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Dévoreuses [PV Aïasil]

le Jeu 4 Oct - 23:14
1er octobre 1762

Quelques heures plus tôt, Nynsith s’était assoupie sur la berge du lac d’Émeraude, s’y submergeant aux deux tiers. Cependant, la faim l’avait réveillé et elle planait à présent au-dessus de la grande plaine verdoyante, humant doucement l’air sous la voûte étoilée. Elle aurait pu s’éloigner de l’île et aller chasser en haute mer des proies dignes de ce nom, mais son appétit était trop grand pour qu’elle se donne cette peine. En revanche, une autre source de nourriture beaucoup plus immédiate se trouvait dans les environs : les cultures des bipèdes.

Bientôt la saurienne perçut le parfum caractéristique du blé, un de ses aliments préférés. Tandis qu’elle suivait cette odeur jusqu’à sa source, d’autres s’ajoutèrent et elle sut aussitôt qu’elle s’approchait d’un petit village. Arrivé sur les lieux, c’est sans vergogne qu’elle atterrit lourdement au sol, ébranlant les habitations faites essentiellement de bois. Le blé se trouvait plus au sud et plutôt que de sauter par-dessus les maisons, elle se contenta de foncer dedans, faisant craquer poutres et toits. Autour d’elle, les petits bipèdes s’affolaient et criaient, mais peu lui importait, car la Dévoreuse avait faim et rien n’allait l’arrêter tant qu’elle ne serait pas repue.

Du fait de sa hauteur, elle pouvait à présent voir qu’annexé au grand champ de blé se trouvait une maison qui n’avait rien de particulier, sinon que son occupant était sur le seuil de sa porte et observait la Dragonne qui approchait. Arrivée à la hauteur de la demeure, elle rugit à l’adresse du fermier qui s’empressa de refermer sa porte.

~ S’imagine-t-il vraiment à l’abri de moi dans ce minable bâtiment? ~

Heureusement pour le bipède, l’appétit de l’Affamée était suffisant pour qu’elle ne s’offense pas outre mesure d’un comportement du genre. Plutôt que de s’attaquer aux murs de la demeure, elle bifurqua vers le champ et commença à tranquillement manger les plans bien matures qui s’y trouvaient. Dans une des fenêtres de la petite maison, le fermier l’observait et Nynsith sentit clairement le désarroi et la colère qui l’habitait, mais ces émotions étaient noyées par une peur bleue à l’égard de l’être majestueux qui se dressait sur sa terre.


La Faim cruelle ne connaît aucune limite.

#993300 #993333
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Re: Dévoreuses [PV Aïasil]

le Jeu 25 Oct - 1:22
De rage ? Comment un être aussi pathétique qu'un vieil hummain sans culture, sans éducation, un simple paysan survivant d'une guerre qu'il n'avait pas gagné pouvait éprouver de la rage face à un tel spectacle. Il avait vus les yeux de la créature, ils avaient eu un contact, bref mais tellement intense, le plus intense probablement de toute sa vie d'homme. Le jour ou son regard a croisé celui d'un dragon, et ou il s'est senti si petit, si faible, et tellement innexistant à coté du monstre qui dévorait ses cultures. De marbre il était resté et toujours le regard affamé tourmentait son esprit, il ne bougeait pas, il ne faisait que penser, derrière son abris de bois et de pierre à observer la bête. Pourquoi le monde était-il si injuste ? Pourquoi après avoir tout abandonné, tout perdu sur le continent maudit et avoir donné des années de sa vie à la reconstruction du village, à la sécurité et la paix, pourquoi une telle créature venait prendre sans rien donner ? Pourquoi venait-elle tout ravager ?

Il perdait tout à nouveau, inlassablement, le schéma se répétait, il suffisait que l'estomac d'un monstre soit un peu trop large, que les provisions ne lui suffisent pas pour qu'il les rejoigne . Il devait fuir et tout laisser derrière lui, chercher des survivant, fuir, se regrouper, tout rebâtir. Pourtant, il ne bougeait pas. Il restait là.

