neufs. J'y voyais une cité en construction, quelques temples... Trop rares à mon goût. Et une Araignée qui me suivait discrètement. Il faudrait que je parle à Avente. Je sentais les regards qui se posaient sur moi. Certains almaréens s'agenouillaient à mon passage et réclamaient d'être bénis. Je les bénissais, bien sûr, c'était mon devoir. D'autres avaient le regard fuyant et coupable. Ils s'étaient habitués à mon silence, beaucoup s'étaient fait à l'idée qu'ils n'auraient pas de réponses et avouaient que j'étais un miraculé qui avait été sauvé par Néant. Je laissais grandir cette rumeur, elle était le gage d'une foi renouvelée, mais je n'ignorais pas ceux qui en venaient à la suspicion et m'observaient comme si j'étais une arme prête à commettre un crime odieux et complice avec les chimères. Il n'en était rien, mais comment leur faire comprendre ?

Il y avait une chapelle dans l'un des quartiers que j'avais visité. Elle m'avait marqué. Outre le fait qu'elle soit édifiée en l'honneur de Néant, j'étais consterné par sa petite taille. Qu'étais devenus les édifices colossaux d'Almara, les nefs aussi larges que des avenues et les tours aussi hautes que des échelles vers les cieux ? Qu'étaient devenues les iconographies sublimes, des statues d’obsidienne et de verre noir dressées comme les étendards de notre foi ? Je savais bien qu'il n'était possible, en si peu de temps, de bâtir de telles merveilles, mais... Tout de même ? Ce temple-ci était particulièrement petit. Une fois à l'intérieur, nous ne pouvions tenir qu'à dix tout au plus et je décidais de me servir de cette image pour amorcer le retour de la foi, car la taille de cette chapelle était à l'image des braises sous la cendre qu'étaient devenues nos croyances éparses : faible et mourantes. C'était au cœur de ce pulsant agonisant que je décidais d'allumer les flammes de nos croyances.

Ce jour-là, je refusais mon petit déjeuner. Je priais à la place et j'allais me purifier. Et pour la première fois depuis longtemps, je m'habillais avec Kivio Syndro, l'Habit du Roi. La chasuble sacerdotale était d'un bleu céruléen, richement brodée de fils argentés formant des prières en langue ancienne, pour la gloire de Néant, porté sur une aube blanche. Le regard des almaréens, dans la rue, changea. Je ne portais d'ordinaire qu'une longue tunique noire et la nouveauté les intrigua. Je n'ai jamais été un bon orateur. Mais j'étais calculateur. Au fond, ce que je portais n'était revêtu que pour les célébrations de l'Oracle de Néant. Dans cet habit, je m'effaçais. Mes affects personnels n'avaient plus lieu d'être. Ce n'était pas de la magie, c'était tout simplement ma foi. Dans ce vêtement, je devenais le serviteur de Dieu, son messager. Naal n'existait plus, Naal n'était personne à cet instant. Il n'y avait plus que la Parole de notre Seigneur, dans ma bouche. Mais contre toute attente, il n'y eut pas de discours.

Je me suis rendu dans cette petite chapelle et j'ai prié sans m'arrêter. J'entendais les questions fuser à mon attention, sans réponse, toujours, mais aussi les chuchotis intrigués. Je continuais de prier. Au bout d'une journée sans boire ni manger, je commençais à inquiéter mon entourage et les hautes sphères de la Cité. Mais je ne bougeais pas, je continuais de prier en silence. Le second jour, des fidèles m'avaient rejoint, pour prier avec moi. Ils n'étaient pas plus de cinq, il me semble, à jeûner et prier sans relâche, et à la fin de la journée, la petite chapelle était pleine. Je commençais à fatiguer et à ressentir la soif mais je ne voulais pas arrêter. Le troisième jour, des croyants avaient commencé à s'agenouiller et prier en dehors du petit temple. Une poignée au début, puis tout au long de la journée, ils avaient rejoint la prière commune. Le soir, la place était pleine et les ruelles alentours également, dans un silence religieux. Il y avait des almaréens à genoux, principalement, mais aussi quelques des autres peuplades. Ils priaient, de plus en plus convaincus que quelque chose d'extraordinaire allait se produire. Les forces de l'ordre n'étaient pas intervenues : plus la foule grandissait et plus ils risquaient de marcher sur des œufs.

