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Coeur d'Obsidienne [PV Kälyna]

le Sam 4 Nov - 21:48
- Coeur d'Obsdienne -

 
l'Archipel, 1761, Rives de Nyn-Tiamat


Un son aigü, désagréable provoquant un intense sentiment de déchirure, le bruit du bois qui crissait sous ses griffes aiguisées, rapidement réduit en charpie tant elles s'y enfonçaient profondémment, mais ne séctionnant pas un cheveux de la belle liée, étendue sur le sol, haletante les yeux mit-clos, ses longs cheveux menaçaient de s'éparpiller sur le passage de ses griffes. Elle humait le sang, un sang tout aussi maudit que le siens, son sang, que le bois et les draps buvaient avidement se teintant d'une couleur écarlate, rendant fou le regard de la dragonne. Elle humait le sang, qui coulait d'une plaie qu'elle ne pouvait pas voir, qui ne venait pas de son armure, elle humait la mort qui déjà s'y engoufrait, les yeux fatigués de Mëryl qui fermaient, la petite lune, la petite rose, qui fannait.

Dans la cale du navire, elle tenait à peine, mais elle avait enfoncé le passage pour parvenir jusqu'à sa liée. C'était la nuit, le soir, son heure, et c'était les lueurs orangées de multiples bougies parsemées autour du corps qui mettaient tant en valeur le liquide rougeâtre en s'y reflétant momentanément. Se tenaient là le maris, et une sage femme, à ses affaires, la seule autorisée à toucher Mëryl, Zadkiel s'y essaya mais manqua d'y perdre son bras, se furent les réflèxes légendaires des elfes qui le sauvèrent des crocs de la dragonne. Recroquevillée devant le corps de Mëryl, elle tenait par la pensée en otage tout ceux qui se trouvaient dans la pièce. Les ronses s'éparpillaient tout autour du navire, de leurs épines accrochaient le cuir et la peau, déchiquetaient la chair des innocents aux alentours, les poussant à s'éloigner de la terrible emprise draconique de cet esprit rendu fou par la souffrance. Les passagers du bateaux s'étaient ammassés en ronde autour du navire échoué, hors de portée, à attendre le dénouement final, la naissance d'un nouvel elfe ou le décès d'une dragonnière.

Sous le joug de la nuit, le décor macabre inspirait à la pire des fins pour les soeurs d'âmes, le joug d'une nuit dont l'astre s'était refoulé derrière les nuages, le joug d'une nuit sans lune. Aïasil avait placé de véritables lames sous la gorge de la sage-femme, elle partagerait le sort de Mëryl, de même que tout les bipèdes qu'elle croiserait, si elle vivait, bonheur et joie à tous, fêtons la naissance du fils pendant que la mère se remet de son épreuve, si elle mourrait, alors tous, sans exceptions, tous les suivraient dans leurs tombes. Mais si sa menace paranoïaque avait été comprise, elle était à peine capable de l'exécuter, son souffle lui manquait, son ventre se déchirait et ses entrailles lui donnaient la sensation d'être gangrenées de vers. Et les ronces sanglantes proliféraient, et le monde entier sombrait sous leurs épines, qui instillaient la haine, le sang, la douleur et la mort ! La haine ! Celle du baroud d'honneur, ou l'on pointait son arme et tirait d'un dernier jeu de regard. Aïasil avait soif du liquide qui s'écoulait sur le sol, elle avait besoin d'entasser des corps dans sa gorge, besoin de sentir la chair se découper sous ses crocs, sous ses griffes. Mais elle en était à peine capable, tant la douleur était insoutenable !  De concert, Mëryl et Aïasil hurlaient à la mort en un cris monstrueux qui n'avait plus rien ni d'humain, ni de dragon.


Une petite tête, puis un corps minuscule fut extirpé des draps sanguinolants pour être enrobé dans un tissu plus propre. A peine né on mettait cet immonde poison loin de sa mère, loin de sa main tremblante et ensanglantée qui tentait d'atteindre le nourisson. Sous le regard de braise et le violent sentiment de douleur instillé par la dragonne, la bipède rapprocha la tête du nourisson de la petite rose. Mais les doigts de la main se recroquevillèrent comme les pattes d'une araignée morte, et se laissa tomber sur le sol. SOIGNE ! Hurlait la dragonne. Pour qu'immédiatement l'humaine tente de régénérer les tissus lésés, elle soulageait la douleur, mais la vie s'écoulait déjà en dehors du corps.

En dehors de Mëryl.
En dehors d'Aïasil.

Non !