Les écailles sombres dansaient dans les épis, les pattes immenses les écrasaient et les piétinaient, la gueule s'ouvrait et engouffrait tout, les dents étaient assez acérées pour qu'elle n'ai pas même besoin de les arracher de la terre. Et la lune, en cette nuit grande et immense, provoquait de sa lumière les reflets bleus qui permettaient au vieil homme de bien distinguer la créature. Les couleurs ternes du paysage nocturne ne faisaient que le rendre plus fou, à chaque reflets, il s'attendait à voir une couleur écarlate qu'aurait laissé un des enfants du village, pas écarté à temps de son passage, et mort dans son sillage.

Oui, de la rage, parce qu'il avait déjà assez souffert, parce qu'ils avaient tous déjà assez souffert, et pourtant les titans de ce monde, ceux qu'on lui avait apprit à vénérer, ceux qu'il avait prié, ceux qui devaient le sauver, des dieux incarnés dotés d'une puissance infinie venaient s'en servir pour lui prendre le peu de force et de possession qu'il avait, et pourquoi pas au passage, sa vie. On accusait les hommes d'être égoïstes et dépourvus de toute sagesse, mais qu'en était-il des dragons, réputés les plus sages créatures de ce bas monde, lorsqu'ils s'abaissaient à des actes aussi égoïstes, et aussi abérrés ?
Paysan, il était trop vieux maintenant, il était trop faible, il n'arriverait pas à supporter la vision de l'étendue de ses pertes, il n'arriverait pas à tout reconstruire. Autant cesser de fuir, et affronter la vérité comme il le pouvait, c'était la fin de toutes manières. Il détourna les yeux de sa fenêtre, il chercha une arme, sa fourche, quelque chose. Il allait affronter le dragon, il allait lui parler, le menacer, et probablement mourrir. Cela valait mieux que de faim dans la nature, ou de misère dans une grande ville.

Il retrouva sa fourche, cela ne percerait jamais les écailles d'un dragon mais suffisait à le mettre en confiance, mais c'est en tendant la main vers elle qu'il se retrouva comme soudainement paralysé. Il sentait une étrange fraicheur, comme si un courant d'air lui traversait la poitrine et lui enlevait tout souffle. Il ne put que baisser le regard vers son coeur, et avec horreur le vit traversé d'un pieux. Une lance qui passait au fil de son corps. Il paniqua, et hurla le peu de souffle qui lui restait. Il tentait d'avoir une prise sur la lame, de la faire sortir de son corps, mais ses mains passaient au travers. La lame était bleue cyan, onirique et floue, comme une fumée sombre. Elle était transparente... Et lentement, il pu voir le maléfice gagner son corps et le changer en spectre. Il vit sa peau se décomposer, ses vêtements se déchirrer, fusionner à son corps. Il sentit le froid glacial se répendre dans tout son être jusqu'à ce qu'il ne ressente plus rien d'autre, jusqu'à ce qu'il n'ai plus de prise avec le sol, avec rien. Il n'était plus qu'une ombre percée d'un dard maléfique. Lentement, sans qu'il n'ai plus d'emprise avec la matière, il se sentit tracté en arrière, attiré vers le plafond. Il quitta le sol et fut remonté par la longue queue articulée qui avait plongé dans son corps. Sans comprendre ce qui lui arrivait, il traversa le bois de sa maison pour en rejoindre le toit, et, sous la lumière de la lune, il se vit entouré d'un brouillard spectral, au sein d'un liquide pâle flottant, ressemblant vaguement à un long serpent, enroulé autour de lui, il était sa prise, il était sa proie !

La pointe de sa queue quitta son torse, et immédiatement, il sentit son poid renouveau le tirer vers le sol et les sensations revenir. Il s'écrasa sur le toit de la ferme, et le dégringola avant qu'une patte noire ne stoppe brutalement sa chute, appuyant sur son abdomen cette fois bel et bien physique. Tout son corps était redevenu solide, mais celui de son agresseur aussi.