A l'aube du quatrième jour, j'étais exténué. La chaleur estivale n'aidait pas à tenir bon. La soif me dévorait mais les prières m'aidaient à m'accrocher. Je décidais d'ouvrir les yeux et de me lever doucement, lentement, pour ne pas risquer de m'évanouir. J'étais faible mais transcendé par mes prières. Néant, tu m'avais donné la force de me tenir debout et de marcher. Je t'en suis reconnaissant. On me regardait, on contemplait cette marche lente alors que je quittais la chapelle. Sur le parvis, je balayais la foule du regard. Un sourire venait enfin sur mes lèvres craquelées par la déshydratation. Je n'avais jamais été un très bon orateur, mais j'étais calculateur. Je les avais fait prier de leur plein gré, je les avais rendus réceptifs à ce que j'allais leur dire. J'étais un homme de foi et je savais qu'elle avait un pouvoir démesuré sur les individus.« Mes frères. Mes sœurs. » Je posais mes mains sur une rambarde de pierre après avoir fait un pas, pour tenir bon. « Nous vous rassemblez devant moi... Déracinés... Égarés... Espérant un miracle de moi. Aldakin vous a guidé vers des terres que vous n'auriez jamais du faire saigner et trahis, vous avez laissé lentement mourir la ferveur de votre foi. Chaque jour, l’hérésie rogne un peu plus notre singularité et notre force. »

Le souffle de la voix portée haute était difficile à expulser. J'étais épuisé, mais tu me donnais la force, Néant. Je n'étais que ton messager. « Fils d'Almara, vous êtes au bord du gouffre ! Vos rois ont failli... » Il parlait de lui, mais également des Kohans. « Et maintenant vous vous tournez vers Dieu ! Pourtant, jusqu'à aujourd'hui, je n'entendais nulle supplique. Je ne voyais personne à genou, se couvrir la tête de cendres. Au lieu de cela, vous gémissiez 'Pourquoi Néant nous a-t-il abandonné ?' » Je voyais flou. Je fermais les yeux et respirais lentement. Je suppliais Néant de me laisser terminer. Lorsque je portais de nouveau mon regard sur la foule, je me sentais mieux. « La réponse se trouve dans nos échecs passés... Jadis, notre peuple chassait les dragons, dans une traque visant à ne pas les laisser nous approcher et nous corrompre. Les déesses avaient permis à ces monstres de se répandre dans notre monde. Le résultat de leur inconscience fut cette force abjecte appelée magie... Et au lieu de la bannir, nous avons étudié cette arcane maudite qui rendait les dragons indispensables ! Pour en tirer profit et richesse... »

Tant de facilités, plutôt que d'approfondir la science et le labeur ouvrier. « Quant aux monstres survolant nos terres, les dragons qui se liaient aux vies des bipèdes comme la gangrène... Avons-nous tiré l'épée à leur encontre ? Ou les avons-nous laissé faire ?! Laissé naître des dragonniers... Des enfants royaux, Kohans... Ataliel... Perdus, corrompus par un ignoble Lien, leurs esprits déformés par des considérations intemporelles... Envoyés diriger nos peuples, alors qu'ils ne sont même plus comme nous ! La flamme de leur humanité a été broyée depuis bien longtemps par ces dragons en quête de pouvoir... Le Tyran Blanc ne vous a-t-il pas suffisamment éclairé ? Il a dévoré Néant à petit feu... Comme le Lien a dévoré la prison qui tenaient les Chimères loin de nous ! Leur simple existence nous couvre tous de honte ! » L'ire me donnait la force, Ô Néant, j'étais tellement en colère. Ma foi et ma peine parlaient pour moi : « L'humanité saigne, brisée par la guerre ! Regardez... Comme l'espace que nous remplissons tous ensemble pour prier peut être vaste. Comme nous sommes unis, soudés pour une cause ! »

Les temples devaient pouvoir nous rassembler et non pas nous cloisonner. La foi devait pouvoir nous unir, pas nous mettre de côté, pas faire de nous des singularités éparses et désordonnées au milieu d'une foule qui ne nous comprend pas. « Je ne vous blâmerai pas... Je ne blâmerai personne. Nous n'avons pas toujours le choix. » Je soupirais, serrais les dents : « Mais lorsque nous l'avons... » Fermerons-nous à nouveau les yeux sans rien faire ? « Retrouverons-nous le chemin vers la lumière ? Trouverons-nous la force de chasser des créatures méprisables de nos royaumes ? Nous unirons-nous dans loyauté du Tout-Puissant ? Voici venir le temps de la Foi et de la Libération... » Les traits de mon visage changeaient pour prendre ceux de l'avatar de Néant. Trop irréel pour ne pas être divin et j'étais bien trop impuissant dans l'art de la magie pour qu'il s'agisse d'une illusion. Ce n'était que le fragment de Néant que j'avais en moi qui m'appuyait et tous savaient quel visage j'arborais. « Personne ne mènera cette guerre pour nous ! Ne laissez pas leurs griffes nous arracher encore nos terres et nos enfants... Néant nous guide. » Je tombais d'épuisement. Mon visage revenait.

