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Belethar Espérancieux



Identité de votre personnage

Race : Humain
Nom : Espérancieux
Prénom : Belethar
Surnom : "Pater Familias" (Pour les Espérancieux seulement)
Date de naissance : 16 Décembre 1720
Age réel : 42 ans
Age en apparence : Légèrement plus jeune que ce qu’il fait, mais pas beaucoup. (37-38 ans)
Lieu de naissance : Domaine Espérancieux, Ex-Royaume Humain.  
Lieu de vie : Domaine Espérancieux ; ou Domaine Baptistral selon la période de l’année
Rang social : Noble
Poste/emploi : Enwr Baptistrel et Dirigeant de la Maison Espérancieux.

Caractéristiques (Cliquez ici pour les compétences)


> Caractéristiques physiques
Force : Moyen
Endurance : Moyen  
Coordination (agilité/réflexe) : Bon
Furtivité : Faible
Perception : Bon

> Caractéristiques mentales
Force mentale : Bon
Education : Très bon
Charisme : Bon
Intuition : Bon
Espérance/chance : Moyen

> Résistances
Résistance physique : Moyen
Résistance magique : Moyen

> Compétences
Magie : Très bon
Expertise : Médiocre
Habileté : Bon
Navigation : Médiocre
Equitation : Moyen
Dressage : Moyen
Bonus : Equitation


Equipement


Arme principale : R.A.S

Autres objets : D’une façon générale, Belethar possède tout le nécessaire pour vivre, et bien plus encore au Domaine Espérancieux à Ipsë Rosea.

Autrement, au domaine Baptistral où quand il est en voyage, autres que les affaires qu’il prend à la résidence de sa famille, il n’est pas rare de trouver avec lui « Pupillam », une petite bague en or ayant un motif simple de double pupille, signe qu’il est dirigeant de la famille Espérancieux.

Également, quand il est sur les routes, il prend souvent avec lui une besace contenant généralement du nécessaire pour écrire, deux ou trois accessoires pouvant être utilisées dans des chorégraphies de danse, la seule et unique petite dague (qui s’apparente plus à un petit couteau de cuisine qu’autre chose) émoussée, et c’est à peu près tout.




Description physique




D’une façon générale, Belethar a tout du preux chevalier idéaliste, hormis le physique.

Sans être un canon de beauté faisant tomber jeunes gens et jeunes filles au premier coup d’œil, Belethar est quelqu’un qui s’entretient.

Le teint halé et sa longue chevelure brun sombre, aux tendances auburn pendant les saisons ensoleillées, généralement regroupée dans une queue de cheval, sont d’abord des choses qui marquent chez cet homme. Originaire d’un couple entre un aldaréen et une althaïenne, Belethar semble avoir pris quelques caractéristiques physiques de cette dernière ethnie humaine si particulière, sans pour autant que cela ne le définisse complètement.

Son visage est composé d’yeux couleurs noisette, de quelques rides ça et là signifiant le poids des ans qui commence doucement à montrer des signes de vie, d’un petit nez et d’une bouche d’un naturel souriant. En effet il est rare de voir Belethar de mauvaise humeur, tant est si bien que cela pourrait rapidement agacer les gens les plus aigris, ou d’une manière générale ceux qui ont du mal avec les extravertis. Sur ce visage vient s’ajouter une petite barbe, qu’il entretient régulièrement pour qu’elle ne se change pas en véritable buisson recouvrant l’entièreté de sa face.

Acrobate, dont on pourrait juger qu’il a manqué une carrière toute tracée de saltimbanque, l’art de prédilection de Belethar est la danse, et cela se ressent très clairement sur tout son corps.

Physique svelte, démarche chaloupée, mouvements travaillés et calibrés, on sent qu’au-delà d’une partie de lui-même, le corps de Belethar est un outil de travail qu’il sollicite tous les jours sans relâche.

Cependant s’il est très agile, qu’il semble avoir une totale maîtrise de ses mouvements, et qu’il est vraisemblablement capable de commettre des prouesses avec son corps … D’une façon générale, la force est quelque chose qui fait vraiment défaut à Belethar, tant est si bien qu’il a du travaillé sur celle-ci pendant de longues années avant d’arriver à l’équilibre où il se place actuellement.

Ayant des muscles tout juste pour lui permettre de faire ses cabrioles, il est bien incapable de soulever des grosses charges sur du long terme, et d’une manière générale ne supporte pas les tests de force et autres « jeux triviaux complètement stupides » (selon ses dires).

Même s’il est chef de file d’une grande famille noble et très riche, cela ne se ressent pas vraiment dans le style vestimentaire de tous les jous du Pater Familias. Généralement vêtu de vêtements amples lui permettant d’être à l’aise en toutes situations (si l’envie de faire une ou deux danses lui prenait pendant la journée), Belethar a préféré adopté un style « simple et efficace » : un chemisier et un pantalon d’une excellente facture contentent généralement l’apprenti Baptistrel, au grand désespoir de sa famille qui voudrait le voir prendre plus soin de lui, et adopter dans sa garde-robe quelques vêtements plus raffinés que cela.

Belethar n’a généralement que faire de ces reproches, et se borne à utiliser ses vêtements confortables, bien qu’il dispose de vêtements plus raffinés pour les cérémonies officielles, événements capitaux, et rencontres importantes. Il n’est cependant pas des plus à l’aise dans ceux-ci.

Les seules folies qu’il se tolère dans sa vie de tous les jours sont les bijoux et les chaussures : il possède une variété de colliers en matières variées qu’il fait lui-même, ce n’est pas du grand art mais c’est un de ses passes temps, et porte « Pupillam », la bague de famille que se passe les Patres Familias Espérancieux depuis toujours.

Quant à ses chaussures, Belethar est un élève Baptistrel exprimant sa magie via la danse, de ce fait il n’est pas rare qu’il en porte de nombreuses paires, toutes les plus farfelues les unes que les autres afin de tester comment son pouvoir réagit face à différents mouvements.

Il a souvent l’air ridicule avec dans sa vie de tous les jours, mais il sait que quand il danse, il n’y a plus que lui sur scène.



Description mentale



Belethar est un preux chevalier idéaliste, comme dit précédemment.

Un souci avec votre maison ? Demandez à Belethar, il pourra faire quelque chose pour vous ? Des problèmes avec votre famille, vos amis ? Demandez à Belethar, il trouvera sûrement le mot capable de débloquer la situation. Une peine de cœur ? Belethar sera votre oreille pour que vous vous plaignez pendant des heures …

Si les mots qui viendront dans la tête de certains à la vue de cette courte description sont « bonne poire », c’est que vous n’avez certainement pas cerné le personnage dans son entièreté. Et après tout, c’est tout à votre honneur car nous commençons tout juste à en dresser le portrait. Poursuivons donc.

Cela ne vous aura pas échappé, Belethar ne porte aucune arme, et est loin d’avoir le physique du guerrier huilé prêt à faire un massacre dans son arène de prédilection. Ne vous inquiétez pas : il va très bien, et est parfaitement conscient des risques qu’il prend, en refusant l’apprentissage des arts de la guerre.

En vérité, depuis qu’il est tout petit, Belethar a horreur des batailles, et d’une façon générale, de la violence physique. Ce qui peut s’avérer dérangeant dans un modèle de société où d’une façon générale l’on privilégie suivre des personnes qui sont dans des logiques conquérantes, où tout du moins qui ont vocation à rassembler des populations et mener des troupes.

Mais de tout ceci, Belethar n’en a cure. Après tout, seul un ou deux Espérancieux de sa très longue lignée de nobles étaient versés dans les arts guerriers, tout le reste a prospéré et a su se trouver une place dans la société, malgré tous les défauts que des positions non-militaristes pouvaient engendrer.

Certes, ils n’ont jamais régné, et ne règneront probablement jamais sur quoi que ce soit d’ailleurs, mais ils ont développé du savoir, une éthique, de l’influence, une fortune … En bref, ils ont mille et unes autres cordes à leurs arcs pour faire valoir leurs statuts que des bêtes titres, et autres armes que l’on obtient quand on est une noblesse de sang, qui tire la population par le bas.

Cette notion de « tirer par le bas » est importante pour l’esprit de Belethar, parce qu’au-delà d’une simple détestation de la violence parce qu’il n’aime pas ça, et que la guerre l’horrifie, il la trouve purement et simplement bête.