Le souffle était saccadé, irrégulier, brisé. Aïasil n'arrivait plus à respirer, elle s'étouffait. Son coeur se serrait plus fort que s'il avait été sous l'emprise de toute magie. Les yeux de la petite rose la contemplaient maintenant sans aucune peur, sans aucunes souffrances, si cela ne lui coutait pas tant d'énergie, peut-être aurait-elle sourie. Et elle pouvait voir toute la terreur dans la pupille argentée d'Aïasil, toute deux savaient qu'elle allait mourrir.




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Re: Coeur d'Obsidienne [PV Kälyna]

le Lun 27 Nov - 20:58
La sage-femme était inquiète. Cela se lisait dans les prunelles de ses yeux et dans les tremblements qui conduisirent ses membres à retirer l’enfant de la chaleur protectrice de sa mère. La température descendait rapidement et ce n’était pas à cause de cette île glaciale sur laquelle les navires avaient accosté. L’elfette à la chevelure ténébreuse était en train de mourir. La chaleur la quittait, les forces s’enfuyaient de son être sans oublier ce liquide écarlate dont s’étanchait la cale. Le nouveau-né fut confié au père, impuissant face à la situation. Il avait essayé de s’approcher de Mëryl, mais la réaction d’Aïasil l’en avait dissuadé. Il laissait la sage-femme prendre soin de celle qu’il aimait. Cette dernière allumait ses paumes afin de la sauver du trépas, mais la vie continuait à la quitter… Elle se releva, le visage dévasté et désolé de son impuissance, puis balbutia quelques mots. Inutile de dire qu’elle craignait pour sa propre vie les représailles de la dragonne d’Obsidienne. Ce n’est pourtant pas cela qui l’empêcha de prononcer les mots : « Je vais chercher de l’aide, il nous fait un Baptistrel, un grand soigneur. » Ce n’est pas elle qu’il fallait pour sauver la nouvelle mère. Rapidement, ses pas martelèrent le bois et elle disparut au loin. Reviendrait-elle à temps avec l’aide nécessaire?

Dans la cale, il ne restait plus que douleur et désolation. Mëryl murmurait des mots inaudibles, s’accrochant comme elle le pouvait au moment présent. Les termes « Où est Aranwë? » se rendirent-ils aux oreilles du jeune dragon? Zadkiel s’occupait toujours du fameux Aranwë qui n’avait aucune idée de ce qui se passait. Il l’avait emmitouflé dans une couverture pour ne pas qu’il prenne froid. Il faisait désormais un pas vers son épouse, mais il s’arrêta en voyant quelqu’un.

Nul doute que les sens de la dragonne avaient capté la présence de Kälyna la première. La dame blanche se postait devant eux, à quelques mètres. Elle était entrée dans la cale sans faire le moindre bruit comme si elle y était apparue magiquement. La vue du sang n’avait jamais dérangé la dame blanche. Mais cette fois-ci, ce fut différent pour l’ancienne prêtresse, car la douleur se fraya un chemin à son cœur. L’or craignait le clou du spectacle se déroulant sous lui.

« Almàmorë, laisse-moi approcher.»

Sombréclat pouvait sauver Mëryl, n'est-ce pas?
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Re: Coeur d'Obsidienne [PV Kälyna]

le Lun 1 Jan - 21:00
Le navire demeurait échoué sur une plage de glace, la neige était épaisse, et elle dégringolait toujours du ciel, enveloppant les hommes et les femmes qui n'avaient pas d'autre refuge que cette carasse de bois et qui attendaient tous là, en cercle autour du navire, que le drame qui s'y déroulait prenne fin, ils étaient là spectateur des derniers instants d'un dragon et de son lié, liés à leurs sort, condamnés eux aussi. Dans le froid et l'obscurité, une tempête se dessinait à l'horizon.

Ce regard fut la dernière chose qu'elle obtint de Mëryl. Leur dernière preuve de leur discontinue fusion, qui vint faire frissoner le coeur sanguinolant de la dragonne. Aïasil le savait, elle a voulu fuir, se concentrer sur ses griffes qui crissaient contre le bois de la câle, ses puissants muscles qui maintenaient son corps tremblant debout, sa queue crispée et immobile, au dessus du sol. Les autres dans la pièces, Zadkiel, la sage-femme. Mais le regard de Mëryl était si insistant, elle ne pu s'évader, elle ne pu repousser ce moment là. Elle du l'accepter et se laisser plonger, se laisser emporter.