 


Dernière édition par Naal du Néant le Sam 13 Juil - 13:26, édité 2 fois

descriptionNaal du Néant [Terminé] EmptyRe: Naal du Néant [Terminé]

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C'est finiiiii ~

Et pour info et du coup validation :

Nom du sort : Sans Visage
Flux : Hors de la magie de la trame
Type : Autres

Provenance : Lors de sa rencontre avec Néant, Naal a reçu l'ordre de tuer son Dieu. Face aux suppliques du serviteur l'implorant de l'aider au maintient de la foi, l'Unique lui a octroyé un fragment de lui-même. Ce fragment, en Naal, est un ersatz de connaissances divines.

L'une d'elles est la capacité de donner un visage au sans visage du Néant. Ce sort, inconscient, s'est manifesté pour la première fois en juillet 1763, devant la foule d'almaréens pour appuyer la renaissance de la Foi réclamée par Naal à son peuple. En a découlé un discours profondément marqué par une haine des dragons et un appel paranoïaque au soulèvement.

Effet(s) : La connaissance divine permet de former un visage, un avatar à Néant. Naal en ayant hérité, il est capable d’afficher, pendant un laps de temps court (10 secondes max.), le faciès qu'avait montré Néant à une maigre poignée d'hommes. On le reconnaît immédiatement par sa beauté irréelle, inatteignable même par le plus beau des elfes.

Naal doit effacer sa personnalité pour être l'homme de Dieu, son messager, ce que son fanatisme extrême n'a pas de mal à accepter.

Les mages n'y voient aucun sort, aucune illusion et pour cause... Il ne s'agit pas vraiment d'un sort mais d'une connaissance divine que les bipèdes ne devraient pas être capables de détenir. Lors de son usage, Naal est frappé de folie, souvent paranoïaque à l'encontre des dragons.

Informations complémentaires : Je pensais faire ce sort par la suite, en prenant 700PP à Alda transférés à Naal. Mais je voulais le mettre ici pour expliquer l'héritage qu'a laissé Néant à Naal. Je ne sais pas si je ferais d'autres 'sorts' qui découlent de ce fragment, mais si c'est le cas, il ne s'agira jamais vraiment de magie mais de connaissance divine qui peut rendre fou un bipède à force d'être utilisé.
Comme il ne s'agit pas de magie, c'est sa foi qui en est le moteur : Naal efface sa personnalité et ses affects, temporairement, pour accéder à la connaissance laissée par Néant.

descriptionNaal du Néant [Terminé] EmptyRe: Naal du Néant [Terminé]

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Coucou! C'est moi qui vais m'occuper de ta fiche ^o^

Débutons!

C'est une très bonne fiche, il y a juste quelques éléments qu'il va falloir modifier

Identité => ok

Objet=>  ok

Caractéristique => Je reviens sur ce point après discutions en staff. (Les caract sont validées au sein du staff depuis la MAJ de Juin).

Description physique => ok

Description mentale => ok (Il faudra juste faire une petite modification en fonction de ce que je vais dire dans la partie histoire au sujet du fait que tu "tue" néant).

Liens => ok

Histoire

Au tout début de ton histoire tu as dû te tromper je crois. Tu parles d'Angelan et pas d'Almara.

En Angelan il n'y avait pas de dragon (les humains les ont rencontrés la première fois sur Ambarhuna.)

Je ne suis plus certain qu'en Angelan les humains vénéraient Néant (en tout cas je sais qu'ils vénéraient assurément qu'ils vénéraient les sept déesses, avaient des icones à leurs effigies et vénéraient également les esprits-liés, en ayant plusieurs même pour certain comme les graarh en Tiamaranta).