La guerre n’apporte rien, si ce n’est du malheur, des morts, de l’inquiétude, un nivellement par le bas des pensées et un développement bloqué pour toutes les populations. Elle est l’opposée de toutes idéologies progressistes.

Belethar est depuis son enfance un Baptistrel, donc un représentant par excellence de la Vérité, et certains diront de la Paix d’une façon générale, bien que lui personnellement n’aime pas cette dénomination, car cela implique que la Paix devrait être cantonnée et organisée par un certain nombre de personnes, alors que celles-ci résident en chacun d’entre nous.

Par-dessus tout, et l’on vient d’en avoir un aperçu, Belethar est un érudit. Particulièrement passionné par la philosophie depuis de nombreuses années, il a à cœur d’apprendre de nombreux concepts, de les tordre dans tous les sens, questionner, en parler … Il n’est pas rare de croiser l’apprenti Baptistrel avec un livre dans ses affaires, où en train d’écrire quelques concepts pensés ça et là. De fait, un des rêves les plus fous de Belethar serait d’être un auteur connu & reconnu non seulement par ses pairs mais aussi par le grand public, en tant que grand penseur de son temps.

Également, Belethar partage avec sa famille une affinité toute particulière pour la Magie, et son exercice pratique. Bien que Belethar a prêté le serment Baptistrel, cela ne l’empêche pas d’avoir développé de nombreuses compétences dans l’exercice de la magie, et d’une manière générale d’étudier celle-ci. Néanmoins, Belethar ne conçoit pas la magie comme une « fin » en soi, mais plutôt comme un outil au service des races afin de les aider à construire un monde meilleur. Pour illustrer ces propos, Il ne serait pas contre une réglementation de celle-ci, ou quelque chose de ce style, si cela est fait pour le bien commun.

Dernièrement, il est très appliqué à l’étude des nouveaux phénomènes magiques, et à a cœur de cerner tout ce qui se passe dans ses domaines de prédilection, afin d’en transmettre un bon usage global à la population.

Des objectifs dans lesquels il s’investit avec beaucoup d’implication, parfois -pour ne pas dire souvent- avec mépris complet de ses obligations en tant que chef d’une grande famille noble qu’il doit représenter.

D’une façon générale, si Belethar est toujours volontaire et plein d’entrain pour faire les nombreuses choses qui le passionnent, il est un peu moins à l’aise avec sa position toute particulièrement exposée de Pater Familias Espérancieux.

Il connaît toute l’histoire de sa famille sur le bout des doigts, mais c’est aussi ce qui cause sa perte. Face à tant d’hommes décrits comme ayant participés de manière tout à fait exceptionnelle au destin du monde, comme ayant été un modèle pour la famille, comme ayant été des êtres avec beaucoup de force … Lui se sent bien … Petit. Un certain poids pèse sur ses épaules, pour ne pas dire le poids considérable de l’héritage, de la prospérité de la famille, des décisions importantes … Et si lui-même avait été formé, alerté, préparé et à peu près tous les synonymes applicables en « -é », par ses parents, il a simplement du mal à trouver sa place avec cette position.

Fort heureusement, il a de la chance de ne pas être seul dans la gestion de la famille puisque nombre de ses frères, cousins, oncles … Lui sont fidèles. Néanmoins cela reste un problème pour lui et, c’est totalement un comble, il ne sait pas vraiment sur quel pied danser.

Et puisque vous avez survécu à cette description jusqu’à présent, parlons-en, de la danse.

Vous le découvrirez un peu plus tard, mais Belethar n’a pas eu une enfance très simple, loin de là. Cela était principalement dû à une forte maladie infantile, causant de nombreux troubles dans la famille (et menaçant potentiellement l’existence de Belethar, purement et simplement). Il fut cependant soigné, mais n’en sorti pas indemne : l’apprenti Baptistrel soufra d’une impuissance physique, et d’un léger traumatisme dû à son isolement provisoire sur une grande période, et surtout au fait qu’il ne pouvait tout simplement plus bouger. A cause de cette maladie qui l’a profondément marqué, il rechigne également encore aujourd’hui à soigner des « grands-malades », bien qu’il doive faire son devoir si la situation se présente à lui.

Quand il fut guéri, et qu’il pouvait de nouveau arpenter le plancher des vaches, lui est venu une passion toute particulière. Elle agissait à la fois comme des moments de détente, et comme un exutoire de ses quelques séquelles psychologiques dues à ces événements d’infortunes dans sa jeunesse. C’était une passion pour le mouvement, et particulièrement dans le fait de se mouvoir, à n’importe quel prix, de façon plus ou moins esthétiques.

C’est ainsi que le jeune homme se tourna naturellement vers la danse. Il prit d’abord quelques cours, mais surtout il expérimenta par lui-même, jusqu’à créer ses propres mouvements, ses propres codes, son propre art qu’il pu expérimenter et concrétiser au domaine Baptistral.

Ainsi, son art n’est pas seulement une passion, mais bel et bien un élément nécessaire dans sa vie de tous les jours, afin de garantir sa stabilité psychologique, sur le long terme.

Sur les questions d’ordre « privées », ou relevant d’une façon générale de sa vie strictement personnelle, comme des sentiments amoureux, ou des situations conflictuelles avec ses proches … Belethar reste d’une manière générale très secret. Sauf si l’on lui tire un peu les vers du nez, il lui arrivera rarement d’exposer sa vie personnelle au grand jour plus que le strict nécessaire. Evidemment, cette situation change en fonction de qui pose les questions. Il aura tendance à plus facilement se confier s’il parle avec un ami, un confident, son mentor …

Et d’une façon générale, parler, Belethar aime ça. Il aime échanger, débattre, manier les mots avec une précision chirurgicale, écrire de beaux discours, parfois des poèmes ou des contes … Il n’usurpe pas la tradition Baptistral qui dit que les membres de cet ordre sont de très bons manieurs de mots, mais plus encore, il attache une importance toute particulière à son éloquence. Il considère véritablement le fait de bien savoir parler comme une arme, encore plus puissante que celles conventionnelles, et dont on se sert pour partir en guerre.

(Notons que ce dernier trait de caractère agace évidemment ouvertement les personnes les plus directes qu’il a rencontré jusqu’à ce jour.)

« La Plume est plus forte que l’épée. »


Alignement : Belethar Espérancieux est assurément Loyal Bon.

Sur un plan purement philosophique, l’Ordre, la Paix, le Bien Commun et l’idée sous-jacente de bonheur derrière ces concepts sont des valeurs si importantes pour Belethar qu’il a décidé de consacrer sa vie à l’étude de celles-ci.

Mais plus qu’une simple étude pour stimuler son intellect, Belethar souhaite [i]agir. Son anti-militarisme pur et dur ainsi que sa vision « vertueuse et honorable » des choses le pousse à rédiger, rédiger et encore rédiger sur des modèles comportementaux, des régimes politiques, ou encore des méthodes d’organisation, dans le but d’aspirer au Progrès de l’ensemble des races conscientes.

Considérant profondément qu’un nouveau système ou un nouvel ordre commun pourrait changer la face du monde, Belethar pourrait passer pour un esprit enfantin aux causes perdus … Mais sans trop savoir réellement pourquoi, vous sentez en le voyant que sa croyance est si ferme, que peut-être un jour, cela arrivera.

Proposition d'esprits-liés :

La lista ! :

- En premier lieu, le Pingouin en raison de la grande appétence de Belethar pour le voyage, aimant sa famille, sa communauté et son esprit étant toujours à la recherche de nouvelles choses à connaitre.
- En second lieu le Hibou en raison du fait que Belethar est un Baptistrel très accroché à son serment, et donc à la Vérité, mais parce qu’il s’impose un code moral strict, voulant toujours le progrès de l’humanité plus qu’autres choses.
- En troisième lieu le Perroquet, parce que Belethar est un bon orateur, appréciant l’éloquence et la parole.
- En quatrième lieu la Baleine, parce que Belethar étudie beaucoup de choses, et est quelqu’un de très appliqué dans ses tâches, et prompt à les expliquer à un plus grand nombre.
- Enfin, en dernier lieu le Lémurien parce que Belethar est un danseur, aimant donner des représentations et partager son art avec de nombreuses personnes.