Au dessus de lui, le serpent avait reprit une forme draconique et dans ses serres le tenait contre le bois, creusait sa peau et appuyait sur ses poumons, le tuant lentement. Pourtant, la dragonne ne le dévorait pas encore, ni ne le regardait. Aïasil, coeur d'obsidienne et spectre de la nuit, perchée du haut du bâtiment avec l'homme écrasé dans ses griffes dirigeait son regard vers son homologue au sol. Nynsith, la fille de Verith, une autre dévoreuse...




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Re: Dévoreuses [PV Aïasil]

le Ven 9 Nov - 1:33
Le goût du blé en était un que Nynsith n’avait jamais connu avant de découvrir les bipèdes. Bien sûr, cette saveur ne lui était pas étrangère, elle l’avait connue avait son éclosion sans réellement le savoir, mais n’était jamais parvenue qu’à trouver des grains sauvages dont le goût s’en approchait sans vraiment l’équivaloir. Avant de quitter Ambarhùna, la Dragonne avait découvert quelques fermes aux champs encore partiellement intacts et dès la première bouchée, elle avait su que ce grain était celui qu’elle recherchait depuis ses premiers repas. Le développement des peuples dans l’Archipel lui avait par la suite donné l’occasion de déguster plusieurs variétés de blé. L’une d’elle était utilisée dans ce domaine que les bipèdes avaient baptisé boulangerie, mais celle que préférait la dévoreuse servait plutôt à la pâtisserie et c’est justement cette sorte qui était cultivée par le fermier.

Cependant, après quelques minutes à se sustenter, on vint la déranger. Passé la surprise de son arrivée destructrice, quelques villageois, hommes et femmes, s’étaient ralliés et armés d’outils pour tenter de défendre leur lieu de vie encore récent pour eux. Évidemment, les quelques projectiles qui furent lancés rebondirent sur les écailles de la Dévoreuse sans même qu’elle ne le ressente. Néanmoins, elle interrompit son repas et daigna leur accorder son attention. Elle courba d’abord son cou de manière à les fixer, puis sans ciller, tourna le reste de son corps vers eux, laissant échapper un profond grondement. Les bipèdes comprirent rapidement leur erreur et s’enfuirent sans demander leur reste, aussi Nynsith recommença à manger, se disant qu’elle pourrait toujours les chasser lorsqu’elle en aurait fini avec les plantations.

C’est alors qu’elle perçut une fluctuation dans la trame : quelqu’un ou quelque chose de puissant était à l’œuvre tout près et contrairement aux villageois, cette manifestation magique méritait son attention. Sans difficulté, la saurienne repéra un être à l’aspect éthéré qui flottait au-dessus de la maison de bois, plongeant sa queue à l’intérieur pour en ressortir l’habitant. Soudainement, le spectre devint solide et écrasa le bipède contre les planches du bâtiment, et la Vorace reconnu-là l’une des siennes. De fait de sa taille, elle était forcément sa cadette et alors qu’elle admirait ses magnifiques écailles plus sombres que la nuit, Nynsith pu reconnaître la Dragonne d’Obsidienne. Sans avoir vraiment échangé avec elle, elle l’avait vu voler au-dessus des bateaux lors de l’exil et dans son souvenir, quelqu’un se trouvait sur son dos.

~ Serait-ce une liée? ~

Elle se garda de lui poser la question pour l’instant, se demandant plutôt ce qui l’amenait en ces lieux.

« Bonsoir, Aïasil. Nous nous étions croisées, mais sans jamais nous parler il me semble. »

Tout en s’exprimant, l’Affamée s’était redressée, dominant complètement le paysage. De ses yeux brillants, elle fixa le corps du fermier qui était pratiquement mort si ce n’était pour le fil de vie ténu qu’on pouvait ressentir en lui.

« Il est étonnamment coriace, plus que ne le laissait croire son apparence. »

Par sa remarque banale, il était clair que cet individu n’occupait pas pour elle une place plus importante qu’une autre proie et c’est ainsi qu’elle le voyait.


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Re: Dévoreuses [PV Aïasil]

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