Je sais en revanche assurément qu'un contact entre Néant et les humains a été établis lorsqu'une flotte de pirates a fuit vers le grand large (poursuivi par les autorités d'Angelan), que cette flotte s'est retrouvée divisée (Une partie ayant finit par atterrir en Ambarhuna, une autre partie ayant été contacté par Néant et guidé en Almara)

Le fait qu'il y aurait des dragons sur Almara ne me dérange pas (Du coup les humains auraient rencontré pour la première fois les dragon sur Ambarhuna et sur Armanda). On sait peu de choses sur ce contient, hormis qu'il a été dévasté à la suite d'une guerre entre les 7 déesses et Néant. La guerre menée par les Almaréens à l'encontre des dragons (guerre menée sur ordre du néant avec les pouvoirs du néant -caractéristant donc une intervention divine directe- à l'encontre directement envers la magie) peut en être la cause (Les 7 déesses y auraient vu une atteinte de leur frère à leur création, mais également une violation du libre arbitre et de leur non-intervention directe sur les créations. Sachant qu'à ce moment-là Néant avait déjà perdu son coeur et sombrait lentement dans la folie, elles y auraient vu les prémices de cette folie).


Il me parlait des dragons, des tarenths et des chimères


Dragons et chimères je veux bien, Tarenth je n'en vois pas l'intérêt. Néant n'était pas présent lors de la faute des Tarenth, il ne s'est jamais intéressé à ce peuple.

Il me parlait du peuple d'Almara, ce qu'il était devenu


C'est à dire? J'aimerais une petite précision. Techniquement tout ce qui reste du peuple d'Almara est venu sur Ambarhuna lors de leur croisade.

Il me parlait du Contrat Originel qu'Il avait placé dans un humain du nom de Gorder.


Correction => Ceci se passe en 1757, Néant n'est pas mort comme on aurait pu le penser suite à la "bataille majeure emportant première victoire des protégés des dieux contre les troupes du tyran blanc" où Alford Gorder est présumé mort et où Néant lui donne le Contrat Originel. Cet événement se déroule à la suite de la bataille finale de l'arc du Tyran Blanc (ou les 7 soeurs se suicideront en fin de combat).

Donc OK

(Naal connaitra alors les grandes lignes du contrat : soit les créations des dieux étaient prêtes et ils pouvaient mourir, soit le fléau des chimères s'abatterait sur eux.)

J'ai lutté longuement contre moi-même, mais ma foi était forte et ma dévotion totale. J'ai hurlé, j'ai pleuré et dans ton cœur j'avais planté cette foutue épée.


Correction => Ceci se passe en 1757, Néant n'est pas mort comme on aurait pu le penser suite à la "bataille majeure emportant première victoire des protégés des dieux contre les troupes du tyran blanc" où Alford Gorder est présumé mort et où Néant lui donne le Contrat Originel. Cet événement se déroule à la suite de la bataille finale de l'arc du Tyran Blanc (ou les 7 soeurs se suicideront en fin de combat). Néant récupère, comme ses soeurs après elles, l'épée astrale, demande à son serviteur de la tué. L'épée est ensuite récupéré par les 7 soeurs qui l'utiliseront pour se suicider.

Donc OK

« Des montures. C’est ce qu’ils étaient jusqu’à ce que les Déesses leur donne une conscience. » Je voyais rouge, la colère battait à mes tempes. Le dragons ne furent rien d’autres que des animaux ? Et les Entités Inférieurs avaient donné une conscience à ces monstres destructeurs qui s’en étaient pris à Néant ?! Je fulminais. Je n’avais jamais eu dans mon cœur les sept, mais elles venaient de passer de l’autre côté de mes affects. Vehasiel se délectait du courroux qu’il avait insufflé en moi. Une bonne base pour la suite.


Les chimères étaient piégées dans le plan astral, elles n'ont jamais été omnipotentes comme pouvaient l'être les dieux. A cette époque, leur cage était parfaite, jamais affaiblit, car le lien n'existait pas encore. En conséquence les chimères n'ont pas eut accès à cette information.

« Les créations des déesses, les Tarenths… Ont formé un tournant dans l’histoire en créant le Lien. Un ordre contre les déesses, un échec dans la mission que leur avait confié notre père. Un pas de plus vers notre retour. » Le Contrat Originel stipulait qu’en cas d’échec des Huit, les chimères s’échapperaient du plan astral pour détruire les erreurs commises. Le Lien avait été une grave erreur. Une erreur fatidique.


Je t'ai dit non précédement concernant la connaissance de l'existence des Tarenth (car ça ne faisait pas sens à ce moment-là que tu y aies accès, je ne voyais pas pourquoi Néant tu le dirais), mais ici ca fait sens que tu prennes connaissance de l'existence des Tarenths en tant que race dans le cadre de révélation sur la création du lien (le lien ayant affaibli la cage des chimères).

Rien dans le Contrat Originel ne l'avait prévu.


Petite précision, Naal ne connait que les grandes lignesdu Contrat Original. Comme précisé plus haut. Gardons une aura de mystère autour de ce contrat (comme tout contrat, il y a peut être des petites lignes que personne ne lit D8).

