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descriptionAsolraahn, le Géant opalin [Terminé] EmptyAsolraahn, le Géant opalin [Terminé]

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Asolraahn
le Géant Opalin

Identité et caractéristiques

  • Race : Graärh

  • Sexe : Homme

  • Surnom : Le Géant Opalin

  • Date de naissance : 2 avril 1718

  • Age réel : 45 ans

  • Age en apparence : 45 ans

  • Lieu de naissance : Nyn-Tiamat

  • Lieu de vie : Nomade

  • Rang social :Ashuddh (Graärh)

  • Poste/Emploi : Mercenaire






    Caractéristiques physiques
  • Force : Maître

  • Endurance : Très Bon

  • Coordination (agilité/réflexe) : Moyen

  • Furtivité : Très faible

  • Perception : Bon




    Caractéristiques mentales
  • Force mentale : Moyen

  • Education : Moyen

  • Charisme : Bon

  • Intuition : Très faible

  • Espérance/chance : Bon




    Résistances
  • Résistance physique : Très Bon

  • Résistance magique : Moyen




    Compétences
  • Magie : Mediocre

  • Expertise :

  • Arme 1 : Armes contondantes : Maître

  • Arme 2 : Main nues : Bon

  • Arme 3 : Epée : Moyen

  • Arme 4 : Dagues & Poignards : Moyen

  • Habileté : Moyen

  • Navigation : Faible

  • Equitation : Très faible

  • Dressage : Faible




    Bonus
  • Bonus : L'ethnie Trand (Graärh Nyn-Tiamat) : Endurance






Équipements

               Arme principale : Il dispose d’un imposant bâton de huit pieds de long, le bois d’ébène apportant une teinte mordorée à l’arme. Le corps est parcouru de motifs soigneusement sculptés rappelant des rapaces en pleine chasse. La poignée a été façonnée avec des lanières de cuir de rhinocéros laineux, renforcée avec une seconde couche de cuir d’agneau afin de garder une prise en main parfaite. La pointe est élaborée avec de l’acier trempé et dessine l’aspect d’un nénuphar. Equilibré et donnant une liberté de mouvement exceptionnel à son propriétaire, il lui permet de porter des attaques rapides et dévastatrices.

               Autres objets : Il porte également un havresac en cuir contenant de la nourriture (de la viande séchée et des gâteaux au miel) une pierre à aiguiser, une gourde d’eau et une petite breloque qui, lorsqu’on la secoue, laisse échapper un son aigue semblable à celui des castagnettes.
           

Description physique

                   Asolraahn est un Graärh de haute stature et à la silhouette robuste. On peut dire sans embarras qu’il s’agit là d’un géant de sa race, mesurant près de deux mètres quatre vingt de hauteur. Sa force est l’un de ses plus grands atouts. On remarque très vite les muscles puissants de ses épaules et de son dos, ainsi que le resserrement au niveau de la taille et de ses hanches. Asolraahn possède un corps bâti pour la puissance. Bien qu’il soit loin d’avoir l’agilité des autres guerriers Graärh, la vélocité inhérente à son espèce ne lui fait pas non plus défaut. Il se déplace avec grâce et confiance, tout en économie de mouvement toutefois, car il reste sur le qui-vive.

Son pelage est d’une couleur éburnéenne tirant sur le blanc pur et se détache aisément des couleurs flamboyantes de l’aurore comme du crépuscule. Sa longue crinière de lion se dérobe sous le vent dans une teinte opaline, atténuée par quelques poils d’argent près de ses oreilles. Deux tignasses attachées par du fil de lin transparaissent sur cette crinière et descendent jusqu’à son cou.

Ses griffes noires sont plutôt courtes comparées à sa carrure mais cela ne le dérange pas outre mesure, lui qui ainsi empoigne aisément son bâton à pleine main sans se blesser. Leur épaisseur lui permet de ne pas se servir d’ustensiles pour se nourrir, grand bien lui fasse. Dommage qu’il ne les entretienne pas autant qu’il le devrait !

Son visage est rude. Il est moucheté de fines tâches noires zébrant ses pommettes et son front tels des traces de griffures, et une cicatrice causée par une lame marque son œil gauche qui demeure fermé à tout jamais. Sa truffe est rose incarnadin tandis que ses yeux sont d’un bleu froid et passé, aux reflets métalliques et rigides. Prenez garde également à ne pas trop vous approcher de sa gueule. Vous pourriez y découvrir des crocs aussi longs que des dagues, bien qu’aucune canine ne dépasse en général lorsque ses babines se courbent pour révéler son grand sourire.

               

Description psychologique

                   Gai Guerrier : Selon cette apparence, il pourrait être aisé de croire qu’une telle force de la nature soit une bête sauvage et cruelle, usant de sa force pour imposer sa loi auprès de ceux qu’ils considèrent comme inférieur, et fauchant ses ennemis comme des fermiers le blé. La vérité n’en serait toutefois pas moins erronée. Asolraahn est avant tout un Graärh qui admire et aime la vie dans sa valeur la plus grande et la plus pure. Il s’amuse de tout, faisant alors éclater un rire rauque et sincère, comparable à une avalanche de pierre dans les montagnes. Tout l’amuse effectivement, mais c’est bel et bien le combat qui lui procure la plus grande des joies, bien qu’il n’apprécie pas de les déclencher. C’est un batailleur né et il acceptera avec grand plaisir un duel avec ses compères ou d’autres adversaires.

Vertueux : Mais la vie d’un Ashuddh est aussi un long combat, dont la balance oscille perpétuellement entre survie et errance. Un Ashuddh n’a ni tribu, ni famille et il est souvent bien facile de perdre de vue le chemin de son identité et de son âme. Pour Asolraahn, il s’agit de l’une de ses grandes craintes. Si le goût de l’aventure et le combat sont deux choses qui l’animent tout particulièrement, devenir un meurtrier animé uniquement par la rage est une peur ancrée en lui comme un chancre, qui ne disparaît et ne disparaîtra jamais vraiment. Pour lutter contre ses conflits intérieurs, il a choisi de conserver et de suivre le code d’honneur des Graärh, bien qu’il ne fasse plus partie d’aucune légion, ni d’aucune tribu.

Force de caractère : Vous ennuierais-je avec ses qualités ? Ca tombe bien car il a également bien des défauts. Le principal n’est ni plus ni moins que son arrogance. Sa fierté est en effet une amie volage qui sait jouer de ses sentiments, et l’invite parfois à commettre des actes stupides, voire hasardeux. Il est aussi têtu que borné et peut se lancer dans des entreprises périlleuses pour un objectif parfaitement insignifiant. Mais c’est aussi cela qui fait sa force de caractère. Asolraahn ne s’arrête pas à l’obstacle qui bloque sa route et cherche plutôt à foncer tête baissée dedans pour en tester la solidité.

Grossier : Il est foncièrement vulgaire et n’hésite pas à faire usage d’un langage charretier et peu élégant pour dire ce qu’il pense. Il fait bien peu cas de tout ce qui a trait à la politique et à la diplomatie. Il a également en horreur tous les intellectuels qui jugeront ses actes. Bien braillards ceux qui oseront critiquer sa manière de vivre, car les pieds soudain au-dessus du vide, ils hurleront d’effroi !

Chevaleresque : Asolraahn est un guerrier dans tous les sens du terme. Il a conscience de ses forces et faiblesses et souhaite les mettre au service de ceux qui sont dans le besoin. Tiamaranta est un monde dur, très dur pour ceux qui ont fait le souhait de vivre dans ses terres sauvages. Mais c’est un monde encore plus dur pour ceux qui persécuteront des innocents et trouveront face à eux le géant opalin. Il protégera toujours ceux qu’il apprécie, quoiqu’il lui en coûte. Peut-être même au détriment de sa vie…

 

           

       


Proposition d’esprits-liés :


Dernière édition par Asolraahn le Mar 8 Oct - 21:04, édité 11 fois



Dialecte Graärh : #9FF4FF  
Dialecte commun : #71A1A3  
Asolraahn, le Géant opalin [Terminé] A5eg

descriptionAsolraahn, le Géant opalin [Terminé] EmptyRe: Asolraahn, le Géant opalin [Terminé]

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Histoire

               Dans le clair-obscur du salon de la taverne, l’acier de la lame étincela tel un signe de feu iridescent avant de se planter une dernière fois dans le bois taillé de la table avec un son mat. La fille eut un sourire satisfait :

-Alors Asolraahn ? Qu’en penses-tu ?

-Eh bien, tu ne m’as pas fait un trou dans la bidoche, donc je considère que c’était un bon coup, petite. Ta main est restée ferme tout du long et ton bras n’a pas tremblé. Tu peux rouvrir les yeux, maintenant.

Elle s’exécuta et rengaina son couteau. Elle avait la silhouette d’une jeune fille de seize ans, et le couteau était si grand qu’il lui allait jusqu’au genou. Le géant opalin retira sa main au pelage lustré et la secoua nonchalamment. Il observa en même temps les nombreuses marques de couteaux qui ornementaient chaotiquement la surface de la table.

-C’était un exercice amusant, maître d’arme, dit-elle. Je saurai m’en souvenir pour perfectionner ma dextérité.

Le rire profond d’Asolraahn résonna dans la pièce :

-Huit mois que je t’enseigne à devenir une guerrière et tu n’as jamais voulu m’appeler maître d’armes.

-C’est que je ne t’appréciais pas autant naguère, vilain chaton.

-Il est vrai. Tu ne me croyais pas capable de t’apprendre quoique ce soit.

-Comme tu peux le voir, j’ai mûri.

-En si peu de temps pour quelqu’un comme toi ? Permet-moi d’en douter…

Asolraahn demeura un instant silencieux. Il regardait Volga et les traits typiquement humains de son visage. Pourtant, elle avait la peau d’une pâleur cadavérique et il savait qu’à l’intérieur de sa bouche, deux longues canines trônaient fièrement. Il savait aussi qu’elle n’avait absolument pas les seize ans que son apparence suggérait, bien qu’elle soit effectivement un nouveau-né de sa race. Avec les faibles moyens du clan Faust pour accueillir tous les vampires de l’île, son parent et elle avaient choisi de s’installer au port de Nevrast pour y bâtir un lieu de plaisance. Avec la présence du marché noir entre ses quatre murs, des contrebandiers et de nombreux visiteurs du port, le succès avait été au rendez-vous et la taverne avait prospéré.  En trois ans, ils avaient réussi à se construire une nouvelle vie sur ces terres inhospitalières et dangereuses, eux qui avaient tout abandonné au-delà de ces îles.

Mais cette existence, comme de juste, était pleine de danger. A cette pensée, Asolraahn s’attarda sur l’horrible cicatrice rouge qui marquait le haut du front de Volga, où mêmes les cheveux avaient refusé de repousser. Elle avait eu cette blessure il y a deux hivers de cela, lorsque les représailles des Graärhs étaient encore monnaie courante. Cette nuit-là avait été appelé par les vampires « La Sorgue des Crocs » et il était difficile pour n’importe qui de leur soutirer un seul mot de ce qui s’était passé au port ce jour-là. La haine avait bien des visages et ceux-ci se taillaient encore une place dans les mémoires vampiriques.

Pas étonnant que son père m’ait demandé de lui apprendre à se défendre, songea Asolraahn. Comme un tigre préparant ses petits à survivre, Kavalys attendait du meilleur pour sa fille. Il souhaitait qu’elle devienne forte, une prédatrice pour tout ceux qui oseraient un jour revenir les affronter. Le géant opalin ne pouvait lui en vouloir. Il avait essayé de faire de même, il y a longtemps de cela…

-Et puis, aujourd’hui est un jour particulier, ajouta Volga, le tirant de ses rêveries. As-tu tout de prêt pour ton voyage ?

-Je crois que oui.

La vampire acquiesça gravement, son sourire disparut peu à peu :

-Parfait. Tu devras être fort. On dit que Néthéril n’est pas un endroit comme les autres, que son désert est plus chaud qu’un volcan et ses marécages, acrimonieux et hostiles.

-Je ferai attention.

-C’est cela. Tu feras comme toujours.

Le géant opalin sentit la peine qui émanait de son départ. Malgré toute l’assurance qui émanait d’elle, il savait que Volga ne voulait pas le voir partir. Il vint près de sa mince silhouette et lui ébouriffa les cheveux :

-Je me débrouillerai, petite. (Il eut un rictus espiègle.) N’oublie pas que je suis un Graärh, une créature sauvage et bête.

-Tu n’es pas bête. Et tu es un être bon.

-Merci petite. Toi aussi, tu es une gentille fille. Veux-tu bien me servir un pichet ? De l’eau bien sûr. Pour mes loyaux services.

Volga acquiesça avec un clin d’œil, puis gloussa. Le Graärh éburnéen la regarda partir sans dire un mot. Certaines expressions des sans-poils le laissaient parfois très circonspect, les premières étant celles qui venaient de leur peau souple et fine. Il détourna le regard et contempla au dehors les derniers rayons de soleil qui s’échappaient de la coupe nacrée des nuages. C’était un bien bel endroit, et il s’y serait senti chez lui si la demeure et le port en lui-même ne l’avait pas vite fait déchanté. Il se trouvait au fin fond de la Corneille, une maigre ruelle du port de Nevrast, traversant le coin de petits étals et de marchands, où le goût du sang rencontrait les humeurs des passants et les appels à la vente des artisans. Mais la Corneille était malgré tout une misère, comme tout le reste du bourg. On disait de son air qu’il était plus pesant que de l’eau fangeuse, qu’il engluait l’haleine de la mort qui titille les narines comme le sel de mer. On disait qu’une vie là-bas valait moins qu’une tunique mal brodée ou un broc de sang.

