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descriptionLes rossignols ne savent pas patiner [Autone et Ezel] EmptyLes rossignols ne savent pas patiner [Autone et Ezel]

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12 Septembre 1763
Ipsë Rosea

Ah la douce harmonie de l'architecture elfique. J'avais beau être né sur les routes et ne pas supporter d'être enfermé entre quatre murs solides, j'avais appris à apprécier sa beauté et son charme. Althaïa la Romantique, savant mélange d'influence humaine et elfe m'avait initié au charme insoupçonné du savoir-faire des oreilles pointues. Ce n'était pas simplement "beau" mais également raffiné, sublimé, proche de la perfection. Le Beau Peuple avait decidément un talent certain pour l'esthétisme proche de la perfection.

Et c'est en Ipsë Rosea que je retrouvais cette même sensation. N'en déplaise à Selénia, mais la cité de la magie resplendissait de cette même aura mirifique. Il m'était bien difficile de garder en tête que nous devions quand même nous produire deux fois par semaines. Il était extrêmement tentant de vagabonder dans les rues, de découvrir les merveilles qui s'y cachait. Non seulement moi, mais également la plupart des membres du Cirque avait les pensées vagabondes, en particulier vers la Loge. La perspective d'en savoir plus sur la magie était omniprésente et devant mon insistance et beaucoups d'autres, mon père avait fini par concéder à nous laisser quartier libre et de ne faire qu'une unique représentation le vendredi soir, à condition que nous mettions à profit notre escale pour améliorer nos tours de magie. Ce n'était pas tombé dans l'oreille d'un Malki et ni une ni deux, j'étais parti en quête d'un tuteur. Ma magie était mon outil et ma vie, il me fallait l'améliorer.

Trouver un professeur ne fut guère difficile, la ville en regorgeait. Le convaincre fut une autre paire de manches. Le vieil elfe -ou jeune je ne savais jamais leur donner un âge précis- était assez prétentieux, jugeant ne prendre que des élèves "intéressants". Cela m'avait piqué au vif et je dus à plusieurs reprises insisté, limite à le harceler pour qu'il ne dédaigne enfin me donner ma chance. Ce jour là, nous étions dans un petit jardin grillagé pour "évaluer" mon niveau. Il s'était saisi d'un parchemin et d'une plume, et griffonait les résultats de ses diverses instructions avec parfois une moue dubitative. Il fallait dire que j'avais raté la pluparts de ses exercices. Chacun de ses gestes-clefs "basiques" ne semblaient pas vouloir fonctionner…

-Mais enfin Bonaventure, qu'est-ce qui ne cloche pas rond chez vous ? Je sens pourtant que vous n'êtes pas impuissant, alors pourquoi les sorts les plus simples ne fonctionnent pas ?

À présent, le maître mage était plutôt perplexe face à mon cas, ce qui était quand même mieux que pas intéressé du tout…

-Quel est votre Esprit déjà ?

Je jetai un coup d'oeil à ma queue et tant bien que mal je lui répondis, retenant mon sarcasme.

-Léopard des neiges.
-Mmmmh, suivit d'un grattement de plume. Essayez de créer du feu ?. C'est ce geste ci.

Je m'exécuta, ouvrant ma paume dans l'intention d'y voir une flamme. Il ne se passa rien pendant quelques secondes avant que..  oui voilà une flammèche, ridiculement petite n'apparaisse avant de disparaître presque instantanément, et une grande partie de mon énergie avec. Voyant soudain trouble, je titubai un peu et l'elfe me retint sans effort. Houlà, je ne m'étais pas attendu à pareil effet…

-Intéressant, continua-t-il sans tact. Et maintenant recommencez mais avec l'eau.

Serrant les dents pour me redresser, je m'executais une nouvelle fois. Cette fois, je sentis le flux s'écouler plus facilement et un petit stalacmite apparut dans le creux de ma paume.

-Mais enfin que faites vous ?! Je vous ai demandé de la magie de l'eau, pas de la glace de votre Esprit !
-Mais… mais enfin, c'est ce que je fais ! J'ai bien retenu que le "flux élémentaire" pouvait être utilisé pour le feu, l'eau, l'air et la terre, comme vous me l'avez répété encore et encore. Alors j'ai voulu faire de l'eau et ..

Et je montrai le glaçon dans ma main, je ne pouvais pas faire plus explicite.