Dans un monde de rêve, dans leurs esprit lointain, né de la connection de leurs deux âmes. Une place onirique, mystérieuse, un espace infini. Dans cette toute nouvelle dimension, Aïasil n'avait aucun repère. Etait-ce un refuge ? Elle tenta de s'orienter, et là elle vit Mëryl, flottant face à elle. L'espace d'un instant, elles furent alors toutes les deux, les cheveux ondulant dans le vide espace,  Sans air, ni oxygène, il était plus froid que le coeur d'une pierre. Elles se laissaient porter par le courant, le long d'une ligne blanche, droite et unique. Elles ne pouvaient que se fixer, il n'y avait plus d'autre connexion possible. Aïasil pensa : comme elle était si belle, flottant dans l'éternité. Sa peau si pure, ses yeux humides, chargés d'émotion. Son petit nez et ses lèvres tendres de bipède. Est-ce que cela aussi disparaîtrait ? Elles tournèrent la tête en même temps, elles pouvaient voir le futur. Il était rouge sang. Il n'existait pas. Lentement, Elles y dérivèrent ensemble. La sage femme s'enfuyait, Aïasil la punirait plus tard, tout ce qui lui importait était de garder en mémoire les courbes et les contrastes de sa liée, se souvenir de ses contours qui s'effaçaient, de la texture de sa peau qui disparaissait derrière un voile flou. Comme si un mur de glace se formait à jamais entre elles. Elles étaient arrivées au bout de la ligne, maintenant, celle-ci se distordait et se déchirait, et après c'était le Néant.

“Non !”

Son cris perçant vint balayer l'esprit des femmes et des hommes tout autour d'elles en une puissante onde de choc. Au dehors du navire, les corps des voyageurs qui assisstaient au drame roulèrent dans la neige. Les ronces avaient envahit les lieux, ils étaient tous terrassés par leurs pointes, la vie de chacun tenait au fil de celle de Mëryl. Les planches de l'embarcation craquèrent. Le blizzard était tombé.

Elle tenta de se redresser, elle avait perdus connaissance, tout était flou, elle se sentait si faible, mais si bouillonante. La douleur entrainait sa colère, mais perdait son esprit. La sage-femme s'était enfuie trop blessée, trop faible pour supporter la douleur et la fureur de la dragonne, peut-être s'était-elle simplement enfuie pour sauver sa vie et chanter avec les autres qui se mourraient dehors dans la neige, la chute d'une dragonne si jeune et d'une si prestigieuse dragonnière.
Qui s'opposerait maintenant à ce chant ?  La pièce était vide de toute chaleur, doucement, les flocons de neiges envahirent la cale.  Le courant d'air de l'hiver vint éteindre la chaude lueur des bougies qui s'éteignirent toutes les unes après les autres. La trappe de la cale s'était ouverte, Zadkiel s'enfuyait-t-il ? Aveugle à cette personne qui ne sortait pas, mais entrait à l'intérieur du navire, la dragonne leva le menton et siffla un avertissement. Les yeux fous et la gueule bavante, rien ne la séparait d'une simple bête. Cette femme qui, dans le froid courant d'air de la tempête de neige qui se levait, était apparue toutes flammes éteintes dans l'ambiance mortelle du blizzard qui s'insinuait dans la cale, était-elle la mort qui venait chercher sa liée ? Elle était déjà prête à percer cette sorcière de ses crocs, à arracher son abdomen et à l'envoyer geler au dehors. Pourtant une dernière trace de conscience la retint. Une vieille enemie ne méritait qu'un sort similaire, mais une mère se devait de sauver sa fille n'est-ce pas ? Restait-il un espoir à placer dans cette peau immaculée ?

La seule chose bonne qu'Aïasil avait autrefois perçu de Kälyna, c'était son amour pour sa fille. Le Coeur de Mëryl mourrait,  et la gueule de la dragonne retomba dans la flaque de sang, au sol, qui s'étendait toujours. Aïasil s'écroula sur elle même, vaincue, de son souffle, elle essayait encore de souffler sur la petite flamme qui s'éteignait dans le corps de Mëryl, essayant de faire battre son Coeur, mais elle ne reprendrait pas, elle le savait. Avec désespoir, elle souffla encore :

“Sauve là... je t'en supplie.”




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Re: Coeur d'Obsidienne [PV Kälyna]

le Jeu 11 Jan - 1:51
Le temps semblait s’arrêter et les ombres glissaient lentement autour de la silhouette de sa seule et unique fille. Kälyna n’avait pas fait un seul geste depuis qu’elle avait demandé la permission à la dragonne de s’approcher de sa liée, mais elle pouvait ressentir les battements de son cœur supplier Aïasil de se hâter. L’ancienne prêtresse ne pouvait pas faire ce qu’elle devait faire, c’est-à-dire sauver Mëryl d’une mort certaine, si les crocs d’Obsidienne se refermaient sur sa peau tandis qu’elle se mettait à la tâche.