Quant à la taverne, celle-ci gisait au fond de cette ruelle, non loin de la mer. Sa devanture décrépie menaçait de s’affaisser, comme pour dissuader les visiteurs d’entrer dans son ombre. La toiture grinçait sous un vent mordant qui s’engouffrait dans les moindres fissures et ressortait en sifflotant comme un spectre vengeur. Le panneau où s’inscrivait le nom de l’établissement était couvert de moisissures et d’anciens lacis de sang séché marquaient les murs de bois brut. La Lune Sanguine n’avait pas une meilleure réputation que le quartier. Car cette dernière était le repère de bons nombres d’affreux et de la lie des autres régions, des vampires et des humains de mauvaises réputations ; des mercenaires, des coupes-gorges et des chasseurs de primes, ivrognes de sang pour la grande majorité,  faisaient leurs hommages et préparaient leur mauvais coup pour la semaine en ces lieux.

D’autre part, il y faisait froid, mais cela n’était qu’un détail parmi tant d’autres. Volga finit par revenir, une cruche d’eau fraîche dans sa main. Elle la posa sur la table et s’approcha de la cheminée. Elle souffla patiemment sur les braises et relança une flammèche dans le bois à demi carbonisé. Quand elle revint s’assoir, elle suivit le regard du géant et se laissa submerger par la vue :

-Par les Divins, comme j’aime cet endroit, murmura-t-elle. Pourtant, je n’ai jamais mis les pieds plus loin que ce port. Même mon père ne veut pas m’emmener dans la forêt.

-Et il a bien raison. C’est un endroit dangereux. Mais il y a de nombreux endroits bien plus beaux par-delà le monde. Pourquoi n’irais-tu pas voyager ? Tu m’as dit que c’était ton rêve.

Il prit un drap en lin qu’il posa sur les épaules de Volga pour la couvrir. Même si elle était une vampire et que le froid lui causait plus de mal à lui, il prenait un soin tout particulier pour la fille, comme un oiseau s’occupant de ses petits. Quand Kavalys lui avait demandé de rester pour s’occuper de la taverne, le temps qu’il parte ravitailler son stock au port, Asolraahn avait accepté sans condition. Il s’était pris d’affection pour la petite, et il n’avait jamais refusé de rendre un service à son ami tavernier.

-C’est vrai, répondit-elle après un instant d’hésitation. Mais tu sais, j’ai peur de partir. (Elle haussa les épaules) Il m’arrive de monter jusqu’au sommet de la vallée parfois. Quand je regarde l’horizon, un mélange d’excitation et d’appréhension me gagne. J’ai du mal à respirer, et j’ai l’impression que mes membres deviennent comme du plomb.

Elle leva les yeux vers lui. Asolraahn acquiesça et sourit.

-J’ai déjà vécu cela maintes et maintes fois, dit-il de sa voix grave et rauque. Chacun, un jour, fléchit à l’approche de l’inconnu. C’est le moment où la peur prend aux tripes et te laisse un drôle de goût dans le gosier. Mais cet instant de doute n’est qu’une illusion, Volga. Tout ce qui compte réside dans le premier pas que tu accepteras de faire. Alors, ton cœur domptera ta peur pour en faire une force et ne te laissera plus jamais tomber.

-Tu as beaucoup voyagé, toi ? (Asolraahn acquiesça en pouffant) S’il te plaît, raconte-moi comment c’est là-bas !

-Eh bien, je pourrais sans doute te raconter…

Il se tut. Son pelage eut un frisson. Cela se traduisit par un tremblement soudain, puis les poils se figèrent comme des larmes de pierre. Volga écarquilla les yeux également. Ses sens l’avaient saisi et elle comprit que quelque chose se tramait. Elle regarda par la fenêtre. Ils étaient quatre. Quatre silhouettes sveltes, quatre spectres noires se découpant dans le ciel crépusculaire. Immobiles. Menaçants. Lorsqu’elle les vit, Volga laissa échapper sa haine :

-Que les Sept nous gardent ! Ces chiens sont revenus.

-Des tourtereaux à toi ?

-Plutôt à mon père. C’est Areïdan et ses maudits compagnons. Ils ont une querelle avec nous depuis des lustres. Ils veulent assoir leur domination sur la Corneille et convoitent la taverne de Kavalys. Maudit soient-ils.

-Qu’est-ce que tu comptes faire ? s’enquit le géant.

-Ca dépend. Ils sont nombreux… Qu’en penses-tu ?

Le Graärh resta un moment silencieux. Puis il se leva, se dirigea vers le fond de la taverne où était posé son bâton en ébène, et le prit d’un geste gracieux de la main. Il eut un grand sourire sur lequel se révélaient quatre longues canines. Un de ses rares sourires carnassiers :

-On serait de mauvais hôtes si on ne venait pas accueillir des invités. Je crois que je vais leur passer le bonjour.

Asolraahn rit de sa propre plaisanterie. Volga acquiesça, s’empara de son épée et se leva en effectuant quelques moulinets pour s’échauffer. Le géant opalin s’approcha et posa son immense patte sur son épaule :

-Ton autre arme s’il te plaît, lui dit-il doucement

-Pourquoi donc ? Ils sont venus nous tuer.

-Parce que tu es mon élève et que je te le demande. Et parce que la portée du bâton te donnera un avantage sur celle, plus petite, de leur lame.

Elle s’inclina après un instant d’hésitation, puis s’empara du bâton en bois de bouleau que le Graärh lui avait confectionné. Ce dernier hocha la tête et passa l’entrebâillement de la porte, en inspirant une grande bouffée d’air frais. Comme il faisait bon de vivre au bord de l’île ! Il sortit avec calme et assurance.
Les quatre ombres rampaient vers la taverne.
Les lueurs du crépuscule s’évanouirent.
Le soleil disparut derrière l’horizon
La voix d’une fille près de lui.

-Sois prudent, maître d’armes.

-Toujours, petite. Toujours.

∙・❊・∙


La chaleur de la yourte agissait sur lui comme un baume réparateur. Il était dans un tel état d’allégresse qu’il demeura ainsi dans son couchage pendant encore de longues minutes. Il admira comme à l’accoutumée les motifs qui nappaient le toit de la demeure. Un mouvement sur sa droite fit vibrer ses oreilles. Il se tourna tranquillement en toussotant.

Les yeux qu’il croisa brillaient d’une lueur féline et sauvage, rappelaient la couleur de l’ambre. La Graärh qui les possédait pouvait également se vanter d’avoir un pelage de la même couleur, quoique légèrement plus foncé. Elle était d’une extrême beauté. Elle le regardait avec beaucoup d’amour et de tendresse. Avec de la tristesse aussi. Elle toucha sa poitrine en clignant des yeux.

-Voilà une belle cicatrice. Je suis contente. La blessure a pu se refermer.

-Elle aurait pu me tuer. Mais tu m’as soigné. Tu m’as sauvé la vie.

-Comme tant d’autres fois…

Il ne répondit pas. Elle poursuivit son examen, la tête reposant contre son épaule.

-Je sens ton cœur. Je l’entends battre. Très lentement. (Elle le dévisagea avec surprise, puis sa tête s’abaissa) Ah ! Je comprends. Pardonne-moi. Tu es, semble-t-il, étrangement résigné à l’idée de t’en aller loin des tiens.

La main d’Asolraahn vint caresser son pelage ambré. Au contact de ses griffes, elle ne put réprimer un ronronnement. Elle ferma des yeux empreints de regrets.

-Ne sois pas malheureuse, lui dit-il. Tu ne le mérites pas. Tu as bien d’autres mâles. Ils te donneront des portées de graahrons forts et puissants.

-Mais aucun d’eux ne te remplacera !

- Sha’Leeh …

-Tu étais le premier. Mon premier. Tu as remporté trois duels pour moi, et même avant que tu gagnes, je te désirais déjà. Je t’ai choisi et te choisirais encore si je le pouvais. Non, ne te détourne pas. Je veux voir les yeux de la personne à laquelle je parle.  

-Ce n’est pas ainsi que cela fonctionne. Ce n’est pas comme cela que nous faisons.

-Que les Esprits renvoient ces traditions dans l’oubli ! (Elle pesta encore, puis sa voix prit un ton amer) alors c’est fait. Ta décision est prise et rien n’en changera.

Ils se regardèrent longuement, très longuement. La bise froide du vent se déroba aux travers du rabat de la yourte et les toucha. Elle dansait alors qu’Asolraahn ramenait la couverture en peau sur eux. Sha’Leeh se serra doucement contre lui et il ne la refusa pas. Au contraire, il continuait de caresser sa fourrure ballotée par le vent.

-Cela n’a pas de sens, murmura-t-elle. Est-ce la haine qui te ronge à ce point ? Est-ce la douleur de sa perte ? Le mal est fait. Notre fille ne reviendra plus. Plus rien ne peut changer ce qui a été.

- Je devais la former et la protéger. Elle était la seule qui avait survécu. Une seule sur une portée de cinq. Mais ils sont venus… ils l’ont enlevé. Notre unique trésor. J’en avais la responsabilité. (Un éclat de fureur passa dans son regard) Et je n’ai rien pu faire. J’ai échoué. Il n’y a aucun rituel, aucune quête, ni aucun duel qui saura ramener la paix dans mon esprit et mon cœur. Est-ce que tu comprends ? Je ne puis… pas tant que je n’aurai pas la certitude de sa mort.

- Est-ce donc la vie que tu veux mener ? Suivre un mirage par-delà le monde, sans savoir où il se trouve ?

-Peut-être…

-La légion ne te le pardonnera jamais. Kamda Illidim te le fera payer. Tu es l’un de ses plus grands guerriers et tu l’abandonnerais ? Comme ça ?

-Je ne peux faire autrement. Mon honneur me l’interdit.

-Tu vivras reclus, un Ashudd de plus sous l’ombre d’autres royaumes. Tu seras haï des tiens et des races qui ne nous comprennent pas.

-J’en ai conscience.

Sha’Leeh secoua la tête, un liquide salé s’écoulant jusque sur sa truffe noire. Elle soupira.

-Tu es comme la lionne acculée au fond de la grotte qui découvre ses petits morts après avoir échappé aux charognards. Pour tout le monde, elle a réussi à survivre et pourra perpétuer sa lignée. Mais pour toi, elle a perdu sa portée et ne s’en remettra jamais. Cette route que tu as décidé de prendre, cette route semée d’embûches et d’errance, te conduira au même endroit que notre fille, Asolraahn. Est-ce vraiment ce que tu veux ?

-Je le crains.

Le silence. Une éternité de silence.

- Sha’Leeh, je…

-Non, ne t’excuse pas. Je déteste les excuses.

- Sha’Leeh …

-Reste près de moi. Une dernière fois. Car après cela, nous ne nous reverrons plus. Non ne dis rien. Je le sais. Quand on quitte Vat’Em’Medonis, on ne revient jamais. C’est mieux ainsi. Mais je prierai néanmoins… Je prierai les Esprits que tu retrouves la paix.

Le ciel s’éclaircissait au dehors. Les couleurs chatoyaient sur les pans de la hutte. Elles sonnaient bien irréelles à leurs yeux. Asolraahn serra Sha’Leeh plus fort contre lui. Ses babines frôlèrent les poils de la Graärh. Il sentit son odeur sucrée. Ils s’enlacèrent une dernière fois. Puis ils firent le deuil de leur nuit d’amour.

∙・❊・∙


La taverne était plongée dans le silence. Les cormorans avaient cessé leurs cris, et seul le vent apportait encore un peu de vie dans le port. Les quatre formes noires filaient sur la pente avec des mouvements fluides et rapides. Ils allaient en silence, tenant dans leurs mains d’épaisses et longues lames qui ne reflétaient pas la lueur de la lune. Dans les ombres, on aurait dit qu’elles formaient des extensions à leurs bras.

Le guerrier opalin et la vampire se tenaient immobiles comme des statues devant l’entrée de la demeure. Sur un hochement de tête d’Asolraahn, Volga s’éloigna de lui de deux pieds, effectuant des passes avec son arme pour s’assurer un espace et ne pas gêner le Graärh. Ses yeux brillaient d’une lueur sauvage, comme ceux d’un rapace. Mais il émanait également de son regard une profonde animosité, qui se ressentait jusque dans ses mouvements raides, trahissant son excitation. Près d’elle, Asolraahn leva son bâton pour le poser lentement sur son épaule droite en disposant ses doigts curieusement sur le manche. Ses gestes étaient empreints de sérénité. Lorsqu’un bruit de pas retentit, il se retourna. Il ne trembla pas d’un cil en voyant les nouveaux arrivants sauter au-dessus de la petite barrière de métal noire. Les vampires s’arrêtèrent en s’espaçant les uns des autres. Ils avaient remarqué depuis longtemps les deux combattants devant la porte. Ce n’était ainsi pas la peur qui les avait stoppés, mais bien la décision commune de se répartir astucieusement à l’approche du combat. Du point de vue du géant opalin, ils avaient tout de l’allure de spectres. Ils étaient habillés de pourpoint noir impeccable et leurs cheveux d’acier ou noir comme l’encre flottaient en une forme éthérée derrière eux. Ils rendaient grâce à l’éclat de la lune. Leur regard à tous était le même : froid, hardi et arrogant.

Asolraahn resserra la prise sur son bâton. Au même moment, il arbora un grand sourire :

-Bienvenue ! tonna-t-il. Êtes-vous venus pour boire un petit verre entre ami ?

Les vampires se regardèrent. L’un d’eux, le plus grand, s’avança et prit la parole en se tournant vers Volga.

-Tu es le nouveau-né de Kavalys ?

-Qui le demande ? répliqua-t-elle.

-Je suis Areïdan du clan Illmarïe. Ton parent n’est pas un être très diplomate. Je viens de retrouver la dépouille des deux assassins que j’avais envoyés pour le tuer dans ma demeure.