Dernière édition par Belethar Espérancieux le Mar 3 Sep - 13:02, édité 6 fois

descriptionBelethar Espérancieux [Terminé] EmptyRe: Belethar Espérancieux [Terminé]

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Histoire



16 Décembre 1720 :


Naissance à l’ancien Domaine Espérancieux dans le Royaume Humain de l’époque. Belethar nait, fils du jeune Mikharr Espérancieux et de la tout aussi jeune Miranda Espérancieux, althaïenne de son état.

1720 - 1725 :


Vie normale pour le jeune garçon, encore que Belethar montre quelques signes de faiblesses, n’est pas aussi actif qu’un jeune ne devrait l’être, et met longtemps avant de savoir marcher. Cela n’affole cependant pas plus ses parents, dans la mesure où à part ces quelques moments ponctuels de non-stabilités, tout semble aller pour le mieux pour Belethar, qui consulte de nombreuses fois chez le médecin pour compenser.

1726 :


Dégradation sévère de l’état de santé de Belethar en début d’année, celui-ci a de grosses montées de fièvres, sa force physique diminue drastiquement, il ne peut presque plus sortir de sa chambre, tout porte à croire qu’il est condamné, où alors mené à avoir une vie éternellement handicapée.

La nouvelle surprend la famille, mais c’était quelque chose à laquelle on pouvait s’attendre : en son temps, l’illustre Valahar Espérancieux avait été touché par le même genre de symptômes.

De là, le médecin le plus compétent du Royaume intime un ordre à la famille, s’ils veulent sauver la vie de leur fils : dépêcher un Baptistrel au plus vite.

La famille fit le tour de son réseau, et en consultant les archives, une idée vint à Miranda Espérancieux. Il était dit dans un livre retraçant l’histoire des membres de la famille que Bernhart Espérancieux avait connu un certain Kehlvehan Chante-Ombre, Elfe Baptistrel de son état, et entretenait une relation amicale avec.

La famille se dépêcha alors d’envoyer une missive au domaine, quémandant l’aide de ce puissant soigneur, en échange d’une éternelle gratitude, et de tout ce que pouvait bien demander Kehlvehan.

A partir de ce jour-là, la famille compta les jours, et tous s’afférèrent à ce que l’état de Belethar soit au moins stable, ou ne s’aggrave pas trop vite.

Après de longues minutes, heures, jours, semaines, d’attente, le Baptistrel répondit présent. Et le moins qu’on puisse dire, c’était qu’il n’est pas d’une humeur à faire rigoler toute la famille. Il était tout en simplicité (pour ne pas dire grognon), mais était efficace. Dans le fond, c’était tout ce que sa famille lui demandait.

Après quelques jours de sa présence au sein du foyer, Belethar fut entièrement guéri. Quelques séquelles sur ses capacités physiques perdurèrent, mais rien de très grave, cela allait être un handicap qui allait se décanter au fur et à mesure du temps, et à l’envie du jeune garçon de le surpasser.

Enfin tiré d’affaires, le jeune garçon reprendra peu à peu goût à la vie, et suivra quelques exercices de rééducation physique ayant pour but de réadapter son corps, et pouvoir de nouveau bénéficier d’une constitution solide. Néanmoins, comme le pronostic de Kehlvehan semble le confirmer, Belethar est une vraie catastrophe en exercice physique à cause de sa maladie et des séquelles le tenaillant. Il préfère donc de loin passer du temps dans sa chambre à étudier la magie, et d’autres sujets stimulants son intellect.

1727 - 1731 :


Commencement de la « véritable enfance » de Belethar, mais qui seront également des années importantes pour lui.

Belethar reçut une éducation tout à fait sérieuse avec précepteurs. Ses parents ne vont pas le forcer à suivre des exercices physiques poussées, dans la mesure où le jeune garçon dispose des prédispositions (comme c’est cocasse) de la famille pour tous les sujets « intellectuels » : déjà petit, Belethar éprouvait un intérêt certain pour la magie, les arts, la rhétorique … Il avait soif d’apprendre, bien plus que de se dépenser.

C’est en 1730 qu’intervient le véritable changeur de donnes pour Belethar. Alors qu’il était de sortie avec ses parents pour voir un spectacle à la Cour du Royaume Humain de l’époque, il fut particulièrement inspiré par un spectacle de saltimbanques qui l’impressionna, et lui donna l’envie profonde de s’investir dans cette vie de mouvement, et à donner des représentations devant les gens.

Seulement se dressait devant lui deux barrières a priori infranchissables : sa condition physique, et le statut de Noble, qui le tenaillait indubitablement à exercer une fonction « haute » et à suivre une éducation remarquable et exemplaire, plutôt que de s’adonner aux arts.

Néanmoins, Belethar se rappellera les rares mots qu’il a échangés avec Kehlvehan : celui-ci s’était présenté brièvement comme un « baptistrel ». Un ordre de talentueux hommes, notamment spécialisés dans les arts et le secourisme, œuvrant pour le bien des hommes.

Le jeune garçon parla de cette envie à ses parents, qui le questionnèrent tout deux quant au véritable fondement de ce choix, en lui expliquant la chose dans sa globalité : un Baptistrel était quelqu’un d’admirable certes, mais aussi contraint à un serment tout à fait contraignant sur bien des aspects allant à l’encontre des valeurs d’une famille Noble tel que les Espérancieux.

Des « pourparlers » s’engagèrent entre parents et enfant, mais au terme de longs débats, cris, et sanglots Belethar eut le dernier mot : les parents lui accordèrent sa formation mais si et seulement s’il promettait qu’il reviendrait régulièrement, et s’occuperait des problématiques de sa famille à son échelle.

Belethar, étant jeune, et (il faut le dire) pas franchement apte à voir ce que les fonctions dirigeantes impliquaient concrètement, accepta sans plus réfléchir que cela. Ainsi, au jour de ces 11 ans, le jeune garçon avait scellé une part très importante de son existence.

1732 :


L’acceptation en tant qu’élève Baptistrel ne fut cependant pas de tout repos. Ce que Belethar ne savait pas, c’est que ledit Kehlvehan Chante-Ombre n’était pas des plus faciles à convaincre, voir qu’il l’avait carrément snobé pendant un bon bout de temps.

D’abord, le Cawr se garda bien de répondre aux nombreuses missives du jeune garçon, qui dû faire le voyage en compagnie de sa famille jusqu’au Domaine Baptistral pour espérer ne serait-ce qu’avoir une micro seconde d’attention de la part de l’elfe.

Une fois ceci-fait, espérer avoir une entrevue avec Kehlvehan n’était pas non plus de tout repos. Sachant pertinemment pourquoi le jeune homme avait fait le déplacement, l’elfe se montra toujours « très occupé », prétextant d’avoir des dossiers urgents à régler, des patients à se préoccuper, des cours à donner … Ce qui n’était pas nécessairement faux, à la vue du quotidien de ce Cawr très renommé. Alors Belethar prit son mal en patience : il avait un objectif en tête, il était hors de question d’y renoncer.

Ce petit manège dura quelques jours, jusqu’à ce que l’elfe daigne enfin recevoir le jeune homme pendant une durée très limitée. Belethar expliqua alors très rapidement ses intentions, et la volonté de vouloir être son Enwr pour les nombreuses années à venir …

A sa grande surprise, l’elfe ne jeta pas dehors l’Espérancieux par la peau des fesses, bien au contraire, il se montra dans un premier temps très avenant et enclin à l’accueillir … Mais (parce que ce serait moins drôle sinon), il coupla son acceptation à certaines conditions, pour le moins saugrenues.

D’abord, Belethar devait faire toute une série d’épreuves physiques particulières : gravir jusqu’à un certain niveau du Puits Flamboyant, rester parfaitement immobile pendant plusieurs heures à la Fontaine d’Argent … Mais également des épreuves intellectuelles : apprendre, puis réciter par cœur de longs passages de livres, ou encore dessiner des petits plans de logement loufoques.

Les épreuves nécessitant une grande concentration de son corps lui apprirent la résilience, et surtout l’importance de la rééducation et de prendre soin de soi-même, quant à celles intellectuelles, elles le transportèrent à un tout autre niveau d’exigence que, même dans sa famille noble pourtant attachée à des valeurs d’excellences, il n’avait jamais connu.