Elle n’eut pas à le demander deux fois et n’attendit pas davantage. Jamais elle n’eut un regard pour Zadkiel et la petite chose qu’il tenait entre ses bras. Ils n’avaient aucune importance à ses yeux pour l’instant. Seule sa petite rose existait. Ses pas tambourinèrent le bois de la cale puis elle s’agenouilla aux côtés de celle qu’elle avait trop longuement ignorée. Sa main nacrée saisit la sienne avec douceur. Qu’est-ce qu’elle était froide!

« Mëryl… »

C’était un murmure. À travers son nom, Sombréclat lui suppliait de ne pas l’abandonner… De ne pas la quitter. C’était à la mère de partir en premier du monde, pas à la fille. Elle avait peur. Jamais elle n’avait ressenti une crainte aussi tenaillante. Mëryl était la seule personne au monde qui avait su voir le meilleur en elle et croire qu’elle n’était pas qu’une terrible dame insouciante et froide. Elle s’était ouverte à elle… C’était justement ce qu’elle redoutait en ouvrant son cœur : qu’on vienne le percer puis le broyer en mille morceaux.

On devait arrêter l’hémorragie. Il y avait tellement de sang. Les pansements qu’avait posés la sage-femme étaient blancs qu’en souvenir. Il aurait fallu les changer... Il aurait fallu beaucoup de choses, mais le temps manquait. Le temps ne s’était pas réellement arrêté.

La main serrant toujours la sienne, la magicienne éleva sa voix en un chant. Elle enlaça sa fille de ses bras. Sa voix était forte et mélodieuse. C’était une prière à qui voulait l’entendre de bien exaucer son souhait. Kälyna puisait toute la puissance qu’elle pouvait en elle et en la trame. Les minutes enchaînèrent aux secondes. Aussi puissante qu'elle puisse être, elle était arrivée trop tard. Elle ne pouvait redonner la vie. La prêtresse blanche poursuivit son chant magique. L’idée d’arrêter était inconcevable. Elle serra le corps de sa petite rose contre elle. Mais les larmes glissaient lentement le long de ses joues.
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Re: Coeur d'Obsidienne [PV Kälyna]

le Mer 31 Jan - 1:47




Les blanches mains étaient passées autour de la peau mâte, ses genoux s'étaient effondrés sur le bois écarlate elle l'enlaçait et tenait le corps contre elle. Une main dans son dos, l'autre dans sa nuque, se mêlant à ses cheveux lisses. Elle la tenait et murmurait pour elle, pour la soigner, pour chanter un amour qui n'avait jamais pu pleinement s'exprimer. Qui n'avait jamais été mis à jour, et qui pourtant avait eu toute les raisons légitimes de le faire. Elle la tenait avec douceur et délicatesse comme une mère tenait son jeune enfant, avec soin et attention elle caressait sa peau froide au risque de mâculer le maquillage de son sang, la berçant, tentant de ne faire de sa mort qu'un simple coucher, comme elle a pu le faire pour sa petite des centaines d'années auparavant.  Elle avait reposé sa tête dans sa nuque dans son cou, levant les yeux au ciel pour ne pas voir les yeux vides de sa fille. Cette fois, Mëryl s'endormait sans une histoire, et pour toujours.

Kälyna chantait là sous le regard mort de la dragonne. Ses draps noirs se tâchaient déjà eux aussi de la couleur du sang, elle chantait, et berçait le corps qui avait perdu la vie. Aïasil écouta jusqu'au bout la plainte de la prêtresse, les paupières fermées, on la croyait morte elle aussi. Semblait-il qu'elles avaient poussé leur dernier soupir ensemble.

Le chant mourru bientôt dans la gorge de la prêtresse, coupé peut être par un sanglot, peut être par l'acceptation de la fatalité. Le silence n'était maintenant plus brisé que par les cris et les pleurs de l'enfant dont la mère avait quitté ce monde. Son père qui ne savait ou se placer, le portait, calme malgré  la mort de sa fiancée, se tenait à distance, contemplant la grandeur de cette scène dramatique et unique, celle de la mort de la femme qu'il aimait, d'une dragonnière, bercée par les larmes salée de sa mère, et celle de sang de sa dragonne.