-Quelle diplomatie ! fit remarquer Asolraahn. A ce niveau-là, j’appellerai ça un retour de politesse.

Les yeux noirs du vampire se posèrent sur lui.

-Personne ne s’adressait à toi, la bête.

Volga s’avança en posture de combat mais le géant opalin s’interposa. Son sourire demeurait.

-Mais bien sûr que si, face de cul. Car le bien heureux Kavalys m’a chargé de la protection de sa fille. Cela signifie que tu me parles à moi tant qu’il n’est pas présent.

Areïdan eut une moue de dégoût :

-Kavalys est tombé bien bas pour engager des félins dans son domaine. Quand je pense que je le considérais comme un rival.

-Il suffit. Les tavernes sont des lieux où il fait bon vivre et bavarder en paix. Si tu n’es pas venu pour ça, transmet ton message et tire-toi d’ici.

-Espèce de sauvage insolent, siffla le vampire. Je gage de trouver une petite place pour ta tête dans la fresque aux monstre que je concevrai. Quant à Kavalys, sache que je vais effectivement lui transmettre un message. Pour avoir osé défier ma supériorité et mon rang. Ce sera un message de sang, que j’écrirai avec le sang de sa fille. Et avec le tien pour faire bonne figure. Cette condamnation est sans appel.

Areïdan posa sa main couvert d’un gant noir sur la poignée de son épée et le crissement de l’arme sortant de son fourreau résonna. Les ombres de ses compagnons se muèrent autour de lui, se déplaçant comme une meute dont il était l’unique chef. Un cheval attaché à la clôture de l’écurie hennit, frappa les râteliers à paille de ses sabots. L’air se chargea d’une tension aussi palpable qu’un fil de soie. Le guerrier opalin se retrouva très vite encerclé dans la nuit noire, Volga dans son dos pour le couvrir. Il eut un autre de ses gloussements en les avisant tous de ses yeux de chat, puis secoua la tête.

-Ah, mes petits chibis… Vous commettez là une bêtise. Et les bêtises, sachez-le, c’est comme les verres à la taverne. On finit toujours par les payer.

Soudain, les ombres chargèrent sous le clair de lune. Asolraahn pivota sur la droite. Le bois du bâton étincela d’une lueur spectrale. Le corps d’Areïdan fut propulsé sur trois pieds avant que ce dernier ne se rattrape sans difficulté sur le sol et revienne à la charge. Les ombres firent un bond ahurissant. Une épée en acier surgit au-dessus de lui. Le guerrier opalin se retourna, mit un genou en terre et tint son bâton par les extrémités à l’aide des deux mains. L’épée ripa sur le bois d’ébène et il la repoussa sans difficulté avant de riposter férocement.

Derrière lui, Volga chargea les deux autres vampires. L’un d’eux bloqua la lumière de la lune. Elle s’arrêta un instant, hésitante, puis frappa. Plus leste et agile que le géant, elle esquiva ensuite deux attaques et para une troisième. Un sifflement retentit. Elle fit une roulade sur son épaule à une vitesse surhumaine. Asolraahn surgit brusquement et enfonça violemment son bâton dans le visage de l’agresseur, pulvérisant la chair et la cervelle.

Une lame mordit dans le dos du géant qui hurla de douleur. La pointe acérée rejaillit, rapidement parée par le bâton de Volga. Cette dernière dut ensuite reculer face aux assauts répétés des deux vampires. Au même moment, Areïdan arracha le sabre des mains du vampire mort et ses compagnons reformèrent un groupe à ses côtés.

Mais ce fut alors au tour d’Asolraahn de bondir sur les assaillants. Ces derniers reculèrent de surprise. Ce n’était pas l’assaut du guerrier qui avait provoqué ce sentiment. C’était son rire. Un rire tonitruant, terrifiant, qui portait aussi loin que le vacarme d’une avalanche de pierre. Volga se joignit à lui et le duo en profita pour les prendre par surprise et les faire reculer à nouveau. Mais les vampires n’avaient pas dit leur dernier mot ; les bâtons, aussi éblouissant furent-ils, ne les découragèrent pas. Asolraahn se jeta sur Areïdan, para deux coups, s’esquiva avant de faire contrepoids de son arme sur son épaule pour en parer un troisième. Il se fendit ensuite sur la droite, son bâton tournoya, devenant un cercle chamarré entre ses mains. Un autre craquement d’os, suivi d’un cri. Le combat se poursuivait avec un rythme effréné. Les vampires se battaient avec une vitesse surnaturelle, et il se passa un instant pendant lequel parades et ripostes s’épousèrent en une danse mystique. Parfois, le bâton maîtrisait l’épée et un hurlement éclatait dans la nuit. Mais d’autres fois, c’était l’acier qui opprimait le bois, et le sang coulait. Couvert de blessures, Asolraahn finit par reculer. Il sentit la présence d’une menace passant furtivement à côté de son oreille. Il tenta de se baisser, mais ne fut pas assez rapide : La lame d’Areïdan l’écorcha au visage avec une force phénoménale, réduisant son œil en bouillie. Asolraahn gronda de colère. Il porta à l’aveugle un coup d’estoc de son bâton et recula encore. Une autre lame siffla dans l’air, frôlant sa crinière. Le guerrier attrapa alors son ennemi, lui brisa la nuque d’un coup sec et le jeta au loin. La fatigue transpirait de ses membres tremblants. Il vit Areïdan à nouveau et leur combat reprit. Mais le géant opalin fut trop lent. La lame glacée trancha dans ses chairs.

Le Graärh tomba à genou, ne se tenant que par son bâton en grognant de douleur. Son ennemi avait cessé de bouger. Asolraahn put voir son visage. La mine qu’il arborait soulignait un aspect malveillant comme jamais il n’en avait vu. Il lui fallut un petit moment avant de comprendre pourquoi : Son sourire. Le rictus arrogant qu’il portait éveillait en lui crainte et colère.

-C’est tout ? demanda-t-il. Pas de hurlement ? Pas de rugissement sauvage ? Je dois admettre, je suis déçu pour un spécimen de ton genre. Dommage. Je demeurerai éternellement insatisfait. Eh bien, va donc rejoindre tes esprits, monstre.

Il chargea. Le géant opalin perçut un mouvement près de lui. Volga apparut dans son champ de vision et fracassa le poignet d’Adeïran, lui faisant perdre son épée. Voyant sa seule chance, Asolraahn brandit son arme et le ficha en plein dans la tempe. Le corps du vampire s’effondra, encore agité de soubresauts :

-Tu aurais mieux fait de fermer ta grande gueule, maugréa-t-il.

En voyant les deux combattants debout au-dessus du cadavre de son chef, le dernier des assaillants se releva et s’enfonça dans la ruelle sombre, ne devenant plus qu’un simulacre de silhouette. Alors seulement le guerrier opalin s’autorisa à s’effondrer. Volga, le cœur battant à tout rompre, le rattrapa maladroitement :

-Asolraahn ! s’écria-t-elle.

Elle essaya de le relever, en vain. Elle perçut les stigmates de la douleur tordre les traits du Graärh :

-Lève-toi ! La taverne est juste là !

-Je crois… que tu vas devoir appeler quelqu’un, murmura-t-il dans un soupir.

-Asolraahn, tu trembles ! Oh par les divins, ton œil…

Il perdit conscience.

∙・❊・∙


Son esprit à la dérive manquait de lâcher prise à tout instant. On rugissait à l’intérieur, hurlait en une cacophonie incohérente, exaspérante. Il avait la très nette impression que ses jambes et ses bras ne voulaient plus lui répondre et il pensa même que Volga avait décidé de les lui couper. On le fit pourtant avancer dans une pièce. Il le remarqua au changement de température et aux lueurs orangées qui naquirent devant ses yeux hagards. Asolraahn se sentit vaciller et se laissa lentement tomber vers ce qui semblait être un plancher d’orne. Le délire s’agrippait à sa conscience comme une griffe chevrotante, lui faisait voir milles et une étrange hallucination.

∙・❊・∙


-Là, sur le matelas… Doucement Asolraahn, doucement… Par les Divins… tant de sang.

-Tu… disais ?

-Non rien. Respire Asolraahn. Non, ne retire pas la couverture, elle te tient au chaud. Les miens sont partis au palais. Mon père aura vent de tout ceci. Il amènera Marissa la guérisseuse.

-Combien de temps…

-Des heures, je ne sais pas. Cesse de jacasser ! Respire fort… Asolraahn ?

-Oui.

-En fait, continue de parler. Ne t’arrête pas, sinon tu vas t’endormir… je ne veux pas que tu t’endormes, d’accord ?

Un sanglot, lourd, dans la voix.

-Bien sûr petite. Ne t’en fais pas. (Il essaya de toucher son orbite mutilé mais la main de Volga le retint) Je comprends. Cela ne doit pas être beau à voir.

-Ca ne l’est pas. N’y pense plus.

-Où suis-je ?

-On est à la taverne. Toujours. Est-ce que tu as soif ?

-Non… je ne veux rien boire, ni manger… Mmh…

-Il faut que tu parles, ne t’endors pas !

-Que puis-je dire ?

-Raconte-moi une histoire. Celle avec ta fille, lorsque vous étiez tous les deux sur l’inlandsis.

-Mais… tu l’as déjà entendu. Tu la connais par cœur.

-J’ai oublié quelques petites choses, mentit-elle.

-Très bien…

∙・❊・∙


La silhouette fine et élancée de Taar’Melaah surgit de sous la glace pour planter son épée dans sa proie. Son adversaire se retourna et esquiva le coup en poussant un grondement qui fit trembler l’iceberg. Taar’Melaah ne recula pas. Elle avait six ans et elle n’avait pas peur des monstres, pas même des vers des glaces qui vivaient sur la côte brisée de la banquise. Le monstre chargea à son tour, ses griffes telles des dagues de noirceur apparurent dans son champ de vision, prêtes à la réduire en bouillie. La Graärh se tordit vers l’arrière et un bras immense passa à un cheveu au-dessus d’elle. Elle se détendit ensuite comme un ressort et sa lame partit en un coup d’estoc vicieux sur son ennemi. Mais ce dernier bloqua aisément la lame entre ses deux mains et appliqua une torsion qui souleva Taar’Melaah dans les airs. La Graärh atterrit en effectuant un roulé-boulé, se releva en faisant tournoyer sa lame astucieusement de manière à trancher ce qui s’approcherait d’elle. Une ombre rampante se manifesta sur la glace. La guerrière se retourna, vit son ennemi qui revenait plus vite qu’elle ne l’avait prévu. Elle poussa un grondement de guerre, bondit sur lui et fit de nouveau tournoyer sa lame en traçant un cercle d’acier. Elle la stoppa finalement lorsque celle-ci toucha la crinière blanche. Dans le même temps, elle sentit des griffes effroyablement grandes se saisir de son épaule.

Les deux combattants restèrent ainsi durant cinq bonnes secondes. Comme cousue dans la brume matinale, leur silhouette aux formes délicates se détachait du paysage. Inodore à leurs oreilles, le chant des Douceurs de Cawrs, dans le bois près de la côte, retentit. Asolraahn éclata de rire et se redressa :

-Bien joué, petite ! rugit-il. Un jour, tu seras une grande guerrière. Tu n’es pas fatiguée ? Si tu veux, nous pouvons faire une pause.

-Une pause ? s’écria Taar’Melaah. Jamais ! Je peux continuer. (Elle eut un drôle de sourire) Ou alors… me le demanderais-tu pour masquer ton propre état ?

Le rire du géant opalin perça les bois de sa mélodie, faisant fuir les Douceurs de Cawrs qui ne purent supporter ce tintamarre.

-Tu as raison ! Je suis exténué. Nous reprendrons un peu plus tard. Allons, rentrons avant que le blizzard nous lèche les poils !

Ils quittèrent les côtes et la banquise. Ils reprirent la route vers les bois sombres. Là, ils suivirent un long chemin sinueux et remontèrent en haut de deux immenses falaises qui s’opposaient dans une lutte invisible. Leurs parois creusées présentaient de vastes aspérités dans la roche. Asolraahn s’installa au bord du précipice et invita d’un geste sa fille à prendre place près de lui. D’ici, ils avaient une vue parfaite sur le port en contrebas, où les pêcheurs Graärhs emmenaient leurs bateaux et les abritaient des orages et du vent. Mais ce qu’ils étaient réellement venus admirer, c’était les grandioses igloos qui trônaient sur la colline en haut de la légion Vat’Em’Medonis. Le soleil y déversait sa lumière pourvoyeuse de vie, et les bâtisses avaient pris l’allure d’une membrane translucide. Elles luisaient comme des joyaux d’une taille exceptionnelle. Taar’Melaah poussa un ronronnement de bonheur en contemplant ce spectacle. C’était leur chez-eux. Leur demeure à tout jamais.

Ils attendirent ainsi, jusqu’à ce que finalement les nuages recouvrent une partie du jour et que les igloos se ternissent. Asolraahn déclara :

-Il est temps de rentrer, petite. Dans une semaine, tu entameras une nouvelle vie et tu deviendras une Graärh à part entière. (Sa voix profonde était altérée par la fierté et son regard se posa sur elle) Tu es une shikaaree accomplie et tu as bien grandi. Nous avons beaucoup parlé, mais c’est à toi qu’il revient de décider. As-tu songé à la cérémonie prochaine ? As-tu choisi ta place au sein de notre légion ?

-Ma place ? (Taar’Meelah se leva avant de se tourner vers lui) Elle est à tes côtés, père. Je ne veux pas devenir une Kisaan ou une guérisseuse. (Elle secoua brusquement comme pour appuyer sa détermination) Je veux devenir une Naayak, comme toi !