Ce ne fut donc pas de tout repos, et Belethar connu de très nombreux échecs dans cette entreprise, se ridiculisant à de nombreuses reprises devant celui qui allait devenir son futur maître. Mais il était cranté à son destin, cette vocation qu’il avait embrassée, comme une lionne à sa proie, et à force de persévérance le jeune Belethar parvint à remplir les conditions imposées par Kehlvehan.

Ainsi, en fin d’année 1732, après de nombreux mois passés à se battre pour avoir son statut d’Enwr, Belethar accéda enfin à une formation au domaine Baptistral digne de ce nom.

1733 – 1736 :


Les premières années sont assez … Explosives, pour le début de formation de Belethar.

Le jeune Enwr, comme beaucoup de jeunes adolescents de son âge, était excessivement impatient, et toujours animé par cette volonté d’apprendre vite des concepts parfois très compliqués.

Il se voulait être le meilleur, ce qui attirait vers lui de nombreuses foudres de son maître, qui fit tout ce qu’il pouvait pour tempérer l’esprit du jeune Belethar. Néanmoins, l’adolescent étant un être très borné, cela du se faire parfois à prix de nombreux cris et autres leçons de morales qui n’amusaient ni Kehlvehan, ni Belethar.

L’apprentissage se fit cependant, et malgré de grandes différences dans la façon de voir les choses, il arrivait que les deux soient sur la même longueur d’ondes, et pouvaient faire un bel échange.

C’est d’ailleurs dans ce contexte de conflit partagé que Belethar fit ses premières armes en matière de rhétorique et d’éloquence. L’Enwr étant constamment challengé par son Cawr pour défendre ses positions, il se fit souvent humilier à répétitions, néanmoins défaite après défaite, il semblait apprendre.

Cette période se termina au milieu de 1736, où Belethar reçu une lettre de ses parents pour qu’il rentre prestement chez lui : ses prérogatives de nobliaux commençaient à refaire surface. Le jeune homme s’y plia, avec un peu d’amertume et l’esprit chargé d’indications à méditer que son maître lui avait laissé pour son voyage.

1736 - 1470 :



Si Belethar revint chez lui sous l’impulsion de ses parents, pour ses 16 ans, c’est qu’ils estimaient que c’était l’âge où il devait commencer à rencontrer les différents nobles de la Cour de Gloria.

A cette occasion, Belethar rencontra tous les dignitaires importants de la Cour, et plus généralement les personnes étant impliqués de près avec les affaires des Espérancieux. Des rencontres dont il essayait de se détacher un maximum, se souvenant d’une partie absolument fondamentale de son serment : Pas d’ingérence politique pour un Baptistrel.

Il y rencontrera alors Aldaron Triade, un noble elfique membre de la Cour du Royaume, partenaire de longue date avec sa famille. Au-delà de la curiosité d’avoir en face de lui probablement le seul elfe admis dans des hautes instances dirigeantes humaines, Aldaron fit partie de ces personnages qui chamboulèrent totalement Belethar.

Il y vit un être haut en couleurs, déterminé dans ses choix, habile avec sa fonction de noble et la manière de gérer ses propres affaires, tout en gardant des objectifs personnels clairs … Là ou le jeune homme était encore une jeune pousse, pas très à l’aise avec sa fonction de futur dirigeant.

Cette rencontre en appela d’autres, et rapidement l’elfe devint un ami, et surtout un modèle à suivre pour l’Enwr. Pas vraiment un maître car leur relation était essentiellement des échanges cordiaux et des explications sur comment leurs deux êtres pouvaient coopérer, mais Belethar apprenait beaucoup de façon indirecte quand il avait des conversations avec lui.

En parallèle de ces visites importantes pour son futur, Belethar profita de son retour à son foyer pour se former sérieusement auprès de sa famille notamment dans le domaine de l’architecture. Il suivit également quelques enseignements théoriques vis-à-vis de la magie, et lu quelques documents précieux à ce même sujet, écrits par les illustres Espérancieux vivant encore à l’époque où la magie existait encore.

Bien que ce dernier point ne lui servît quasiment pas dans la pratique, il tenait tout de même à apprendre ces certains nombres de choses, pour sa culture générale, mais surtout pour inculquer les enseignements et les histoires de sa famille, qui sont intimement liés à ces domaines.


1740-1749 :


Belethar revint de son long voyage, parfois fastidieux mais assez formateur sur certains points en l’an 1740, avec des idées plein la tête et une envie d’apprendre plus que jamais grande.

C’est notamment dans ces années-là que le jeune homme expérimenta beaucoup de choses sur l’étude du mouvement, et sur la confection de certaines danses et acrobaties diverses. Il n’avait pas pu tant que cela pratiquer son art au Royaume, son emploi du temps étant d’une façon générale assez rythmée là-bas, alors il tâcha de rattraper le temps perdu une fois arriver au Domaine.

En 1742, Belethar fit sa première rencontre avec une personne qui allait devenir un ami très proche de lui. Ilhan Avente, althaïen de son état, extrêmement ambitieux et ayant soif d’apprendre toujours plus de choses, pris son service en tant qu’élève de Kehlvehan, tout comme Belethar il y a quelques années.

Si leurs ambitions étaient largement différentes sur beaucoup d’aspects, le courant passa directement entre l’Espérancieux et le Tisseur. Leurs caractères d’élèves assidus désireux de progresser se complétèrent assez bien : tous deux avaient des convictions assez tranchées, mais étaient intéressés par les mêmes sujets. En effet, au domaine, il n’était pas rare de voir ces deux-là débattre de philosophie, mais aussi plus généralement des sciences sociales, jusqu’à des heures tardives. Ils se querellaient pour des futilités, et rigolaient jusqu’à plus souffle comme d’authentiques amis très proches.

Ils avaient également tous les deux le goût de jeux mettant à rude épreuve leurs réflexions, aussi on ne compte plus les parties de Dames ou d’Échecs que se sont livrés les deux hommes …

Globalement, dans cet océan de responsabilités futures qui attendaient le jeune Belethar, mais aussi la nécessité pour lui de se construire une pensée claire, répondant aux ambitions de sa famille, sans pour autant rejeter totalement sa pensée convaincue répondant au serment Baptistrel, croiser le chemin d’Ilhan fut une véritable chance pour Belethar.

Il lui apporta non seulement joie de vivre, mais aussi la conviction certaine qu’il était possible de s’imposer en homme fort pour une société, sans pour autant avoir comme vocations premières les armes et la violence.

Hélas, leur chemin se sépara bien rapidement et pas dans les meilleures conditions possibles, car au début de l’année 1744, l’althaïen du rentrer en urgence auprès de sa famille, mais Belethar lui fit promesse de lui écrire souvent, et surtout, plus important encore, de se revoir.

Les années qui suivirent furent relativement calmes pour le jeune Enwr. Elles furent l’occasion pour Belethar de se perfectionner dans tous les domaines qu’il étudiait toujours avec une grande assiduité.

En 1745, se passa cependant un événement non anecdotique, qui participa grandement à la construction de pensée du noble. Kehlvehan et Belethar devaient se rendre dans un village car on avait sollicité le Cawr pour une affaire nécessitant un Baptistrel, et il avait emmené Belethar avec lui.

Kehlvehan s’était montré évasif quant à la teneur de la mission, mais l’enwr ne s’en faisait pas trop : pas de quoi inquiéter celui qui allait devenir le meilleur baptistrel de sa génération.

Or, il dû encore une fois faire face à une « farce de Kehlvehan » (le nom qu’il donna aux idées contestataires de son maitre face à sa personne), néanmoins il s’avérait que celle-ci était peut-être celle de trop.

Et pour cause : la mission consistait dans le fait d’aider une famille exsangue, dû à un règlement de compte avec des bandits. Le scénario était catastrophique : des enfants avaient été proprement massacrés, la maison pillée et saccagée, seul restait la mère, qui avait vaguement essayé de se défendre, et qui était aussi très meurtrie.

A cet instant précis, Belethar, après moult frémissements et des vomissements de dégoût, apprit par la réalité des faits qu’être le meilleur, ne voulait pas signifier grand-chose (ce que Kehlvehan n’avait de cesse de lui répéter). Être le meilleur baptistrel ne voulait pas dire que l’on était indemne face à la violence terrible qui peut vous prendre à n’importe quel instant de votre vie, être le meilleur ne voulait pas dire que sa famille ainsi que lui-même étaient immunisés à toutes sortes de problèmes, en bref : être le meilleur ne signifiait pas être à l’abri de toutes sortes de choses.