Aïasil le regardait, la fente de sa pupille posée sur lui et l'enfant, alors qu'il s'était approché pour connaître le sort de la dragonne. La vie n'avait pas quitté son corps, mais son âme, sûrement. Pouvait-elle en avoir une à présent ? Maintenant que son âme avait été déchirée une fois de plus, découpée une première fois et charcutée, fisselée pour s'accrocher à un être vivant afin de pouvoir survivre, une pauvre petite chose qui s'était trouvée là, Aïasil s'était liée à elle et lui avait attribué du plus lourd fardeau qui soit. Supporter sa douleur et son malheur, sa haine et sa souffrance. Elle avait oeuvré pour contenir les émotions de la dragonne en son coeur de glace, et lui permettre de vivre heureuse. Mais maintenant, cette âme charitable venait de quitter ce monde, elle était partie en laissant Aïasil seule dans le froid et la solitude. Qui étaient les responsables ? Pourquoi cela avait-il dû arriver ? Elle ne voyait plus, l'obscurité, le néant s'était engouffré dans son esprit et faisaient voile à ses pensées et sa vision. Les bougies s'étaient éteintes, la lumière avait disparu, son oeil s'était posé sur Zadkiel et son fils, mais elle ne les voyait pas. Elle était aveugle et perdue. Elle n'était plus qu'un corps qui allait être réduit lentement en poussière par le temps, figé dans l'éternité à coté du cadavre de sa liée.

Pourtant, son coeur battait toujours, recouvert d'une plaque de gel en sa surface, et celle-ci fondait sous un poid énorme, une puissance monstrueuse qui habitait son coeur, sa souffrance éternelle, sa haine profonde pour ceux qui lui ont retiré sa liée. Les hommes, stupides et faibles, les elfes, hypocrites et malpensant. Elle avait été manipulée ! Contrainte à se marier, contre à enfanter.. à mourrir ! Elle ne l'avait pas écoutée, elle avait été faible, elle avait cru à ces balivernes, à ces mensonges incompréhensibles. Faible, faible ! Faible ! Elle était faible, et ils avaient été odieux ! Ils avaient été monstrueux ! Et elle, Aïasil, les avait protégés ! Elle avait vu le bon en eux, elle les avait supporté, elle les avait aidé. Oh cette faiblesse ! Cette peur de perdre son âme, sa liée, de vouloir protéger ce petit morceau de Coeur. Cette peur de tant dépendre d'un autre, cette peur de chérir, et de voir inlassablement l'histoire se répéter et le monde s'alliéner pour la tuer. C'était eux les coupables ! C'était tout ces manipulateurs, tout ces sournois hypocrites, ces crétins qui ne réfléchissent pas, ces crétins qui étaient faibles !

Son coeur se déchirait, des fissures rougeoyantes venaient cribler la glace, et de la lave en fusion brillante et rougeoyante comme du sang vint s'échapper de ses nouvelles et anciennes blessures. Sa pupille retourna se fixer sur les yeux de l'elfe, et sans crier gare, la reine de la nuit se redressa brusquement en écartant les ailes, envoyant voler le peu de mobilier, son cou se tordait dans les airs jusqu'à ce que le regard fou de la dragonne vint se changer en une gueule béante ouverte face à Zadkiel , les flammes puissantes de la vengeance vinrent recouvrir le corps du nouveau veuf, qui s'effondra en hurlant, lâchant le bébé qui roula au sol, alors que lui s'écroulait, rapidement abbatu par la douleur. Il fut achevé, écrasé violemment par une serre qui ne craignait pas le feu mais se délectait de la sensation des os qui craquaient, et de la chair brûlée qui se déchirait.

Aïasil voyait les coupables à présent, elle percevait de la lumière, elle n'était plus aveugle, elle vivait ! L'obscurité fuyait devant cette rouge lumière qui émanait de son coeur, percé de toute part par ces effusions de souffrance et de douleur, sa furie l'éclairerait et la guiderait, sa haine lui permettrait d'avancer, pas assez loin pour percevoir un avenir, mais assez pour réduire le monde en cendres et de n'en permettre aucun à tout un chacun.

Elle hurla d'un rugissement dont on ne l'aurait pas cru capable, et déversa ses flammes sur le navireDehors, les hommes et les femmes agonisant dans la neige se relevaient brutalement, d'un même mouvement, synchronisés comme possédés pour hurler de concert avec elle, la pire et la plus mortelle des douleurs. La perte de l'identité, de son âme, et l'impossibilité de fuir vers le royaume des morts. Kälyna ne se trouvait à quelques pas d'elle, mais elle ne fut pas encore atteinte par sa colère.

Le regard de braise de la dragonne s'était fixé sur le vermisseau qui criait de terreur en gigotant au sol, à coté du cadavre brûlé de son père.