-Tu as ce pouvoir, petite. Mais il te faudra devenir forte et astucieuse pour y parvenir. Et tu devras accomplir un exploit aux yeux des nôtres.

-J’en ai conscience. Et j’ai conscience aussi que je ne réussirai que si tu m’acceptes comme apprentie. Tu es le plus grand Graärh que je n’ai jamais vu ; De toute ma vie, jamais je ne t’ai vu perdre un seul de tes combats. Et je veux que tu m’apprennes à me battre et à devenir aussi forte.

Asolraahn se leva à son tour. Il s’approcha et posa une patte griffue sur son épaule. Leurs yeux se croisèrent et on pouvait lire toute la bienveillance qui jaillissait du regard du géant :

-C’est avec honneur que j’accepte. Tu seras Taar’Melaah, shikaaree de Vat’Em’Medonis et, si les Esprits le veulent, Nayak un jour.

Toute la tension qui régnait dans la jeune graahron s’évapora. Elle émit un ronronnement et se saisit de son épée :

-Alors, il n’y a pas de temps à perdre ! Quand continuons-nous ?

-Du calme ! grogna sévèrement Asolraahn, calmant ses ardeurs. Tu es mon apprentie désormais. Tu devras suivre la moindre de mes indications. (Il reprit plus doucement) Et c’est à ton maître d’armes de décider de l’heure où l’on se bat. Pas avant ni plus tard. Car l’apprentissage n’est pas que physique. Il se passe aussi là-dedans (il se pencha et tapota sa tête avec un clin d’œil) Alors viens et écoute.

Ils s’installèrent à nouveau sur le rebord de la falaise. Les petits yeux de Taar’Melaah restaient fixés sur le géant opalin :

-Laisse-moi te donner une leçon, Taar’Melaah. La première et la plus importante, si tu veux vivre et te battre comme un shikaaree. Dans notre monde, toute chose est composée de substances, qui se meuvent à travers le temps et l’espace. Ainsi, le monde autour de nous n’est que mouvement et rythme et nous sommes tous liés à ces forces, comme les Esprits sont liés au ciel. Pour devenir toi-même, tu devras apprendre à créer la cadence qui accorde ta vie. La créer et l’imposer pour trouver ta place dans le monde.

-Je ne suis pas sûre de comprendre, Père.

-Dis-moi ,Taar’Melaah, durant la cérémonie des volants du printemps dernier, as-tu écouté de nombreux chants au banquet ?

-Bien sûr ! Surtout ceux de Vaaila et Keëmdi.

Le géant opalin acquiesça en souriant.

-Tu les aimes beaucoup ces deux-là. Tu apprécies leur musique.

-Oh oui, père !

-Et Darghiirï ?

-Mmh… pas vraiment.

-Pourquoi cela ?

-Eh bien… il chante… très mal. (Asolraahn éclata de rire ce qui l’encouragea) Et à chacune de ses apparitions, j’avais les poils qui se hérissaient de façon très désagréable.

-Sais-tu ce qui créait ce phénomène ? Pourquoi sa musique sonnait-elle fausse ?

-Certains moments étaient dissonants, mais surtout, il avait l’air d’être parfois comme…

-Décalé ?

-Oui ! Le tempo n’était pourtant pas si rapide.

-Mais il n’était pas en rythme avec sa propre musique. Et tout le monde l’a ressenti comme une blessure dans son chant. Elle se traduisait comme un malaise, comme si l’on sentait sa difficulté à comprendre sa propre mélodie. (Il leva une griffe à hauteur de ses yeux) Un combat n’est pas si différent d’une musique. Et un Shikaaree n’est pas si différent de lui. Il a un tempo, un rythme et un mouvement. La posture, la forme et la discipline constituent son mode d’expression et de communication. Elles lui permettent de parler avec son cœur et de laisser libre cours à toutes ses passions enchaînées. Pour vaincre, le véritable but d’un guerrier n’est pas de se battre, c’est de créer le rythme du duel, de le manipuler afin de perturber celui de ton adversaire. C’est pour cela que lorsque deux combattants ayant le même niveau d’adresse et de force s’affrontent, leur duel semble être une danse sans fin. Parce qu’ils ont atteint un rythme qu’ils sont les seuls à pouvoir réellement comprendre. La moindre dissonance, le moindre décalage à ce tempo décidera du gagnant et du perdant.

-C’est ce que tu fais ? Avoir le bon rythme, je veux dire, c’est comme ça que tu gagnes ?

-Non, moi je rugis plus fort que les autres et j’avance sans réfléchir. Ca a toujours marché jusque là !

Taar’Melaah le bouscula avec son coude. Asolraahn l’attrapa, ses coussinets relevés en un air narquois. Ils s’amusèrent au-dessus du glacier, oubliant la côte et les eaux glacées. Une brise fraîche fit bruisser l’herbe autour d’eux. Le soleil était haut dans le ciel : Midi venait de passer et c’était là une belle journée de printemps que rien ne pouvait troubler. Taar’Melaah entendit alors un chant porté par une voix raffinée et au ton gracieux. Elle se tourna vers son père en ronronnant. Elle sut dès les premières paroles que son père chantait pour le village et l’inlandsis. Pour la beauté de sa terre et pour la richesse de son existence. Et pour elle. Quelle voix c’était ! Quand il chantait, se dit-elle, il y mettait tant de chaleur et de joie que l’été lui-même s’inclinait devant lui. Il chantait avec le cœur, portait avec lui la force de son âme et l’aura de sa passion endiablée.

Alors sa fille le suivit, de sa voix plus fluette et aigüe, et le son de leur chant fila à travers le vent et glissa sur les falaises. Ils chantèrent longtemps, et lorsqu’ils eurent finis, le silence les cueillit non pas avec de la peine et du regret, mais avec fierté et respect. Ils s’assirent de façon plus confortable, et laissèrent leur esprit vagabonder dans les méandres de leur mémoire.

-Je ne te remercierai jamais assez pour tout ce que tu m’as apporté, murmura Taar’Melaah. Je t’aimerai toujours, Père.

-Je t’aime aussi, ma fille. (Il l’a pris entre ses bras) Jusqu’à ce que les étoiles se consument et meurent. Tu as été un cadeau des Esprits pour ta mère et moi. Tu signifies beaucoup. Puisses-tu encore grandir et vivre une vie telle que fut celle de ton souhait.

-Je ferai ainsi, en gardant tes enseignements pour toujours dans mon cœur. C’est une promesse.

∙・❊・∙


Le village était la proie des flammes. Le sang noyait la terre en une rivière macabre et le vent ballotait les yourtes avec la fureur d’un Blizarêve. Sur une grande place à l’Est, les cris fusaient à tout va et la bataille faisait rage. Une horde de bipèdes à la peau nue et sale, des pirates arborant des pourpoints rapiécés et des brigandines déchirées, de noir et de rouge, surgissaient et tuaient tout Graärh portant une arme. Il n’y avait aucune grâce dans leur mine patibulaire, déchirée par un rictus de haine. Ils ne se battaient pas avec honneur, mais tuaient sans vergogne, prenant le village par surprise. En l’espace de quelques minutes seulement, la bataille tourna à l’hécatombe.

Quel sinistre mal pouvait avoir engendré une telle cruauté ?

Les Graärhs qui ne savaient pas se battre étaient enchaînés comme des animaux, sans scrupule d’aucune sorte. Le métal arrachait le pelage et la chair pour les marquer à jamais. Tout n’était que clameur féroce, épées qui s’entrechoquent, peaux qui se découpent, cendres qui se dérobent dans l’air et piétinement de bottes.

Asolraahn s’élança au milieu du tumulte de la bataille. Là, l’odeur du feu de bois et les particules ardentes étaient devenues monnaie courante. Il arriva très vite dans ce qui lui parut être une vision honnête et précise de l’horreur. Les pirates hachaient menu des dizaines de Graärhs disséminés dans le village. Thir’Kal, un Shikaaree de grand talent mais alors désarmé, s’effondra après qu’une lance en acier forgé ne se soit glissée dans son ventre. En passant près du cadavre, le géant opalin vit ses entrailles badigeonner le sol. Un sentiment de rage s’enfonça peu à peu dans les racines de sa conscience.

Des hommes aux regards lugubres vinrent dans sa direction. Asolraahn passa aussitôt à l’attaque, enfonçant férocement son bâton dans la gorge du premier. Le bois fut noyé dans le sang, mais le géant opalin n’en avait cure. Il ressortit son arme et enchaîna parades et assauts féroces avec ses autres adversaires. Les bipèdes étaient vifs et rapides. L’un d’entre eux se jeta à une vitesse incroyable sur son flanc droit. Le guerrier faillit ne pas voir le coup arriver ; Il lâcha son bâton, rattrapa le bras armé de son ennemi et brisa sa jambe d’un puissant coup de talon. L’homme s’écroula en hurlant. Une épée découpa sa chair et le géant opalin, pris de fureur, balança sa patte griffue sur le heaume du guerrier et le décapita. Il reprit son bâton au sol et poursuivit le combat avec une égale brutalité. Malgré leur supériorité numérique et ses blessures, le Graärh était plus rapide et plus fort et il les faucha comme de la paille. Il courut dans la boue et le carnage, chercha des survivants à épauler. La fumée noirâtre et la chaleur surnaturelle qui régnait sur l’inlandsis lui piquait les yeux. Un feu terrifiant surgit d’une masse de silhouette noire et embrasa les yourtes toutes proches.

Sorcellerie ! pensa Asolraahn. Comment est-ce possible ? Ces humains peuvent-ils s’être emparés de spirites ?

Un arbre tordu se rompit sous la puissante magie et se brisa. Surpris par ce spectacle, l’attention d’Asolraahn fut très vite attirée par une silhouette plus grande que les autres. C’était Sha’Leeh qui affrontaient tant bien que mal ses adversaires autour d’une ruine. Le géant opalin poussa un rugissement de guerre et s’élança dans la mêlée. Il rejoignit la Graärh et ensemble, ils se battirent avec la vivacité de l’aigle et la force du Fenrisúlfr. Un cor de guerre entonna son chant. Peu à peu, les bruits de lutte cessèrent à mesure que les pirates se précipitaient loin des ruines qu’ils avaient causées, sans rang ni cohésion. Un jeune humain glissa sur le sol et la patte d’un shikaaree l’écrasa, faisant éclater son crâne. Les armées se séparèrent et il n’y eut bientôt plus que le silence.

Asolraahn s’approcha de Sha’Leeh. En voyant les blessures sur ses bras et son ventre, ses yeux s’ouvrirent en grand :

-Il faut que je t’emmène chez les guérisseurs, décida-t-il soudainement.

-Bas les pattes ! cracha Sha’Leeh en tremblant. Ces blessures guériront. (Elle releva la tête et constata enfin l’ampleur du massacre). Tout est terminé. Par les Esprits… ils paieront pour cela ! Je leur ferai payer !

-Sont-ils venus voler nos récoltes ? Ont-ils pillé les demeures ?

La Graärh se tourna vers lui, et Asolraahn eut la sensation qu’elle le regardait comme s’il s’agissait là de leur première rencontre :

-Ils ont pillé, oui. Et ils nous ont pris ce que nous avions de plus précieux.

Elle baissa la tête, et alors le sang d’Asolraahn se glaça :

-Sha’Leeh,… où est Tar’Melah ?

-Loin, murmura-t-elle après des secondes qui parurent des heures. Loin de notre île. Et sûrement plus de ce monde. Plus pour longtemps.

Il voulut dire quelque chose mais aucun son ne sortit de sa gorge. Les mots n’étaient plus nécessaires, parce qu’il n’y avait plus rien à dire. Seule l’amertume parla. Son discours se manifesta dans un effroyablement rugissement qui enveloppa le village de sa furie. Des souvenirs vinrent le hanter. Le géant opalin se retourna. Faisant fi du danger, il traversa le carnage, et sortit du village en ne laissant derrière lui que des témoins de sa peine. Il parcourut la lande gelée et descendit dans  le sous-bois. Ses pattes lui faisaient un mal infernal et les blessures qu’il avait reçues le brûlaient atrocement. Mais parmi tous ses tourments, la peur était dominante. Elle esquissait l’ébauche d’une affliction latente qui s’était saisie de son cœur et son esprit. La peur de tout perdre.