A partir de là, Belethar renforça ses convictions en tant que profond pacifiste, et mit de côté ses précédentes ambitions qu’il ne jugeait pas non plus comme totalement dénuées de sens, mais tout de même profondément fades et sans but.

Il apprit à mieux respecter son maître, et se mit en tête que dans sa vie, il chercherait systématiquement le moyen d’assurer la Paix et le progrès de l’être vivant, afin que plus jamais quiconque n’est à vivre ce genre de situations dans laquelle il s’était mis, avec son maître. Il écopa également d’une légère phobie des cas médicaux très « crus », encore présente aujourd’hui, bien qu’il garda en tête son devoir d’aider pour essayer de la surpasser.

Le restant du temps de cette période fut consacré à cette nouvelle façon de vivre, et à un temps où il se consacra profondément à ses études.

1750 – Août 1754 :


En l’an 1750, Belethar reçu comme une heureuse nouvelle le retour de dragons et donc de la magie. Sa famille ayant écrit de très nombreux traités sur son usage quand elle était encore présente activement dans la société, et lui-même étant un vrai féru du sujet, il avait hâte de (re)découvrir ces arcanes et d’étudier ses applications en profondeur.

Seulement, qui disait événement changeant profondément la société, voulait également dire nouvelle période de grande tension pour les peuples. Belethar retourna donc auprès de ses proches en Mai 1750. Il avait eu vent de nouvelles craintes de vagues de violence pour les Hommes, et de ce fait tenait à être « aux premières loges » pour pouvoir se rendre utile, et surtout pour soutenir sa famille.  

Ce qu’il ne savait pas, c’est que Belethar n’allait pas revenir au Domaine avant un certain temps. Et que son aversion profonde pour la guerre allait drastiquement croître.

D’abord en 1751, il y eut les raids vampiriques sur les terres des Hommes. Si la famille Espérancieux était suffisamment riche pour se fortifier, et pouvait surveiller ses arrières correctement, donc d’être assez « immunisée » à cette vague de violence, cela ne voulait pas dire que Belethar ne fit rien. Même s’il n’était encore qu’apprenti, il tâcha d’être là, et d’aider où il pouvait.

Si tout ceci était encore assez « contrôlable » pour Belethar, bien que dans l’absolu assez inacceptable et lui inspirant de nombreux traités sur le pacifisme des peuples, le gros problème pointa le bout de son nez dans le courant 1753, au moment de l’invasion des Almaréens sur les terres des hommes.

Ce n’est une surprise pour personne, l’événement fut dévastateur pour bon nombre d’hommes et de femmes. Belethar ne fit pas exception à cette règle. C’est probablement une des périodes de sa vie qui le marqua le plus.

L’invasion se fit quasiment en un éclair, et sa famille ainsi que lui-même, furent touchés de plein fouet. Bien que les Espérancieux se soient un minimum préparé à se défendre, la force des adeptes de Néant était telle, qu’ils ne pouvaient endiguer totalement les armées à eux seuls.

Alors dans cette grande débâcle, ils sauvèrent ce qui pouvait être sauvé. Belethar vu partir nombre de ses proches payant au prix de leur vie leurs convictions et la défense de la famille, mais aussi de nombreux livres, savoirs et objets familiaux jugés hérétiques par les Almaréens.

Au milieu de cette débâcle, Belethar tâcha de faire ce qu’il pu pour fédérer les membres restants de sa famille, mais tous furent très meurtris par la situation. La famille fut exilée de sa résidence, et contrainte de se réfugier en Althaïa.

La famille ayant toujours été proche de cette ethnie, elle y trouva un refuge confortable et surtout une occasion pour elle de participer activement à une résistance contre le cas almaréen. Un mouvement que Belethar suivit à sa manière. Le brave ne pouvait prendre les armes comme son père pour défendre son territoire – et de toute façon il n’en avait pas vraiment l’intention –, alors il aida les victimes de la guerre, mit au profit des plus démunis son savoir d’architecte, aidant les réfugiés chassés par les assauts de l’armée almaréenne à trouver un toit sous lequel vivre.

Au temps fort de la guerre, et quand même les baptistrels se disaient qu’il était l’heure pour eux d’intervenir, Belethar fut partie de ce camp profondément pour une alliance entre les peuples. Il était avant tout un universaliste, et même s’il pensait que la guerre était intrinsèquement mauvaise pour tous les peuples confondus, la situation d’urgence le poussa à tenir un discours encourageant les peuples à s’unir : après tout, de grandes batailles, et un moment d’unité globale pouvait sans doute aider à construire une paix durable par la suite.

A ce propos, Belethar prit l’envoi de délégations des trois peuples comme une heureuse nouvelle, et profita de l’occasion pour lui aussi rentrer au Domaine, dans le but d’aider à l’organisation de ce sommet qui s’annonçait capital pour la suite des événements.

Ainsi, Belethar vécu de ses propres yeux l’événement terrible que représentait l’attaque des almaréens sur le domaine baptistrel. Un autre événement qui marqua certainement sa vie : jusqu’où la folie des peuples pendant une guerre pouvait aller, jusqu’où la soif de pouvoir allait les mener ? S’en prendre à un ordre ne désirant que la paix et l’aide de son prochain, était-ce là l’ambition des races motivés par les armes et la violence ?  

Encore une fois, le baptistrel fit ce qu’il pouvait pour aider au maximum les différentes forces les défendant pendant la bataille (tout en sachant qu’il ne se battait pas vraiment). A la fin de ce combat, alors qu’il faisait le tour des blessés, et qu’il commençait déjà à aider à remettre la Rhapsodie sur pied, l’enwr fit connaissance avec Orfraie Ataliel, la générale des rôdeurs elfiques étant venus en renfort.

On lui avait dit beaucoup de choses sur les elfes, et si Belethar avait beaucoup de mal à croire ces bruits de couloirs et autres ragots se disant ça et là depuis qu’il avait rencontré Aldaron qui était une authentique personnalité marquante, cela semblait se confirmer avec Orfraie. Bien que féroce sur le champ de bataille, il eut plaisir de trouver en elle quelqu’un de très ouvert d’esprit. Il profita du calme enfin revenu sur le domaine et des instants de répits que s’étaient accordés les différentes armées pour bien discuter avec elle. Assez rapidement, Belethar se rendit compte que travailler avec ce genre de personnes à l’avenir lui serait sûrement bénéfiques : bien que leurs chemins étaient différents, la générale semblait avoir quelque part cette même fibre coopératrice entre personnes, peu importe les races. Elle semblait être une personne haute en couleur, pouvant définitivement faire progresser les races existantes.

Cela redonnait de l’espoir à Belethar dans un moment de grande tension, et bien que leurs échanges fussent courts dans un premier temps, il tâcha de garder contact avec l’elfe, ou au moins de se souvenir de son nom, car les communications interpersonnelles à distance étaient ce qu’elles étaient en temps de guerre.

Pour le reste, Belethar vit les mouvements politiques de l’Empire Humain d’un œil très lointain : le jeune homme était affairé au Domaine, et tout cela ne l’intéressait en vérité que très peu. L’Empereur, quel qu’il soit, n’avait rien fait pour aider sa famille qui avait dû se débrouiller depuis le début de la guerre.

L’Enwr se contenta de suivre le mouvement de sa famille décidant de rester avec la rébellion de Korentin Kohan, même si en vérité il ne bougea pas du domaine avant la fin de la guerre. Après l’attaque des almaréens, Belethar se sentait assez « coupable » de ne pas être resté avec son ordre dans des moments cruciaux, alors il tâcha d’être auprès de lui pour la fin de cette période.

Il aida donc au conflit depuis le domaine Baptistrel, pendant un temps. Néanmoins, des obligations tierces le forcèrent à battre en retraite : lorsque la forêt elfique disparut, Belethar fut l’un de ceux qui partit à Althaïa, en aidant à préserver les milliers d’ouvrages du domaine. Il resta ainsi jusqu’à la fin de la Bataille de l’Aube Rouge.