-Vous êtes sûrs ?
-Mais oui !
-...
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-C'est étrange… Nous n'avons observé la maîtrise de la glace, un état second de l'essence d'eau, que chez les maîtres mages les plus expérimentés…

S'il répétait encore "étrange" une nouvelle fois, ça allait mal finir pour lui…

-Ah bon ? Vous êtes sûr ?
-Certain. Hmmm… Nous allons vérifier… Peut-être que je me trompe et que vous êtes plus doué en magie que je ne le pensais. Essayer de ne faire qu'un avec l'élément. C'est un sort que très peu parviennent ne serait à déclencher.

Dubitatif, je ne voyais pas comment je pourrais lancer un sort que même des mages chevronnés avaient du mal… Néanmoins, moi aussi j'étais curieux de savoir et je demandais donc le geste. Se draper d'une cape… ce n'était pas très représentatif dites donc…

Tout alla très vite. Au lieu de n'avoir simplement aucun effet, le sort prit une ampleur démesurée. L'air ambiant chuta dans les négatifs tandis que la trame s'agglutinait autour de ma main. Seulement voilà, je n'étais clairement pas habitué à un tel déferlement de magie et mon bras commença à montrer des signes alarmant de faiblesses. Visiblement, ce n'était pas l'effet qu'escomptait le vieux mage également car déjà il se reculait, ne sachant quoi faire. Je devais agir vite avant de perdre mon bras et la seule chose que je trouvais à ce moment, fut d'abattre mon poing au sol. Le choc se répercuta à travers mon épaule et avec un bruit d'avalanche, l'énergie accumulée se libéra, gelant le sol en une patinoire conique davnt moi. L'herbe, les fleurs, les arbustes de part et d'autres du grillage furent gelées en un instant, très vite suivit de cris, d'injure et de bruits de chutes. Haletant et luttant pour rester éveillé, je respirais avec difficultés, mon souffle formant des petits nuages.

-Et bien. Je ne m'attendais pas à cela. Je pense que je vais vous garder. Nous allons en rester là pour aujourd'hui. Reposez-vous et revenez demain.

Il tourna les talons, toujours gribouillant sur son parchemin mais déjà je ne l'écoutais plus et m'élançai de l'autre côté de la grille. Je devais vérifier que je n'avais blessé personne… ce ne serait pas bon pour mon image !

Et bien m'en pris car au milieu de ce qui, pour des gens lambda, s'apparentait à un vil piège humiliant et glissant, gisait une jeune femme rousse et un homme en armure. L'un s'était vautré sur le ventre et l'autre sur les fesses. Galanterie oblige, je me dirigeais droit vers la jeune femme. Utilisant cette fois les pouvoirs du Léopard, comment j'en avais l'habitude et étais certain de maîtriser, je formais deux lames sous mes chaussures et glissa vers eux. Je tendis ma main à l'infortuné, un sourire désolé au coin des lèvres.

-Je suis tellement désolé ! Vous allez bien ?


Je parle en #3399ff
Elza parle avec un timbre plus clair en #00ccff

descriptionLes rossignols ne savent pas patiner [Autone et Ezel] EmptyRe: Les rossignols ne savent pas patiner [Autone et Ezel]

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Cette fois ci elle n’avait écouté personne. Elle s’était souvenue des mots d’Aldaron et s’était permis cette bêtise sans donner d’excuses à qui que ce soit : « Tu as le droit d'être libre et d'être heureuse. Ne te reproche pas cela. » Et comme son ami lui avait dit, elle n’avait pas regardé en arrière. Elle avait pris son cheval et emmené Marius. Il n’y aurait pas de carrosse, pas de délégation et surtout pas une douzaine de gardes rapproché. Juste Autone, qui disait aurevoir à l’été Caladonien. Que les hommes puissants discutent en son absence, que ses ennemis en profitent, elle n’en avait que faire. Elle pensait à tout quitter, elle ne savait plus ce qui la retenait. Autone n’était plus certaine de croire en Caladon, ni au marché noir. Elle avait besoin de se trouver, loin de la politique. Mais l’imbrisée n’était pas prête à revoir Selenia, pas maintenant. Il faudrait qu’elle y revienne un jour, pour vendre officiellement la forge et le manoir.