En arrivant sur la côte, il porta un regard vers les eaux sombres au loin et vit les navires se dissoudre dans la nuit. L’abattement le faucha et le chagrin fut tel qu’il se mit à genoux. Il hurla en levant les bras au ciel, demandant aux Esprits pourquoi. Pourquoi un tel crime avait eu lieu sous leur regard et pourquoi avaient-ils laissé cela se produire ? Ses yeux roulèrent dans leurs orbites et un murmura lui échappa avant de s’évanouir :

-Taar’Melaah…

∙・❊・∙


-Je suis né sur cette île et j’y ai vécu une grande partie de ma vie. Je sais qu’il y en a d’autres au-delà des côtes et que nous vivons dans un archipel. Je suis déjà allé dans le désert de Néthéril et j’ai traversé en long et en large les grandes plaines de l’île de Khokhattaan ou Calastin comme vous l’appelez. Toutefois mes quarante premiers printemps se sont déroulés ici, sur Paadshail. Enfant, j’ai été élevé dans la légion par mon père. Ma mère a été emportée par la maladie mais il s’est occupé de moi avec beaucoup de détermination. C’est lui qui m’a appris à me battre, à vivre dans les montagnes et à apprécier la caresse du vent. Il m’a appris que la vie, qu’importe la forme qu’elle prenait, pouvait se comparer à une histoire et que même la plus petite chose qui se trémousse sur la terre avait quelque chose à raconter. Je ne l’écoutais que d’une oreille, évidemment. Je n’ai compris tout cela que plus tard, mais en ce temps-là, la seule histoire qui m’intéressait… hum… c’était la mienne. Je savais déjà ce que je voulais faire de ma vie : Je voulais devenir un chef de guerre, respecté par ses frères et sœurs, craint par ses ennemis. Un rêve de graahron… je n’avais pas les épaules pour le devenir, je le sais maintenant. Un chef est respecté pour ses exploits mais aussi pour sa sagesse. Et la sagesse, de mon opinion, c’était rester assis dans une yourte à ne rien faire tandis que d’autres partaient à l’aventure. Autant dire que ce n’était pas du goût de l’avorton turbulent que j’étais. Avant même mes six printemps, j’étais déjà impossible à tenir. Un an avant de passer les rites et de devenir adulte, je me battais déjà avec arrogance et orgueil. J’avais une adoration pour ça, j’y vouais un culte. Chaque combat que je livrais me fascinait et nourrissait plus encore ma fièvre pour le prochain. Et un jour, comme tu peux t’en douter, ça s’est mal terminé. Mon adversaire était ma foi très rapide, et avait le dessus sur moi. A un moment, il réussit à faire tomber mon épée au sol, et alors qu’on le saluait pour sa victoire, je me suis mis à quatre pattes et je me suis jeté sur lui. Je l’ai griffé comme une bête enragée et je me suis saisi de son épée pour lui porter le coup fatal. Heureusement, mon père était là. Il nous a séparés avant que je ne commette l’irréparable. Le soir venu, il m’a ensuite amené près de la côte. Il avait mon épée à son côté. Lorsque nous sommes arrivés devant l’océan, il l’a jeté dans les eaux profondes sans plus de cérémonie. J’étais dans une telle colère ! Puis il s’est retourné et m’a regardé droit dans les yeux avant de me dire : « Tu es un excellent combattant, Asolraahn. Mais tu ne réfléchis pas assez et tu t’emportes trop vite. Lorsque tu portais cette épée, c’était elle qui te contrôlait et toi, tu étais devenu son instrument. Veux-tu devenir le maître, mon fils ? » J’ai acquiescé. Il a ensuite sorti une branche d’orne qu’il avait taillé au couteau et me l’a tendu : « L’épée est une arme de haine et de colère. Le bâton est une arme de protecteur. Elle n’est pas faite pour le massacre, mais pour défendre ceux qui en ont besoin. Lorsque les piliers de ton monde s’effondreront, il deviendra peut-être ton seul ami. A partir d’aujourd’hui et jusqu’à ce que tu t’en façonnes un autre, tu le porteras avec toi pour toujours. » Depuis, j’ai celui que tu as toujours vu. Il est différent, plus grand, plus solide. Mais il porte la même philosophie qu’autrefois. Et je crois… je crois que c’est le plus important. C’était le dernier cadeau de mon père : Un moyen de ne pas sombrer dans une voie qui m’aurait perdu… Est-ce que… est-ce que tu comprends… ?

-Oui, Asolraahn. Je  comprends. Continue de parler.

-Comment… ? Ah oui ! Bien sûr. Tu as raison. Hum… continuons de parler alors, car sinon… eh bien, je meurs, il semblerait.

-Mon père arrive. Il est avec Marissa. Tu dois tenir quelques heures, Asolraahn. Juste quelques heures.

-Où est… où est mon bâton ?

-Tu l’as laissé tomber. Je l’ai remis contre ton siège.

-Peux-tu me le donner, Volga ? (Elle accéda à sa requête, et ses traits s’adoucirent en même temps que la pointe de ses oreilles semblait perdre de leur rigidité) Bien… oui c’est très bien. Je crois que je me dois de te régaler d’un autre récit à présent. Tiens, je vais te raconter l’histoire où j’ai dû charger un troupeau de rhinocéros laineux avant que ce dernier ne tue ton père.

-Je suis sûr que tu as tout inventé !

-Sottises ! Quoique…  Ah ! Disons qu’il avait un grand besoin d’aide pour toi et… que j’en avais besoin aussi.

-Je le sais… Ton bateau, pour partir à la recherche de Taar’Melaah.

-Oui. Ton père est une très bonne personne et je le cite : « Foi de sanguin, il ne sera pas dit que Kavalys aura laissé un Graärh souffrir de la soif alors que sa taverne est à Paadshail ! ». J’ai été si surpris de cette invitation que j’en ai ri et accepté. J’ai bien fait, on dirait. Je ne suis pas sûr que j’aurais pu trouver un meilleur guide dans ce port. Le nom de l’île m’a interpellé également. Il l’a nommé dans ma langue. Il respectait grandement les miens. En cela aussi, j’ai été agréablement surpris.

-Je comprends. Raconte-moi. Et évite les rhinocéros, vilain chaton !

-Bah ! Ne me rends pas triste ou je risque de faire péter les cicatrices que j’ai sur la figure. Allez, assis-toi et écoute tonton Asolraahn.

∙・❊・∙


Le bruit d’une porte qui s’entrouvre. La caresse du vent. Des voix dans le néant.



Dernière édition par Asolraahn le Lun 7 Oct - 20:22, édité 9 fois



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Asolraahn, le Géant opalin [Terminé] A5eg

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Histoire (suite)


Asolraahn ouvrit lentement les yeux. Il prit une lourde inspiration, et mit quelques secondes à relever la tête. Il se trouvait dans une chambre de la taverne, à l’étage. Le jour s’était levé, et bien que le temps ne soit pas particulièrement radieux, la lumière grisâtre d’un soleil masqué par les nuages, nimbait la pièce. Le géant opalin toucha sa tête du bout des griffes, palpa une blessure qu’il avait reçue au torse. Qu’importe le temps qui était passé ou ce qu’on lui avait fait, la douleur en tous les cas s’en était allée. Une silhouette apparut dans son champ de vision. Il voulut alors se lever en vitesse mais une main apaisante se posa sur son épaule. Le Graärh cligna des yeux, et une voix familière parla, celle de son ami Kavalys :

-Ne bouge pas, mon ami, fit-il en passant un chiffon sur sa truffe et sa moustache. Tu es en sécurité maintenant.

Asolraahn l’entendit appeler quelqu’un. Une dame apparut dans la pièce derrière lui. Son visage sans âge était pareil à un masque théâtral, mais c’était dans son regard et dans la raideur de ses pommettes que l’on sentait l’expérience et la gravité de siècles d’existence. Asolraahn inclina la tête du mieux qu’il put devant elle, notant l’étrange odeur de résine qui l’entourait :

-Tu dois être Marissa, supposa-t-il sans ouvrir les yeux. Merci de m’avoir guéri.

-Tu n’es pas guéri.

C’était dit sur le ton d’une constatation, plus que d’une question ou une inquiétude. Les oreilles d’Asolraahn frémirent car la voix était claire et jeune, tout le contraire du jugement qu’il avait porté sur son apparence. La femme vampire leva les mains et lui tendit un bol dans lequel miroitait une sombre mixture :

-Prend, ordonna-t-elle. Bois cela avant de partir. Doucement, par petites gorgées.

Le goût du nectar le surprit par ses notes de verveine et de menthe. Il y a autre chose, pensa-t-il. Quelque chose que ce goût masquait. Le géant opalin but effectivement par petites gorgées, il voulait être certain de sentir les effets du breuvage, si d’avance, il découvrait qu’il l’affaiblissait. On ne savait jamais avec les vampires. Kavalys prit ensuite le bol et le tendit à la guérisseuse :

-Je te remercie. Oui, tu as ma gratitude pour cela. Tu peux disposer maintenant.

Marissa les salua et passa l’entrebâillement de la porte. L’instant d’après, ce fut comme si elle n’avait jamais été là :

-Pas très bavarde ta femelle, fit remarquer Asolraahn.

-Elle t’a veillé toute la nuit, répondit Kavalys en se rasseyant. Et à en juger par les cris que j’ai entendu, je crois pouvoir dire que tu n’es pas un patient très stable.

-J’ai l’impression que ma tête a été aplati par des vers de glace. Où suis-je ?

Il essaya de se redresser.

-Doucement, fit lentement le vampire aux cheveux noirs. Pas besoin de se lever, sinon tout va se rouvrir et ce ne sera pas beau à voir… Tu as perdu beaucoup de sang. On t’a fait une vilaine cicatrice au visage et blessé plusieurs fois avec une lame. C’est en bonne voie de guérison. L’œil cela dit… Tu me reconnais ?

-Tu es… Kavalys. Comment va Volga ?

-Saine et sauve, grâce à toi. (Les yeux noirs du tavernier se durcirent) Tu as accompli ta part du marché, Asolraahn. Béni soit le jour de notre rencontre.

-Oui. Même si la bière est rouge et a un goût métallique.

Kavalys eut un rire navré. Il prit le pichet d’eau qui se trouvait sur la table de chevet et le lui tendit. Le géant opalin avait soif, sembla-t-il deviner, et il eut raison, car ce dernier engloutit tout le contenu du récipient en moins de temps qu’il n’en fallut pour le remplir. En posant le pichet, le guerrier s’attarda sur la pièce autour de lui et gloussa étrangement :

-Mmh… ça alors, s’exclama-t-il. Une chambre. Je suis dans une chambre.

-Que veux-tu dire ?

-Je croyais que les vampires ne dormaient jamais.

-C’est le cas. Cette pièce est vide habituellement. (Kavalys haussa les épaules) Les tavernes, c’est une lubie d’humain. Mais je voulais garder le côté authentique. Au cas où, tu sais. Tu avais besoin d’un endroit où prendre du repos et j’ai jugé bon de faire revivre le lit qui sommeillait dans le grenier. Comme tu peux le voir, il n’a pas pris une ride.

-C’est très agréable et très doux. Je te remercie de cette considération.

-Tu n’as pas à me remercier. (Son sourire bestial révéla d’imposantes canines) Je ne fais que remplir ma propre part du marché. Je me suis bien trop dépêtré comme ça pour t’avoir cette place dans L’Aile de nuit sans que tu ne meures bêtement avant ton départ. Sais-tu que tu feras le voyage avec des humains à son bord ? Charmant.

Un souvenir lointain revint à Asolraahn. Il se remémora le visage d’un pirate sale, au regard de dément, un sourire idiot lardé de chicots jaunis pour toute émotion.

-Cela ne sera pas un problème. Mais au sujet de Aïderan…

-Oui je sais. Ce n’est rien de plus qu’une poussière dans le vent, mon ami. Tout est terminé, tout est fini.

-Il voulait la vie de ta fille.

Kavalys hocha la tête. Quelque chose dans ses yeux dit à Asolraahn que leur noirceur n’était cette fois pas due qu’à leur apparence :

-Nous nous tolérions bon gré mal gré, car il vivait depuis quelques années avec son clan aux abords de Licorock. Comme tu peux t’en douter, l’adage « Loin des yeux, loin du cœur » était à propos. Mais récemment, je l’avais vu rôder au port avec certains des siens. Je n’étais pas sûr de ses intentions, car notre querelle remonte en réalité à… Mmh, eh bien à très longtemps. Elles m’apparaissent clairement aujourd’hui. Tu m’as rendu un grand service en le tuant.

-Je n’étais pas seul. Il m’aurait écrasé sinon. Comme un…

-Chaton ? compléta Kavalys avec un sourire.

-Ouais… Il y avait un survivant après l’échauffourée. Est-ce qu’on l’a retrouvé ?

-Il vaut mieux que tu n’y penses plus. Nous l’avons retrouvé, oui. Il est entre de bonnes mains.

-Que va-t-il lui arriver ?

-Ce qui arrive à tout ceux qui, au lieu de servir le clan, tente de redevenir les parasites destructeurs qu’ils étaient naguère. Nous n’avons pas besoin que les nôtres remettent le feu aux poudres en tuant des étrangers sur nos propres terres. Et si nous n’avons pas besoin d’eux, alors ils sont inutiles.

-Charmant.

-N’est-ce pas…  Asolraahn ?

-Mmh ?

-Tu as l’air fatigué. Demain, tu devras partir. Une longue route t’attend, une route qui n’attend pas les retardataires. Bois un peu d’eau et va dormir. Sinon cette blessure se rouvrira et tu perdras tout ton précieux sang.

-Ce serait dommage, tu ne penses pas ?

Il s’affaissa dans le lit. Sa tête chancela. Il sentit que Kavalys le couvrait de la couverture à nouveau. Non loin, des bûches se mirent à brûler dans un âtre qu’il n’avait pas vu, remplissant la pièce de chaleur et d’une lumière dorée. Asolraahn se laissa emporter par les étoiles qui venaient jusqu’à lui.


∙・❊・∙


-Je t’aime, père.

∙・❊・∙


Il leva un œil. Minuit. L’heure des souvenirs. L’heure du deuil et de la mémoire. Il vit Volga se diriger vers la fenêtre et l’ouvrir, faisant tomber de la neige sur le rebord. Les longues griffes fuselées du froid effleurèrent son pelage, glissant sous les couvertures. Asolraahn frissonna en contemplant les sombres demeures, les navires à la voile voletante et l’étendue d’eau glacée qui se découpait sous le clair de lune. Volga se rendit compte qu’il était réveillé. Elle s’assit là où se trouvait Kavalys quelques instants plus tôt et murmura des paroles qu’il n’entendit pas. Elle lui sourit, tendit la main. Le géant opalin fit de même. Leurs doigts se touchèrent. Il se rendormit sans un mot.