Août 1754 – Septembre 1757 :

Le temps consacré par Belethar après la guerre contre les Almaréens, fut essentiellement dédié à la reconstruction de la famille Espérancieux. Celle-ci ayant beaucoup souffert, être avec elle pour l’aider à se remettre semblait primordial pour le jeune homme.

Ce n’était pas une période sympathique, mais elle était nécessaire. La famille devait enterrer ses morts, constater les dégâts qui avaient été faits à ses écrits et nombreux souvenirs, se reconstruire … Au moins, les almaréens n’avaient pas démoli leur manoir, et c’était déjà bien ainsi.

Pendant cette période, se déroulant pendant les multiples événements précédant l’avènement du Tyran Blanc, se fut une occasion pour Belethar de renforcer ses liens avec les membres de sa famille encore là. Il est vrai que jongler entre la Rhapsodie et sa demeure familiale avait construit une relation en pointillés avec ses parents, oncles, cousins, tantes, neveux …

A ce moment-là, Belethar prit conscience de l’importance de la famille, et surtout de l’importance de son futur rôle de premier ordre concernant celle-ci. Il savait que ceux au-dessus de lui n’était pas éternel, et qu’un jour son tour viendrait d’être Pater Familias. Il avait bêtement considéré comme acquis tout ce qu’il avait, mais la vérité était toute autre : les livres, l’argent, les bâtiments, les vies, les relations … Tout ceci devait s’entretenir, on ne pouvait se contenter de les accumuler comme quand on lisait un livre. Et l’on n’était pas à l’abri qu’un jour quelqu’un débarque, et décide que tout était fini presque du jour au lendemain.

En l’occurrence, c’est ce qu’il c’était passé avec les Almaréens, nombre de sa famille s’étaient battus, et Belethar les avait soutenus, mais toujours en pensant à son cas. Il tâcha alors à présent de penser de manière plus globale, pour essayer de se faire à son grand rôle plus tard.

Cependant, les mauvais côtés de se rapprocher de sa famille, c’est que celle-ci posait parfois les questions qui fâchaient. Notamment, vint pour Belethar assez rapidement la question primordiale du mariage, et d’avoir une descendance : une question à laquelle il n’avait jamais trop réfléchi plus que cela.

Il avait eu des aventures jusqu’à lors, mais jamais il n’avait rencontré la bonne personne. La famille lui avait également présenté quelques prétendantes … Mais la chose avait toujours été mise à distance par Belethar : pour lui, ces questions n’étaient vraiment pas à prendre à la légère, et de toute façon, vu son goût du voyage et ses nombreux aller-retours entre chez lui et le Domaine Baptistral … Il ne pouvait décemment assurer une relation stable de la sorte !

Belethar esquiva donc plus ou moins la question, mais promis à ses parents que cela ferait partie d’une de ses priorités … Un but qu’il aurait pu exaucer dans un monde idéal, néanmoins tel ne fut pas le cas ici.

La vie de la petite famille fut chamboulée par l’avènement soudain du Tyran Blanc, et sa conquête globale du monde qui ravagea une nouvelle fois son mode de vie. Belethar ainsi que tous les autres Espérancieux n’eurent pas le temps de fuir l’oppression, et durent restés en Théocratie.

Néanmoins, à la vue du régime autoritaire et oppressif que le Tyran instaura, il n’était pas question que la famille se tourne les pouces en ne faisant rien, y compris Belethar. La famille avait soutenu les mouvements contre les almaréens, elle n’avait pas peur d’un autre régime souhaitant asseoir sa domination sur le monde.

Cette idée principale amena les Espérancieux à rencontrer, ou plutôt se faire contacter, par le Marché Noir, une organisation bien connue de l’époque, qui mit en relation la famille avec les résistants d’Esfelia. À la vue de la situation, c’est tout naturellement que Belethar et les autres de sa famille, assumèrent ce choix de suivre le Marché, et devinrent des résistants actifs contre le Tyran.

S’en suivirent deux années où la famille assumèrent donc une nouvelle fois un rôle actif dans une guerre. Belethar soutint le déménagement de la famille à Caladon, afin d’être au plus près des potentiels victimes à protéger, et si la famille s’adonnait à diverses activités afin de faire prolifier la résistance, Belethar s’occupa lui de tout cela d’une manière quelque peu différente.

Il aida à l’époque à ce que Caladon se développe rapidement, usant de son savoir d’architecte pour construire des édifices solides, mais se fut également une épreuve où il était mis à rude épreuves en matière de médecine, car même s’il était phobique … Quand il savait que des résistants, notamment des Rôdeurs de Orfraie, avaient bravé la Théocratie pour effectuer des missions risquées, et étaient blessés, il ne pouvait s’empêcher de donner un coup de main là où il pouvait (même si cela ne l’enchantait guère).

En vérité, Belethar n’eut pas un « grand rôle » particulier à jouer dans cette guerre aux conflits divins multiples qui dépassaient largement l’entendement d’un simple humain, mais il estime simplement avoir accompli son travail de manière efficace.

Le climat très tendu des deux guerres lui donna cependant du grain à moudre concernant ses différents essais sur la paix, et surtout sur le nombre de choses qui dépassaient l’Humanité : de tous temps, sa famille comme de nombreuses autres avaient étudié des sujets comme la magie et son implication … Mais les comprenaient-ils vraiment ? Le Tyran Blanc, les Almaréens, et tout ce que cela impliquait, les mythes, les dieux, les dragons … Peut-être que pour progresser les races devaient comprendre leurs fondations ?

Une question que Belethar rangea dans son grand sac à pensées le temps que la guerre se finisse.  

Alors le jeune homme suivit la guerre faisant ce qu’il savait faire de mieux. Si la position de sa famille de « dangereux collaborateur » amena souvent sa famille à connaître de nombreuses turbulences vis-à-vis des autorités du Tyran mises en place en Théocratie, globalement il n’y eut pas de grosses pertes à cette guerre-là concernant les Espérancieux, et ils purent assurer leur activité tout le long de la guerre. La famille manqua plusieurs fois de tout perdre, mais elle fit preuve d’une étonnante stabilité, un peu comme un funambule jouant avec le feu à plusieurs dizaines de mètres de hauteur du sol … Encore aujourd’hui, Belethar, ainsi que la famille d’une façon générale s’estiment vraiment très chanceux de cette situation.

Ainsi, la guerre se termina en Septembre 1757, et Belethar traversa cette épreuve de manière peut-être pas profondément blessé physiquement, mais en tout cas mentalement profondément bouleversé et indubitablement changé par deux années successives de vie en guerre, à vivre sous la peur, pression, et l’angoisse de perdre quelqu’un que l’on aime.

Septembre 1757 – Janvier 1759 :

Les mois qui suivirent les deux guerres furent comme dans tout Ambarhùna, une ère de paix pour Belethar.

Il profita pour mettre à plat tous ce qui s’était passé ses dernières années. Ses acquis, ses projets, son vécu, ce qu’il pourrait changer à l’avenir pour que cela se passe mieux … Il écrivit également, beaucoup. Il se passa quelques quatre ou cinq mois où Belethar parti au Domaine Baptistral pour rédiger des tas de choses concernant la paix, le pacifisme, et d’une façon générale sur ce que la société pouvait faire pour tendre vers un meilleur idéal.

Il prit également du temps avec sa famille, qui durent l’écouter beaucoup expliquer ses idées. Il confronta sa vision des choses dans les conseils de famille avec notamment son père, et son grand père. L’Enwr s’entraina avec son orateur de père pour perfectionner ses talents en éloquence, et pour qu’il puisse donner une forme intelligible et compréhensible par tous de ses idées.

Ensemble, les réflexions de la famille conduisirent aux changements que l’on connaît pour celle-ci.

Belethar aborda toujours ceux-ci avec un peu de distance, mais il appréciait vraiment l’effort que tout le monde avait fait pour vraiment s’ouvrir. C’était quelque chose pour laquelle il avait vraiment milité depuis de nombreuses années, et il était toujours agréable de constater que l’on ne travaillait pas pour rien.

Également, quelqu’un fit l’apparition dans la vie de Belethar, pendant cette période de paix : Helena Saryt devenue Helena Espérancieux, une humaine aldaréenne noble également avec qu’il s’était marié : tout deux se tournaient autour depuis un certain temps. Elle était une femme au caractère fort, assez impliquée dans les affaires de sa propre famille – même si, système patriarcal oblige, elle ne pouvait prendre de décisions elle-même -. Belethar avait notamment déduit qu’elle devait être impliqué dans quelques réseaux d’informations, mais rien d’officiel n’avait été prouvé, et cela ne l’importait à vrai dire que très peu : c’était la plus belle femme du monde, il l’aimait.