Elle s’était sentie un peu mieux une fois arrivée, enthousiaste de retrouver un endroit civilisé, malgré son amour du voyage. Plusieurs détails de l’architecture lui rappelaient l’ancien domaine baptistrel, ou peut-être Sandur.  Elle avait commencé à connaître les elfes lorsqu’elle avait eu besoin de guérison, de grandir. Autone savait qu’il était dans sa nature d’être nomade. Elle n’était pas certaine qu’elle pourrait conserver encore longtemps la stabilité qu’elle avait installé pour sa famille à Caladon. Peut-être encore quelques années.

Itarille trouva un refuge momentané dans une écurie. Le rossignol fût généreuse avec l’aubergiste, pour que son animal soit bien traité. Anxieuse de s’asseoir seule avec une tasse de thé, peut-être un livre de magie et une couverture de laine près d’un feu, la petite dame observa tout de même tous les gens qui grouillaient dans la ville, et se sentit attirée par l’idée d’un nouvel endroit à explorer. Le vent passa dans les branches des arbres perchés sur les rues, des murmures s’envolèrent avec les feuilles qui prenaient progressivement la couleur de ses cheveux. Autone fit quelques pas dans la ville, au grand malheur de son garde du corps, Marius, qui commençait à s’habituer que sa maîtresse ne l’attende jamais. Il devait courir derrière elle et surtout, ne pas la perdre des yeux une seconde car feu Dracos savait qu’Autone pouvait disparaître dans une foule.

Pendant les premières secondes où elle avançait sur les dalles d’Ipsë Rosea, elle oublia qu’elle était Autone Falkire, la conseillère de Caladon, elle approchait le marché sans penser à sa réputation, ni son image de dame au visage de marbre. Et c’est avec un sourire aux lèvres qu’elle…glissa?

La température avait chuté, puis elle avait fait un pas sur quelque chose qui n’avait aucunement la texture de la pierre. Sa flexibilité lui avait fait faire un grand écart, puis elle avait tenté de se redresser beaucoup trop rapidement et avait agité les jambes comme une folle en tentant de garder son équilibre. Et c’est lorsqu’elle était sur le point de trouver l’immobilité qu’elle entendit un « WoooOOOOOAAAHHHH » quand Marius fonça sur elle en glissant et s’écrasa sur le ventre. Autone tomba sur le dos, sentant un impact à l’arrière de sa tête et dans le bas de son dos. Quelques secondes plus tard, elle se redressait en s’asseyant, ses cheveux las cachaient son visage. La petite dame se frotta l’arrière de la tête, se disant qu’elle devrait mettre quelque chose de froid dessus bientôt… Puis elle réalisa à quel point la température avait chuté et ramena sa cape autour de ses bras, se blottissant dans le vêtement. La petite dame ne releva pas la tête avant d’entendre la voix masculine adresser ses excuses. Son petit minois avait l’air furieux, mais elle était difficile à prendre au sérieux dans la situation. Son teint avait pâli, puis ses petites joues avaient rosi dû au froid. Il n’avait pas l’air de se confondre en excuses du tout. À vrai dire, il avait l’air très joyeux, le bouffon. La petite dame répondit impulsivement : « Désolé? » Elle manqua de grogner en attrapant la main du malheureux. « Vous faites une piètre excuse pour un maaaaAAAAAAAA »

Mais quel maladroit! En l’aidant à se relever, il était tombé lui-même, et l’avait attiré dans sa chute et maintenant, elle se retrouvait sur lui, comme le portrait parfait d’une mauvaise comédie. Puis sa peau était glacée! Cette fois, le petit grognement s’échappa et elle se releva rapidement – pour retomber immédiatement, sur le ventre de Ezel. Heureusement qu’elle était légère, mais le deuxième impact ne devait pas avoir fait du bien. Dans un élan d’impatience, couchée de manière embarrassante sur l’inconnu, Autone posa ses deux mains ouvertes sur la glace, de chaque côté d’Ezel et créa des flammes directement sur le sol, faisant fondre la glace sous elle. Cela ne fonctionnait pas à merveille, mais avec un peu de travail, elle pourrait peut-être y parvenir. La petite dame se recula, se mettant à genou sur la glace, ne se gênant pas pour s’appuyer sur Ezel, en même temps de le repousser, sans aucune délicatesse.