∙・❊・∙


Il regarda dans sa besace que la nourriture y était abondante et sa gourde, emplie d’eau. Il vérifia l’attache qui la liait à sa ceinture, réarrangea l’écharpe qui couvrait son cou et qui sentait le vêtement lavé. Il palpa l’épaulière en acier trempé qui le protégeait, jeta un œil aux courroies qui la maintenait solidement. Satisfait, il se retourna. Kavalys et Volga se tenaient immobiles sur les quais. Les dockers s’affairaient autour d’eux avec une allure détachée, montant et descendant la passerelle de L’Aile de nuit, transportant des cargaisons dans de grandes caisses de bois. La petite vampire avait le regard fuyant. Asolraahn s’approcha tout en posant son ample bâton sur son épaulière.

-Merci pour ton hospitalité, petite, déclara-t-il avec fermeté. Ne m’en veux pas de partir. Car après tout, je sais que tu es en colère. Mais tu m’adores.

Volga acquiesça avec un demi-sourire, les yeux brillants.

-Bien sûr, tonton. Même si parfois, je me demande bien comment je fais pour t’apprécier, toi qui t’en va par delà la mer. Je te remercie de ton entraînement… et de ta gentillesse.

-Cela ne fut pas une perte de temps. Enfin, tu esquisses toujours ton mouvement lorsque tu vas porter une attaque à gauche et à l’évidence, je ne te verrai pas te départir de cette mauvaise habitude ! (Elle fit insolemment le fameux geste et le géant opalin gloussa.) Mais ce n’est pas grave, tu as fais de grands progrès.

-Je te souhaite une bonne traversée, chaton. Et puisse les Sept te guider jusqu’à Taar’Melaah.

-J’en suis sûr, répondit Asolraahn. Je garderai un grand souvenir de toi, jeune fille. Quant au port…

Il cligna de son œil gauche, où la cicatrice de la lame avait laissé une marque colorée d’un pourpre passé. Volga tapota son bras :

-Allons, répliqua-t-elle. C’était un beau combat, tu ne peux pas t’en cacher. On s’en souviendra longtemps.

-J’en doute, maugréa le géant opalin. Moi par contre, je ne risque pas d’oublier.

-Très certainement, à n’en pas douter, fit-elle avec un rire moqueur. Eh bien alors, adieu. Adieu et bonne chance, Asolraahn.

Ils s’étreignirent et Asolraahn ne put s’empêcher d’être mal à l’aise face à la froideur de sa peau. Sans poil et glacée. Il la regarda s’en aller des quais. Les vampires sont vraiment des êtres étranges, songea-t-il.

Il serra ensuite la main de Kavalys, tâchant de ne pas lui déchirer les chairs avec ses griffes.

-As-tu un plan pour la retrouver lorsque tu seras sur l’île ? s’enquit-il.

-Je pensais à foncer tête baissée et à fracasser des portes pour vérifier chaque maison ou camp.

-Ma foi, il est vrai qu’un guerrier devrait toujours décider de où et quand il va mourir. Je suis heureux que tu songes à ne pas trahir ce credo, mais tâchons de prévoir ceci pour un autre jour.

-Je n’ai pas d’alliés sur cette île.

-Tu as les Graärhs.

-Je suis un Ashudd , mon ami. Quand on quitte une légion, on ne retourne pas dans une autre. Je ne pense pas que cela fonctionnera.

-Ne sois pas stupide, répliqua Kavalys, tu ne peux accomplir cette quête tout seul. La confrérie des pirates est un immense réseau de criminel et de capitaines qui te tueront bien avant que tu n’aies atteint la moindre porte. Ce serait du suicide. Tu auras besoin de l’aide des tiens, c’est indéniable.

Le géant opalin réfléchit. Il poussa un grognement de frustration :

-Ce sera loin d’être facile. Mais je crains que tu n’aies raison. (Il vit les arrimeurs s’éloigner du navire et prit son bâton.) Il est temps.

-Au revoir, Asolraahn. Tu es un Graärh unique. Tâche de ne pas trop changer.

-Promis, répondit Asolraahn.

Il emprunta la passerelle. Dès qu’il arriva sur le pont, il se trouva une place près du mât de misaine. Il s’installa contre le garde-corps, son bâton posé près de lui.

On libéra les amarres et la silhouette du bateau se détacha lentement des quais. Au loin, l’aurore se levait. Les marins, des hommes pour la plupart, s’activaient, évitant sa présence. Il n’en eut cure. Il se rendit compte que ses dernières années n’avaient pas été vaines. Il avait réussi à trouver un moyen de quitter Paadshaïl.

Et il avait maintenant un but.

Le visage de Taar’Melaah, une image tel un souvenir fugace, surgit dans l’esprit d’Asolraahn. Quelque part, en ce monde, sa fille avait besoin de lui. La patte du géant opalin se resserra sur la prise de son bâton.

-Je te retrouverai.


Dernière édition par Asolraahn le Sam 5 Oct - 17:11, édité 1 fois



Dialecte Graärh : #9FF4FF  
Dialecte commun : #71A1A3  
Asolraahn, le Géant opalin [Terminé] A5eg

descriptionAsolraahn, le Géant opalin [Terminé] EmptyRe: Asolraahn, le Géant opalin [Terminé]

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Bonjour Asolraahn !

Bienvenue sur Elysion ! J'ai cru lire dans ta présentation que tu aimais les dragons, c'est donc le plus merveilleux d'entre eux (et le plus orgueilleux) qui va lire ta fiche de présentation Wink
Comme celle-ci est assez longue, je peux mettre un peu de temps, j'espère que tu m'en pardonneras ^-^
Pour passer le temps, tu peux aller sur notre discord, tu prouveras le lien en haut à gauche (logo discord) ainsi tu pourras faire connaissance avec notre communauté.
Par ailleurs, nous avons refondu notre fiche de présentation, malheureusement, notre générateur n'est pas encore à jour. Je remettrai tout cela en place, rassure-toi. Néanmoins, les caractéristiques ont évoluer. Il s'agit à présent de celles-ci :



    Caractéristiques physiques
  • Force : blabla

  • Endurance : blabla

  • Coordination (agilité/réflexe) : blabla

  • Furtivité : blabla

  • Perception : blabla




    Caractéristiques mentales
  • Force mentale : blabla

  • Education : blabla

  • Charisme : blabla

  • Intuition : blabla

  • Espérance/chance : blabla




    Résistances
  • Résistance physique : blabla

  • Résistance magique : blabla




    Compétences
  • Magie : blabla

  • Expertise :

  • Arme 1 : blabla : niveau

  • Arme 2 : blabla : niveau

  • Arme 3 : blabla : niveau

  • Arme 4 :

  • Habileté : blabla

  • Navigation : blabla

  • Equitation : blabla

  • Dressage : blabla




    Bonus
  • Bonus : blabla (Shedim)




Code:

<div class="fiche-bloc-flex"><ul>

<details>
<summary>Caractéristiques physiques</summary>
<li> Force : blabla</li>
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<li> Perception : blabla</li>
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<summary>Résistances</summary>
<li> Résistance physique : blabla</li>
<li>Résistance magique : blabla</li>
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<summary>Compétences</summary>
<li> Magie : blabla</li>
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<li> Arme 3 : blabla : niveau</li>
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<li> Habileté : blabla</li>
<li> Navigation : blabla</li>
<li> Equitation : blabla</li>
<li> Dressage : blabla</li>
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<summary>Bonus</summary>
<li>Bonus : blabla (Shedim)</li>

</details></ul></div>


Je t'invite à redistribuer tes compétences. Si tu rencontres des soucis, tu peux me contacter par MP ou sur discord.

Je reviens vers toi aussi rapidement que possible (demain je l'espère) !

descriptionAsolraahn, le Géant opalin [Terminé] EmptyRe: Asolraahn, le Géant opalin [Terminé]

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Hello Ssaadjith !

J'ai redistribué les compétences avec le nouveau format (j'ai pris un peu de temps désolé Smile ).
Et pour la validation, y a aucun soucis, je serai patient !



Dialecte Graärh : #9FF4FF  
Dialecte commun : #71A1A3  
Asolraahn, le Géant opalin [Terminé] A5eg

descriptionAsolraahn, le Géant opalin [Terminé] EmptyRe: Asolraahn, le Géant opalin [Terminé]

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Re ! (C'est toujours moi, Ssaadjith est mon DC)

Merci de t'être occupé de tes compétences Wink

J'ai lu ta fiche et cela fait toujours autant plaisir de voir une fiche avec un aussi bon français et de belles descriptions de combat (ça promet en intrigue !)

Je n'ai rien à redire sur l'équipement, la description physique et mentale. C’est parfait Very Happy

Concernant ton histoire, je pense que tu as globalement bien compris le mode de vie des graärh, en particulier ceux de Nyn-Tiamat, desquels Asolraahn se démarque par son amour pour la famille. C'est plus du côté vampire que le contexte est moins bien cerné, il me semble. Par exemple, aucun clan du Triumvirat ne chasse les villages graärh, ils restent plus dans le sud de l'île et s'installent sur Calastin. Il est étonnant qu'un graärh parvienne à se mêler à une famille vampire d'une part parce que pour les graärh, les vampires sont des aberrations encore debout, contre-nature et pour les vampires, les rapports avec les graärh sont très variables et encore en construction. Les pirates de la confrérie attaquent les côtes de Nyn-Tiamat pendant une période bien précise et je ne sais pas trop si la partie de ton histoire les impliquant se passe à ce moment là. Les graärhs n'ont jamais trop quitté leur île, faute d'embarcations suffisamment résistantes. Là aussi,je ne sais pas trop quand se passent les voyages dans l'archipel de ton personnage. Si c'est avant l'arrivée des autres races, cela ne va pas être possible. Si c'est après, il a pu voyager à bord de navire d'autres races.

Je vais tâcher de te lister tout cela, néanmoins, j'aimerais bien que tu mettes quelques dates/lieux à tes bribes d'histoire. Si cela était linéaire, ce serait plus facile pour moi, mais tu fais des aller/retour entre présent et passé sans que je n'arrive à savoir combien de temps dans le passé cela s'est produit. 10 ans ? 5 ans ? 3 mois ? Difficile à jauger. J'ai pu passer à côté de quelques détails, mais je veux bien que tu m'y aides en mettant dates et lieux à tes bribes de souvenir.

Des bisous ♥


Asolraahn, le Géant opalin [Terminé] Unknown

descriptionAsolraahn, le Géant opalin [Terminé] EmptyRe: Asolraahn, le Géant opalin [Terminé]

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Hello Asolraahn,

Je refais le point sur ta fiche (je me suis faite bien aider par une seconde admin) pour revoir les choses dans leur globalité. Je me pose juste un instant pour te signaler que si la liste des corrections est longue, ça n’est ni grave ni rédhibitoire. On tâche surtout de t’accompagner, t’expliquer pourquoi ceci ou cela ne nous semble pas possible, on te propose des pistes et/ou l’opportunité de nous expliquer pourquoi si nous avons mal compris. Donc forcément, tout cela mis bout à bout, cela fait des caractères, et cela à plus forte raison quand la fiche est elle-même longue.

De façon générale, comme je te le disais dans mon précédent message, je pense que tu as bien compris le background des graärh et c’est déjà une excellente base quand on veut en jouer un ! Néanmoins, il reste quelques incompréhensions qu’on va voir ensemble mais le plus gros point sur lequel il va nous falloir discuter, c’est sur les vampires.

Les vampires sont un peuple de prédateurs. Lorsqu’ils étaient sur l’ancien continent, ils étaient des nomades qui vivaient de destruction, de guerre, de sang et de pillage, faisant des ravages pendant la nuit. Leur vie est régie par la loi du plus fort, sans notion de famille assidue pour le commun des vampires, sans artisanat, sans trop de commerce. Installés à Nyn-Tiamat, les vampires n’ont pas changé. Le précédent prince a voulu construire la forteresse d’Aerthia et sédentariser les siens, mais il s’est fait tuer par un graärh et a été remplacé par la princesse Faust. Cette dernière a conclu un accord avec les graarh en hiver 1762 pour que les vampires partent d’Aerthia et s'agglutinent à Nevrast. Cela n’a pas plus aux vampires qui ont éclaté en 4 clans, refusant cette vie. Néanmoins, ni le clan Faust (par l’accord avec les graärh) ni les clans du Triumvirat (par accord entre les 3 parangons) n’attaquent les villages graärh… Et vice versa. Les graärh n’attaquent pas le clan Faust.

Dans l’accord Faust/graärh, la forteresse d’Aerthia devait être démantelée et elle a été totalement vidée. Le clan Faust traverse une grosse crise financière car les dettes sont importantes. Les constructions à Nevrast sont chaotiques, il n’y a pas d’autres ports ou d’autres villages vampires (pas les moyen de construire cela). Il n’y a que Nevrast. L’accord avec les graärh prévoyait que les vampires ne s’installent que là. S’ils s’installent en dehors, comme pour l’auberge, oui, ils se feront attaqués par les graärh, mais Faust ne le prendra pas comme les siens car leur non respect de l’accord met en péril son lien avec les graärh. De ce fait, Kavalys n’est ni aimé des graärh, ni des vampires, comment fait-il pour vivre ? Comment boit-il du sang ? Comment trouve-t-il des clients ? Il n’y a pas de passage là où il se trouve. C’est ceci qui pose soucis.

On a repris ta fiche, morceau par morceau, pour commenter concrètement. N’hésite pas à nous donner ton avis, on a pu mal comprendre ; et tâche de remodeler avec nos conseils Wink


Extrait 1 -

“-Peut-être, Volga, répondit-il. Mais n’oublie pas que je suis un Graärh, une créature sauvage et bête, et que ma force est surnaturelle.”


-Les vampires aussi ont une force surnaturelle, tout à fait équivalente à celle des graärh. De ce fait, pourquoi ton personnage tient-il ces propos ?