Ce changement de vie impliqua beaucoup de choses, et notamment l’arrivée d’un petit Aughar Espérancieux, que l’enwr affectionnait déjà tout particulièrement, et qu’il essayait d’élever comme le meilleur des pères (bien que son quotidien le contraignît parfois à ne pas être aussi présent qu’il le voulait)

Ainsi tout changea en quelques temps pour le baptistrel, néanmoins ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il n’était pas au bout de ses peines, et qu’il allait devoir faire face à de nombreuses situations le mettant encore à rude épreuve.


Janvier 1759 – Juillet 1760 :


Ces rudes épreuves, en premier lieu, était l’arrivée des Chimères sur Ambarhùna. « Le premier effondrement des civilisations » comme l’appelle Belethar, et sûrement d’autres personnes avec lui.

A vrai dire, les Espérancieux n’eurent pas un grand rôle à jouer dans cet événement qui secoua tous les pays. Au début de celui-ci, au moment du mariage elfique où l’empereur Korentin Kohan fut grièvement blessé, dès qu’il eut la nouvelle, Belethar rentra promptement au domaine. L’Enwr savait que c’était précisément dans ce genre de moments que son Ordre avait besoin de lui, alors au diable la famille, c’était le devoir qui l’appelait.

Alors une fois de plus, Belethar suivit les premiers instants de ce conflit global du domaine Baptistrel, où il aida le plus possible ceux qui étaient affairés à ce que l’état de Korentin Kohan ne s’aggrave pas : une mission qui était ardue, mais dont chaque personne présente alors au domaine connaissait les grands enjeux.

Et puis il y eut ce matin de Juillet 1759, où Belethar perdit son grand père. Tout était allé très vite : Dalnhar Espérancieux était en visite dans un village de l’ouest, et on l’avait rapidement reporté comme étant … Disparu. Absolument volatilisé, du jour au lendemain, sans que plus d’explications ne soient données.

Évidemment, pris par la soudaineté de la nouvelle, Belethar se rendit à la hâte chez lui, afin de tirer au clair cette affaire, voir s’il y avait des explications possibles mais … Rien. Son grand-père, celui avec qu’il avait vécu pendant de nombreuses années, celui qui lui avait professé de nombreuses choses, qui lui avait enseigné toutes les histoires de familles, et un tas de choses encore avait été arraché à la terre. Sans que Belethar eut le temps ne serait-ce que de lui dire un au revoir.

Si le Baptistrel s’était montré fort pour surmonter les pertes que sa famille avait connu pendant le règne du Tyran Blanc et la Guerre contre les Almaréens … Cette fois-ci s’en était trop. Belethar s’emmura dans un mutisme forcé où il paraissait presque … Éteint.

Pendant cette période, seule la passation de pouvoir envers son père lui arracha un demi-sourire de fierté. Malgré tout ce qu’ils avaient vécu, il ne pouvait pas s’empêcher d’être fier de lui … Mais à quel prix cette passation de pouvoir s’était faite ?

Belethar resta dans cet état de profonde mélancolie pendant plus d’un mois, jusqu’au 15 Août 1759, où de grandes festivités devaient avoir lieu à Caladon. C’était probablement idiot, mais c’était quelque chose de convenu depuis longtemps, et Belethar comptait profiter de cette période pour montrer à sa femme, et son fils que même s’il n’avait pas été au mieux, il restait la même personne qu’il avait toujours été, un baptistrel noble aimant profondément la vie et étant attaché à la paix et au bonheur des peuples.

C’était évidemment sans compter sur les explosions qui vinrent gâcher la fête. Les Espérancieux furent particulièrement exposés à celle-ci, néanmoins ils ne perdirent pas le contrôle d’eux même. Pendant que le père de Belethar était occupé à sécuriser les civils, et qu’il aidait les civils à se réfugier dans des endroits sûrs, L’Enwr lui mit en sécurité sa petite famille, et se chargea de contrôler un minimum la panique de la foule et de soigner les blessés légers (bien que dans une situation de tel chaos soudain, il était en fait difficile de mener une action construite).

Par la suite, le jeune homme resta avec sa famille pendant quelques temps pour apporter tout son soutien à une Caladon assez troublée, et surtout à son très jeune fils qui, alors qu’il était tout jeune, venait de voir des atrocités qu’aucun enfant n’aurait voulu voir à cet âge-là.

Puis il y eut cette attaque éclair de la Rhapsodie, en Septembre 1759, où Belethar s’en voulu plus que tout de ne pas avoir été là. Même s’il n’aurait eu logiquement aucun moyen de le prévoir, il se disait qu’il aurait pu être là ne serait-ce que pour aider, prévenir, reconstruire … C’était probablement idiot, mais il avait l’impression (encore une fois) d’avoir failli à son devoir.

Mais d’un autre côté que pouvait-il faire ? Son statut de membre important dans sa famille le forçait parfois à faire des choix, bien que ceux-ci étaient très complexes.

Pendant la suite des événements, Belethar suivit le mouvement contre les chimères et soutint l’effort de guerre à sa façon, en prenant part aux affaires de la famille et en apportant un soutien aux troupes dans les domaines dans lesquels il était compétent.

Vinrent ensuite les derniers mois sur ce continent que les peuples avaient investi il y a des temps immémoriaux. Cela commença en Janvier 1760 où il y eut d’abord l’attaque des deux empires humains. Mikharr, le père de Belethar protégea son fils et son domaine jusqu’au bout, néanmoins la puissance des chimères était telle que bientôt, tout le monde dut se résoudre à fuir, et Belethar emboîta le pas.

Ainsi, il arriva aux ruines de Fort-Espérance et constata alors une unité comme il en avait rarement vu entre les peuples. Ce qui questionna encore le philosophe en Belethar : fallait-il que les civilisations soient au bord de l’effondrement pour enfin s’unir, où est-ce qu’un progrès de l’humanité était possible hors ces cas-là ? Une question qu’il n’eut pas le temps de développer plus que cela hélas.

Son père Mikharr rendit son dernier souffle dans les dernières batailles contre les chimères. Belethar lui fut à jamais reconnaissant pour tout ce qui lui avait donné, et avait pu lui adresser ses derniers mots avant qu’il n’aille sur le champ de bataille. Le jeune homme savait que c’était probablement une des dernières fois qui lui parlerait : Mikharr était quelqu’un de très singulier, et avait porté les armes là où toutes les personnes de sa famille l’avaient souvent refusé. La relation avec Belethar, qui était un profond pacifiste, avait toujours été compliqué, mais plus que tout, le fils avait un profond respect pour son père, qui l’avait toujours élevé de manière exemplaire en lui accordant ce qu’il voulait.

Au moment des derniers instants, il lui dit qu’il avait été un véritable Héros pour lui, et qu’il tâcherait d’honorer ses fonctions qu’il avait laissé derrière lui.

Mais pour l’heure, Belethar laissa la régence de sa famille à Miranda Espérancieux, sa mère. La situation avec les Chimères poussait Belethar à retarder sa prise de pouvoir. Cependant, ces dernières batailles avaient poussé les civilisations à organiser un grand exil, la menace des chimères ne pouvant définitivement pas être surmontés. Belethar s’attela donc à aider à la construction de ce qui allait devenir la grande flotte qui allait mener les races vers Tiamaranta.

Ainsi en Juillet 1760, au jour fatidique, le monde embarqua sur les bateaux, et dans un rapide conseil de famille, Belethar fut officiellement nommé Pater Familias de la famille Espérancieux.

Une nouvelle vie commençait pour lui.

Février 1761 – Période Actuelle :

La traversée et l’arrivée sur Tiamaranta ne fut pas de tout repos pour le jeune Belethar. D’abord, il faut savoir que le désormais nouveau Pater Familias avait été séparé de sa femme et de son enfant, en raison de répartitions sur les navires, et d’urgence de la situation n’ayant pas donné lieu à forte opposition du Baptistrel.