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Re: Coeur d'Obsidienne [PV Kälyna]

le Mar 27 Fév - 23:58
Kälyna enlaçait le corps inerte de sa petite rose, Mëryl. Pour la deuxième fois dans sa vie, son cœur hurlait face à la perte d’un être cher. Elle n’avait pas arrêté son sort de soin, car elle n’avait pas pu se résoudre d’abandonner, même si cela ne servait plus à rien. Elle le savait, mais ne voulait pas le croire. Son chant était entrecoupé par quelques sanglots. Elle était triste. Réellement. Ce n’était pas une émotion qu’elle laissait libre cours normalement, mais aujourd’hui, ses larmes étaient plus fortes qu’elle.

C’était injuste. Pourquoi malgré toute sa puissance, elle n’était capable de rien? Pourquoi venait-on lui retirer son enfant si précipitamment? Était-ce parce qu’elle avait enfin su ouvrir son cœur à quelqu’un et s’en rapprocher? Elle était enfin devenue « une mère ». Mais quelle importance avait ce mot maintenant qu’il n’y avait plus d’enfant à aimer. POURQUOI? La colère se mélangeait à son chagrin. Mëryl, pourquoi es-tu partie?!

Il n’y avait pas de réponse. Si Aïasil en trouva chez Zadkiel et le nouveau-né, ce ne fut pas le cas de la dame blanche. Si c’était la faute de quelqu’un, c’était la sienne pour ne pas avoir été capable d’empêcher les griffes de la mort de la recouvrir.

Sa voix se tut sous les cris du mari qui faisait face à son châtiment. Il était déjà trop tard tandis que l’or se tourna vers les deux ennemis. L’elfe se fit broyer par la colère de la dragonne d’obsidienne en quelques secondes seulement. Le feu léchait les planches du navire et caressait le nouveau cadavre. Un troisième se profilait à l’horizon alors que le bambin au sol devenait la nouvelle proie de l’ancienne liée.

Une pensée secoua l’esprit léthargique de Kälyna. Mëryl l’aurait détestée si elle laissait faire la dragonne et elle aurait détesté la dragonne, n’est-ce pas? Quelle importance cette pensée avait-elle sachant que c’était une extrapolation que faisait la sorcière à propos d’une défunte. C’est qu’elle avait essayé récemment d’être une meilleure mère, concept qui lui avait échappé pendant si longtemps. C’était la dernière fois qu’elle pourrait faire quelque chose pour sa fille, même si elle n’en saurait jamais rien.

« Aïasil ! »

Le nom avait quitté ses lèvres noires sur un ton sec. Elle jeta l’or sur la dragonne, mais elle voyait bien qu’il n’y avait pas espoir de résonner la Tourmentée. L’enfant n’était pas fautif de ce qu’il arrivait à sa mère. Cette dernière l’avait aimé depuis le moment qu’il avait germé en son ventre. Elle avait choisi de se marier à Zadkiel et de vivre cette vie. Elle avait même déterminé son nom, Aranwë Nalwë, en l’honneur de son père. Il était naïf de tout ce qui se passait ici. Et le tuer ne changerait rien.

Quelque chose avait changé en elle…

Kälyna avait lâché la main de Mëryl et était apparue devant Aïasil. Ses mains blanches se posèrent sur le corps de son petit-fils et elle le serra contre elle. L’instant d’après, elle évitait les crocs de la dragonne en se téléportant, avec l’enfant, derrière.

« Je ne te laisserai pas m'arracher mon petit-fils. »

Le feu les entourait. La lumière qu’il créait était joli, dommage que quelque chose d’aussi beau soit si destructeur. Sa cape écarlate faisait qu’elle lui résistait, mais elle était consciente qu’elle devait partir avant qu’Almàmorë ne veuille la croquer ou encore que le bateau s’effondre sur elle.
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Re: Coeur d'Obsidienne [PV Kälyna]

le Mar 27 Mar - 8:32
Le feu se reflétait dans son armure, de manière équilibrée, élégante. Les flammes léchaient ses écailles sans en polluer la pureté, leur lumière ne serait jamais aussi lumineuse que celle d'une lune mais cela suffisait à Aïasil pour avancer dans le noir. Ce feu qui venait du plus profond de son cœur, incendié par cette surpuissante effervescence de lave et de magma, cela suffisait à éclairer Aïasil, à se distinguer de l'obscurité, des ombres, du néant, à exister. Cette colère, ce chagrin et toute cette puissance sauvage, ses instincts tueurs qu'elle avait caché au fin fond d'elle même depuis ses premiers pas en dehors de sa coquille. Cela lui suffisait à entre apercevoir une possibilité, une non-fin, assez pour qu'elle puisse avancer vers le nourrisson, prendre plaisir à piétiner le cadavre enflammé de son père, sentir à nouveau ses os craquer, se délecter le de perspective de sentir ceux de l'enfant, à son tour, céder sous ses crocs.