“Mais cette existence, comme de juste, était pleine de danger. A cette pensée, Asolraahn s’attarda sur l’horrible cicatrice rouge qui marquait le haut du front de Volga, où mêmes les cheveux avaient refusé de repousser. Elle avait eu cette blessure l’hiver dernier, la nuit de la mort de sa mère, lorsque des maraudeurs étaient venus piller la région. Cette nuit-là avait été appelé par les vampires « La nuit des larmes » et il était difficile pour n’importe qui de leur soutirer un seul mot de ce qui s’était passé ce jour-là.”


-Qui sont ces maraudeurs ? Peux-tu nous en dire plus ? Des graärh ? Des vampires ? Il n’y a pas vraiment de graärh bandits. Les graärh sont éduqués pour être honorables. On n’a rien contre quelques exceptions, mais globalement dans ta fiche, il y a beaucoup d’exceptions à la règle. Il faudrait ne pas en faire une règle Wink
Tu parles de père et de mère pour une vampire, mais les vampires n’ont pas de notion de famille. Il y a bien un infant avec son parent tout au plus mais pas de composition traditionnelle et la relation entre un infant et son parent n’est pas aussi… humaine (cela dépend des clans) et faite de bons sentiments. Les nouveaux nés sont éduqués pour être stables et de bons combattants. Mais cela s’arrête ici.
Tu dis que cela a été fait l’hiver dernier, et la révolte vampire a eu lieu en février/mars 1763. Avant cela, il n’y avait pas encore de clans, juste Faust, et avant encore le précédent prince Noir. Du coup ça pourrait coller pour une attaque de graärh, par vengeance (car les vampires ont fait beaucoup de mal aux villages graärh). A cette époque, c’est encore possible (jusque novembre 1762 disons), puisque pas d’accord, donc attaques de représailles ok. Pas besoin de passer par des bandits graärh, dans ce cas, si cela peut t’aider à remanier.
La “nuit des larmes” fait très poétique, sensible, délicat pour des vampires. Ces derniers sont loin du raffinement des elfes. Cela sort de l’ordinaire, penses-tu pouvoir changer ?

“Tu as aussi une langue de vipère ! (Asolraahn releva la tête et sa crinière s’agita) Je t’apprends à manier un couteau, parce que tu me l’as demandé et que je te fais confiance pour ne pas le crier à tous les coins de rue. Et encore moins à ton père. Il est le seul vampire à m’apprécier à des kilomètres à la ronde, mais s’il l’apprenait, que les Esprits me gardent !”


-Pourquoi son père ne voudrait pas qu’elle sache se défendre ? C’est une vampire, dans un environnement très hostile après tout. C’est très commun chez les vampires, homme ou femme, de savoir se battre. Il vaut mieux même. Et ici ce ne sont que des dagues, pas une hache de guerre xD

“La taverne nichait dans le creux d’un vallon, au beau milieu de la toundra de l’île de Nyn-Tiamat. Elle mesurait soixante pieds de long pour un étage et un rez-de-chaussée, et une longue rangée de grandes fenêtres à volets trouait sa façade comme les meurtrières d’une forteresse. Elle agissait comme poste de relais entre le port de Demar et les villages aux alentour. Elle paraissait sinistre au premier abord avec son toit grisâtre et son bois sec, mais l’intérieur n’était pas dénué de charme. Son ami Kavalys, le père de Volga, avait bâti cet endroit de fond en comble. Les meubles avaient reçu un soin tout particulier et des fleurs avaient été plantées sous les fenêtres et sur certaines tables, créant de petites tâches de couleurs à la lueur des flammes.”


-Une taverne au milieu de nul part alors que le port même peine à survivre et que personne ne voyage à Nyn-Tiamat, ça ne pourra pas être possible et surtout pas logique à faire. Être à Nevrast même, oui bien sûr, pour accommoder les marchands et la population mais pas au dehors dans une vallée reculée.
De plus, tu décris un environnement raffiné fait par un vampire lui-même. C’est quelque chose d’extrêmement rare, car comme je te le disais, les vampires ont toujours été nomades et surtout bons pour le combat, le pillage, etc… Ils n’ont pas beaucoup de savoirs-faire. Je ne suis pas contre des exceptions à la règle, mais ici aussi, c’est une exception parmis beaucoup dans ta fiche et il va falloir réduire ces exceptions Wink Il y a des fleurs sous les fenêtres, pas trop possible non plus à Nyn-Tiamat : c’est un climat polaire ^^
Tu parles de villages alentours, néanmoins, il n’y a pas de villages vampires. Et ceux nomades des Graärhs sont bien plus au nord. Nous ne sommes pas contre l’ajout de contexte et de villes, mais Nyn-Tiamat est un cas particulier. Il n’y a que Nevrast. Pas d’autres villages, ni d’autres ports.

“-Et il a bien raison. C’est un endroit dangereux. Mais il y a de nombreux endroits comme cette vallée par-delà le monde. Pourquoi n’irais-tu pas voyager ? Tu m’as dit que c’était ton rêve.”


-Nous n’avons pas très bien compris. En quoi un port (celui de Nevrast du coup) est-il plus dangereux que des plaines et forêts pleines de fenrisulfrs, de licornes, de vers géants ? Peut-être sous-entendais-tu quelque chose là dessus. Peux-tu expliquer ?

“-Tu as beaucoup voyagé, toi ? (Asolraahn acquiesça en pouffant) S’il te plaît, raconte-moi comment c’est là-bas, loin de la vallée !”


-A-t-il voyagé sur Nyn-Tiamat ? Ce n’est pas facile. C’est possible, mais c’est très dur de traverser le froid Wink

“-Hum… N’es-tu pas une mystique ? Ne vois-tu pas des choses, des gens, des lieux par ton espèce de sorcellerie ?
-Ca s’appelle le flux, petit chat. Et je vois des choses mais c’est rarement très concret. Avant en fermant les yeux, j’étais capable de voir des gens à plusieurs milliers de lieues de distance. Mais la magie ici est comme bouleversée par quelque chose. Et il semblerait que ces pouvoirs se soient évanouis… ce ne sont plus que des visions désormais. Rien à voir avec tes périples, je puis te l’assurer !”


-Ce n’est pas vraiment ta faute. La refonte de la magie a lieu après l’événement des chimères, elle a été effectivement bouleversée, comme le dit la petite. Néanmoins le sort de vision des déesses n’existait pas avant. Il s’agit d’un tout nouveau sort donc elle ne pouvait pas l’avoir avant le bouleversement. De plus, si vraiment elle n’a que 16 ans et est jeune-vampire, elle ne peut pas être exceptionnelle en magie et avoir accès à ce sort, ce n’est pas faisable hélas. Nous validons très peu de PJ au niveau exceptionnel en magie et encore moins de PNJ.
On peut te proposer que la petite soit une spirite de la Corneille (esprit-lié), cela ferait un peu la même chose et serait plus explicable et validable.

“Asolraahn rit de sa propre plaisanterie. Il passa l’entrebâillement de la porte et inspira une grande bouffée d’air frais. Comme il faisait bon de vivre près des montagnes ! Il sortit avec calme et assurance. Les six ombres rampaient vers la taverne.”


-Un seul graarh contre six graarh c’est un combat perdu d’avance normalement, ne serait-ce qu’à cause du nombre. Ton personnage peut être un grand guerrier mais il faut rester cohérent dans ce qui est faisable. Dans la légion de Nyn-Tiamat, c’est un peu le survivalisme, les graärh sont tous très forts. Asolraahn peut l’être un peu plus… Mais pas à un contre six et dans un calme aussi olympien. Un ratio d’un contre deux, trois grand maximum sera déjà pas mal.
Si cet extrait se passe dans la période actuelle, soucis de cohérence avec ce qui est dit plus haut : les graärh ne s’en prennent pas au clan de Faust et des graärh devenus voyous en bande organisée, c’est vraiment difficile à inclure dans le contexte actuel.

Extrait 2 -

“-La légion ne te le pardonnera jamais. Kamda Illidim te le fera payer. Tu es l’un de ses plus grands guerriers et tu l’abandonnerais ? Comme ça ?
-Je ne peux faire autrement. Mon honneur me l’interdit.
-Tu vivras reclus, un Ashudd de plus sous l’ombre d’autres royaumes. Tu seras haï des tiens et des races qui ne nous comprennent pas.”


-Les vampires ont attaqué les graärh. Qu’un graärh veuille se venger n’a rien d’étonnant. Il ne sera pas banni pour cela, il sera même entouré. Illidim n’est pas du genre à se laisser marcher dessus et ne pas riposter. Si tu souhaites que ton personnage soit ashudd, il faudrait travailler sur une autre idée. Par ailleurs, ce sont des vampires qui ont fait du mal à la fille Asolraahn, comment a-t-il pu se lier à eu par la suite et pire, se mettre à leur service ? Un graärh est souvent très fier. On est, encore une fois, pas contre les exceptions, mais cela en fait encore une et il faudrait qu’elle soit expliquée.

Extrait 3 -

La description du combat est sympa mais assez romanesques. Je ne pense sincèrement pas que les agresseurs aient attendus sagement pour attaquer les uns après les autres, ou qu’ils n’aient pas utilisé leurs esprits-liés par exemple, surtout pour des graärh. Bref, c’est un peu étrange, même si très bien écrit. Comme je te l’ai dit, j’ai bien hâte de te lire en intrigue. La fin est plus cohérente, avec l’histoire du poison, puisqu’elle part sur une défaite d’Asolraahn.
S’ils voulaient tuer, pourquoi user d’un poison lent ? En général quand tu uses d’un poison lent c’est plus pour torturer par exemple. Si tu veux tuer tu tends à user d’un poison rapide. On est un peu sceptique du coup, peut-être partir sur une infection/scepticémie à la place, qui s’expliquerait mieux en terme de temps d’effet et collerait avec des créatures vivants dans la nature sans trop d’hygiène.

Extrait 4&5&6 -

“J’ai envoyé un cheval avec une selle vide sur la route en direction de Nevrast.”


Un cheval, dans une région remplie de prédateurs, dans une vallée enclavée, n’arrivera jamais à destination comme ça. Des moyens de communication rapide, il y en a plein et des plus sûrs, comme un anneau des murmures par exemple (un anneau qui permet de parler à une personne même lointaine)

“-Je veux bien… prendre le risque”


Juste clarifier hrp pour nous, quel risque ? Devenir vampire non, puisque les graärh sont immunisés. Le vider de son sang pour un jeune vampire, oui effectivement. C’est lequel des deux ?

Extrait 7 -

“Le chant des Douceurs de Cawrs, dans le bois près de la côte, retentit.”


Ton personnage les entend ou c’est une narration/description omnisciente ? Seuls les douze maîtres baptistrels (Cawr) peuvent entendre leur mélodie.

-Mais je veux rester avec toi ! Tu es le plus grand Graärh que je n’ai jamais vu ; De toute ma vie, jamais je ne t’ai vu perdre un seul de tes combats. Et je veux que tu m’apprennes à me battre et à devenir aussi forte.

-C’est impossible.


-On a du mal à comprendre pourquoi il ne pourrait pas former la jeune graarh. S’il est Naayak, il le peut. Peux-tu m’en dire plus ? On a l’impression que c’est une scène de séparation triste, mais du coup on reste sur notre faim car on ne voit pas du tout la logique derrière. C’est dommage !

Extrait 8-

A quel date cela se passe-t-il ? Il va falloir choisir. Soit cela se passe avant novembre 1762 et c’est ok pour une attaque de vampires, très cohérent. Mais dans ce cas, pas de clan Illmarïe : il n’existe pas encore. Il n’y a que les vampires de Faust ou du précédent Prince Noir plus vraisemblablement. Soit cela se passe après novembre 1762 et ce n’est pas possible car aucun clan vampire n’attaque encore les côtes graähs de Néthéril. Ce peut néanmoins être des pirates à cette période, ce qui collerait davantage avec les navires car les vampires en ont peu.

Un feu terrifiant surgit d’une masse de silhouette noire et embrasa les yourtes toutes proches.
De la magie !


-Attention, les mages ne sont pas les seuls à pouvoir faire du feu surnaturel : les spirites de la Salamandre le peuvent également (esprit-lié) ou encore les dragons.  C’est quelque chose que ton personnage sait forcément, du coup est-ce une conclusion hâtive du personnage ou un raccourcis dans le récit ?

-Ils ont pris les graahrons ! Asolraahn ! Ils ont pris Taar’Melaah ! J’ai essayé de… (Elle toussa, cracha un glaviot de sang.) Ils les emmènent sur des bateaux ! Tu dois la sauver ! Sauve notre fille !


Encore une fois, c’est très romanesque et pourquoi pas. Mais les graärh de Nyn-Tiamat sont survivalistes, très axés sur la sélection naturelle et pas très famille. Si la petite s’est faite prendre… Et bien, c’est qu’elle n’est pas faite pour survivre. C’est triste, mais c’est comme ça. Que ton personnage soit une exception et ne pense pas ainsi est certes possible.. Que la femelle le pense aussi, ça fait beaucoup d’exceptions. Les graärh ne sont pas des humains et ils ont une façon de penser bien différente. Si elle parle comme ça, elle va être regardée de travers par les autres graärh, comme une anomalie. Oui pour l’entraide et la fraternité, mais là c’est au nom d’un lien filial qu’elle le crie et cela ne colle pas avec le contexte.

Il traversait déjà le carnage, et sortit du village en ne laissant derrière lui que des témoins funestes de sa furie.


Comme pour le 6 contre 1, attention au réalisme. On n’est pas contre l’idée que ton personnage soit un grand guerrier, mais les vampires sont aussi de puissants prédateurs qui ont passé toute leur vie dans des guerres, des combats et le sang. Ce ne sont pas des princesses à la Twilight, ils ne font pas dans la dentelle (sauf Toryné Dalis xD).

Je suis Areïdan de l’illustre clan Illmarïe.


Cf plus haut, c’est impossible.