Sort unique

Alors je n'ai pas de soucis en ce qui concerne les effets du sort (après tout ca te donne juste le visage du Néant que tu as pu voir). Mais là où ca ne va pas c'est l'origine énergétique du sort. Je ne peux pas valider cette "connaissance divine". C'est trop nébuleux, ca ouvre trop te porte sans aucun cadre et c'est aussi beaucoup trop puissant (un mortel a entre les mains un fragment d'origine divine). Je pense que tu devrais plus utiliser le glyphe de l'objet "Odrikatas" pour justifier d'où vient l'énergie puisée pour réaliser le sort.

En revanche en ce qui concerne l'idée de "connaissance divine". Je pense que tu peux la garder pour plus tard pour la remanier et l'utiliser lorsque tu gagneras ou créeras un objet légendaire (par exemple en faisant légendariser "Odrikatas".



descriptionNaal du Néant [Terminé] EmptyRe: Naal du Néant [Terminé]

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Corrections faites ^^

- Je commence donc bien en Angellan au début, j'ai retiré les dragon, mais il y en avait bien une fois en Almara.

La première mort devient donc :

Fort heureusement pour mes détracteurs, je trouvais la mort. Poison, il parait. Ils avaient fini par en arriver là.


- J'ai retirer dans la rencontre avec Néant les allusions aux Tarenths et à Gorder.

- J'ai précisé le :

Il me parlait du peuple d'Almara, ce qu'il était devenu depuis ma dernière mort, ce qu'ils avaient fait sur Ambarhùna.


- C'est vu avec toi pour ce qu'il sait des grandes lignes du contrat originel.

- Précision faite sur le fait que l'épée utilisée est bien l'épée astrale.

- Au sujet des dragons monture => C'est modifiée. Je suis partie sur une le fait que ce sont les 7 soeurs qui ont créé les dragons (pas Néant) pour garder cette notion de responsabilité des soeurs dans la déchéance de Néant sur laquelle s'appuie Vehasiel pour manipuler Naal.

- Ceci est modifié :

Rien dans les grandes lignes du Contrat Originel ne semblait l'avoir prévu.


- Le sort :

Nom du sort : Sans Visage
Flux : Illusion
Type : Autres

Provenance : Lors de sa rencontre avec Néant, Naal a été subjugué par le visage divin de l'Unique et profondément traumatisé par la mort de celui-ci. Des jours durant, celle émotion a macérée jusqu'à la démence, gravant en lui un amour macabre des visages des morts qu'il a cherché à faire sien. Ce n'est qu'en parvenant à canaliser l'énergie de sa foi dans Odrikatas, qu'il en vient à former une illusion de cet amour macabre.

Effet(s) : En utilisant l'énergie magique d'Odrikatas, Naal a la possibilité de prendre les visages de ceux qu'il a vu morts. La perfection est d'autant plus satisfaisante lorsqu'il s'agit de personne qu'il a lui-même tué et vu mourir. L'illusion peut durer jusqu'à une heure.
Cela prend toute l'énergie fournie par Odrikatas, désactivant alors l'entièreté des effets magiques de ses glyphes et alliages pendant ce temps.
Cas particulier du visage de Néant : S'agissant d'un visage divin, l'illusion ne peut pas être maintenu plus de 5 minutes.

descriptionNaal du Néant [Terminé] EmptyRe: Naal du Néant [Terminé]

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Tout est parfait sur les modifications de la fiche et du sort unique.

En ce qui concerne maintenant les caractéristiques. Tout est bon, mais nous avons décider de t'accorder le rang "Grand-maitre" pour ta caractéristique "Chance/Espérance" en raison de le qualité de ta fiche et également du background du personnage.

Je te laisse donc faire cette dernière modification avant de te valider.



descriptionNaal du Néant [Terminé] EmptyRe: Naal du Néant [Terminé]

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Merci o/ C'ey fait !


Naal du Néant [Terminé] Unknown

descriptionNaal du Néant [Terminé] EmptyRe: Naal du Néant [Terminé]

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Bienvenue sur tes nouvelles terres Invité

Tu as été choisi(e) par l'Esprit-Lié de la Corneille dont tu as atteint le niveau 3. Tes compétences ont été validées, tu pourras les faire évoluer tout au long de ton aventure.

Tu peux aussi adresser tes questions ici.

Bonne chance pour cette nouvelle aventure qui s'offre à toi !




descriptionNaal du Néant [Terminé] EmptyRe: Naal du Néant [Terminé]

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