Ce petit être à peine né, le symbole de la défaite de Mëryl envers son héritage, la preuve de son échec. Cette petite chose immonde et faible qui criait et se débattait sur le plancher macule de sang, qui n'aurait jamais du exister, l'arme avec laquelle le meurtrier avait tué sa liée, l'arme sur laquelle la petite rose était venue s'empaler. Il devait disparaître ! Tout devait disparaître ! Rien ne devait lui survivre, tout devait mourir avec Mëryl. Pourtant, les mâchoires de la dragonne claquèrent dans le vide, Kälyna était là face à elle et l'enfant dans les bras. Peau blanche la défiait, elle protégeait l'enfant. Pourtant, il n'avait ni mère ni père, il appartenait à la dragonne, de quel droit cette sorcière s'emparait du nouveau-né  ? Celui de la parenté ? Ce gosse aurait pu être son fils, à Aïasil, elle, était bien plus légitime ! Et qu'importe ces possessives stupides pensées ! La vérité était que Peau Blanche était incapable de protéger et de sauver sa fille, et elle se sentait capable d'en protéger son petit fils ? Hypocrite, traître ! La dragonne se braqua, le regard fou, la fente de ses yeux reptiliens transperçant les yeux de l'elfe de part en part. Hypocrite traître, mais ce n'est pas contre moi que tu te dresses, mais au néant né de ton échec, du miens, et de celui de ta fille. Celui qui engloutira tout, moi la première, résister est inutile, irresponsable.

Les ronces s'agitèrent, elles libérèrent les cadavres glacés au dehors, libérèrent le plancher craquant et brûlé par les flammes, délivrèrent les cadavres des amants elfes s'étant l'un dans l'autre suivit dans la mort. Elles se levèrent et de leur morbide danse vinrent pénétrer la sorcière, l'empalant de toute part, Kälyna devait faire face à la colère folle de la dragonne qui s'écrasait sur elle. Tellement bouillonante et destructrice, que si de la puissance mentale qui se déchaînait sur elle, Kälyna pu en comprendre des mots, ils furent prononcés par un millier de voix criant à l'agonie.

« Pourtant, tu as laissé partir ta fille, monstre ! »

Tu ne le sauveras pas, et tu ne te sauveras pas. Tu mourras avec elle, avec moi ! Et les flammes vinrent illuminer son cou et ses écailles, puis s'échappèrent de sa gueule pour venir engloutir le visage et le corps de la prêtresse en un grondement assourdissant.




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Re: Coeur d'Obsidienne [PV Kälyna]

le Mer 25 Avr - 19:51
La colère vivant dans le navire était plus que palpable. Elle s’était matérialisée en une silhouette sombre et écailleuse sous le nom d’Aïasil. Était-ce possible de la rendre encore plus en colère qu’elle ne l’était déjà? Ce n’était pas un défi à laquelle Kälyna avait envie de se frotter. Elle ne devait plus penser très clairement…

Qu’est-ce que la dame blanche ressentait son regard la transpercer! Si sa haine pouvait tuer, elle serait morte sur le champ, c’était sans équivoque. Désormais que Mëryl n’était plus et que son mari venait de s’écrouler, c’était vers elle qu’elle se tournait puisqu’elle empêchait ses prochains plans de se concrétiser. Dans ses bras se tenait la petite créature qu’elle venait de protéger d’une mort certaine. Mëryl n’aurait pas voulu que son fils meurt aussi abruptement. Mais cela, il n’y avait pas moyen de le faire comprendre à la dragonne. Dans son état actuel, il n’y avait pas espoir de la raisonner.

« Je suis un monstre. Tu ne m’apprends rien aujourd’hui, Aïasil. »

Sa voix avait résonné dans la cale qui était engouffrée par les flammes. Les planches se défaisaient déjà, tombant en morceau et révélant l’océan qui supportait le navire. L’or fixa les nouvelles flammes étincelantes de l’Obsidienne qui se dirigeaient droit vers elle. Dans un geste protecteur, l’elfette ramena Aranwë tout contre elle et s’assura qu’il fût emmitouflé dans sa cape écarlate pour le protéger de la chaleur.

« Une différence entre toi et moi, c’est que tu n’as pas encore réalisé le monstre que tu es. »

Kälyna n’avait rien à prouver et se fichait de l’opinion de l’Almàmorë à son égard. La dragonne pouvait se frustrer autant qu’elle le voulait contre elle. Cependant, le feu devenait extrêmement incommodant. La lumière et la fumée limitait la visibilité également. La sorcière ne comptait pas rester enfermée plus longtemps, elle se téléporta alors devant une large fente. Si elle avait marché, elle aurait parié que l’Obsidienne aurait sauté sur l’occasion pour la croquer. Puis elle sauta afin d’atterrir sur l’eau. Grâce à ses pouvoirs, elle pouvait y marcher.