Une fumée noire en suinta comme du liquide et s’éleva en un mur autour d’Asolraahn avant de former une silhouette imposante à quatre pattes, à la tête bestiale et à l’iris brillant et rouge. On aurait dit un Fenrisúlfr, à ceci près qu’il était complètement éthéré et que le vide transparaissait au-delà de sa peau de flamme.


Aucun sort ne permet cela.  Ce peut être un glyphe ou un sort unique mais il est très puissant et le mage qui l’a lancé ne peut pas tourner le dos, il doit contrôler sa création et donc rester sur place. De plus, attention, en fonction du moment où cela se passe (avant ou après le bouleversement magique, le sort d’invocation n’existait même pas avant. Nous avons une section avec les anciens sorts d’avance le bouleversement si tu veux y jeter un oeil)

Il chargea et frappa le cou de la bête. Le bâton tournoya, se confondant en un disque de métal, et frappa une seconde fois.


Bois versus feu ? Je ne suis pas certaine que le bâton fasse long feu (ahah - jeu de mot nul)

Les crocs coupants passèrent à un poil de lui. Il se fendit soudain et se servit de tout son poids pour écraser à nouveau son arme sur le flanc de la créature. Cette fois, il sentit que la peau embrasée ployait. Il entendit des os craquer.


Si la créature est de feu, éthérée.. elle n’a pas d’os non ? Une nouvelle fois, attention à la cohérence. Un fenrisulfr est une créature très puissante, on la tue à plusieurs graärhs et encore. On n’a rien contre l’idée que tu joues un grand guerrier, mais toutes proportions gardées quand même.

Il porta un regard vers les eaux sombres au loin et vit les navires se dissoudre dans la nuit


Un navire ne disparaît pas aussi rapidement que cela, il s’est battu pendant des heures entières ou est-ce une figure de style ?

Extrait 9&10-

Tiens, je vais te raconter l’histoire où j’ai dû charger un troupeau de rhinocéros laineux avant que ce dernier ne tue ton père.


Là aussi, attention aux proportions de force. Les rhinocéros laineux ne sont pas d’adorables petits moutons (sauf si c’est bien un mensonge/une exagération)
Par ailleurs, un vampire est parti avec les enfants graärh et le premier réflexe de ton personnage en voyant un vampire en danger, c’est de l’aider dans une mission plus que périlleuse ? J’ai un peu de mal à comprendre comment les deux s’enchaînent et comment le personnage a pu passer de l’un à l’autre.

Ton père m’en a été redevable et je le cite : « Foi de sanguin, il ne sera pas dit que Kavalys aura laissé son sauveur souffrir de la soif alors que sa taverne niche à Paadshail ! ». J’ai été si surpris de cette invitation que j’en ai ri et accepté. J’ai bien fait. Le nom de l’île m’a interpellé également. Il l’a nommé dans ma langue. Il respectait grandement les miens. En cela aussi, j’ai été agréablement surpris.


Je radote beaucoup : on n’est pas contre les exceptions, mais cela en fait encore une de plus. Et cela suppose que Kavalys avait été, d’ores et déjà, en contact et discussion avec d’autres graärh alors que leurs relations se sont faites, jusque là, dans le sang des combats. Pas terrible pour parler de l’ancien nom de l’île de Nyn-Tiamat.

Extrait 11, 12 & 13-

“-Je ne sais pas. J’imaginais… des cercueils. Un étage entier rempli de sarcophages, comme un caveau. C’est que vous êtes bizarres vous, les vampires.”


La notion de cercueil n’existe pas dans les cultures d’Elysion car les différents peuples brûlent leurs morts (et pour certains humains, enterrent les corps des bandits/hors la loi). Du coup la blague du vampire ne fonctionne pas malheureusement.

Alors que tu as porté secours à la seule chose qui m’importe dans la vie !


Très atypique pour un vampire. C’est possible, mais encore une fois, les exceptions.

Extrait 14 &15-

Des hurlements ! Le désespoir et la mort ! Des châteaux qui s’effondrent. Des plaines qui dessèchent et des os qui gisent sur la terre. Des os comme des branches de bouleaux blanches qui se brisent, qui craquent. Des cordes blanchâtres jouant une litanie funèbre qui éclatent sous la peau. Des griffes, de l’acier et du sang. Des crocs et de longues pattes hérissées qui arrachent la chair avec de la haine. La haine. Une Graärh pourchassée. C’est elle. La fille traquée, des yeux jaunes de fauves. Les spectres la suivent, tel des ombres rampantes. Des ailes de colère noires et des chimères dans un ciel qui brûle. Les corps qui tombent tel le jugement de la fin. Le jugement des Esprits. Des ailes. Des os. Le feu. Le sang. Les os. Le sang. Des cris !


C’est un rêve ? Une réalité ? Une prémonition ? Peux-tu m’expliquer ce passage en HRP ? On voit dans l’extrait suivant que cela a un lien avec la petite vampire, mais du coup ? Qu’est-ce ? Comment se fait-il que les deux personnages aient eut l’exact même rêve au même moment ?
Il part, mais il part où ? Il n’a pas posé plus de questions à la petite. c’est très mystérieux et du coup, on ne peut pas juger de la cohérence. Peux-tu nous éclairer ? Comme tu as pu le voir, la magie et les pouvoirs surnaturels sont bien définis dans le monde d’Elysion, donc on ne peut pas tout valider sans en savoir plus et les visions de ce genre n’ont pas de précédent.

-La peste soit des guérisseurs et de toute sorte de chamans ou d’illuminés ! Je vais me lever et qu’importe ce qui se passera par la suite !


On peut comprendre parfaitement la frustration du personnage à ce qu’on lui refuse de se lever, mais pourquoi est-ce qu’il voit les guérisseurs comme des illuminés ? Ce sont des personnes très importantes, surtout à cette époque.

-Calme-toi donc, Kavalys. Et cesse de jurer. C’est déjà étrange de la part des elfes que j’ai pu croiser, ça l’est encore plus pour un vampire


Les elfes ont une culture extrêmement guindée et raffinée, plus que tous les autres peuples et races. Il est très peu probable qu’on les entende jurer en vérité, donc c’est bien plus cohérent, au contraire, qu’un vampire le fasse car le côté guindé, ils ne l’ont absolument pas.

Extrait 16-

-Il faut que tu comprennes. Peu des miens étaient prêts à te porter secours. Marissa était l’une des rares guérisseuses du port. Elle a du talent, et une dette envers moi, ainsi est-elle venue. Mais ce n’était pas par gaieté de cœur. Je pense que tu ferais mieux de ne pas passer par le port de Nevrast. Elle va raconter ce qu’elle a vu ici. Les vampires sauront que tu approches.

Asolraahn haussa les épaules, les yeux pétillant d’amusement.

-Et comment irais-je par-delà le monde si je n’ai pas de bateau pour m’emmener ? Je vais y aller, mon ami. Et je repartirai également avec un navire. Quoiqu’il m’en coûte. Je trouverai un moyen.


Le clan Faust a fait une alliance avec les graärh. ceux qui sont restés fidèles à Faust sont d’ailleurs OK avec l’idée d’accueillir les graärh et de ne pas les voir comme des animaux. Trouver un navire à cette période là à Nevrast ne sera pas aussi compliqué. Ces paroles ne sont pas cohérentes avec le contexte.

Extrait 17-

“-Pourquoi pas maintenant ? siffla un autre. Trop de temps a passé sans qu’un de ces démons n’aient été éviscéré. “


Il n’y a ni ange, ni démon, ni créature biblique. Il va falloir remplacer ce terme Wink

Soudain, ils entendirent quelqu’un rire sur la route, d’un rire riche et puissant. Une silhouette massive surgit en chargeant. Les Ashudds, reconnaissant l’origine de ce rire, furent pris de terreur, et s’en retournèrent dans le petit bois. Une voix profonde et grave résonna dans leur fuite :

-Je vous ai manqué mes chibis ? Allons ! Revenez !


Et pourquoi ils n’ont pas attaqué tant que Asolraahn était en convalescence ? Pourquoi ils partent en courant ? Ce n’est pas cohérent, si ce n’est pour tourner en ridicule les “méchants”.

Voilà pour ce qui est du dégrossissage de tout cela. De façon générale, c’est beaucoup beaucoup trop romanesque, trop ‘haute fantaisie’. L’histoire est belle, elle a beaucoup de poésie. On sent que tu lis beaucoup de livre et que tu aimes les histoires, c’est une vraie richesse. Tu disais dans le caractère que ton personnage était grossier ou franchement vulgaire, mais je n’ai rien lu de cela dans toute ton histoire. Il a beaucoup de répartie, souvent scriptée et cousue de fil blanc, mais… on voit  juste un grand héros de film qui se bat et gagne contre des “méchants” qui ont enlevé sa fille. L’homme seul contre tous qui écrase des montagnes manque de réalisme et nous ne pouvons pas valider un personnage qui réalise de tels exploits à lui seul, ne serait-ce par cohérence avec les autres joueurs. Il est… Gentil d’un bout à l’autre. Même quand il devrait en vouloir aux vampires, il sauve le premier qu’il croise d’un troupeau de rhino. Je te conseille de montrer un peu plus les nuances de ton personnage et d’en faire un être comme tout le monde : quelqu’un d’imparfait avec des moments de faiblesses qui ne le complimentent pas, des défauts, etc.

Les graärh vénèrent les esprits-liés et il n’en est fait aucune mention dans toute ta fiche. Est-il pieux ? Tu ne prends également pas en compte les derniers événements : la grande bataille contre les chimères, que faisait ton personnage quand tous se battaient pour le monde ? Etait-il en convalescence à ce moment là ? Si oui, Kavalys aura eu beaucoup de mal à trouver de l’aide à Nevrast car tout le monde s’inquiète et se bat.

Où va-t-il maintenant ? On sait qu’il va prendre un bateau, mais pour aller où ? Quel but ? Cela t’aidera à te lancer dans les rps si tu arrives à lui trouver une ouverture, un angle pour commencer tes trames.

Je reste dispo par MP ou sur le discord, n’hésite pas à me poser tes questions. Et encore une fois si la correction est longue, c’est que ton histoire l’est également, donc ça n’a rien d’un mauvais présage.

Des bisous ♥


Asolraahn, le Géant opalin [Terminé] Unknown

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Modification terminée !



Dialecte Graärh : #9FF4FF  
Dialecte commun : #71A1A3  
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Coucou Asolraahn !

C'est une très bonne correction eeeeet... Un sans faute ! Ta fiche me va tout à fait, tu a pris en compte tout ce que je t'avais souligné et tu es bien rentré dans le contexte. J'ai bien hâte de te voir évoluer enjeu à présent.

Je vais discuter en staff de tes caractéristiques (on les valide toujours tous ensemble).

Pour ce qui est de tes esprits liés, tu dois en proposer 5 ou 6 pour que le staff ait le choix dedans (ou ne pas en proposer du tout). En tant que graärh, tu en auras deux. Si tu souhaites ne laisser que les deux actuels, sache que je pourrais aussi bien les valider, qu'en prendre d'autres.


Asolraahn, le Géant opalin [Terminé] Unknown

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Et coucou !

J'ai ajouté 3 propositions d'esprits-liés sur la fiche, je les affiche également ici pour plus de clarté :


Proposition d’esprits-liés :




Dialecte Graärh : #9FF4FF  
Dialecte commun : #71A1A3  
Asolraahn, le Géant opalin [Terminé] A5eg

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Coucou @Asolraahn !

Merci pour ces esprits-liés ! Je reviens vers toi concernant tes caractéristiques. Globalement, elles nous vont très bien, nous allons simplement procéder à un petit ajustement :

- Furtivité : Bien que ton personnage soit très grand, une furtivité médiocre est plus réservé à des personnages qui sont incapables de fermer leur bouche pour être discret ou qui ne peuvent pas, presque maladivement, accepter de ne pas de faire remarqué. Nous t'invitons à placer cette compétence au niveau Très Faible. On garde donc ce trait, sans qu'il soit dans l'excès Wink

- Force Mental : Asolraahn est un graärh de la légion de Nyn-Tiamat. Il sait que la vie est dure et qu'il faut se battre. Dans un milieu aussi rude et aussi dangereux, si Asolraahn avait eu une force mentale faible, il n'aurait pas su s'accrocher à la vie, rebondir malgré les épreuves. Sa quête pour retrouver sa fille en est l'exemple même : il ne s'est pas laissé abattre et dépérir face à la perte. Pour cela, nous te demandons de le passer niveau moyen Wink

- Charisme : Ton personnage n'a pas un métier de politicien, d'orateur ou de dirigeant pour avoir un charisme au delà de Bon, nous t'invitons à la descendre à ce niveau (bon).

Je t'invite à faire ces modifications pour que je puisse te valider. Toutefois, si elles ne te conviennent pas ou si tu souhaites simplement en discuter, ma porte est toujours ouverte, bien entendu. Nous ne sommes jamais à l'abri d'une erreur ou d'une incompréhension de ton personnage Wink


Asolraahn, le Géant opalin [Terminé] Unknown

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Hello,

J'ai fait les ajustements (ça me va tout à fait, ce que tu m'as dis est bien cohérent avec mon personnage !)



Dialecte Graärh : #9FF4FF  
Dialecte commun : #71A1A3  
Asolraahn, le Géant opalin [Terminé] A5eg

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Bienvenue sur tes nouvelles terres Invité

Tu as été choisi par les Esprist-Liés du Chat & Sanglier dont tu as atteint le niveau 2. Tes compétences ont été validées, tu pourras les faire évoluer tout au long de ton aventure.

Tu peux aussi adresser tes questions ici.

Bonne chance pour cette nouvelle aventure qui s'offre à toi !



Asolraahn, le Géant opalin [Terminé] Unknown

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