Ouvrant les mains vers le sol, elle commença à faire du feu pour faire fondre progressivement la glace. Elle y allait lentement et s’appliquait à ne pas faire de geste démesuré. « Vous lui avez probablement cassé le nez. » Dit-elle en pointant des yeux son garde du corps qui était toujours étendu sur la glace, tête première. Autone soupira, elle aussi avait eu des difficultés au début de son réapprentissage magique. Elle en avait toujours. Mais c’était la moindre des choses d’aller à l’extérieur de la ville pour s’assurer de ne faire de mal à personne. Elle avait toujours mal au dos et à l'arrière de la tête, au moins il s'était fait mal un peu lui aussi.

Elle était extrêmement gênée et espérait que personne ne l’eut reconnu. La dernière chose dont elle avait besoin c’était de rumeurs stupides. Puis elle n'aimait pas être vue avec des hommes. Il s'était dit des choses obscènes sur elle à la cour de Selenia, son austérité l'avait protégé jusqu'à maintenant. Si cela s’était passé à Caladon, le pauvre jeune homme aurait passé un mauvais quart d’heure. Et ses gardes en aurait probablement fait tout un plat aussi. Autant elle était déstabilisée que personne ne fasse de crise puisqu'elle était habituée qu'on traite le moindre de ses cheveux comme de l'or, autant elle se sentait mieux ainsi. La petite dame avait envie d'être anonyme, pour une fois. D'accord, elle était une dame accompagnée de son garde du corps, mais ça n'avait pas besoin d'être plus.





Nous nous sommes étendus
Dans la soie de nos regards

J’observe à présent le néant de l’irréalisme
Que tes yeux ont brûlés avec ton corps

Dis-moi, ai-je échappé mon cœur sur ce bucher?

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En tant qu'artiste et surtout forain, j'avais l'habitude des situations rocambolesques et improbables. C'était devenu ma panacée et en quelque sorte ma marque de fabrique. Et c'est donc ton naturellement, qu'étalé sur la glace, je prenai la situation avec le moins de sérieux du monde. Habituellement, je me déplacais sur les surfaces gelées aussi facilement que sur la terre ferme. Mais cette fois-ci, c'était sans compter sur l'étonnante et surprenante légèreté de la demoiselle. Évidement, j'avais mis une certaine force pour l'aider à se relever, et cela aurait largement suffit si elle ne pesait pas autant qu'une plume !
Fort heuresement, à la différence de mon élément, je fesais un excellent matelas et elle ne se blessa pas d'avantage en me retombant une nouvelle fois dessus. Enfin, peut-être bien son amour-propre dans le processus.
Hilare, je roulai simplement sur le côté pour me redresser et je m'approchai de l'homme en armure, la jeune rousse en pleine fonte des glaces. J'aidai le pauvre malheureux à se redresser et examinai l'arrête de son nez.

-Mais non, mais non, je suis sûr que ce grand gaillard n'a rien. Allez, faites-moi voir ça. Ne vous en faites pas, j'ai l'habittude de ce genre de chute, je peux vite vous dire s'il est cassé ou non.

Si les soins n'etaient pas mon fort, au moins je savais diagnostiquer la plupart des chutes, en particulier celles qui resultaient de mes propres bêtises. C'était une question d'habitude, les entraînements pour les spectacles entraînaient toujours leurs lots de petites blessures.

-Vous voyez, il n'est pas cassé. Un peu de glace et ça va dégonfler tout seul.

L'ironie de mettre de la glace après être tombé sur de la glace me fit rire narquoisement. Étonnament, le garde ne semblait pas partager mon humour et me regardait méchament à travers les petites larmes de douleur qui lui rougissaient les yeux.

-Oh c'est bon, il n'y a pas mort d'homme non ? Tenez, je peux même vous soigner.

Faisant fi de ses protestations, je posai délicatement ma main sur son visage. Parfois, être aussi froid qu'une victime d'une avalanche avait du bon. Profitant que je ne l'empêchait de parler, j'en profitai pour m'adresser à la jeune femme.

-Je vous prie d'excuser mon manque de sérieux, mais dans mon univers, ce genre de chose arrivent trop souvent pour être prise au sérieux. Je m'appelle Ezel Bonaventure. Ma famille dirige le cirque du Renouveau à la sortie de la ville.