De là où elle se trouvait, elle avait toujours la vue sur Aïasil. C’était une jeune dragonne qui avait aspiré à de nombreuses choses et ce, en compagnie de sa Liée. Désormais, tout était défait. La réalité, c’est que la vie est cruelle. Elle ne deviendrait pas plus rose par la suite.

« Regarde-toi en face! Quand as-tu su rendre Mëryl heureuse?! Tuer Aranwë ne la ramènera pas! Mëryl avait confiance en toi. »
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Re: Coeur d'Obsidienne [PV Kälyna]

le Sam 11 Aoû - 3:24
Infiniment blessée, Aïasil voyait se répandre dans ses veines un venin mortel qui réduisait en bouillie ses organes et sa chair, ses muscles, sa force. Elle pouvait sentir le tout fondre à l'intérieur d'elle et se transformer en une rage sans noms. Qui lui donnait encore la force de se relever, et de maudire ses ennemis, maudire les bipèdes, maudire l'archipel, maudire peau blanche et l'enfant de Mëryl, de cracher sur les deux parjures ce qui restait de son âme, de sa magie et de ses poumons. Le torrent de flammes s’abattit avec violences sur les deux bipèdes, mais Peau blanche à toute épreuve bloqua les flammes d'un quelconque sortilège.

L'implosion retentit dans tout le navire qui maintenant était ravagé par les flammes de désespoir. Et la sorcière s'en échappa, prête à rejoindre la rive. Les yeux blancs de la dragonne d'obsidienne en suivant soigneusement la silhouette, elle tentait de l'attraper de ses crocs alors qu'elle s'échappait hors du navire. Elle n'avait qu'une idée en tête, attraper, et massacrer Peau blanche et l'enfant, les dévorer tout les deux corps et âme jusqu'à ce qu'il n'en reste que des cendres, mais Aïasil avait perdu l'esprit. Elle ne se posait pas la question que Kälyna lui posait, Almàmorë se consumait, et son esprit aussi brutal que le hurlement de douleur qui venait de ses entrailles ne se propageait plus qu'en une vague de haine et de colère brûlante qui incendiait les derniers esprits qui avaient survécu à ses précédents assauts. Elle hurlait à la lune, qui ne se montrait pas, la tête et le cou s'échappant du corps du navire, jusqu'à ce qu'une explosion retentisse et que l'ombre s'envola pour porter le hurlement déchirant haut dans les étoiles.

Elle passa au dessus de Kälyna et de son fils sans plus faire attention à eux : Elle ne les voyait plus, elle était aveugle, plus de lumière, plus de repères, et elle emportait le cadavre de Mëryl dans ses serres pour s'enfoncer dans les pleines enneigées, dans la nuit la plus obscure qu'elle n'ai jamais connu. Elle alla vers les étoiles, elles s’éteignirent toutes les unes après les autres, dès qu'elle trouvait un refuge, il mourrait instantanément et elle se retrouvait à en chercher un autre. Elle chercha Kaalys, son frère aimant et protecteur, il l'avait fuit, elle chercha Ashy son amie chère, elle était morte, elle chercha Alkhytis son amour caché, il avait disparu. Elle chercha Enetari, elle chercha Mëryl, mais rien qu'un trou béant plus obscure que le manteau de la nuit lui même au contour lumineux, une éclipse de lune... Elle était seule, elle allait mourir seule. Alors elle dériva au loin, portée par les dernières coulées de laves en fusion que pulsait son cœur, dans la nuit noire, jusqu'à ce qu'elle atterrisse bien plus loin, cracher ses dernières flammes, puis disparaître.

Elle laissait derrière elle un paysage dévasté, bon nombres de cadavres ou de gens endormis, de fous l'esprit transcendés qui agonisaient dans la neige, un bâtiment qui mourrait en proie aux flammes, et une silouhette, une mère, qui venait de perdre sa fille et en portait le fils, qui contemplait la poésie de cette scène tragique, pour s'en retourner mettre fin à cette vie là aussi, à ces sentiments maternels qui finalement, n'avaient à peine eu le temps de naître avant de mourir, vains. Alors qu'elle disparaissait dans la nuit, elle remarqua tout de fois que l'un des morceaux de pierre noire avait été touché par l'esprit de la dragonne, et une lumière sombre, rougeoyante, était née au fond du caillou. Elle ne ramassa pas la pierre, elle laissa le cœur pulser dans la neige, s'il était lié à la dragonne il s'éteindrait bientôt.

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Re: Coeur d'Obsidienne [PV Kälyna]

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