Or, depuis ce jour où Belethar l’avait laissé partir, Helena et Aughar étaient introuvables. Et en vérité, Belethar n’eut jamais l’occasion de les revoir. Cela s’expliquait par le fait que Helena Espérancieux, pendant le trajet, était tombé sous le charme d’un certain Nathaniel Eärendil, qui allait devenir le pirate le plus célèbre de tout Tiamaranta.

Un choix de vie qu’elle effectua, et qui eut de grandes répercussions sur la vie de Belethar, car celui-ci ne comprendra jamais pourquoi elle était partie. Il se résoudra bientôt à croire qu’elle et Aughar avaient été emportés par le scorbut, où une quelconque maladie qu’elle avait attrapée à bord du navire.

L’installation se fit en douceur sur l’archipel de Tiamaranta pour la famille Espérancieux. Belethar décida de suivre sagement les grands mouvements d’installation des peuples dans un premier temps. C’est tout naturellement qu’eux prirent donc leurs places à Caladon la Revenante, dans la désormais nouvelle île de Calastin, qu’ils durent aider à défraichir, apprivoiser et connaître.

Belethar s’appliqua tout particulièrement à cette dernière tâche, déjà passionné par les mystères qui semblaient être partout sur ce nouveau monde : lui qui avait été si frustré de ne pas comprendre certaines qui le dépassait complètement sur Ambarhùna, il voyait dans ces nouvelles terres de Tiamaranta une occasion d’aider proprement les fondements de ce qui allait devenir la nouvelle terre d’accueil de tous les peuples connus.

Au moment de la grande guerre opposant la future Alliance des Cités Libres et le Royaume Sélénien, Belethar fit le choix difficile de déclarer sa famille pleinement neutre politiquement. Les convictions de Belethar étant trop grandes pour supporter une autre guerre, mais ne pouvant nier le fait que l’Empire avait craché au visage de nombreuses familles que la lignée des Kohan avait prouvé son incompétence régalienne à de multiples reprises, il décida simplement de ne pas prendre part au conflit, déclarant sa famille ni pour une guerre, ni pour un maintien d’une situation telle quelle.

D’ailleurs, c’est au milieu de ces tensions que Belethar commença à s’organiser pour que son travail de Pater Familias ne soit pas trop dur à assumer en même temps que ses fonctions en tant que Baptisrel : il délégua de nombreuses tâches à ses cousins, oncles, et autres membres de sa famille et … Il partit.

La situation pouvait paraître invraisemblable, mais Belethar avait personnellement assez vu de guerres avec les derniers instants sur Tiamaranta, alors plutôt que de rester à Caladon pour suivre un conflit qu’il révulsait déjà, il préféra mettre les voiles sur le nouveau Domaine Baptistrel.

A cette occasion, Belethar fit la rencontre de Valmys Neolennn, apparemment un enwr de son maître, qu’il n’avait cependant jamais vu avant, et avec qui il entra tout de suite dans une relation … Explosive. Les deux élèves s’appréciaient fortement mutuellement, mais au contact de cette personne, Belethar avait ranimé ses vieux instincts de compétiteur de sa prime jeunesse, et proposait à Valmys tout un tas de défis loufoques à faire, consistant à établir qui était « le meilleur enwr » du Domaine.

Cette tendance rentra rapidement comme un jeu entre les deux hommes, qui en vérité s’appréciaient sur bien des points de pensée, mais qui ne pouvaient se voir que comme des « rivaux de circonstance ».

Dans la nouvelle histoire de Tiamaranta, Belethar s’intéressa également de près à ce qui se passa à Cordont : non pas que le désastre humain le fascina particulièrement, mais le fait que des Golems soient logés en dessous de Calastin poussa le baptistrel à se questionner : définitivement, cette terre s’annonçait très intéressante.

Le dernier événement notable dans la vie de Belethar fut cette lettre que le Pater Familias reçu d’une connaissance qu’il eut plaisir à revoir le nom : Orfraie Ataliel. Il l’ouvrit, et en lu attentivement le contenu : Elle proposait à Belethar de rejoindre La Loge, un groupe d’études dédié à l’étude de la magie et son nouveau fonctionnement …

Belethar fut touché par la demande, mais se garda pour l’instant de donner toutes réponses positives. Il savait les Baptistrels fâchés avec la Loge, alors il ne prit pas de risques inutiles en renvoyant une lettre un peu trop audacieuse.

Ce qu’il fit cependant, c’est qu’il organisa également un grand conseil de famille, à la suite de l’arrivée cette lettre. Ensemble, la famille Espérancieux décida de déménager de Caladon, pour partir dans la nouvelle ville d’Ipsë Rosea. La nouvelle cité était le siège de La Loge, mais aussi une nouvelle ville dont on disait que les idéaux proches de celle de la famille. En plus de se rapprocher d’une potentielle opportunité -bien que Belethar avait besoin d’y réfléchir à deux, voir trois fois-, ce déménagement permettait à la famille de définitivement tirer un trait sur sa période sur Ambarhùna, et d’entamer un nouveau départ définitif.

Belethar et les autres scellèrent leurs destins, et décidèrent donc de partir dans cette nouvelle aventure, qui ne faisait que commencer …




Liens




Helena Espérancieux : Femme qu’il aimait plus que tout, mais qu’il a perdu depuis son arrivée à Tiamaranta. Il la pense morte en mer.

Aughar Espérancieux : Enfant qu’il aimait plus que tout, mais qu’il a perdu depuis son arrivée à Tiamaranta. Il le pense mort en mer.

Kehlvehan Vairë : Son maître, celui qui lui a fait confiance quand il n’était encore un enfant, et celui qui lui a tout appris. Sa relation avec lui n’a peut-être pas toujours été au beau fixe, car Belethar était impertinent pendant sa jeunesse, mais il reste infiniment respectueux de sa position aujourd’hui. Belethar souhaite apprendre toujours plus de lui.

Valmys Neolenn Leweïnra : Son rival, et également ami du Domaine Baptistral. Ils se retrouvent sur beaucoup de points concernant leurs pensées. Belethar pense qu’il ferait un bon collègue de travail.

Ilhan Avente : Son très grand ami, qu’il n’a pas revu depuis très (trop) longtemps. Belethar entretient une relation tout à fait cordiale avec lui, et attend le moment où il pourra deviser avec lui pendant des heures durant.

Aldaron Elusis : Son « modèle » de quand il était encore un héritier de famille noble. Il n’a pas revu le noble depuis longtemps, mais aurait plaisir à faire affaire avec lui de nouveau.

Orfraie K.Ataliel : Une connaissance faite pendant la guerre contre les almaréens, rapidement devenue une amie et quelqu’un avec qui il a toujours senti une emphase sur certains sujets. Il va travailler avec elle à la Loge.

Nathaniel Eärendil : Celui qui a volé sa femme, et son enfant. Il ne le connaît pas encore, mais rien ne laisse présager que ces deux-là vont beaucoup s’aimer.



Derrière l'écran



Petite présentation : Pingwouin assumé Dragon-Couleur-Bipède sur ce forum !

Particularités rp ? : Je fais des pavés parfois, il paraît. Et sans mauvais jeux de mots, je suis ici pour bâtir des trucs, donc si vous avez des projets en tête, hésitez pas à faire partager !

Rythme RP ? (Une réponse RP dans les 7 jours est attendue) : Tenu pour l’instant ! Avec quelques à-coups, mais ça tient !

Comment avez-vous découvert le forum ? : Une fougère m’a attendu en bas d’une ruelle un soir, et avait du bon RP à me dealer, so here i am !

Avez vous signé le règlement ? : Didier Drogba le Footballeur ? Oui.

Note complémentaire : D’une façon générale, un très grand merci au staff d’Elysion qui a vraiment été top de répondre à toutes mes questions (mêmes les plus stupides) pendant la conception du DC ! =) J’espère qu’il vous plaît !



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Tu as été choisi(e) par l'Esprit-Lié de la Pingouin dont tu as atteint le niveau 2. Tes compétences ont été validées, tu pourras les faire évoluer tout au long de ton aventure.

Tu peux aussi adresser tes questions ici.

Bonne chance pour cette nouvelle aventure qui s'offre à toi !




Langage commun #4084E1
Langage nordique #88E1E8
Langage elfique #ADFC98
Langage Graarh #FFB1AD

descriptionBelethar Espérancieux [Terminé] EmptyRe: Belethar Espérancieux [Terminé]

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