Je repositionnai ma couronne sur ma tête et offris cette fois-ci un salut poli en bonne et due forme. Même si mon titre de Monarque des frimas n'était que de l'esbrouffe, j'aimais agir en tant que tel. La galanterie était toujours plus agréable que d'agir comme un sagouin.

-J'ai demandé de l'aide à un viel elfe pour progresser dans les arts magique, et il semblerait bien que les choses se soient un peu... emballées.

Je préférais m'expliquer avant qu'elle ne se méprenne et ne m'accuse d'avoir voulu la blesser. Je n'étais jamais sûr de comment les gens de "bonne moralité" pouvaient réagir face à mes origines foraines, aussi je montrai souvent autant patte blanche que pouvait se faire.

-Y'a-t-il quelque chose que je puisse faire pour me faire pardonner mademoiselle ? Un café ou un thé ? Ou bien une place gratuite pour notre spectacle peut-être ?

L'avantage d'être le fils du patron, c'était que je pouvais distribuer les places gratuites comme je voulais. Bien souvent, cela suffisait à acheter la bonne sympathie des gens. Qui n'aimait pas les choses gratuites au fond ?


Je parle en #3399ff
Elza parle avec un timbre plus clair en #00ccff

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Elle voulut le retenir de faire un sort de guérison quand il plaqua simplement sa main sur le visage de Marius, faisant le fier. Mais quel imbécile, pensa-t-elle. Il ne fut pas long que Marius s’extirpa pour revenir aux cotés de sa dame. « Votre univers. » Fit-elle, un sourcil levé. Puis comme comprenant quelque chose, elle haussa les sourcils, toujours un peu cynique. « Bien sûr, un léopard des neiges. »

Peu impressionnée, Autone se releva et secoua un peu sa robe. Elle avait piètre allure, ses cheveux auraient besoin d’être replacés. Elle se retint de rire lorsqu’il lui offrit des places gratuites. Elle avait les moyens de payer des places pour le chapiteau au complet sans se ruiner. À la place, elle sourit espièglement et demanda : « Cela dépend, avez-vous l’intention de congeler l’entièreté de votre public? » La petite dame tenta de replacer quelques mèches de cheveux, mais sans l’accès à un miroir, ce n’était pas parfait.

« Madame… »
Fit-elle, comme le corrigeant. Puis elle hésita, voulait-elle vraiment révéler son identité? Elle avait aimé ne pas être reconnue, du moins pas immédiatement. [color=#C44C34]« Summer. » Elle sourit, satisfaite de l’ironie. Son nom de jeune fille, qu’elle détestait. « Si vous le voulez bien, j’aimerais sortir de la zone. » Autone avait maintenant un petit cercle de terre sous les pieds, grâce à ses efforts de fonte. Le rossignol sauta du plus haut qu’elle le pouvait, puis fit quelques pas dans les airs pour faire un atterrissage en douceur en dehors de la zone de glace. Cela ne manqua pas de faire rouler les yeux à Marius, qui lui, devait marcher maladroitement pour la rejoindre.

« Depuis combien de temps êtes vous lié au léopard des neiges? »
Si cela ne faisait pas longtemps, elle pourrait comprendre qu’il ne soit pas encore capable de contrôler correctement ses capacités. Bien sûr, le Baoli changeait tout, mais étant conscient des derniers débalancements, il ne fallait pas aller pratiquer sa magie en pleine ville. Autone fronça les sourcils, comme intriguée et pencha la tête sur le côté. « Ou alors si c’était de la magie élémentaire, peut-être que votre affinité avec la glace a débalancé votre sort. » La petite dame reprit son expression habituelle un peu hautaine, puis sourit un peu. « Quoi qu’il en soit, la prochaine fois vous devriez vous exercer en dehors des murs d’une ville. »

Marius parvint à traverser la glace et à rejoindre Autone. Elle savait très bien qu’il en avait assez de courir derrière elle, mais elle le payait assez pour qu’il ne s’en plaigne pas. « Enfin, je ne devrais pas vous moraliser. Je pensais justement à un thé chaud près d’un feu. » Elle appuya espièglement sur les mots chaud et feu, souriante. « Mais bien sûr je ne connais pas encore Ipsë Rosea, donc j’attendais de trouver une maison de thé, ou alors de trouver un marchand qui vende des feuilles. »





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Que tes yeux ont brûlés avec ton corps

Dis-moi, ai-je échappé mon cœur sur ce bucher?

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